La rivalité entre le Paris Saint-Germain (PSG) et l'Olympique de Marseille (OM) est l'une des plus emblématiques et passionnées du football français. Cette rivalité se manifeste de diverses manières, notamment à travers des symboles forts tels que l'écharpe "anti-Marseillais".

L'Omniprésence Médiatique du PSG et la Fascination Qu'il Exerce
Il est difficile d'échapper à l'omniprésence médiatique du club parisien et à la fascination qu'exerce son transfert subit parmi les puissances économiques du continent. "Paris est magique": le slogan officieux autrefois scandé dans les tribunes trouve une spectaculaire confirmation dans l'incroyable opération d'escamotage réussie par les dirigeants successifs au cours des deux saisons précédentes.
Le "Plan Leproux" et la Transformation du Parc des Princes
On n'a en effet compris le sens du « plan Leproux » qu'après le rachat du club par Qatar Sports Investments, dont il a été une condition en même temps que la première phase d'un programme plus vaste concernant les tribunes.
On ne peut évidemment pas faire abstraction des événements et des actes qui ont entaché la vie du Parc des Princes depuis près de trente ans: exactions racistes, rixes, hooliganisme.
Les Ultras portent une part de responsabilité dans leur situation: incapacité à se fédérer, tolérance coupable envers leurs éléments déviants, erreurs stratégiques… À leur décharge, le combat contre le mépris et les amalgames dont ils font l’objet était perdu d’avance.
Mais, que l’on se réjouisse ou s’attriste de la métamorphose de ce stade, il faut prendre toute la mesure des événements.
Les fauteurs de trouble étaient identifiés depuis des années au grain de beauté près (joies de la vidéosurveillance), mais il a été plus rentable de profiter de l’émotion causée par la mort de Yann Lorence, en mars 2010, pour mener un grand nettoyage en optant pour la punition collective: plusieurs milliers de supporters ont été bannis au nom de la lutte contre une infime minorité d’entre eux.
Les pouvoirs publics, longtemps passifs en dépit de leurs gesticulations médiatiques, ont alors promu, par exemple, les fameuses interdictions administratives de stade (IAS), sur simple décision du préfet et sur la foi de vagues présomptions, sans intervention de la justice.
Beaucoup d’IAS ont ensuite été déclarées illégales après recours devant les tribunaux, mais ça n’a pas empêché les autorités d’en étendre le champ d’application et de les infliger sans discernement.
Par exemple, à près de 250 supporters ayant simplement participé à une manifestation (pacifique) aux abords du Parc des Princes en août 2010.
Tout récemment, le directeur de cabinet du préfet de police de Paris, Jean-Louis Flamenghi, a admis l’existence d’une “liste noire“ d’anciens interdits de stades n’ayant le droit ni de s’abonner, ni d’acheter des billets.
Une façon de transformer les IAS en condamnations à durée indéterminée, en toute opacité. Et désormais, sans vergogne.
Les pouvoirs publics se livrent ainsi à un exercice tout à fait étonnant: la chasse non pas aux hooligans, mais aux Ultras, population criminalisée, déclarée indésirable, et bannie sans avoir, dans son écrasante majorité, commis le moindre délit (pas même l’usage des fumigènes que la Ligue assimile au hooliganisme).
Ce stade ultrasécurisé, doté de lois spéciales qui en restreignent l’accès, devient aussi, sans surprise, un centre de profits optimisé.
Cette saison, la hausse brutale des prix des places et des abonnements marque la deuxième phase du processus de remplacement du public.
C’est qu’il s’agit d’installer une clientèle plus sage et plus sympathique pour l’opinion publique, mais aussi plus aisée et plus consommatrice.
Les propriétaires du PSG ne sont pas tout à fait ses mécènes, et ils doivent augmenter ses revenus en raison de la mise en œuvre du « fair-play financier ».
L’expropriation du public populaire doit suivre celle des Ultras, et elle s’accomplit d’autant plus en douceur que ces derniers, qui portaient justement un discours critique sur la marchandisation du football et constituaient le seul contre-pouvoir audible, ont disparu.
À Paris, la politique des stars assure le succès de l’opération tout en justifiant l’inflation du prix de l’accès.
Le néo-PSG a donc relégué à l’état de souvenirs un Parc des Princes dont l’acoustique phénoménale faisait détoner la clameur des deux kops.
