Le Championnat d'Europe de football 2008, coorganisé par l'Autriche et la Suisse, a réuni seize équipes nationales pour une compétition intense et passionnante. Trente-et-un matches ont été disputés au cours des 22 jours de compétition, culminant avec la finale à Vienne le 29 juin. Cet événement a été marqué par des surprises, des déceptions et des moments de gloire, notamment la victoire de l'Espagne.

Les Favoris et les Outsiders
Avant le début du tournoi, plusieurs équipes étaient pressenties pour la victoire. La France, l'Italie et l'Allemagne étaient considérées comme les favorites par les bookmakers. L'Espagne de Torres et le Portugal de Ronaldo étaient également surveillés de près, tandis que certains espéraient l'émergence d'un candidat inattendu, à l'image de la Grèce en 2004.
Douze des seize sélectionneurs de l'Euro voyaient les Bleus soulever la Coupe Henri Delaunay à Vienne le 29 juin. Raymond Domenech, le sélectionneur français, avait également exprimé sa confiance en son équipe, tout en reconnaissant les chances de l'Allemagne d'atteindre la finale.
Les Groupes et les Chocs
Le tirage au sort avait réservé un choc explosif dans le groupe C, surnommé "groupe de la mort", avec une confrontation entre la France et l'Italie, finalistes du Mondial 2006. Cette poule comprenait également la Roumanie et les Pays-Bas, ce qui promettait des matches serrés et indécis.
Dans le groupe B, l'Allemagne semblait avoir une voie plus facile, avec la Croatie comme principal adversaire, ainsi que la Pologne et l'Autriche, considérées comme des équipes moins expérimentées à ce niveau.
Le groupe A mettait en scène le Portugal de Cristiano Ronaldo, la République Tchèque, la Turquie et la Suisse, tandis que le groupe D opposait l'Espagne, la Grèce (tenante du titre), la Suède et la Russie.
Les Déceptions et les Surprises
La Grèce, championne d'Europe en 2004, a subi un véritable affront en terminant dernière de son groupe avec le pire total de l’Euro : 3 défaites, 1 but inscrit, 5 encaissés ! Passé l’effet de surprise, les Grecs n’ont jamais donné l’impression de pouvoir défendre leur couronne. Avec un style de jeu ultra-défensif démodé et terriblement ennuyeux.
Cristiano Ronaldo n’a pas répondu aux attentes. Comme souvent, l’ailier portugais, pourtant si éblouissant et étourdissant durant toute la saison avec Manchester United, devient un joueur quelconque et frustrant dans les grands rendez-vous. Un but, une passe décisive et une élimination dès les quarts de finale alors que le Portugal faisait figure de favori au sortir du premier tour, le tournoi de Ronaldo se résume en un mot : décevant !
Les pays organisateurs spectateurs. Les mauvaises langues n’hésitaient pas avant le début de la compétition à déclarer ouvertement que, sans une invitation au titre de pays organisateurs, la Suisseet l’Autrichen’avaient pas le niveau pour figurer dans cet Euro. Le premier tour leur a donné raison. Dès la phase de groupes, Suisses et Autrichiens ont quitté le tournoi. Une première dans l’histoire du Championnat d’Europe.
Le Déclin de l'Équipe de France
Dans l’histoire récente des Bleus, le traumatisme de la Coupe du monde en Afrique du Sud catalyse facilement le pire. Mais pour comprendre la genèse du psychodrame sud-africain, encore faut-il fouiller davantage le disque dur et remonter jusqu’à l’Euro 2008.
Sortis par la petite porte, les Bleus de 2008 ont rapidement été oubliés. Ça a été un Euro très bizarre, conclut Pierre Mankowski. On avait un hôtel à assez haute altitude, on a passé tout le temps de la compétition dans le brouillard, sous la pluie. Tout était sombre, triste, à l’image du résultat.
Critiquée, raillée, dépassée, l’équipe de France fait peine à voir depuis deux ans (si ce n’est plus). Avant le fiasco mexicain, il y a eu un championnat d’Europe catastrophique, une qualification pour la Coupe du monde arrachée de la main et des matchs amicaux inquiétants.
