Le volleyball est un sport mondialement apprécié, et les entraîneurs jouent un rôle essentiel dans le développement des joueurs et le succès des équipes. Cet article explore les parcours de plusieurs entraîneurs qui ont marqué le volleyball, notamment en France et en Allemagne.

Les acteurs du volleyball français
Earvin Ngapeth : Ascension d'une star du volley-ball
NGAPETH. Star incontestée du volley-ball en France, Earvin Ngapeth pourrait avoir l'honneur d'être nommé porte-drapeau de la France aux JO de Paris. Earvin Ngapeth est né le 12 février 1991 à Saint-Raphaël, dans le département du Var. Fils d’Éric Ngapeth, ancien joueur international français de volley-ball, Earvin ne commence pourtant pas par imiter son père et est plutôt tourné vers le football dans sa jeunesse.
Ce n’est qu’après un stage d’été avec son frère Swan qu’il prend une licence dans un club de volley à Poitiers, où sa famille a déménagé. Son talent ne passe pas inaperçu et il rejoint même le Centre national de volley-ball chez les juniors, avant d’en être écarté pour des problèmes de résultats scolaires et d’attitude. Sous les ordres de son père, Earvin Ngapeth explose au plus haut niveau et remporte le championnat de France l’année suivante, avant d’être appelé avec l’équipe de France. Tout juste élu meilleur joueur de France, il quitte Tours pour le club de Cuneo, en Italie, à l’été 2011.
Après deux saisons en Italie, Earvin Ngapeth signe en Russie et rejoint son père, entraîneur du VK Kouzbass Kemerovo, pour un gros contrat en 2013. Une signature qu’il regrette rapidement. En janvier 2014, Ngapeth ne revient pas dans son club russe après un tournoi à Paris avant de rompre ensuite son contrat avec Kemerov. C’est alors qu’il décide de retourner en Russie pour signer dans le plus grand club du monde, le Zenit Kazan. Mais à nouveau, l’aventure en Russie se passe mal pour Earvin Ngapeth sur le plan sportif.
Le Français échoue à remporter la Super Ligue russe ainsi que la Ligue des champions, alors que Kazan restait sur cinq titres nationaux et quatre titres européens avant son arrivée. Après 3 saisons, il retourne à Modène où son frère le rejoint. En parallèle, si sa carrière avec les Bleus fut parfois compliquée, Ngapeth a connu la consécration d’un sacre aux JO de Tokyo avec la France. Avec l’équipe de France, Earvin Ngapeth a été sacré champion d’Europe en 2015 et a gagné deux fois la Ligue mondiale (2015 et 2017), sans oublier la Ligue des nations (2022). Mais il a surtout été champion olympique en 2021, lors des JO de Tokyo, avec les Bleus.
Sur le plan personnel, Ngapeth obtient le titre de MVP de la Ligue mondiale (2015 et 2017), de la Ligue des nations (2022) mais aussi lors du tournoi olympique de Tokyo. Avec Tours, il a été champion de France en 2010 et a gagné trois fois la Coupe de France (2009, 2010 et 2011). Avec Modène, il a été champion d’Italie en 2016 et a gagné deux Coupes d’Italie (2015 et 2016). Avec Kazan, il a dû se contenter d’une Coupe de Russie (2018) et de deux Supercoupes de Russie (2018 et 2021).
En parallèle de son métier de volleyeur professionnel, Earvin Ngapeth a décidé de se lancer dans le rap avec sérieux. Il a commencé à chanter durant ses années à Poitiers, sous le pseudo de « Klima » et sort même un premier album, « Klimatizason » en 2010. En 2015, il sort le titre Team Yavbou (le nouveau surnom des Bleus depuis une victoire contre le Brésil en 2013) pour soutenir les Bleus. Earvin Ngapeth s’est porté candidat pour être porte-drapeau de la France lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris.
Né le 12 février 1991 à Saint-Raphaël dans le sud de la France, Earvin N'Gapeth est un joueur de volley-ball d’origine camerounaise. Son père Éric Ngapeth est un ancien joueur de volley-ball. Earvin N'Gapeth, dont le prénom rend hommage au basketteur Earvin "Magic" Johnson, a un frère Swan. Il débute le sport avec le football à Fréjus. Puis l’ensemble de la famille emménage à Poitiers pour des raisons professionnelles. Le jeune homme est sacré champion de France avec Saint-Benoît. Le divorce de ses parents le marque cependant et le met en difficulté scolaire, à tel point qu'il redouble. De 2002 à 2007, on le retrouve au Centre national de volley-ball.
