Comment un sport comme le rugby contribue-t-il à fortifier l’identité d’une ville, d’une région, à une époque où les repères territoriaux et sociaux se font rares ? Comment peut-il être le vecteur de la transmission d’un message plus largement humaniste ? Cet article explore l'histoire et la signification du drapeau de l'ASM Rugby, en mettant en lumière les valeurs et les symboles qui incarnent ce club emblématique.
Dans un premier temps, nous analyserons les valeurs spécifiques au rugby pour mettre en lumière celles qui pourraient faire l’objet d’une transmission en direction de la société civile et des sociétés privées et les modalités précises selon lesquelles cette transmission pourrait se dérouler. Dans un second temps, nous étudierons la propension marquée des politiciens, des managers et des chefs d’entreprise à s’emparer d’évènements sportifs pour asseoir leur popularité, améliorer leur visibilité ou asseoir une politique commerciale. Nous nous intéresserons à leur manière de mettre en scène de manière ostentatoire leur connaissance d’un sport pour créer une dramaturgie, un véritable spectacle renforçant le sentiment de proximité avec le public venu assister au match, public qui représente, bien évidemment, une part non négligeable leur possible électorat.
C’est d’ailleurs ce que note fort judicieusement l’anthropologue et sociologue Georges Balandier dans Le pouvoir sur scènes lorsqu’il écrit que la communication politique emprunte parfois au théâtre certains artifices destinés à surprendre l’auditoire : « La “théâtrocratie” […] règle la vie quotidienne des hommes en collectivité : elle est le régime permanent qui s’impose aux régimes politiques divers, révocables, successifs » (Balandier, 1992, p. 13). Nous essaierons de montrer de manière plus approfondie que la mise en scène de la connaissance du rugby par les hommes politiques constitue une forme très visuelle d’activité rituelle, ainsi que le remarque Pascal Lardellier : « ce spectacle vivant et à représentation unique que constitue le rite, et dont les acteurs se trouvent être les plus hauts représentants de l’État, ne s’épuise pas en une hypothétique finalité de divertissement, […] le rite politique constitue en fait un moment du pouvoir en performance, un accomplissement authentique de la vie institutionnelle.
Les valeurs rugbystiques sont ainsi mises au service de dispositifs communicationnels élaborés où la vie politique, entrepreneuriale et le sport collectif sont appariés. Au-delà des pures considérations politiques et des différentes échéances électorales, il ne demeure que des rites structurants qui, du rugby à la société, contribuent sinon à fonder du moins à renforcer un vivre ensemble : « les rites sont partout présents, et ils remplissent d’inestimables fonctions sociales. […] Ils produisent du lien, de la mémoire et de l’appartenance, tout en donnant un cadre esthétique à nos relations […], sont tout à la fois des écrins pour nos relations et une architecture pour la société ».
Valeurs Fondamentales du Rugby
Dans l’univers du rugby, les dimensions physique, technique et stratégique sont très présentes au cours de la partie mais n’occultent à aucun moment la richesse des relations interpersonnelles et intersubjectives (faites de confiance, de connaissance réciproque et de complémentarité) qui se tissent entre les quinze joueurs d’une même équipe.
Le rugby suppose dans un premier temps la coopération entre partenaires d’une même équipe. Mais cela n’empêche pas, bien au contraire, le respect d’autrui à travers les adversaires (on joue contre eux, mais aussi avec eux) : « l’affrontement avec l’autre permet donc de se situer, de trouver sa place. On se mesure à un adversaire égal, miroir de soi-même, pour affirmer sa propre identité. […] L’idéal maçonnique disait “se construire ensemble”, et c’est bien ce qui fait l’essence même du rugby ».
Le combat collectif (notamment dans l’épreuve de force que constitue la mêlée) et les nombreuses situations frontales d’affrontement physique (dans les regroupements, par exemple) présupposent à la fois le courage individuel et la solidarité face à l’adversité. Pierre Sansot écrit à ce propos : « le rassemblement d’un groupe autour d’une action fondamentale […] touche aux confins du sacré, au tréfonds de la condition humaine ».
La pratique du rugby s’accompagne également d’intelligence tactique pour choisir les solutions individuelles et collectives les plus adaptées au rapport d’opposition mis en évidence par le contexte de jeu. En effet, le « bon joueur doit capter le plus grand nombre d’informations […] et opérer le “bon choix”. […] Ce qui rend la performance méritoire, c’est qu’il possède un délai fort court. […] De là une vivacité d’esprit indispensable ».
