L'Histoire des Écharpes du PSG et du FC Barcelone : Plus qu'un Simple Accessoire

Les écharpes de football sont bien plus que de simples accessoires. Elles représentent l'identité d'un club, l'attachement des supporters et l'histoire de moments mémorables. Cet article explore l'histoire des écharpes du Paris Saint-Germain (PSG) et du FC Barcelone, ainsi que les efforts déployés pour raviver l'ambiance dans les stades.

Les Origines des Couleurs "Blaugrana" du FC Barcelone

Le club de football FC Barcelone a été fondé en 1899 par Hans Gamper, un Suisse passionné par ce sport. Gamper, qui vivait à Barcelone, voulait créer un club de football et convoqua les onze membres fondateurs le 29 novembre 1899. Les couleurs bleu et grenat, emblématiques du club, ont une histoire particulière. Le directeur du club, Arthur Witty, aurait aimé les couleurs bleu et grenat car elles étaient les couleurs de l'équipe de rugby du Liverpool Merchant Taylors College, pour laquelle il avait joué.

De la combinaison des couleurs bleu ("blau" en catalan) et grenat, vient le surnom de blaugrana, en catalan, avec lequel les fans et les joueurs du club sont connus. Le pantalon à cette époque était blanc. D'autre part, le bouclier contient le bouclier de la ville de Barcelone, un symbole qui identifiera le Club avec la ville catalane. Ce blason de la ville comprendra la chauve-souris et le laurier des gagnants. En 1910, un blason spécifique a été créé pour l'équipe de football, différent de celui de la ville de Barcelone.

Dans les années 1920, le col ouvert à lacets a disparu et une variante de col rond a été créée. Sous le régime franquiste, en effet, le club a été contraint de changer les initiales du bouclier en CFB. Dans les années 40, le Barça renaît peu à peu de ses cendres. Il remporte 3 ligues dans les années 1940: 1944-45, 1947-48 et 1948-49 et la Coupe Latine de 1949, premier titre international pour les Blaugranas.

La tenue du FC Barcelona des années 50 a une couleur bleue plus claire et change le design des chaussettes: rayures horizontales bleues et grenat d'égale largeur. Pour la saison 1980/81, Meyba a produit un modèle avec un col polo bleu et grenat. Aussi pour la première fois, il porte une tenue verte. Dans son deuxième design avec le FC Barcelone, Nike rend hommage au premier uniforme du FC Barcelone en 1899 à l'occasion du Centenaire du Club. La seule différence sera les manches noires.

PSG-Barcelone : Une Rivalité Historique

L'histoire du Paris Saint-Germain est jalonnée de moments clés, dont certains sont liés à des confrontations mémorables avec le FC Barcelone. Le 15 mars 1995 est gravé dans les mémoires, tout comme le sacre parisien en Coupe des Coupes face au Rapid de Vienne (1-0) le 8 mai 1996, et le succès face au Real (4-1) le 18 mars 1993. L’élimination du Barça reste savoureuse pour les hommes de Luis Fernandez, dont l’admiration était sans borne pour Johan Cruyff.

Le FC Barcelone de Cruyff, c’est avant tout une école de jeu, et une équipe qui reste sur deux finales de Ligue des champions en trois saisons. La première, en 1992, a ouvert le palmarès blaugrana en C1. La deuxième, disputée en 1994, s’est conclue par une dérouillée historique : 0-4 face à l’AC Milan. Ce quart de finale retour face au PSG sera le dernier de sa carrière dans la reine des compétitions européennes, et Vincent Guérin son bourreau.

Entre le PSG d’aujourd’hui et celui d’hier, il existe une différence de taille : Paris n’a pas de complexe à faire face au Barça. Le rapport de force n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui. Raï, Weah, Valdo, Ricardo ou encore Ginola : ce PSG a de la gueule et les moyens de ses ambitions. "D’accord, Barcelone avait gagné la C1 en 1992. Mais à l’époque, nous étions une équipe qui montait en puissance", rappelle Vincent Guérin.