Avec son architecture singulière et son histoire dense, il était presque toujours désigné comme le préféré des joueurs et sa réputation était de dimension européenne.
L’ambiance du vaisseau de Roger Taillibert est devenue très corporate: les drapeaux sont fournis, les slogans officiels parsèment les gradins et le bord du terrain, ainsi que les panneaux publicitaires pour QNB (Qatar National Bank) ou Be In Sport qui estampille aussi les écrans géants.
La reprise du Paris SG laisse sur le carreau le noyau dur des supporters, et l’on sent à quel point cette expérience pourrait faire école auprès des autres clubs.
Le pari est pourtant risqué à long terme: peu enracinée en France, la culture du football peut-elle se passer aussi aisément du public le plus dévoué à sa passion?
Ce Parc des Princes pasteurisé laisse une immense nostalgie, qu’ont voulu décrire les réalisateurs du documentaire Parc, donnant largement la parole à ceux ont connu celui d’avant. [1] Avant d’être finalement rectifié pour permettre aux dits supporters de fréquenter la zone de la Grande braderie… à condition de ne pas se déplacer en groupe.
Le Football: Plus Qu'un Sport, Une Culture
Le football n’est pas seulement, voire pas vraiment un sport, un jeu, car il y a bien plus de spectateurs que de sportifs. Le football est une culture, c’est à dire un ensemble d’institutions, de lieux, de rites, d’objets et de références qui rassemblent une communauté de personnes. Et c’est, bien entendu aussi, une économie.
Cette culture a deux faces. Le premier, c’est le plaisir du spectacle sportif, le plaisir de se rassembler pour participer ou assister à des exploits sportifs. Ça me semble positif et sympathique, pas de problème. Le second volet, la face sombre, c’est tout le reste : les supporteurs qui s’affrontent physiquement dans une furie patriotique (que la patrie soit le village, la ville ou le pays), et la joie parfois effrayante des supporters des équipes victorieuses.
Vu de l’extérieur, entre les drapeaux, la marseillaise, les cris et la détestation de l’adversaire, le football ressemble beaucoup à la guerre. Peut-être que c’est une façon d’éviter la guerre, après tout, en s’en tenant au simulacre, mais ce n’est pas certain, ça ressemble parfois à un entraînement, à une répétition.
Il y a beaucoup de dégradations et de violences (et même des accidents mortels) en marge des matchs importants, mais même si les médias les recensent, je note que c’est avec une certaine indulgence, avec bien plus d’indulgence en tout cas qu’avec les débordements équivalents qui entourent des manifestations politiques.
Le Football me semble aussi constituer une opération chamanique, et c’est quelque chose d’un peu émouvant : des millions de gens semblent vraiment convaincus qu’une partie d’eux-mêmes est mystérieusement reliée aux onze personnes qui courent sur le terrain, et que la défaite de l’équipe est leur défaite, et surtout, que sa victoire est leur victoire. Ils disent « on a bien joué » comme s’ils avaient eux-mêmes usé leurs crampons.
Des gens sans lien les uns avec les autres, qui peut-être se détestent politiquement ou personnellement, constituent soudain une communauté non autour d’idées, de valeurs ou d’un sentiment affectueux quelconque, mais contre des personnes identifiées comme ‘l’adversaire », « l’ennemi », enfin « l’autre », celui dont la douleur est notre plaisir et inversement.
Ce soir, après la victoire de la France, les églises ont sonné.
Les Chants des Supporters Parisiens
Les chants sont un élément essentiel de l'ambiance dans les stades. Le virage Auteuil, en particulier, possède un répertoire très riche. Voici quelques exemples de chants populaires :
- "Paris Saint-Germain, tout le virage avec toi !"
