L'Olympique Gymnaste Club de Nice, plus communément appelé OGC Nice, possède une histoire riche et complexe, marquée par des transformations, des succès et des figures emblématiques. Cet article explore les différentes étapes de l'évolution du club, de sa fondation à ses récentes performances en Ligue 1, en mettant en lumière les entraîneurs qui ont marqué son parcours.

Les Débuts du Gymnaste Club de Nice
L’ancêtre de l’OGC Nice actuel, le Gymnaste club de Nice (GCN), est né le 9 juillet 1904 à La Pergola, avenue Carlone, dans le quartier des Baumettes à Nice. Son but initial était la gymnastique et les exercices athlétiques. Le Gym, club de gymnastique, est fondé par le marquis de Massengy d'Auzac, Hector Gal et A. Martin.
Le 6 juillet 1908, le Gymnaste club se divise en deux : la section boules garde le nom et reste affiliée à la FSAM, les autres sections deviennent le Gymnastes amateurs club de Nice (GACN) qui s'affilie à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), l'organisme national le plus important, et une section football est enfin créée. Derrière l'origine de la création de cette section se trouvent des jeunes issus de La Semeuse, une des plus vieilles associations de la ville de Nice (créée elle aussi en 1904), qui seront exclus de cette dernière à la suite d'un comportement inapproprié. Afin de pouvoir continuer à pratiquer le Football ils décidèrent donc de rejoindre le GACN et d'y créer une section pour le ballon rond.
Le 6 octobre 1910, le Gymnastes amateurs club de Nice redevient le Gymnaste club de Nice, tout le club s'affiliant à l'USFSA, lui permettant participer au championnat de la Côte d'Azur. Le 20 septembre 1919, le Gymnaste club de Nice absorbe le Gallia Football Athlétic Club et adopte ses couleurs rouge et noir. Le 22 décembre 1924, lors de son assemblée générale le Gymnaste club de Nice devient l'Olympique gymnaste club de Nice.
L'Ère Professionnelle et les Premiers Titres
Le club adopte le statut professionnel en 1932 et intègre la D1A en 1932-1933 puis la D1 en 1933-1934. En juin 1934, l'OGCN se voit retirer le statut professionnel, avant de le récupérer six mois plus tard. L'équipe première ne dispute alors que des matches amicaux. Le Gym reste ensuite quatre saisons en D2, de 1935 à 1939. Lors de la saison 1943-1944, la plupart des joueurs professionnels niçois évoluent au sein de l'Équipe fédérale Nice-Côte d'Azur mise en place par le régime de Vichy. Ils sont accompagnés de joueurs issus d'autres clubs de la Côte d'Azur, l'AS Cannes notamment. Le club, décimé, évolue cette année-là dans le Championnat de France amateur.
En 1948, le Gym retrouve la première division et termine septième du championnat. Il atteint la cinquième place la saison suivante. L'OGC Nice ne quittera plus l'élite jusqu'en 1964. Les années cinquante sont les plus glorieuses pour l'OGC Nice avec quatre titres de champion de France en huit saisons (1950-1951, 1951-1952, 1955-1956 et 1958-1959) et deux Coupes de France (1951-1952 et 1953-1954). Il est emmené par son légendaire capitaine, Pancho Gonzalez et des joueurs devenus mythiques : Victor Nurenberg, Yeso Amalfi, Antoine Bonifaci, Just Fontaine, Hector De Bourgoing, Rubén Bravo, Joseph Ujlaki, Jacques Foix, Georges Lamia, Keita Oumar dit Papa Barrou.

En 1960, grâce à un triplé de Victor Nurenberg, l'OGC Nice bat à domicile le Real Madrid de Ferenc Puskás (3 à 2) en quart de finale de la Coupe des clubs champions européens. Les belles années passent et l'OGC Nice rentre peu à peu dans le rang.
