École de Hockey Fribourg: Un Pilier du Développement du Hockey sur Glace

Jusqu’il y a peu de temps, la ville de Dreux était totalement inconnue du monde du hockey. Depuis l’an dernier, cette ville de 30000 habitants compte une patinoire toute neuve et un club de hockey sur glace : les Monarques. Son dynamique président, Olivier Bartolo, est fier de nous présenter son club qui compte déjà 130 adhérents composé à moitié de mineurs (de l’école de hockey, puis des U9 jusqu’aux U17) et d’adultes avec 2 équipes sénior loisir.

L'école de hockey de Fribourg joue un rôle essentiel dans le développement des jeunes talents et la promotion du hockey sur glace dans la région. Cet article explore les différents aspects de cette école, ainsi que les événements marquants et les personnalités qui contribuent à son succès.

BCF-Arena à Fribourg

Le Retour de Cristobal Huet à Fribourg-Gottéron

Ce sont des huées de bonheur. À chacun de ses arrêts, la BCF-Arena, hangar surpeuplé de 6900 spectateurs, clame son amour pour son nouveau héros : Cristobal Huet. “U-AI, U-AI”, s’époumone le kop de Fribourg-Gottéron quand le Grenoblois, prêté par Chicago, fait chauffer sa mitaine.

Samedi soir, face aux Tigres de Langnau, “Cristo” n’a pas vécu sa meilleure soirée depuis son retour dans le championnat suisse, il y a maintenant deux semaines. Il fut nettement plus brillant la veille à Lugano (0-1 tab), pour des retrouvailles émouvantes et gagnantes avec le club tessinois entraîné par Philippe Bozon, où il fut révélé avec notamment un titre de champion en 1999.

“On n’a pas bien joué et moi non plus, regrettera loin des clameurs le Dauphinois, 35 ans, qui a enfin cédé lors de la séance de tirs au but après trois succès de rang dans cet exercice où son talent est exacerbé (6-7 tab). “Je suis coupable sur un ou deux buts”. Mais il avait fait son job en fin de match en prolongations, il est là pour ça.

“C’est le meilleur gardien de la ligue et va nous donner un sacré coup de main”, se félicite Serge Pelletier, le coach de Gottéron, à la sortie du vestiaire. “C’est une bonne acquisition pour nous.” Surtout que Chicago continue à verser la quasi-intégralité de son salaire, de 4,1 millions d’euros pour la saison.

“Cristo est l’une des stars du championnat”, rappelle Hervé Borsier, journaliste haut-savoyard de la Radio suisse romande (RSR). Avec sa disponibilité habituelle et ses bonnes habitudes vite retrouvées en cage, le Grenoblois en cours de naturalisation a reconquis les médias helvétiques et son nouveau petit monde. “On a beaucoup parlé de moi avant que je ne joue, mais ça s’est calmé un peu”, dit le chouchou de Saint-Léonard, content d’évoluer dans “une bonne petite équipe”.

Loin du tumulte du centre-ville de Chicago, où Corine, sa Suissesse d’épouse est allée vider et mettre en vente leur appartement de 400 m² il y a quinze jours, Cristobal Huet se plaît dans sa nouvelle vie, calme, partagée entre Fribourg, où habite sa belle-sœur, et Villars-sur-Ollon, petite station vaudoise à une heure de route, où son fils aîné Ewan, 5 ans et demi, se régale dans une école internationale (“où il y a même une tyrolienne”) et joue forcément au hockey (“comme joueur”), sous la houlette d’André Svitac, l’ancien entraîneur des Rapaces de Gap. Terminé les voyages incessants et les chambres d’hôtels nord-américains, il dort tous les soirs à la maison, le plus grand déplacement (à Davos) étant de quatre heures de bus, avec un championnat “intéressant” à disputer.

“J’ai trouvé mon équilibre”, dit-il en compagnie de sa jolie tête blonde coiffée d’une casquette de vainqueur de la Coupe Stanley. “J’ai tourné la page de Chicago au moins pour cette année”, rappelle le Dauphinois, 48 matches en NHL la saison passée mais des play-offs scotché au banc. L’ancien Hawk suit “un peu” le championnat nord-américain, qui vient de débuter. Avec l’espoir d’y retourner. Et entendre à nouveau son nom scandé dans les patinoires US.