Cette intelligence tactique s’accompagne aussi d’une nécessaire prise d’initiative pour sortir à bon escient des schémas de jeu préétablis et impulser un peu de créativité. Celle-ci consiste à aller « du désordre à l’ordre, ou, à l’inverse, de l’ordre au désordre, bref à restructurer l’ordre […] de la relation à autrui […] d’une manière nouvelle qui nous est plus favorable ».
Le rugby, sport collectif de combat indissociable d’une certaine rudesse place au firmament le goût de l’effort qui permet de supporter la durée des matches, les aléas du score et des intempéries. Enfin, la dernière de ces valeurs - et non la moindre - est la convivialité qui se manifeste après le match lors de la fameuse “troisième mi-temps” et permet de poursuivre - ainsi que l’observe Jean-Jacques Boutaud - la rencontre des autres dans le cadre festif et décontracté d’un repas : « la table rassemble, réunit, place au même niveau, gomme les barrières sociales. Elle installe et instaure le partage, la confiance, voire la confidence. […] Elle est signe de communauté, de communion ».
Si pour le stratège Carl von Clausewitz, la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens, la troisième mi-temps constitue au rugby à la fois la continuation rassérénée des percussions rugueuses et l’instrument permettant l’instauration d’une paix des braves qui prolonge sur le plan de la parole la geste guerrière des corps. Ainsi, la table autour de laquelle se réunissent les joueurs des deux équipes rassemble un microcosme organisé, une véritable microsociété et représente « un lieu de plaisirs partagés, de communion des corps et des cœurs ».
La troisième mi-temps au rugby est organisée autour de la commensalité, c’est-à-dire du repas pris en commun : à ce titre, elle sera considérée, écrit Pascal Lardellier, « comme le cœur de la vie sociale et un formidable théâtre relationnel, lieu de partage et de plaisirs, impitoyable prisme sociologique ».
Tout à la fois art du partage, plaisir de l’échange et volupté de la transmission, le rugby est une « métaphore vive » (pour faire référence à Paul Ricœur) de la société française.
Comment les valeurs du rugby peuvent-elles être étendues à d’autres contextes que celui du sport ? En quoi peuvent-elles être éclairantes pour les sociétés en général en tant que communautés régies par des règles) et pour les organisations ?
Nous proposons ici de montrer en quoi les valeurs du rugby peuvent précisément constituer un apport enrichissant pour les relations humaines qui s’organisent autour « du rêve, du rire, de l’émotion, des joies communes » qui fournissent la trame de la vie en collectivité.
Si le rugby est né d’une transgression (saisir la balle à la main et la porter dans l’embut) - comme toutes les actions politiques décisives (il n’y a qu’à penser à l’appel du 18 juin lancé par le Général de Gaulle et s’inscrivant à contre-courant du discours de Pétain) - il existe néanmoins des différences importantes entre ce sport collectif et la politique, ainsi que l’observe avec justesse le journaliste Thomas Legrand : « les qualités pour jouer au rugby sont celles dont on rêve pour la politique : il faut être courageux, collectif, loyal et ne pas avoir un ego surdimensionné ».
En effet, la communication politique prend parfois l’allure d’une joute oratoire entre deux politiciens qui parviennent mal à cacher leur volonté de puissance et leur désir de reconnaissance. La guerre des chefs - pour le moins triviale - qui a opposé Jean-François Copé et François Fillon entre avril et mai 2013 - dans le cadre des élections organisées pour briguer la présidence de l’UMP - est là pour en témoigner. Une différence fondamentale entre le rugby et la vie politique se situe également au niveau de la mentalité spécifique à chaque activité : en effet « quand on porte la balle, au rugby, c’est généralement pour essayer de fixer le plus d’adversaires sur soi afin d’offrir le ballon à un partenaire qui aura ainsi la voie plus libre.
Au rugby les actions des huit avants (notamment au cours d’une mêlée) servent à faire briller les sept arrières, alors qu’au contraire tout ce qu’entreprend un homme politique c’est pour se mettre lui-même en lumière. Bien plus qu’un simple sport collectif comme il y en a tant (football, handball, basket-ball), le rugby se singularise par sa conception éminemment altruiste du jeu : sans les autres membres de l’équipe au rugby on ne peut rien faire : « les rares vedettes de l’histoire du rugby : Spanghero, Rive ou Chabal le sont plus par leur dégaine que par leurs performances. Il n’y a pas de stars dans le rugby tout simplement parce qu’il est très difficile », impossible même d’être mis en évidence au détriment de ses coéquipiers.
