Le football, sport populaire par excellence, est régi par un ensemble de règles et de lois qui dictent les actions des joueurs sur le terrain. Ces règles, compilées sous forme de 17 lois, sont définies par l’IFAB (International Football Association Board) et la FIFA (Fédération Internationale de Football Association). Elles couvrent divers aspects du jeu, allant de l’agencement du terrain à l’équipement des joueurs, en passant par le déroulement du jeu lui-même.
Parmi ces règles, la notion de "double peine" a suscité de nombreux débats et interrogations. Cet article vise à explorer en détail ce concept, son application et son impact sur le jeu.
L’ANTISÈCHE - Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a affirmé ce mardi « assumer une forme de double peine » pour les étrangers délinquants. Mais qu’est-ce que la double peine ? La double peine est un terme, utilisé dans les médias et par les politiques, qui désigne la possibilité d’expulser des étrangers - qui n’ont pas la nationalité française - déjà condamnés par la loi pour délit ou infraction sur le sol français.
C’est en 1945 que la double peine voit le jour, avec l’article 23 du 2 novembre de la même année. Le principe de double peine, jugé discriminatoire, est très souvent critiqué par de nombreuses associations. Au fil des années, la double peine a donc été modifiée plusieurs fois par de nouvelles lois, comme pour la première fois avec la loi Defferre du 21 octobre 1981, qui a instauré 8 catégories« protégées »de l’expulsion, comme les mineurs, les étrangers parents d’un enfant ou les étrangers qui nécessitent une prise en charge médicale.
En 2003, alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy fait de la réforme de la double peine un marqueur de sa politique dans un objectif de triangulation (le fait de s’approprier les idées d’un autre camp politique). Il introduit des exceptions afin que des étrangers condamnés mais bien insérés en France ne soient pas expulsés. Ainsi, les catégories protégées de la double peine ont été étendues aux étrangers arrivés en France avant 13 ans, ou résidant en France depuis plus de vingt ans.
Lors d’un débat sur France 2, il explique alors, à l’occasion d’un fait divers : « Expulser [le délinquant] aurait conduit à désigner cinq orphelins et une femme sans son mari. Pourquoi devrais-je, alors que je suis ministre de l’Intérieur, faire porter la peine sur celui qui n’y est pour rien ? C’est-à-dire le gosse ou la femme. Pourquoi je peux être ferme ? Parce que je suis juste. En 2019, Marlène Schiappa, alors secrétaire d’État chargée de l'égalité femmes-hommes, propose d’expulser les étrangers condamnés pour violences sexuelles. Il n’y aura pas de suite à sa proposition.

Qu'est-ce que la Double Peine au Football ?
La double peine évoque une situation où l’arbitre doit déterminer si une faute commise pour contrôler le ballon mérite un carton (jaune ou rouge) en plus du coup franc. L’appréciation dépend de la volonté de conquête du ballon versus l’intention de violence ou de faux jeu.
Avant d’être partiellement supprimée il y a deux ans, la règle dite de la « double peine » (penalty + expulsion) était pourtant massivement critiquée pour sa sévérité excessive, au motif qu’elle punissait une équipe d’un but quasi assuré et d’une réduction à dix. Le terme est cependant impropre. Les deux sanctions ne punissent en effet pas deux fois la même faute, mais deux fautes en une : un geste illicite dans la surface (valant penalty) ; l’anéantissement d’une occasion de but (valant expulsion). En la faisant évoluer, le Board a voulu introduire des nuances et distinguer les situations passibles d’un simple avertissement de celles valant une expulsion.
Désormais, un joueur commettant une faute de pied pour conquérir le ballon, dans la surface de réparation, qui annihile une action nette de but, sera sanctionné d’un pénalty et recevra un carton jaune.
La faille de la nouvelle règle a été parfaitement illustrée par cet incident : avec un taux de réussite moyen de 70% à 80% selon les compétitions, un penalty ne répare pas forcément une occasion de but aussi énorme que celle de Rebic.
Une solution vient facilement à l’esprit pour mettre fin à l’impunité de ceux qui gagnent des « paris » de ce genre (dont le plus célèbre exemple est évidemment l’arrêt de Luis Suarez à la fin de Ghana-Uruguay 2010 - à une époque où la « double peine » était en vigueur) : il faudrait instaurer un « but de réparation » comme il existe un essai de pénalité au rugby.

Le Rôle de l'Arbitre et l'Intentionnalité
L’arbitre ne fait pas les lois, mais les applique. Sur le cas précis de la double peine, il lui est demandé de prendre en compte l’intentionnalité du joueur, en estimant s’il y a une volonté de conquête du ballon ou non.
Exemples de Situations de Penalty
Comprendre les situations de pénalty est essentiel pour saisir l’impact d’une telle décision dans le football. Imaginez un joueur se fait bousculer lors d’une attaque décisive. L’arbitre doit alors évaluer si la bousculade justifie un pénalty. Cette décision se base sur les critères des lois du jeu et l’intention présumée.
Une scène similaire est vue dans des matchs où des joueurs simulent des chutes. Les décisions d’un pénalty controversé peuvent varier selon les ligues. Par exemple, en Premier League, une action pourrait être sanctionnée différemment en Ligue 1.
Les Lois du Jeu Associées au Penalty
Il est important de noter que le football, c’est un terrain, des acteurs, des spectateurs, mais aussi 17 règles. Toute modification à l’une de ces 17 lois revient à l'International Football Association Board (IFAB).
Voici une liste non exhaustive des lois du jeu associées au penalty :
- Loi 1 : Concerne le terrain de jeu (la surface, le marquage réglementaires, les dimensions, les surfaces de buts et de réparation, drapeaux, arc de cercle de coin et buts).
- Loi 2 : Concerne le ballon (les spécifications et remplacement d'un ballon défectueux).
- Loi 3 : Concerne le nombre de joueur·euses (le nombre de joueur·euses et remplaçant·es pour les compétitions officielles et autres matches, les procédures de remplacement, les changements de gardien·ne de but, les infractions et sanctions, les expulsions, sécurité, couleurs...).
- Loi 4 : Concerne l'équipement des joueur·euses (les infractions et sanctions, les règles de reprise de jeu).
- Lois 5 et 6 : Sont consacrées à l'arbitre et à l'arbitre assistant·e (les pouvoirs et devoirs de l'arbitre, les décisions).
- Loi 7 : Est consacrée à la durée du match (la durée de périodes de jeu, de mi-temps, de temps de récupération, de période de prolongation, de coup de pied de réparation et d'arrêt définitif du match).
- Loi 8 : Concerne les règles du coup d'envoi et reprise de jeu (la procédure, les infractions et sanctions, les règles de balle à terre...).
- Loi 9 : Est consacrée au ballon en jeu et hors du jeu.
- Loi 10 : Concerne les règles du but marqué (le but, l'équipe victorieuse, le règlement de la compétition, cas d'égalité…).
- Loi 11 : Est consacrée au hors-jeu (la position de hors-jeu, les infractions ou pas d'infractions, les sanctions).
- Loi 12 : Est consacrée aux fautes et incorrections (le coup franc direct, le coup de pied de réparation, le coup franc indirect, les sanctions disciplinaires, les fautes qui sont passibles d'avertissement et celles d'exclusions).
- Loi 13 : Concerne les coups francs (les types de coup francs directs ou indirects, la procédure, le lieu d'exécution du coup franc, les infractions et sanctions).
Double Peine : Yongwa sous le feu des projecteurs !