Avant l’épilogue heureux, Paris touche du bois à quatre reprises et se fait surprendre par Bakero (49e) au retour des vestiaires. Heureusement, Raï égalise sur corner (67e). 1-1. Direction la prolongation ? Non. Quatre-vingt-troisième minute de jeu, Vincent Guérin change le destin de cette double confrontation et s’offre une place privilégiée dans l’histoire du PSG.

Et une clavicule, une ! Valdo a le ballon au milieu. Je l’appelle et il me sert. Je vois un grand boulevard devant moi et personne ne m’attaque. Je sprinte vers le but. Tout le monde pense que je vais le servir mais je décide de frapper. Personne ne s’y attendait… Le tir n’est pas puissant mais au ras du poteau", raconte Guérin. Busquets est battu. Le PSG passe devant. Le Parc prend feu.

"C’est un moment fort de ma carrière parce que Barcelone, parce que Cruyff… c’est 1974, et la vague orange. Aujourd’hui, quand on m’arrête dans la rue, on me parle très souvent de ce match et de ce but." Le souvenir est impérissable. Le Barça aura laissé des traces.

L'Ambiance au Parc des Princes : Un Enjeu Constant

L'ambiance parfois feutrée du stade fait une publicité négative au club dans les médias et a été critiquée par certains joueurs comme récemment David Luiz contre Caen. Elle préoccupe le directeur général du club, Jean-Claude Blanc.

Depuis l'éviction des supporteurs ultras - l'évocation d'une association défunte à travers le port d'une écharpe peut valoir l'expulsion du stade - le Paris-Saint-Germain tente de ressusciter l'ambiance au Parc des Princes par ses propres moyens. Il offre des drapeaux à agiter pendant les rencontres ou organise des « tifos », animations visuelles d'avant-match, comme l'an dernier lors du match aller contre le Barça.

Avant le coup d'envoi du match, le PSG va tenter de faire chanter au Parc des Princes un chant historique des ultras parisiens, O Ville Lumière, sur l'air de Flower of Scotland. Il l'a annoncé sur son site officiel en publiant les paroles. Il y a quelques années, le club avait déjà tenté l'expérience en diffusant l'hymne écossais joué par des cornemuses.

Déçu de la torpeur dans laquelle est parfois plongée le Parc des Princes pendant les matchs de son équipe, le club de la Qatar Investment Authority (QIA) a fait entrer depuis deux matchs des tambours chargés d'accompagner les chants des supporteurs. Ces tambours, employés selon nos informations par un prestataire du club, ont tapé en rythme mercredi dernier, en demi-finale de la Coupe de France contre Saint-Etienne (4-1) et samedi pour la finale de la Coupe de la Ligue contre Bastia (4-0), au Stade de France.

Depuis le plan de sécurisation du Parc des Princes adopté par l'ancien président Robin Leproux, en 2010, les mégaphones, tambours et autres éléments d'animation, pourtant utilisés par les supporteurs dans tous les stades de football d'Europe, sont interdits.

Les tambours, indispensables pour scander les chants et augmenter les décibels, ont donc fait leur retour à Auteuil et Boulogne. « La première fois, c'était contre Saint-Etienne, certifie Romain, placeur en tribunes. Quand des chants étaient lancés, ils suivaient le rythme. Ce n'était pas la folie, mais ça faisait un peu plus de bruit et les chant duraient un peu plus longtemps. »

Antoine Diebold, abonné de la tribune Boulogne, a discuté avec les percussionnistes lors du match contre Saint-Etienne : « Ils nous ont dit que si le PSG trouvait ça convaincant, ils continueraient. Ça prouve que le club veut faire quelque chose pour l'ambiance. C'est une bonne idée, mais le PSG ne fait pas cela avec les bonnes personnes. Ils n'étaient pas dans le rythme. D'évidence, ils n'avaient aucune culture des chants. »

En 2012, So Foot avait raconté l'histoire d'un groupe de supporteurs du virage Boulogne ayant pu introduire un tambour et une sono dans sa tribune après négociations avec le PSG. Sans expérience, ils n'avaient pas réussi à réveiller la tribune. Au bout d'un certain temps, des personnes accréditées par le club, bandeau PSG sur le bras, avaient récupéré les micros : ils étaient membres du collectif Sportitude, une association de lutte contre le racisme et le hooliganisme dans les stades.