Best of Cristobal Huet

Hockey Féminin Suisse : Évolution et Défis

La Women’s League, la ligue élite féminine suisse, débute ce samedi, et cette saison cultive de nouveaux espoirs, ceux d’un championnat moins amateur. Histoire et performance, les Ladies Lugano ont conjugué ces deux notions sur plusieurs décennies. Créée en 1991, la section féminine luganaise est devenue une puissance en Suisse. Les Bianconere constituent le deuxième club féminin le plus titré du pays avec huit championnats, derrière Zurich et ses dix trophées. L’ancienne joueuse de l’équipe de France Lara Escudero a d’ailleurs obtenu le sacre en 2019.

Pour autant, l’équipe féminine fonctionnait de manière autonome depuis la saison 2018-19, auparavant intégrée à la structure du HC Lugano. Malgré de très bons résultats sportifs, l’association des Ladies Lugano a vu les difficultés s’accumuler, jusqu’à annoncer à la mi-mars l’arrêt de ses activités. Dans un communiqué, le deuxième meilleur club féminin de Suisse annonçait la fin de son histoire : « il n’y a plus les conditions réunies pour continuer. L’histoire des Ladies s’arrête ici ! » pouvait-on lire dans un communiqué.

En faillite, les Ladies Lugano pointaient un isolement redoutable : « sous nos latitudes, le sport féminin continue à être confronté à de nombreux (trop nombreux) défis, notamment la discrimination, le manque d’attention de la part des politiques, de la population et des médias. C’en était terminé pour les Ladies Lugano au printemps dernier… avant un premier coup de théâtre. Au mois de mai, un groupe privé mené par un Italien de 44 ans, Cesare Badila, reprenait les Ladies Lugano, l’espoir était en train de renaître.

Un nouveau staff s’est reformé, et les joueuses retrouvaient l’entraînement début août. L’optimisme était de nouveau de mise dans le Tessin plusieurs mois après la faillite annoncée. Avant un deuxième coup de théâtre dont les Ladies Lugano ne pourront se relever. À une semaine seulement du début de la Women’s League 2023-24, les médias locaux laissaient entendre un avenir sombre pour les Bianconere, des problèmes financiers semblaient resurgir et menaçaient leur saison.

Badila a été arrêté par la police suisse, menottes aux poignets, pour des faits graves de malversation. Le dirigeant italien est soupçonné d’avoir utilisé plus d’une vingtaine de sociétés pour contracter des dettes. Pour la plupart dans le secteur du bâtiment et de l’automobile, ces sociétés étaient inscrites au registre du commerce mais majoritairement radiées. Il aurait par ailleurs obtenu une aide Covid sans remplir les conditions, qui s’élèverait à 420.000 euros.

L’affaire inclut des soupçons de fraude, faillite frauduleuse, mauvaise gestion, réduction d’actifs au détriment des créanciers, absence de comptabilité, falsification de documents et blanchiment d’argent. Quant au club des Ladies Lugano, Cesare Badila n’a pas tenu ses promesses, il n’y a finalement investi aucun argent. Les engagements n’ont donc pas été tenus auprès des partenaires, du staff et surtout auprès des joueuses auxquelles on avait promis la fin du cauchemar. En leur tendant la main au printemps alors que tout semblait perdu, le président escroc leur a fait miroiter une nouvelle ère, il les a finalement enfoncées plus bas que terre.

Le week-end dernier, malgré le scénario surréaliste, les Bianconere ont poursuivi leurs entraînements tout en recherchant des sponsors en urgence. L’organisation du HC Lugano, qui a préféré se séparer de la section féminine il y a cinq ans, a rapidement confirmé qu’il n’interviendra pas dans cette mission de sauvetage. Ces dernières années, les Ladies Lugano ont dû se débrouiller seules, en complète autonomie. Sous une entité distincte du grand club de la ville, elles devaient se charger de la gestion, l’administration et des finances du club. Un mode de fonctionnement incompatible pour le hockey féminin, en plein essor, mais avec une nécessité d’être accompagné pour ne pas se perdre en chemin.

Au final, les difficultés des Ladies Lugano étaient inéluctables, comme ce fut le cas d’un autre club féminin indépendant, le Göteborg HC. Cette structure suédoise n’était pas rattachée au grand club de la ville, Frölunda, qui a tardé pour mettre en place une équipe féminine de premier plan. Le GHC a fini par déclarer forfait en novembre 2022 avant de s’éteindre.

Les déboires des Ladies Lugano et le dos tourné du HC Lugano sont tellement à contre-courant d’une réelle prise de conscience en Suisse. Nous basculons probablement vers une saison charnière pour la Women’s League avec un cap qui sera franchi. Le géant PostFinance, qui a depuis des années d’importantes connexions avec le hockey suisse, est devenu sponsor majeur de la Women’s League dès décembre 2022. Quant aux matchs, ils sont tous retransmis sur la plateforme RED+, et une affiche par semaine sur Blick.