Descente et Remontée dans les Années 1960 et 1970
En 1964, le club tombe en deuxième division mais grâce à sa nouvelle recrue, Roger Piantoni, il remporte le championnat de D2 la saison suivante et regagne aussitôt l'élite. En 1967-1968, le Gym termine vice-champion de France derrière l'AS Saint-Étienne. En 1969, le club descend en D2 mais remonte immédiatement en D1 après avoir décroché le championnat de France de D2 de 1970.
En 1970, l'OGC Nice remporte le Challenge des champions en battant 2-0 la grande équipe de l'AS Saint-Étienne qui vient de réaliser le doublé coupe-championnat. Les années 1970 sont celles d'un grand président, Roger Loeuillet, qui recrute de grands joueurs. Contrairement à son rival de l'époque, l'AS Saint-Étienne, à qui l'on prête la réputation d'un club sage et formateur et à qui les médias l'opposent, l'OGC Nice est décrit comme un club composé de vedettes.
Grâce à ce brillant effectif, l'OGC Nice démarre toujours très fort le championnat de France et est sacré à plusieurs reprises champion d'automne. Malgré ces talents, le club ne réussit toutefois pas à décrocher de titre. Il termine deuxième du championnat en 1972-1973, avec Jean Snella comme entraîneur, et en 1974-1976, sous la houlette de Vlatko Marković. La finale de la Coupe de France perdue en 1978 contre l'AS Nancy-Lorraine, au cours de laquelle Michel Platini crucifie Dominique Baratelli d'un tir en pivot, assomme toute une ville et sonne la fin d'une époque.
Les Années Difficiles et la Lutte pour la Stabilité (1980-2000)
Jean-Noël Huck et Roger Jouve quittent le club en 1978 et Jean-Marc Guillou en fait de même en 1979. L'OGC Nice est ainsi privé de son milieu de terrain magique et les conséquences ne tardent pas à se faire sentir. Entre 1979 et 1981, le club reste abonné à la quinzième place et tombe à la dix-neuvième en 1982 ce qui l'envoie en D2. La fin des années 1970 et le début des années 1980 sont cependant marquées par les exploits d'un illustre buteur, le Serbe Nenad Bjeković, qui accumule 86 réalisations de 1976 à 1981.
En 1981, Mario Innocentini, un grossiste niçois, devient président du club et le restera dix années durant, jusqu'en 1991. De 1982 à 1987, le Gym est entraîné par Jean Sérafin. Malgré Carlos Curbelo et Gérard Buscher, puis le recrutement de Pascal Françoise, le club ne parvient pas à passer les barrages. Ce n’est qu’en 1985 que les azuréens retrouveront la D1, avec Fabrice Mège, Michel Joly, André Amitrano ou encore Gilbert Marguerite. Les saisons suivantes sont plus délicates malgré les arrivées de Jean-François Larios et de Joël Henry puis l’émergence d’Éric Guérit.
L'espoir renaît avec l'arrivée au poste d'entraîneur de l'ancienne idole du Ray, le Serbe Nenad Bjeković. Il le restera jusqu'en 1989. Avec l'ancien buteur aux commandes, le Gym atteint la demi-finale de la Coupe de France en 1988. Après Bjeković, le club connaît une valse des entraîneurs avec Pierre Alonzo, Carlos Bianchi puis Jean Fernandez qui se succèdent en l'espace de deux ans.
En 1990, le Gym signe un succès d'anthologie au Ray. L'OGCN l’emporte 6-0 sur le RC Strasbourg en match de barrage devant vingt-cinq mille spectateurs déchaînés par un Robby Langers en état de grâce qui inscrit quatre buts. Avec Jean-Noël Huck de 1990 à 1992, le Gym retrouve un peu de stabilité mais la période est délicate. En 1991, Mario Innocentini doit se résoudre à déposer le bilan. L'ancien maire de Nice Jacques Médecin est en fuite en Uruguay et le Gym ne peut plus compter sur le soutien de la municipalité. Le club, qui termine quatorzième de la saison 1990-1991, est rétrogradé pour raisons financières en deuxième division.
