En matière de sport féminin, une discipline fédère un grand nombre de sportives : le volley-ball. Grâce à son équipe féminine professionnelle qui évolue en Ligue A, le club de volley-ball de Quimper est l’un des clubs de sport qui compte le plus de femmes.

À Quimper, c’est l’un des clubs qui comptent le plus de sportives : avec 200 licenciées femmes pour 150 licenciés hommes, le Quimper Volley (QV29) fait partie des rares clubs de sports collectifs à compter davantage de femmes que d’hommes ! Mais alors, comment expliquer l’engouement des Quimpéroises pour le volley ?
L'impact d'une équipe professionnelle
Pour Marie-Aude Ansquer, responsable du centre de formation féminin du club, la réponse est simple : « Depuis 2005, le QV29 a toujours eu une équipe féminine a minima en National 2. Et, depuis 2010, l’équipe féminine est soit en Ligue A soit en Ligue B. »
Le fait d’avoir une équipe professionnelle si bien classée, ça crée une émulation auprès des autres joueuses, une envie de progresser et de monter en compétences. Et puis, ça donne une visibilité à ce sport et des modèles à des jeunes filles qui hésitent entre plusieurs disciplines.
Symbole du succès de ce sport auprès de la gent féminine, le club de volley quimpérois est le seul en Bretagne à compter un centre de formation 100 % féminin.
« Le club a toujours eu la volonté de développer la section féminine autant que la section masculine et y a mis les moyens, expose Marie-Aude Ansquer.
Focus sur l'ECO Volley d'Orléans
Avec le soutien financier de la mairie, les ambitions sont claires : monter directement en Élite cette saison, la deuxième division française du volley féminin. "Cette opportunité est un peu comme un rêve" estime Julien Rassat, le président du club.

Ils sont souriants et confiants quand nous les rencontrons ce jeudi soir à l'Empreinte Hôtel, sur les quais d'Orléans. Julien Rassat, le président de l'ECO Volley, Emmanuel Turpinat, l'entraîneur de l'ECO et Joana Gonzalez, la nouvelle recrue orléanaise, une coupe de champagne à la main, fêtant la saison de volley féminin qui s'annonce riche cette année.
Lors du dernier conseil municipal, la mairie d'Orléans a annoncé qu'elle allait mettre la main à la poche pour le développement de l'EC Orléans Volley, qui voit ainsi son budget être multiplié quasiment par deux par rapport à l'an dernier.
Julien Rassat, le président de l'ECO Volley : "Vivre ça, cette opportunité-là, c'est un peu comme un rêve".
"Le projet s'est fait cet été", commente Julien Rassat, le président. "L'équipe de Thomas Renault (adjoint aux sports à la mairie, ndlr), a pris contact avec nous pour fixer de nouveaux objectifs, à savoir passer d'un simple maintien en National 2 sur l'année qui venait à monter en Élite, la deuxième division française", continue-t-il.
"Je vous ne le cache pas, nous on avait des petites étoiles dans les yeux quand on nous a annoncé le projet parce qu'on avait ça dans la tête depuis un moment", sourit Julien Rassat.
"Vivre ça, cette opportunité-là, c'est un peu comme un rêve. Avoir l'occasion de bâtir du volley professionnel à Orléans, on aurait jamais pensé avoir ça. On est en train de construire un rêve", conclut le président.
Recrutement Rapide
Tout s'est ensuite fait très vite : il a fallu recruter un peu en catastrophe, d'autant que la fenêtre de tir était restreinte sur le marché des transferts. Mais le club avait un peu anticipé en fin de saison dernière.
"On s'est donné les moyens en recrutant deux joueuses étrangères, Joana et Barbara, on avait déjà fait un bon recrutement en local, dont une joueuse de Rennes", commente Emmanuel Trupinat, l'entraîneur.
"On a donc une bonne base et un bon groupe de 12 joueuses pour pouvoir miser sur cette montée".
Joana Gonzalez, ancien joueuse de l'AE Pedro Eanes Lobato, en première division portugaise et tout juste recruté par l'ECO a hâte de commencer ce challenge : "C'est une équipe jeune, avec un vrai projet solide pour moi", estime la Portugaise.
Ça fait donc beaucoup de joueuses arrivées et la mayonnaise va devoir prendre très vite pour être efficace tout de suite. Mais le coach est confiant, "il y a eu un gros travail à l'entraînement pour que les systèmes soient bien en place", détaille Emmanuel Turpinat.
"Après ce sont des joueuses au même tempérament, donc tout le monde va forcément bien s'acclimater ensemble." D'autant que cette année, l'avantage pour le club "c'est qu'avec la Covid, aucune équipe n'est descendue du niveau supérieur", l'Élite. Ce qui donne un peu plus de crédit à ce projet orléanais.
Mais est-il néanmoins réaliste ? "On avait proposé deux versions à Thomas Renault. Une version sur deux ans pour accéder à l'Élite et une sur un an. Il s'avère que la version sur un an a été cochée, on va faire le nécessaire", ajoute Julien Rassat.
Premier match à l'extérieur pour l'ECO Volley
C'est en tout cas "une très bonne nouvelle pour le volley en général à Orléans, pas seulement féminin", estime le président de l'ECO. Premier match le dimanche 27 septembre à l'extérieur face à la réserve du Stade Français. Le premier match à domicile à l'Argonaute se jouera le 4 octobre à 14h30 avec la réception du JSA Bordeaux.