Les clubs, eux, ont entamé une profonde mutation ces derniers mois. Contrairement au HC Lugano qui persévère dans son désunion avec l’équipe féminine de la ville, cinq des huit équipes en lice en Women’s League sont désormais rattachées à une équipe de National League masculine. Le modeste EV Bomo Thoune a été intégré officiellement au CP Berne dont il a repris le nom. Les Bleues Marie-Pierre Pélissou et Estelle Duvin, témoins de premier plan de cette mutation, évolueront désormais dans la grande PostFinance Arena.

Un réel progrès comme nous le confie l’attaquante des Bleus : « On reste quand même une branche à part concernant le hockey féminin avec la même direction qu’à Bomo. Donc à ce niveau ça n’a pas trop évolué. Par contre oui, il y a un peu plus de moyens, mais surtout de meilleures infrastructures. Un pas est franchi même s’il reste encore beaucoup à faire : « On ne peut pas dire que tout est très pro non plus. On n’a pas de kiné, pas de chef matériel, un vestiaire très petit. Mais ça évolue doucement. »

Les efforts semblent aller dans la bonne direction. EV Bomo désormais intégré au CP Berne, le HC Davos en a fait de même en reprenant les Thurgau India Ladies, devenues Davos Ladies. Mais c’est à Zoug que l’on constate la mutation la plus spectaculaire. Cela fait 14 ans qu’il n’y avait plus d’équipe féminine mais l’organisation n’a pas fait dans la demi-mesure pour corriger cette erreur.

L’EV Zoug a lancé en janvier 2023 le programme « Women & Girls Programm » qui a permis la création d’une équipe féminine à partir de zéro. Daniela Diaz, impliquée les années précédentes avec l’équipe nationale en tant qu’entraîneure et directrice sportive, occupe maintenant ces deux fonctions à l’EV Zoug Women. Le budget de l’EVZ féminin bouscule totalement les normes puisqu’il est de 1,25 millions d’euros, dont 500 000 euros consacrés aux salaires des joueuses.

De fait, elles sont 40% salariées du club zougois, elles s’entraînent tous les après-midis - au lieu du créneau du soir souvent dévolu aux équipes féminines - et profitent de toutes les installations de la Bossard Arena. Infrastructures, vestiaires, matériel, déplacements, tout est pris en charge par la grande organisation de l’EV Zoug. Le programme zougois vise également à promouvoir le hockey féminin à tous les niveaux, en commençant par l’école de hockey.

Recordwoman du nombre de points par deux fois en SDHL suédoise, Stalder ne regrette en rien son choix comme elle le confiait à watson.ch : « Cela fait dix ans que je joue à l’étranger. Logiquement, j’aurais pu continuer à jouer encore quelques années, mais j’ai eu ici cette opportunité unique. » Et elle ajoute sans détour : « Ce n’est pas sorcier. L’annonce en janvier de Zoug d’un investissement important dans le hockey féminin a probablement été un élément déclencheur pour d’autres clubs.

La Suisse est la troisième nation mondiale féminine au classement IIHF derrière le Canada et les États-Unis, mais elle accusait un retard important quant à son championnat national encore amateur. Et pourtant en Suisse, les infrastructures sont là, il ne manque que les initiatives.

Performances des joueuses françaises

Plusieurs joueuses françaises se distinguent dans les ligues féminines :

  • Manon Le Scodan (NCAA) : Auteure de performances impressionnantes avec Clarkson, élue rookie de la semaine en ECAC.
  • Léa Berger (RSEQ) : Joueuse clé pour l’Université de Montréal, contribuant à maintenir l'équipe à proximité des premières places.
  • Chloé Aurard (PWHL) : Ne jouera pas avec l’équipe de Boston en PWHL.

Classement et résultats

Le championnat suisse est très serré, avec seulement quatre points séparant les équipes de la troisième à la sixième place. Le SC Bern a gagné un rang pour remonter à la quatrième place. Cependant, le HC Davos de Marie-Pierre Pélissou a chuté de la troisième à la sixième place après deux lourds revers.


Équipe Points Commentaire
SC Bern - Remonte à la quatrième place
HC Davos 28 Chute à la sixième place

En SWHL (B), l’équipe suisse prend de l’avance à la deuxième place. Lisa Cédelle s’installe quant à elle sur le podium des meilleures pointeuses !

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