Le jour ou les ultras Parisiens ont volé la bâche des Marseillais PSG-OM

Les Aventures des Supporters : Anecdotes de Voyages et de Matchs

Les supporters sont prêts à tout pour suivre leur équipe, même à parcourir des milliers de kilomètres. L'Express a suivi un groupe de supporters du PSG lors d'un déplacement à Barcelone. Une écharpe rouge et bleu est posée sur le tableau de bord du minibus de neuf places. Les candidats au voyage, tous fans du PSG et adeptes, pour l'occasion, du covoiturage, font connaissance.

00h45: un débat est lancé à propos de l'ambiance cette saison au Parc, jugée décevante. "35 ans que je suis abonné et, aujourd'hui, je ne reconnais plus mon stade", se désole Luc.

Membre Description
Stéphane 30 ans, conducteur, porte une casquette des Chicago Bulls
Matthieu 20 ans, cuisinier, parle beaucoup
Luc 57 ans, directeur d'une boîte de pompes funèbres, a l'humour noir
Julien 17 ans, fils de Luc, plus jeune supporter parisien abonné au Virage Auteuil
Thomas 21 ans, cuisinier
Tim 23 ans, consultant en communication, a mal aux jambes après un marathon
Mael 24 ans, journaliste à Sport 365, se dit "petit"

06h00: Il fait froid. "On va vers le sud ou on est sur la route des ch'tis?", se demande Stéphane, qui reçoit dans le même temps un appel de RMC. En direct à la radio, tout le monde pousse la chansonnette avec cette voix rauque et sensuelle que l'on peut avoir à 6h du matin: "Allez PARIS SAINT GERMAIN!"

11h00: arrivée au Camp Nou. Les premiers chants parisiens résonnent autour de l'enceinte. L'ambiance est calme et détendue entre les supporters des deux camps, qui se croisent dans la boutique du barca.

L'histoire de Foued, alias Serge, est une autre anecdote amusante. Foued avait prévu d'assister au huitième de finale retour de la Ligue des champions entre le FC Barcelone et le Paris-Saint-Germain. Quelques heures avant le match, il a rencontré une fille dans les rues de Barcelone et a décidé de l'inviter à boire un verre. Pris par le temps, il a raté l'entrée au stade avec ses amis. Il a passé la soirée dans un bar, a été interviewé par L'EquipeTV, et est devenu une star sur les réseaux sociaux.

En ville, la tension est plus palpable. Pas de violences, mais ça "chambre" de plus en plus dur, et ce n'est pas toujours du goût des habitants. Afin de relâcher un peu la pression, nous filons vers le port, non loin de là, pour une petite visite de la baie en bateau, sous un soleil qui tape encore en cette fin d'après-midi, à tel point que Stéphane prend un joli coup de soleil sur le haut du crâne.

Les Sanctions et Interdictions : Un Supporter Témoigne

Mathieu, abonné au Parc des Princes depuis 1999, a vécu une expérience désagréable. Lors d'un match PSG-OM, il a été interpellé par les stadiers à cause de son écharpe portant la double inscription « Authenthiks » et « PSG ». Les Authentiks sont une ancienne association de supporters dissoute en 2010. Mathieu, qui n'a jamais fait partie de cette association, a été auditionné par la police et a écopé d'une interdiction de stade de 3 mois, ainsi que de la résiliation de son abonnement par le PSG.

Cette interdiction pourrait se comprendre si un groupe de plusieurs supporters portait ostensiblement du matériel d’un groupe dissous dans l’enceinte du stade. Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé ! Enlevé !

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