Comme l’écrit Pierre Sansot dans son ouvrage Le rugby est une fête, « il y a au rugby, de par sa tradition, de par la rudesse de son jeu, un goût de la simplicité, un respect de la vérité » qui bat en brèche toute tentative de mise en scène de soi, toute propension au paraître qui semble, au contraire, constitutive de l’exercice de la politique. Mais ces différences certes importantes ne doivent pas occulter une réalité partagée, la nécessité commune à ces deux univers de mobiliser « un grand sens stratégique, il faut être malin mais pas trop retors ».
Au rugby tout comme en politique, il faut savoir alterner entre des phases de confrontation directe et des phases d’évitement, entre la lutte acharnée et une certaine forme de prise de recul par rapport à l’effervescence ambiante.
À la fin d’un match de rugby, il n’est pas rare de voir de solides gaillards « la gueule ensanglantée et les oreilles en choux fleurs, faire des haies d’honneur à leurs adversaires en retournant au vestiaire ».
Dans le champ de la politique ainsi que des campagnes et stratégies de communication qui en sont indissociables, l’opinion publique a tendance à ne retenir que des rivalités soigneusement entretenues à grands renforts de joutes médiatiques qui constituent un aperçu biaisé et réducteur de la situation : « en réalité ces hommes et ces femmes qui s’entredéchirent savent mieux que d’autres passer outre, “jeter la rancune à la rivière” comme disait Giscard ».
Le déroulement et l’issue de la primaire socialiste avant même le début de la campagne présidentielle 2012 ont donné lieu à des séquences dignes des plus belles images de fairplay au rugby. Durant la même campagne, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de vouloir rallier à sa cause ceux qui l’avaient sévèrement critiqué (Villepin, Hulot, Morin, etc.), adoptant une attitude rugbystique très courante, celle qui consiste « à serrer la main de celui avec lequel on vient de s’échanger quelques marrons ».
Néanmoins, il reste une partie du public concerné par la politique (celui des militants et des sympathisants) qui devrait calquer leur comportement sur celui des joueurs de rugby. Durant un match de rugby, les supporters se chambrent gentiment et se mélangent avec plaisir dans les tribunes.
Au sein de l’entreprise, une introduction des valeurs du rugby dans la réalité des expériences managériales et des pratiques entrepreneuriales est possible, mais sous certaines conditions. La première est que le management rugbystique d’une entreprise ne peut fonctionner qu’avec une équipe travaillant dans la longévité et dans la stabilité (le contexte de précarité généralisée que nous connaissons actuellement dans les organisations ne s’y prête absolument pas).
Le rugby est en premier lieu porteur d’un modèle particulier et original de gouvernance qui impose, comme le remarque François Jolivet, « que chacun soit professionnel, joue son rôle, dans l’adversité, comme au rugby, mais aussi que chacun puisse dialoguer après la sortie des vestiaires ou lors de la troisième mi-temps.
Selon Emmanuel Bayle, dans le rugby comme dans l’entreprise, certaines logiques existent qui s’appuient sur les « principes générateurs de l’action individuelle et collective en situation : les valeurs (culture), les influences sur autrui (pouvoir), les intérêts (stratégie) ».
Comme le démontre Béatrice Barbusse, il existe de profondes similitudes de fonctionnement entre la vie d’une entreprise et celle d’un club de rugby. Jocelyn de Just, consultant en management, souligne à son tour les importants efforts consentis par le monde de l’entreprise pour faire siennes les valeurs humanistes du rugby. Cette assimilation voulue passe préalablement par l’établissement d’un univers de référence commun ou, à tout le moins, par une estompe des différences entre les deux écosystèmes.
Au rugby, la solidarité aide à « se remettre en question, afin de trouver des solutions ensemble ». Avant le match, le coach rappelle à ses joueurs leur importance dans le système de jeu et ce qu’il attend d’eux. L’important pour une équipe (ou une entreprise) c’est la force de son collectif : « on est parfois amené à souffrir sur un dossier, à surmonter une réelle difficulté pour boucler un projet. Mais si on fait corps avec les copains, on sait qu’on va y arriver ».
Pour motiver ses employés, un manager peut raconter l’histoire d’un succès ou d’une victoire « pour inspirer les collaborateurs ».
L’entreprise s’inspire en premier lieu de la façon spécifique qu’ont les rugbymen de gérer le stress lié à la compétition et aux matches à enjeux et de le transformer en source de motivation : « Areva, Total, Lapeyre ou Stéria ont ainsi fait appel à des formations utilisant les règles de jeu du ballon ovale pour réussir certains projets : ouverture à l’international, amélioration de la qualité ou résolution de conflits. Ici, la mêlée, les techniques de plaquage ou les jeux de touche permettent aux salariés de tester et de renforcer leur cohésion.