En octobre 1991, l'Olympique gymnaste club de Nice, criblé de dettes, risque la liquidation judiciaire. Il est sauvé in-extrémis par le nouveau président André Bois, et devient Olympique gymnaste club de Nice Côte d'Azur. D'août 1992 à novembre 1996, le Gym est entraîné par Albert Emon. En 1997, l'OGC Nice ajoute une ligne à son palmarès, vierge de tout nouveau succès depuis près de quatre décennies. Sous la direction de son nouvel entraîneur Silvester Takač, le club remporte la Coupe de France contre l'En Avant de Guingamp (1-1, 4 t.a.b. à 3).
Le Renouveau et la Lutte pour la Maintien en Ligue 1 (2000-2010)
Après trois saisons très difficiles en D2, le PDG de l'AS Rome, Franco Sensi prend le contrôle du club, et nomme Sandro Salvioni au poste d'entraîneur. La première saison est extrêmement difficile (15e), mais la seconde se termine sur le podium. Après cinq saisons en D2, le club parvient ainsi à remonter en Ligue 1. L'intersaison est toutefois très compliquée, la DNCG refusant la montée de l'équipe.
En 2002, Sensi se désengage de l'OGC Nice et laisse la présidence à Robert Cassone. Après un refinancement du club, la montée en Ligue 1 est validée. Maurice Cohen devient président et inaugure une période de bonne gestion et de stabilité. Gernot Rohr devient entraîneur et plusieurs joueurs arrivent en prêt. Alors que la descente leur est promise après leur difficile été, les Niçois surprennent les observateurs en s'installant rapidement en tête du championnat. Ils termineront en milieu de tableau, à la dixième place. Les saisons suivantes sont du même acabit, avec une onzième et une douzième place à la clé.
En 2004, l'OGC Nice réalise un exploit en Ligue 1 face au rival monégasque, le 2 octobre 2004. Au cours de l'été 2005, Frédéric Antonetti est nommé entraîneur. Sous sa direction, les résultats seront en nets progrès, avec plusieurs révélations dont Hugo Lloris, Ederson et Bakari Koné, et deux huitièmes places en 2005-2006 et 2007-2008.
En 2006, l'OGC Nice atteint la finale de la Coupe de la Ligue perdue 1 à 2 face à l'AS Nancy-Lorraine. En mai 2007, le club connaît un conflit entre les actionnaires Gilbert Stellardo et Marcel Governatori d'une part, et Franck Guidicelli d'autre part. Ce dernier dépose une plainte concernant de prétendues irrégularités commises lors des transferts d'Ederson et de Matt Moussilou. Cette plainte provoque une vive réaction du club mais elle sera finalement classée sans suite.
Frédéric Antonetti quitte le club en juin 2009 pour aller entraîner le Stade rennais. Peu de temps après, Maurice Cohen cède son poste à Gilbert Stellardo dans un contexte de crise. Antonetti est remplacé par Didier Ollé-Nicolle, mais la greffe ne prend pas, et il est remplacé par Éric Roy en mars.
Les Années 2010: Instabilité et Nouveaux Espoirs
La fin des années 2000 et le début des années 2010 sont marquées par le départ des meilleurs joueurs, qui avaient permis au club d'enregistrer des résultats honorables en Ligue 1 sous l'ère Antonetti : Hugo Lloris, Ederson, Rod Fanni, Florent Balmont, Loïc Rémy.
Avant le début d'exercice 2010-2011, l'expérimenté mais vieillissant Danijel Ljuboja est recruté en provenance du Grenoble Foot 38 pour remplacer Rémy. Il est appelé à compléter l'attaque aux côtés d'Anthony Mounier, jeune ailier gauche qui a montré de belles choses l'année précédente, et d'Eric Mouloungui qui n'a pas encore convaincu depuis son arrivée. Dans l'entre jeu, Didier Digard, arrivé au mercato dernier, doit apporter son volume de jeu au milieu du terrain associé à Julien Sablé, recruté en janvier 2009, et à Kafoumba Coulibaly.