Comptablement, le rendez-vous continental ne fut pas plus glorieux que celui de 2010 : un point pris et un but inscrit en trois matches. En Suisse, les Bleus ont alterné entre le médiocre et le très mauvais. Le 18 juin, ils étaient déjà de retour dans l’Hexagone.
Quelques matchs de l'équipe de France
- France - Roumanie 0-0 (Euro 2008): Candidat sérieux au titre du match le plus ennuyeux de la décennie, cette rencontre face à la Roumanie résume bien l’état d’esprit de Raymond Domenech et de ses hommes. Aucune d’envie si ce n’est celle de ne pas prendre de but.
- Pays-Bas- France 4-1 (Euro 2008): Quelques jours plus tard, les Bleus explosent en vol face à la jeunesse néerlandais. Thuram et Sagnol terminent leur carrière sur un naufrage.
- Italie - France 2-0 (Euro 2008): Les Bleus peuvent encore arracher leur billet pour les quarts, mais tout va très vite partir en vrille. Ribéry sort blessé, Abidal est expulsé, Nasri sacrifié et Raymond Domenech demande Estelle Denis en mariage.
Les choix du sélectionneur de l’équipe de France Raymond Domenech ont été au centre des critiques lors de l’Euro 2008. Raymond commençait à être pris à partie par les spectateurs. Les relations se tendaient de plus en plus avec les médias. On sentait la haine qui montait autour de lui. Au quotidien, ça avait un impact sur les joueurs, le staff.
Le Triomphe de l'Espagne
L'Espagne a remporté l'Euro 2008 en battant l'Allemagne en finale. La Seleccion remporte l'Euro pour la deuxième fois de son histoire et ce, 44 ans après sa première levée. La Mannschaft n'aura quant à elle pas su élever son niveau de jeu pour espérer soulever un quatrième trophée. La «Roja» est reine d'Europe !
La Roja va regoûter à une finale après 24 ans de disette et devra écarter l'Allemagne pour espérer y décrocher le graal.
David Silva sonne le glas des derniers espoirs russes après avoir contrôlé un bon centre de Cesc Fabregas depuis la gauche. Au point de penalty, il trompe ensuite le pauvre Igor Akinfeev, livré à lui-même, d'un plat du pied gauche.
Güiza enfonce le clou en gagnant son duel à bout portant face à Akinfeev d'un petit lob subtil. Au départ de l'action, Ramos trouve Fabregas qui pique sa balle pour le pichichi de la Liga, à la limite du hors-jeu. Ce dernier fait le reste avec sang froid.
La Seleccion, sûre de sa force collective, peut légitimement croire en son étoile mais comme l'histoire du football le prouve, les Allemands ne s'avouent jamais vaincus.
L'action suivante des Rouge fait presque mouche avec d'abord Cazorla sur la droite qui trouve Torres de l'autre côté de la surface. Le Red s'y prend à deux fois avant de finalement trouver un corner qui ne donnera rien.
Après un service de Xavi, Torres s'échappe seul face à Mertesacker et tente le grand pont sur le défenseur, sans succès.
La Roja, sûre de sa force collective, peut légitimement croire en son étoile mais comme l'histoire du football le prouve, les Allemands ne s'avouent jamais vaincus.
Germany - Spain EURO 2008 Final | Full Highlights 1080p HD 60 fps |
Statistiques et Faits Marquants
77 buts ont été inscrits durant la compétition. Soit exactement le même nombre qu’en 2004 ! Meilleur buteur de l’Euro 2008, David Villan’a fait tremblé les filets qu’à quatre reprises dont trois fois lors du premier match face à la Russie (4-1).
Symbole de cette infamie, la FIFA a élu… Xavi, meilleur joueur de la compétition.
| Statistique | Nombre |
|---|---|
| Nombre total de buts | 77 |
| Meilleur buteur | David Villa (4 buts) |
| Meilleur joueur | Xavi |

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