La boxe, une discipline aux multiples facettes, englobe diverses pratiques avec leurs propres singularités. Parmi elles, la boxe anglaise se distingue comme la plus pratiquée et la plus représentée, notamment lors d'événements majeurs tels que les Jeux Olympiques et Paralympiques. Mais au-delà de la boxe anglaise, il existe une multitude de boxes pieds-poings, chacune avec ses propres règles et traditions.

Les Différents Styles de Boxe
Dans une même discipline, la boxe, on compte différentes pratiques, qui ont chacune leurs singularités.
- Boxe Anglaise: En boxe anglaise, seuls les coups avec les poings sont autorisés sur la tête et le torse de l’adversaire.
- Boxe Française (Savate): La boxe française ou savate, qui se différencie de son homologue anglaise par l'utilisation autorisée des pieds, en plus des poings.
- Boxe Américaine (Full Contact): La boxe américaine autorise également les coups de pieds et poings, uniquement au-dessus de la ceinture de son adversaire (buste, tête).
- Boxe Thaïlandaise (Muay-Thaï): Enfin, la boxe thaïlandaise, boxe thaïe ou muay-thaï à la particularité d'utiliser les coups de coude et les techniques de corps à corps par saisie.
Il existe beaucoup de boxes pieds-poings et elles sont présentes partout dans le monde. On en trouve en Amérique avec le Full contact, en Europe avec la Boxe française et en Asie avec le Muay thaï. Toutes les boxes que nous allons voir autorisent l’utilisation des jambes et des poings et parfois même des genoux et des coudes. Certaines s’inspirent du karaté, d’autres de la savate.
La Boxe Française (Savate)
On l’appelle aussi la savate. On trouve son origine au début du XIXème siècle en France, elle est alors considérée comme un sport de bagarreurs de rues et jouit d’une mauvaise réputation. Cependant en 1838, Charles Lecour qui assiste à un combat de boxe anglaise décide d’y incorporer les techniques de poing pour créer ainsi la boxe française. Pour éviter les blessures, le premier équipement de boxe française apparaît: on met des savates ou des chaussons sans semelles ni clous ». Une multitude de clubs ouvre en France et cette boxe devient très appréciée. C’est une boxe élégante et esthétique, donc appréciable à regarder.
C’est Théophile Gauthier, un romancier et poète français qui invente le terme de boxe française. Aujourd’hui cette boxe est très populaire et rayonne dans le monde avec ses championnats du monde. On utilise pour les poings, les techniques de la boxe anglaise. Pour les pieds on utilise les techniques de karaté, cependant il faut toujours armer la jambe avant de frapper. C’est une spécificité de la boxe française. Les cibles sont le haut et le bas du corps.
Il faut des gants adaptés pour la pratique de cette boxe. C’est-à-dire que les gants doivent être rembourrés au niveau de la paume et fermés intégralement sans trou apparent. De plus la manchette du gant doit bien recouvrir le poignet. Il faut utiliser des chaussures spécifiques, soit des chaussures montantes qui maintiennent bien la cheville. Les semelles doivent être lisses pour éviter d’occasionner des blessures à l’adversaire et pour avoir de meilleurs appuis. De plus, il faut utiliser un pantalon adapté, c’est-à-dire un pantalon moulant. Il possède deux avantages principaux, tout d’abord les mouvements et les coups sont mieux vus par le jury, mais il permet aussi une meilleure circulation du sang grâce à sa compression tout en étant très agréable à porter. Enfin une coquille est indispensable comme dans tous les sports de combat.
Le Full Contact (Boxe Américaine)
Le Full contact qu’on appelle aussi la boxe américaine est né aux États-Unis en 1974. Les pionniers de ce sport qui sont, Dante, Ray Scarica et Maung Gyi, se sont inspirés des techniques de karaté mais ont voulu les faire à pleine puissance. La synthèse entre la boxe anglaise et les coups de pieds du karaté a ainsi donné naissance au Full contact. En France, Dominique Valéra, 9ème dan de full contact et de karaté a fait connaître ce sport.
Lors des compétitions, on retrouve le plein contact avec les coups exécutés à pleine puissance. Le semi-contact, où les coups sont portés, mais sans enchaînements. Enfin le light-contact, les coups sont maîtrisés. Dans le semi et le light, la recherche du KO est interdite, on cherche à marquer un maximum de points pour gagner les combats.