En 2010-2011, L'OGC Nice lutte pour éviter la relégation en Ligue 2. Cette situation provoque le mécontentement des supporters, qui réclament davantage de moyens pour étoffer l'effectif et compenser les départs. La fin de saison est compromise par de nombreuses blessures ou suspensions de titulaires qui révèlent la faiblesse du banc niçois, le club étant contraint de faire appel à des joueurs de CFA ou hors de forme. Une lourde défaite à domicile contre Caen (0-4), subie en mai 2011, marque les esprits.
Lors de la dernière journée, le 29 mai 2011, malgré une défaite à Valenciennes (2-1), qui place le club à la merci des résultats de ses concurrents directs, l'OGC Nice sauve finalement sa place parmi l'élite grâce à la victoire de l'Olympique lyonnais sur l'AS Monaco qui précipite le club de la Principauté en D2. Paradoxalement, l'OGC Nice réalise un bon parcours en Coupe de France, et atteint la demi-finale après avoir successivement éliminé Créteil, l'Olympique lyonnais, Drancy et Reims.
Fin mai 2011, le président Stellardo annonce qu'une augmentation de capital est nécessaire, dans le but notamment de conserver les joueurs-clés de l'effectif. Le 6 juin 2011, la presse révèle qu'un homme d'affaires niçois de 53 ans, Jean-Pierre Rivère, serait prêt à injecter 12 millions d'euros dans le club et pourrait prendre les commandes de l'OGC Nice. Le 11 juillet 2011, Jean-Pierre Rivère devient officiellement président de l'OGC Nice, et annonce que les 11 à 12 millions d'euros qu'il apporte serviront à combler durant deux ans le déficit structurel du club qui s'élève à 6 millions d'euros, ce qui devrait selon lui permettre à l'OGC Nice de conserver ses meilleurs joueurs.
Les Aiglons ratent le début de leur saison 2011-2012, et devront attendre la sixième journée pour gagner leur premier match en Ligue 1 (face à Ajaccio, 3-0). Nice réalise ensuite une saison morose, entre bonnes performances à domicile et nombreuses désillusions à l'extérieur, le tout entrecoupé par quelques coups éclats ponctuels. Le 15 novembre 2011, Jean-Pierre Rivère annonce qu'Éric Roy est remplacé au poste d'entraîneur par son adjoint René Marsiglia. Éric Roy retrouve son poste de manager général sportif du club, qu'il avait précédemment occupé.
Quelques joueurs se distinguent, comme David Ospina, Anthony Mounier et Fabián Monzón, les deux meilleurs buteurs du club en Ligue 1 avec 8 buts marqués en championnat sur l'ensemble de la saison. Les joueurs offensifs que sont Eric Mouloungui, Abraham Guié Guié, Franck Dja Djédjé et Elliot Grandin, arrivé au marché d'hiver en renfort, ne marquent que 9 buts à eux quatre en championnat, tandis que l'apport de Fabrice Abriel n'est pas constaté, entre autres problèmes d'efficacité.
Malgré cette saison difficile, le club se distingue dans les catégories de jeunes : Les U19 et les U17 jouent les premiers rôles dans leurs championnats respectifs, et le 28 avril 2012, les jeunes Aiglons remportent la Coupe Gambardella. Le 24 mai 2012, Claude Puel est nommé entraîneur général de l'équipe première pour une durée de trois ans. Le 15 juin 2012, le club se sépare du manager sportif Éric Roy.
L'Ère Moderne et les Défis Actuels
L'ambition est de repartir sur de nouvelles bases, en renouvelant une grande partie de l'effectif en fonction des transferts de certains joueurs cadres annoncés sur le départ comme Anthony Mounier ou François Clerc, et de certains joueurs devenus indésirables. Pour cela, il s'appuie sur un recrutement de jeunes joueurs pour les associer aux éléments expérimentés déjà en place.