- "Oh oh oh oh oh..." (inventé par les Supras)
- "PSG allez"
- "Allez Paris, Paris SG" (apparu à Auteuil en 1998)
- "Enfin pour que nos couleurs, brillent encore" (reprise de l'hymne national écossais)
Chants supporters PSG
Tableau des Chants Populaires
| Chant | Origine/Particularités |
|---|---|
| Paris Saint-Germain, tout le virage avec toi ! | Encouragement lors de l'échauffement |
| Oh oh oh oh oh... | Inventé par les Supras, lent au début |
| PSG allez | Similaire au précédent, ralentir à "Et surtout ne dites rien" |
| Allez Paris, Paris SG | Apparu à Auteuil en 1998, très suivi |
| Enfin pour que nos couleurs, brillent encore | Reprise de l'hymne national écossais |

Être Ultra: Plus Qu'une Passion, Une Manière de Vivre
Être ultra, c'est soutenir son club partout, toujours, c'est se rendre au stade aussi souvent que possible pour encourager son club dans la victoire comme dans la défaite, à domicile comme à 1000 km de sa ville.
Être ultra c'est faire des déplacements pour soutenir son club à l'extérieur. C'est la fierté de représenter son groupe, son club, sa ville dans tous les stades.
Être ultra c'est chanter pendant 90 minutes, participer aux gestuelles et au tifos, à l'agitation des drapeaux, c'est une manière de vivre le match en tant qu'acteur et non pas en tant que spectateur classique qui vient au stade juste pour assister à un match.
Etre ultra ce n'est pas insulter des supporters adverses sans pouvoir assumer ses paroles par la suite. Il ne suffit pas de prendre la carte de membre d'un groupe pour être ultra, un ultra s'investit pour son groupe, sa ville et sa tribune, il n'hésite pas à contribuer à la fabriquation des drapeaux ou étendards, à l'organisation des tifos et à la mise en place de la tribune, il propose ses idées, prend des initiatives, parle de son groupe autour de lui pour le faire connaître et ainsi sensibiliser plus de monde à la cause ultra de sa ville.
Etre ultra, c'est porter fièrement porter les couleurs de son groupe. La vente du matériel du groupe est une des seule source de revenu pour un groupe. Un ultra peut également se distinguer par son halure vestimentaire. Il n'y a pas de tenue ultra, cependant de nombreuses personnes raliant se mouvement viennent au stade avec des sweet à capuche, lunettes de soleil, bob.
Etre ultra , c'est plus qu'une passion pour son club, c'est une manière de pensée, une manière de vivre. L'amour d'un ultra pour son club ne se limite pas aux 90 minutes d'un match, c'est arriver tôt au stade pour organiser sa tribune et rester après le match pour ranger le matos et vivre des moments inoubliables au local.
Etre ultra, c'est une manière de supporter son club indépendamment de son club. Les Ultras ont leur propre structure, ils sont autonomes et indépendants financièrement. Certains groupes se revendiquant ultra ont par le passé fait appel à des sponsors, demander de l'argent à leurs clubs ou autre mais en étant ultra il faut apprendre à faire avec les moyens du bord, certes avec du fric c'est facile de faire de beaux tifos mais à chaque groupe de faire avec ses moyens.
Etre ultra c'est manifester son mécontentement lorsque des choses ne vont pas. Et ce aussi bien dans son club que dans ses tribunes. C'est rejeter par exemple l'attitude de la ligue qui détient des droits de censure sur les banderoles que l'on déploie, nous interdit l'utilisation raisonnable de fumigènes, décale des matches en semaine et empêche des supporters de se déplacer pour suivre leur club, …
Une action est actuellement mené par la plupart des groupes ultra de France afin de lutter contre cette répression qui nous touche depuis la Loi Alliot Marie qui se devait une loi anti-hooligans mais se révèle plutôt une loi menaçant tous les supporters et plus particulièrement les personnes actives dans un stade. Ce regroupement des associations de supporters français nommé UCR (Union Contre la Répression) ne doit pas nous laisser indifférent, c'est à toute personne se sentant concerné de participer à cette lutte.
Etre ultra, c'est être solidaire avec les autres membres de son groupe lors de moments difficiles ou pour défendre de bonnes causes.
Etre ultra , c'est un délire monstrueux, des soirées inoubliables, des sensations uniques, des heures à passer avec des passionnés tel que toi. Les médias nous prennent pour des associaux, casseurs ou bien d'autres choses, la violence fait certes partie du mouvement tout le monde le sait mais les rares incidents ne doivent pas faire oublier les scènes de joie et de bonheur qui représente l'engagement de milliers de personnes à travers le monde.
Etre ultra c'est tout cela même s'il s'agit là d'une brève explication de notre mouvement.
tags: #echarpe #psg #anti #marseillais