On utilise pour les poings, les techniques de la boxe anglaise. Les techniques de karaté sont utilisées pour les pieds. Les cibles sont le haut du corps, donc tout ce qui est au-dessus de la ceinture. Il faut des gants de boxe ainsi qu’un pantalon long souvent en satin, adapté au Full contact. Pour les pieds il faut des chaussons. La coquille est également indispensable.
Le Kickboxing
Le Kickboxing naît au Japon en 1966. C’est Osamu Noguchi qui le fait connaître. C’est une synthèse du Muay-thaï du Kyokushin et du Kenpo. Le Kickboxing apparaît donc, c’est une boxe pieds-poings qui autorise les genoux frontaux sans saisies. Elle devient très rapidement populaire aux États-Unis où existe déjà le Full contact.
C’est un sport qui ressemble beaucoup à la boxe thaïlandaise, cependant deux différences majeures sont à noter. Les coudes sont interdits, et le corps à corps est limité à 3 secondes. Les techniques de boxe anglaise et de karaté, pour les jambes sont utilisées. De plus les coups de pieds aux jambes sont autorisés, ce sont les low kicks. Les coups de poing retournés et les balayages sont aussi admis. Enfin on peut utiliser les coups de genoux frontaux, mais sans saisies.
Il faut des gants de boxe et un short de Kickboxing. Les pratiquants sont torse nu et pieds nus. Pensez toujours à la coquille.
Le Muay-Thaï (Boxe Thaïlandaise)
On l’appelle aussi la boxe thaïlandaise. Elle fait partie des plus vieilles boxes connues. On l’enseigne d’abord comme un art militaire servant de moyens d’attaque et de défense pour les guerriers et les civils. Les rois de l’époque utilisent également les arts du combat pour régler leurs conflits. À la fin du XVIème siècle, le muay-thaï est enseigné à tous les soldats. Cet art considéré comme très dangereux, traverse les siècles et donne naissance à de nouveaux styles.
Après une interdiction partielle en 1921, le muay-thaï revient en force dans les années 1930, avec un ensemble de règles et de protections pour les combattants. Toutes les techniques de poings sont autorisées, même les coups de poing retournés. On peut également utiliser ses jambes, ses coudes, ses genoux. La frappe avec les pieds et les tibias est admise. Les projections et les fauchages sont également permis.
Il faut des gants de boxe et un short de muay-thaï. Les combattants sont torse nu et pieds nus. Ne pas oublier la coquille.
Le Lethwei (Boxe Birmane)
On l’appelle aussi le Lethwei. C’est au IIIème siècle que l’on retrouve les origines de la boxe birmane. Ce sont les moines de l’époque qui cherchent un moyen de se défendre et s’inspirent alors des guerriers birmans pour mettre au point ce système de combat. Mais c’est durant le XIème siècle que le Lethwei va devenir très populaire sous le règne du roi Anawratha, le fondateur du premier royaume birman unifié.
Les combats sont alors extrêmement violents et sans règles. Même au XIXème siècle, les protections des combattants sont très primaires. Une noix de coco en guise de coquille et une lanière de cuir pour le protège-dents. Heureusement, il y a une cinquantaine d’années, le sport s’est modernisé et codifié notamment grâce à l’influence des sports occidentaux. La boxe birmane est ainsi devenue populaire aujourd’hui et essaie d’être aussi réputée que la boxe thaïlandaise.
La boxe birmane est une boxe complète. On peut se battre avec les mains, les pieds, les coudes, les genoux, mais aussi parfois la tête dans certaines régions de Birmanie. Les cibles sont le haut et le bas du corps. Il faut des gants et un short de boxe. Cependant dans certaines compétitions en Birmanie, les gants de boxe sont interdits et l’on se bat avec des bandages aux mains. La coquille est de rigueur.
Le Sanda (Boxe Chinoise)
On l’appelle aussi la boxe chinoise. C’est un sport de combat qui est récent, néanmoins on retrouve les origines de ce sport presque 200 ans avant Jésus-Christ. C’est au début du XXème siècle, que l’armée chinoise met au point un système de combat pour la guerre. Ils sont aidés par des instructeurs russes qui leur transmettent les techniques de close-combat.
Cependant dans les années 1970, la Chine souhaite remettre au goût du jour ce système et le transformer en un sport de combat avec des règles. En effet, à l’origine ce système est enseigné pour se battre à mort. C’est une boxe pied-poing complète qui réunit les frappes avec les pieds, les mains, les saisies et les projections.