Couleurs et Symboles de l'ASM Rugby
Les couleurs jaunes et bleues sont les couleurs de... le jaune est couleur déternité .
Pourquoi y a-t-il 5 barres verticales sur le blason de l'ASM,existe-t-il une explication historique, une symbolique ? Une autre: Pourquoi le jaune et le bleu ? (origine des couleursque la société michelin a repris à son compte)
Ce sont les comtes dAuvergne qui au début du XIIe siècle ont bâti la butte de Montferrand, y élevant un château fort, base dattaque sur Clermont, la ville épiscopale quils désiraient sapproprier. Lassaut pourtant tourna court, lévêque avait appelé à son secours Louis VI le Gros, roi de France, son suzerain, et la venue du Duc dAquitaine, suzerain du comte, gela la situation. Les deux "grands" préférèrent traiter plutôt que dengager une guerre difficile. Que lévêque reprenne sa Ville de Clermont, et puisque Montferrand existait, pourquoi le comte ne sy installerait-il pas ?
Le partage nétait guère égal car, en se retirant, larmée royale ne laissait quune tour et son enceinte.
Le bleu viendrait simplement de la couleur des "dauphins" (dauphins d'auvergne et de clermont, bizaremment on ne parle pas de montferrand...).
4 bandes bleus et 5 bandes jaunes...4+5 = 9...Le nombre de finales perdues par le club avant le premier bouclier.
Trés interessant tout ça .D'après sampaud : Le jaune viendrait donc de la couleur des lions. (mais pourquoi des lions ? on est pas à sochaux...)Et cantalentredeux ça signifie quoi : "le blason de nos asemistes est un ensemble de couleurs azur et or, en partitions de rebattements en 4 palsEn gros ça veux dire des bandes jaunes et bleues alternées ?
Ce sont les fréres michelin qui en 1889 fondant leur firme ont voulu s'intégrer a notre région et ici notament a leur lieu d'implantation .
Cest Monsieur Cholet le 1er president de la section rugby.
Les motifs qui apparaissent discrètement sur le haut sont un écho aux sept provinces du Pays basque.
En 2022, l’Aviron Bayonnais décide de marquer son retour en TOP14. Dix jours après avoir été sacré champion de France de PROD2, Bayonne dévoile un tout nouveau logo riche de plusieurs références au passé ainsi qu’au Pays Basque. Un blason vient encadrer la bannière traditionnelle, il reprend la forme d’une etxea (maison traditionnelle basque), fait figurer, sous forme de rayures, les sept provinces basques.
Longtemps resté intact, le blason de l’Aviron Bayonnais a depuis 2022 subi des modifications. Une transformation réussie incarnant à merveille les valeurs de ce club si atypique.
Plus que tout autre club, l’Aviron Bayonnais regorge de symboles. Son stade, Jean-Dauger, qui est une citadelle imprenable, son hymne, la pena baiona, qui est entonné partout en France et son nom qui tranche littéralement avec les habituels : Stades, Racings ou Olympiques. Depuis sa création, ce club a toujours su se démarquer par son originalité teintée d’un attachement important à la tradition.
A la base, il s’agit même de la volonté d’une bande de copains, un peu turbulents, de créer une section rugby après s’être faits renvoyer de leur club d’aviron. Partis de la Société Nautique de Bayonne, les camarades se concertent et décident d’une nouvelle entité : l’Aviron Bayonnais dont les couleurs seront le bleu ciel et le blanc. Le choix du logo est simple, deux lettres bleues, A et B, ornant une bannière blanche. Ce dernier ne subira une série de modifications qu’à partir du siècle suivant restant quasiment inchangé en 100 ans d’existence.
Longtemps resté intacte, le blason de l’Aviron Bayonnais va subir un premier changement à l’approche des 100 ans du club. Un mât est ajouté à la célèbre bannière et la mention « Aviron Bayonnais Rugby » fait son apparition. Un court passage à une version retro s’effectue lors de la saison du centenaire puis de 2008 à 2022, l’écusson se modernise. Des formes géométriques sont adoptées comme un triangle scindé de blanc et de bleu figurant l’étendard le tout encerclé par un ovale.
Pottoka, la célèbre mascotte, dans un rôle de porte-drapeau.
Un résultat d'ensemble un peu trop classique mais efficace qui ne froissera personne. On regrette toutefois un scapulaire ton sur ton bien trop discret.