Un an plus tard, il gagne la Coupe de France au Tours Volley-Ball, avec son père comme entraîneur. De 2012 à 2013, il accède à la finale de Ligue des champions, puis il intègre le VK Kouzbass Kemerovo. L’été 2015 marque un tournant dans sa carrière : Earvin N'Gapeth remporte les Mondiaux de 2015 avec l'équipe de France puis en se qualifie pour les Jeux olympiques de Rio 2016. En mars 2018, il rejoint le club du Zenit Kazan. Deux ans plus tard, les Bleus et Earvin N'Gapeth se qualifient pour les JO de Tokyo 2020. La même année, il décroche la médaille de bronze en Ligue des Nations 2020. Puis, il remporte la ligue des Nations en 2022 face aux États-Unis.
En parallèle de sa carrière sportive, le sportif s’essaie au rap. Il forme le groupe Outlaw avec trois amis et prend le surnom de Klima, en raison de son humeur lunatique. Le groupe sort un album intitulé Klimatizason en 2010. Cinq ans plus tard, en soutien à l’équipe de France, le titre Team Yavbou voit le jour.

Earvin Ngapeth en 2014
Palmarès d'Earvin Ngapeth
Voici un aperçu des principaux titres et récompenses d'Earvin Ngapeth :
- Champion olympique (2021)
- Champion d'Europe (2015)
- Vainqueur de la Ligue mondiale (2015, 2017)
- Vainqueur de la Ligue des nations (2022)
- MVP de la Ligue mondiale (2015, 2017)
- MVP de la Ligue des nations (2022)
- MVP du tournoi olympique de Tokyo (2021)
- Champion de France (2010)
- Coupe de France (2009, 2010, 2011)
- Champion d'Italie (2016)
- Coupe d'Italie (2015, 2016)
- Coupe de Russie (2018)
- Supercoupe de Russie (2018, 2021)
Sa carrière est marquée par des succès notables tant en club qu'en équipe nationale, faisant de lui une figure emblématique du volleyball français.
Cédric Enard : Un entraîneur passionné
« Born to be a coach ». Tel pourrait être le titre de la biographie de Cédric Enard, entraîneur passionné par son métier. Il a d’abord été joueur, dans sa ville de natale de Poitiers, après avoir débuté au rugby en deuxième ligne, le sport de son père, attrapant le virus à Lawson-Body, l’antre du Stade Poitevin. « Il y avait un gros engouement autour du club, j’ai dit à mon père : « Je veux essayer ça » ».
A force de travail, il intègre l’équipe professionnelle, aspirant de 1997 à 1999, ce qui lui permet de vivre de l’intérieur l’historique premier titre de 1999 : « Un moment monstrueux, mais au-delà de ça, je retiendrai des rencontres, le plaisir de partager des challenges sportifs avec des joueurs qui m’ont marqué, comme Pompilu Dascalu ou Gino Brousseau, le capitaine exemplaire. » En quête de temps de jeu, le jeune pro quitte Poitiers pour Avignon puis Toulouse où il est contraint d’arrêter sa carrière, à 28 ans, à cause d’un problème de moelle épinière.
« Le club m’a proposé de devenir entraîneur des jeunes, ce que j’avais prévu de faire, mais pas si tôt, ça m’a permis de rebondir, j’ai basculé sur le métier d’entraîneur. » La suite ? Une longue liste de diplômes, la direction du centre de formation de Toulouse, un rôle d’adjoint de Josef Smolka avant d’être propulsé à la tête de l’équipe première en mars 2011, avec la mission de mener une opération-commando pour assurer le maintien. « J’ai accepté, parce que c’est ce que j’avais envie de faire par-dessus tout. »
Sur le banc des Spacer’s, Cédric Enard se forge une réputation d’entraîneur-formateur, capable de dénicher et de lancer dans le grand bain des jeunes qu’on retrouvera en nombre en équipe de France (Thibault et Nicolas Rossard, Trévor Clevenot, Antoine Brizard, Barthélémy Chinenyeze...), mais également de coach exigeant, ce qu’il reconnaît sans peine : « Je peux être assez pénible, j’ai tendance à partir du principe qu’il n’y en a jamais assez. Parfois, on tombe sur des joueurs qui sont dans cet état d’esprit, parfois sur d’autres avec lesquels il faudrait être plus malléable, ça fait partie de mon apprentissage, je bosse là-dessus.