Il faut des gants de boxe, un plastron, un short et évidemment une coquille.
Durée des Combats: Boxe Professionnelle vs. Boxe Amateur
La durée des combats varie considérablement entre la boxe professionnelle et la boxe amateur, influençant la stratégie et l'intensité des affrontements.
Boxe Anglaise Professionnelle
Dans la boxe anglaise professionnelle, les combats de poids lourds sont généralement les plus suivis. Ces affrontements durent habituellement 12 rounds de 3 minutes chacun chez les hommes avec une minute de repos. Ce format exige une condition physique exceptionnelle et une stratégie minutieusement planifiée. Les rounds permettent de tester non seulement la force mais aussi l’endurance et la résilience des boxeurs.
Pour les autres catégories de poids, les combats varient de 8 à 12 rounds, selon l’importance du match et l’expérience des boxeurs. Les combats pour les titres mondiaux et certains événements majeurs ont tendance à utiliser le format de 12 rounds, tandis que les combats moins médiatisés peuvent se dérouler en 8 ou 10 rounds.
Les combats professionnels féminins sont généralement plus courts, allant de 8 à 10 rounds de 2 minutes chacun. Cette différence vise à protéger les combattantes tout en maintenant l’intensité et l’excitation des affrontements. Les boxeuses démontrent une technicité et une stratégie tout aussi impressionnantes que leurs homologues masculins.
Boxe Anglaise Amateur
En boxe amateur, les combats masculins se composent de 3 rounds de 3 minutes. Ce format court met l’accent sur la technique, la vitesse et l’agressivité. Les boxeurs doivent marquer des points rapidement et éviter de subir des coups inutiles, car le temps pour faire la différence est limité.
Pour les femmes, les combats amateurs se déroulent en 4 rounds de 2 minutes. Ce format vise à offrir une compétition équilibrée et dynamique, tout en garantissant la sécurité des boxeuses. La brièveté des rounds incite à des échanges rapides et à une intensité élevée dès le début du combat.
Boxe Française (Savate)
En boxe française, les combats sont composés d‘assauts de 3 minutes chacun, sans limite prédéfinie de rounds. Les boxeurs continuent jusqu’à ce qu’un combattant soit clairement vaincu ou qu’un arbitre décide d’arrêter le combat. La notion d’ « assaut » en savate est différente car elle combine technique, endurance et stratégie sur une durée potentiellement variable, rendant chaque combat unique.
L’assaut en savate se concentre sur la technique et la précision plutôt que sur la force brute. Les juges évaluent les coups selon leur netteté et leur contrôle. Cette approche favorise un style de combat fluide et esthétique, mettant en avant l’habileté et la maîtrise de l’art de la boxe française.
Boxe Thaïlandaise (Muay Thaï)
Les combats professionnels de Muay Thaï se déroulent sur 5 rounds de 3 minutes. Ce format est traditionnel et permet aux boxeurs de montrer l’étendue de leur technique et de leur endurance. Les rounds comprennent non seulement des échanges de coups mais aussi des clinchs (corps à corps), ce qui rend chaque round intense et stratégique.
En compétition amateur, les combats de Muay Thaï se déroulent sur 4 rounds de 2 minutes. Cette structure vise à offrir une expérience de combat intense mais plus courte, adaptée aux boxeurs moins expérimentés. Cela permet aux amateurs de développer leurs compétences dans un environnement compétitif mais sécurisé.
Comparaison des Durées de Combat
Voici un tableau comparatif des durées de combat dans différents styles de boxe:
| Type de Boxe | Format Professionnel | Format Amateur |
|---|---|---|
| Boxe Anglaise | 8-12 rounds de 3 minutes | 3 rounds de 3 minutes (hommes) / 4 rounds de 2 minutes (femmes) |
| Boxe Française (Savate) | Assauts de 3 minutes (sans limite de rounds) | Assauts de 3 minutes (sans limite de rounds) |
| Muay Thaï | 5 rounds de 3 minutes | 4 rounds de 2 minutes |
Pourquoi Ces Différences de Durée?
Les différences de durée des combats sont influencées par plusieurs facteurs:
- Sécurité des Boxeurs: Des rounds plus courts et moins nombreux réduisent l’accumulation des coups et les risques de traumatismes crâniens.
- Règlements et Traditions: Chaque discipline a ses propres règles et traditions, influencées par sa culture d’origine.