De 1927 à 2013, le club joue au Stade du Ray. Depuis le 22 septembre 2013, les rencontres se déroulent au nouveau grand stade de Nice dénommé Allianz Riviera. Le club est détenu par le groupe de pétrochimie Ineos depuis août 2019, propriété de la première fortune britannique Jim Ratcliffe. L'équipe première évolue actuellement en Ligue 1.
Lucien Favre a été « démis de ses fonctions » d’entraîneur de l’OGC Nice et sera remplacé par son adjoint Didier Digard. Favre, qui est âgé de 65 ans, était revenu à Nice en début de saison après un premier passage entre 2016 et 2018. L’adjoint de Lucien Favre, Christophe Moulin, est lui aussi écarté. Les deux hommes étaient sous contrat jusqu’en juin 2024. Cette décision prend effet immédiatement et c’est donc Didier Digard, ancien milieu de terrain et capitaine du club, qui sera sur le banc niçois mercredi pour la réception de Montpellier en Ligue 1. Alors qu’il était l’entraîneur de l’équipe réserve, Digard avait rejoint le staff de l’équipe professionnelle pendant la longue trêve liée à la Coupe du monde.
La première partie de saison a été très compliquée pour Nice et Lucien Favre, qui n’ont jamais réussi à trouver de la continuité dans les résultats après un mercato chaotique. La mise à l’écart de Lucien Favre a été précédée de quelques heures seulement par la mise à pied à titre conservatoire de Julien Stéphan, le coach de Strasbourg. Pour sa première saison à la tête de l’équipe, le technicien de 42 ans avait conduit le Racing à une excellente 6e place en championnat l’année passée.
Mais la saison actuelle est une longue descente aux enfers pour les Alsaciens, avant-derniers avec seulement une seule victoire en 17 journées. L’intérim à la tête de l’équipe sera assuré « jusqu’à nouvel ordre » par l’adjoint de Julien Stéphan, Mathieu Le Scornet (39 ans). Strasbourg voit se profiler deux rencontres difficiles, avec la réception de Lens (2e) mercredi 11 janvier et un déplacement à Lyon (8e) samedi 14 janvier. Julien Stéphan avait auparavant entraîné Rennes, de décembre 2018 à mars 2021. Il avait quitté le club breton de lui-même après une série de mauvais résultats.
Patrick Vieira démis de ses fonctions, c'est Adrian Ursea qui va désormais diriger l'OGC Nice. De 2016 à 2018, il a en effet été l’adjoint de Lucien Favre du côté de l’OGC Nice, participant à la saison historique du Gym en 2016-17 où le club avait terminé à la troisième place de Ligue 1, son meilleur classement depuis 41 ans à l’époque. Proche de l’actuel entraineur du Borussia Dortmund, le Roumain l’avait également assisté au Servette FC en Suisse, de 2001 à 2002. Favre l’appréciait pour sa connaissance du jeu et sa capacité à «trouver des solutions positives» comme il le révélait dans une interview accordée au site du club azuréen en 2016. Parti de l’OGC Nice en 2018 dans le même temps que Lucien Favre, Adrian Ursea était retourné en Suisse, où il occupait la fonction d'entraîneur des moins de 21 ans du Servette FC.