Cédric Enard est un passionné de sport en général, le volley n’était pas le premier sport qu’il a pratiqué. En effet de 8 à 15 ans il a joué au Rugby pour se tourner ensuite vers le Volley Ball à force de travail il intègre l’équipe de Poitiers sa ville natale et en 1999, c’est la consécration. Son engouement pour le Volley-ball le pousse à se démarquer et démener dans l’objectif d’une continuelle progression. Suite à cet arrêt brutal, son potentiel lui offre de nouvelles opportunités cette fois en tant qu’entraîneur.

Cédric Enard pendant un match
C’est en mars 2011 qu’il est propulsé à la tête de l’équipe première de Toulouse qu’il dirigera pendant 6 ans. Cédric et son équipe finiront deuxième du championnat avec Toulouse en 2017. En parallèle il devient également entraîneur adjoint de l’équipe de France où il remporte la ligue mondiale en 2017 et est finaliste en 2018. Son appétence à manager ses équipes lui donne l’envie de partager les valeurs positives du sport.
Atelier SHEO SPORT bloc-défensive avec Cédric Enard
Janis Gailitis : Un jeune coach prometteur
Il semble tout droit sorti d’une machine à remonter le temps. Janis Gailitis (40 ans) est un jeune coach comme on n’en fait plus, simple et humble, que l’on dirait perdu dans une époque qui n’est pas la sienne. Combien d’entraîneurs professionnels, de nos jours, accepteraient de se poser une heure autour d’un cappuccino, au début d’une semaine à deux matches, pour raconter leur histoire à cœur ouvert et nous embarquer dans un voyage aux confins de l’intime ?
Né le : 23 avril 1985 à Riga (40 ans). Situation familiale : marié à Inora, père de Gustavs (16 ans) et Lelde (5 ans). Palmarès d’entraîneur : septuple champion de Lettonie (2017, 2019 à 2024) et triple vainqueur de la Coupe de Lettonie (2022 à 2024) avec Riga ; vainqueur de la Coupe d’Allemagne avec Mitteldeutscher (2025) ; vice-champion d’Europe U16 avec la sélection lettone (2014). C’est le privilège que nous a...
| Nom | Date de naissance | Réalisations |
|---|---|---|
| Janis Gailitis | 23 avril 1985 |
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Les équipes et compétitions
Nationale 2 Féminine (N2F)
Même si le club change de nom (VB Nantes en Neptunes), les jeunes du centre de formation évoluant en N2F seront toujours présentes cette saison pour jouer le haut de tableau. Comme la saison dernière, à l’issue de laquelle les filles de Jean Robert avaient terminé à la seconde place, derrière l’intouchable Orléans. « Cette fois, nous visons clairement l’accession en Élite, annonce le coach. D’autant plus que cela concernera certainement les deux premiers.
Nationale 3 Masculine (N3M)
Après cinq saisons de purgatoire en Régionale, voici de nouveau les garçons des Neptunes sur la piste nationale. Sous la houlette de Katarina Paukeova, certainement la seule coache à diriger un groupe masculin à ce niveau, les Nantais vont tenter le maintien, voire une place sur le podium. « Avec une grande majorité de joueurs issus du club, annonce-t-elle, et un mélange de jeunes (Antoine Frugier, 17 ans) et d’anciens (Thibaut Rannou, 37 ans). Mais ce championnat risque d’être difficile avec de longs déplacements sur Toulouse, Albi ou encore Tarascon.
Nationale 3 Féminine (N3F)
L’équipe 3 des Neptunes Nantes, entraînées par Fred Guermeur, avait terminé l’exercice précédent à la 4e place. Une belle performance, surtout au vu de la jeunesse de l’effectif. Et bien, cette nouvelle saison devrait ressembler à la précédente, avec « la moitié de l’équipe qui a 16 ans », précise le coach, qui aimerait voir son équipe viser autre chose que le maintien. « Avec un effectif stable, on peut envisager le podium. Pour cela, il nous faudra de la constance chaque week-end, dans une poule dont les équipes se situent entre La Rochelle et Brest.
Autres compétitions
- Élite Avenir : Le Plessis Robinson (2) - Rezé.
- N2F : Neptunes Nantes - Caen, salle Jean Jahan 2.
- N2M : St Nazaire (2) - Angers, salle Coubertin.
- N3F : Neptunes Nantes (3) - Laval, salle Jean Jahan 2.
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