- Spectacle et Entertainment: La durée des combats est conçue pour maximiser le spectacle et maintenir l’attention du public.
Chaque discipline de boxe a évolué avec ses propres règles et traditions, influencées par sa culture d’origine. Par exemple, le Muay Thaï, avec ses 5 rounds de 3 minutes, reflète les rituels et la culture thaïlandaise, où les combats sont aussi un spectacle traditionnel. La savate, avec ses assauts de 3 minutes sans limite fixe de rounds, met l’accent sur la technique et la précision, reflétant l’élégance et la rigueur des arts martiaux français.
Les règles de la boxe anglaise ont évolué de manière significative au fil des décennies. Dans les années 1800, les combats pouvaient durer des dizaines de rounds, parfois jusqu’à ce qu’un combattant soit incapable de continuer. L’introduction des rounds de 3 minutes par les règles du Marquis de Queensberry en 1867 a standardisé la durée des combats, apportant plus de structure et de sécurité au sport.
Les attentes du public jouent un rôle crucial dans la structure des combats. Les spectateurs recherchent de l’action, de la stratégie et du suspense. En boxe professionnelle, les combats de 12 rounds permettent de développer une narration dramatique où les boxeurs doivent gérer leur endurance et leur tactique sur une longue période. En revanche, les combats plus courts et intenses en boxe amateur répondent aux attentes d’un public qui souhaite voir des compétitions rapides et dynamiques.
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Préparation Physique pour les Sports de Combat
Si les sports de combat font appel à des qualités importantes de technique et de coordination, les qualités physiques nécessaires ont une part très importante dans la performance globale. Le combattant doit répéter des actions et des frappes explosives isolées ou enchaînées sur l'ensemble de la rencontre. La préparation physique est donc un facteur décisif dans la préparation globale du combattant.
Schématiser UNE préparation physique pour LES sports de combat est impossible. Les diverses disciplines telles que la boxe anglaise amateur ou professionnelle, les boxes pieds-poings en plein contact (combat en Savate, kick boxing, muay thai, full contact, MMA, etc.) ou en "light" contact (assaut en Savate, light contact, etc.), les arts martiaux sportifs où les coups sont portés réellement (Taekwondo, Sanda, Vovinam, Kyokushinkai, etc.) et ceux où le contrôle des touches est obligatoire (karaté compétition par exemple), sont autant de variantes amenant des différences dans la préparation.
Néanmoins une trame est commune à toutes ces diciplines : l'explosivité, le rythme élevé des échanges, l'amplitude articulaire pour utiliser toutes les techniques, le renforcement musculaire abdominal et cervical pour amortir les frappes adverses. Cela induit des exigences sur les plans énergétiques et fonctionnels, non seulement pendant la rencontre elle même, mais aussi pendant l'entraînement visant à développer ces qualités. La préparation physique en sports de combat est souvent déterminante sur le résultat final. De plus les orientations générales et orientées de l'entrainement physique sont très importantes dans la périodisation globale de la préparation.
Les Qualités Requises par les Combattants
Pour maintenir un niveau de répétitions d'actions explosives (frappes isolées ou enchaînements courts) lors des phases de contres, contre-attaques et d'attaques, le plus élevé possible :
- Filière anaérobie alactique ;
- Filière puissance aérobie et dans une moindre importance zone mixte aérobie - anaérobie lactique ;
- Endurance de force vitesse spécifique sur les groupes musculaires « Quadriceps - Ischios jambiers - Fessiers » et « Deltoïdes - Triceps - Biceps - Pectoraux » pour les frappes, ainsi que les muscles de la cheville (mollets) pour des déplacements toniques spécifiques ;
- Vivacité, vitesse gestuelle et coordination spécifique ;
- Filière anaérobie lactique pour la fin de rencontre.
Pour posséder une robustesse musculaire permettant de se protéger des frappes adverses : Structure musculaire générale et en particulier sangle abdominale et rachis cervical.
Pour maintenir une position de garde efficace : Endurance de force isométrique des muscles de l'épaule et des bras.
Pour posséder une structure prête à accepter les charges de travail : Equilibre, proprioception et souplesse passive.
L'effort engendré par un combat de Savate ne fait pas directement intervenir la filière capacité aérobie. Néanmoins son développement est indispensable pour que l'athlète puisse supporter des entraînements répétés et intenses tout au long de la saison.