Restant très apprécié au sein du Gym après son passage, Julien Fournier, directeur du football d’Ineos, l’avait alors rappelé sur la Côte d’Azur en 2019 pour intégrer le staff de Patrick Vieira. Chargé de l’analyse vidéo au départ, l’ancien international roumain avait peu à peu pris du galon dans le vestiaire auprès de l'entraîneur français, intégrant le banc de touche pour assister aux rencontres depuis cet été. À 53 ans, Adrian Ursea dispose d’un solide bagage dans le milieu du football. Adjoint, analyste, directeur sportif, le natif de Slobozia a connu presque tous les postes. Pourtant, son expérience en tant qu’entraineur principal reste limitée. Un intérim au Servette en 2003 pour sauver l’équipe de la descente, puis un second en 2004 avec un bilan de 4 succès et 2 nuls, il s’était vu confier en 2005 la mission d'entraîner le Meyrin FC qui évoluait alors en deuxième division suisse. Intronisé sur le banc pendant l’été, le Roumain avait vu son passage écourté en raison des mauvais résultats de son équipe. Avec 1 victoire, 6 nuls, 6 défaites en Championnat et une élimination dès le premier tour de la Coupe de Suisse, il avait été renvoyé en octobre 2005, seulement quelques mois après sa prise de fonctions.
Ancien joueur professionnel de 1986 à 2000, Ursea a eu le privilège de côtoyer une légende du jeu en la personne de Gheorghe Hagi. International roumain (4 capes), le nouvel entraîneur de l’OGC Nice a côtoyé la star du Real Madrid et du Barça en sélection à la fin des années 1980. Cette période reste pourtant un souvenir douloureux pour Ursea. Figurant dans le groupe élargi de la Roumanie en vue de la Coupe du Monde 1990, il avait finalement été écarté juste avant la compétition, devant se contenter de regarder à la TV le match nul des siens face à l’Argentine de Diego Maradona en phase de groupes (1-1).
Né en Roumanie en 1967, Ursea a pourtant réalisé le plus gros de sa carrière dans son pays d’adoption qu’est la Suisse. À l'occasion des 10 ans de l'Allianz Riviera, les médias de l'OGC Nice vous font découvrir une stat' par jour au sujet de notre stade. Après les joueurs, place aux entraîneurs ! De Claude Puel à Francesco Farioli, sept techniciens se sont succédés à l’Allianz Riviera.
Premier entraîneur de l’OGC Nice à s’asseoir sur le banc de l’Allianz Riviera, Claude Puel a dirigé 59 rencontres dans la nouvelle enceinte du Gym. Avec 28 succès (9 matchs nuls, 22 défaites), dont le plus large de l’histoire du stade (6-1 face à Bordeaux en septembre 2015, record égalé par le Gym de Didier Digard face à Montpellier en janvier 2023). Avec 31 victoires (dont 27 lors de son premier passage à l’Allianz Riviera), Lucien Favre a failli réaliser une performance notable en restant invaincu toute une saison de Ligue 1 à la maison. De retour sur la Côte d’Azur sous les couleurs strasbourgeoises lors de la 3e journée de L1 (victoire niçoise 2-0), Patrick Vieira a vécu 47 matchs à l’Allianz Riviera en tant qu’entraîneur de l’OGC Nice. Adjoint de Lucien Favre puis de Patrick Vieira, Adrian Ursea a vécu 14 matchs à l’Allianz Riviera en tant que numéro 1. Nommé lors de l’exercice suivant, Christophe Galtier a remporté autant de matchs à domicile (12) qu’à l’extérieur (12). Sur le terrain lors de la première face à Valenciennes (4-0), avec le brassard de capitaine, Didier Digard a joué 21 matchs à l’Allianz Riviera.
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Les Entraîneurs de l'Allianz Riviera: Statistiques Clés
Voici un tableau récapitulatif des entraîneurs qui ont marqué l'histoire de l'OGC Nice à l'Allianz Riviera :
| Entraîneur | Nombre de Matchs Dirigés | Victoires | Matchs Nuls | Défaites |
|---|---|---|---|---|
| Claude Puel | 59 | 28 | 9 | 22 |
| Lucien Favre | 60 | 31 | - | - |
| Patrick Vieira | 47 | - | - | - |
| Adrian Ursea | 14 | - | - | - |
| Christophe Galtier | - | 12 (domicile) | - | - |
| Didier Digard | 21 | - | - | - |

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