La tunique extérieure, en revanche, est une franche réussite. De nombreux monuments et paysages de la région bordelaise sont représentés d'un trait léger sur un fond blanc. On retrouve par exemple le stade Chaban-Delmas ou la dune du Pyla. Il reprend le bleu traditionnel du club. L'ensemble est assez élégant, grâce notamment à la présence, pour les deux tenues, d'un col à l'ancienne du plus bel effet.
Cette saison, Clermont s'en sort plutôt bien avec cette tunique concoctée par Macron. Le bleu s'impose sur les épaules et les manches, tandis que le jaune poussin domine logiquement l'ensemble. Des lignes topographiques se distinguent à peine pour souligner le paysage volcanique auvergnat. Le résultat est un peu chargé mais demeure lisible. Un ensemble clairement réussi.
Le principal dessine un damier assez original, mais avec un noir et un gris trop terne, à peine relevé par les lignes rouges du col. Pas de faux pas, mais rien de réellement marquant. Le rappel au patrimoine local est une tendance forte cette année, et le MHR n'y déroge pas.
Le Coq Sportif a ainsi décidé de faire la part belle à l'Opéra Comédie de Montpellier pour sa tenue domicile avec des motifs (très) discrets, en bleu clair sur bleu foncé, rappelant les ornements géométriques de la Grande Salle et l'architecture du monument. Une bonne idée sur le papier mais la réalisation est décevante.
Le club béarnais évoluera évidemment dans sa couleur verte traditionnelle. La tunique extérieure reprend exactement le même design, inversant les couleurs (col vert validé à 100 %). Un ensemble simple mais très réussi.
Adidas n'a pas révolutionné ses tenues pour l'USAP. Le liseré sang et or est logiquement présent. Un design général sans grande originalité qui ne devrait pas rester dans les annales du club. Mais Nike a réussi à apporter une touche de nouveauté avec l'écusson du club brodé en or sur le coeur, et surtout cet effet « eau de piscine » pour rendre hommage aux nageurs qui ont animé la Paris La Défense Arena cet été pendant les Jeux Olympiques. Une idée brillante et une réalisation plus que convaincante.
Moins marquant mais plutôt réussi. Évidemment, le rose s'impose sur la tenue principale du Stade Français. Kappa n'a pas oublié d'y incorporer les trois éclairs bleu marine, et l'a surmontée d'un élégant col, notre tendance préférée de cette collection rugby 2024-2025. Une des plus belles réussites de la saison. Sa tunique principale reprend le rouge éclatant, mais le noir est quasiment absent, si ce n'est en liseré du col et des manches. La tenue extérieure, totalement blanche, est plus agréable à l'oeil et se distingue par son élégance, qui se veut un hommage à la Marine nationale, avec de légers liserés noirs. C'est sans doute LA déception de la cuvée 2024-2025.
Mais ceux-là auraient sûrement préféré une tenue plus simple et iconique pour leur équipe. Là, on dit oui. Pour leur toute première apparition en Top 14, les Vannetais ont voulu marquer le coup et jouer à fond la carte de l'identité bretonne.

Logo actuel de l'ASM Clermont Auvergne
L'ASM Clermont Auvergne, couramment appelée ASM Clermont, est un club de rugby à XV français basé à Clermont-Ferrand. Fondé en 1911, le club a une riche histoire et une forte identité régionale.
Le club évolue au stade Marcel-Michelin, un lieu emblématique pour les supporters et un symbole de l'attachement de la ville à son équipe. Les couleurs du club, le jaune et le bleu, sont inspirées des armoiries des comtes d'Auvergne et de la ville de Clermont-Ferrand.
Le logo de l'ASM Clermont Auvergne a évolué au fil des ans, mais il a toujours conservé les couleurs et les symboles qui représentent l'identité du club et de sa région. Les rayures jaunes et bleues sont un élément distinctif du blason, rappelant l'histoire et les traditions de l'Auvergne.
Le club a remporté plusieurs titres de champion de France et a participé à de nombreuses compétitions européennes, contribuant à renforcer sa notoriété et son prestige.
L'ASM Clermont Auvergne est plus qu'un simple club de rugby. C'est un symbole de fierté pour la ville de Clermont-Ferrand et pour toute la région Auvergne. Les valeurs du rugby, telles que le courage, la solidarité et le respect, sont incarnées par les joueurs et les supporters, créant un sentiment d'appartenance et de communauté.
Le club continue d'inspirer les générations futures et de promouvoir les valeurs du rugby, tout en préservant son identité et son attachement à sa région.
En conclusion, le drapeau et les couleurs de l'ASM Rugby sont bien plus que de simples éléments visuels. Ils représentent l'histoire, les valeurs et l'identité d'un club emblématique et de toute une région.