L'Équipe de France de Volley-Ball : Double Championne Olympique et Légende en Marche

L'équipe de France de volley-ball a marqué l'histoire en remportant deux médailles d'or consécutives aux Jeux Olympiques. Après leur triomphe à Tokyo, les Bleus ont réitéré leur exploit à Paris, consolidant leur place parmi les grandes nations de ce sport. Retour sur un parcours exceptionnel et les figures emblématiques de cette équipe.

Les champions olympiques en titre ont eu l’immense défi, mais surtout le privilège de défendre leur titre à la maison. Trois ans après la médaille d’or conquise à Tokyo, les Bleus et leur sélectionneur italien Andrea Giani font également partie des favoris pour accrocher une breloque sur les terrains de l’Arena Paris Sud.

France beat Poland to win gold medal in men's volleyball 🏐🥇 | Paris 2024 Highlights

Un Doublé Historique

Ce samedi 10 août, les volleyeurs Français sont devenus champions olympiques pour la deuxième fois consécutive, après avoir triomphé face aux Russes sous bannière neutre à Tokyo, en 2021. Dans l’ambiance surchauffée de l’Arena Paris Sud, l’équipe de France s’est imposée 3 sets à 0 (25-19, 25-20, 25-23) face à la Pologne, pourtant championne du monde en 2014 et 2018.

Cette victoire, éclatante, permet une nouvelle fois à l’équipe du capitaine Benjamin Toniutti de bâtir sa légende : les Français deviennent la troisième nation à réaliser un tel doublé, après l’URSS en 1964 et 1968 et les Etats-Unis, en 1984 et 1988.

L'Engouement Populaire

"Ils ont réussi leur percée en rendant le volleyball français encore plus populaire, c’est génial de voir à quel point la France entière était derrière eux", se réjouit Gabrielle-Marie, passionnée de volley venue assister à la compétition. Alors que la discipline n’est que peu médiatisée en dehors des Jeux olympiques, la jeune femme est impressionnée par l’engouement des spectateurs pour les joueurs de l’équipe de France, accueillis comme des rois dans le stade éphémère de la porte de Versailles.

"C’est incroyable de voir comme ce sport se démocratise, l’ambiance est dingue !", s’exclame-t-elle, élevant la voix pour couvrir une Marseillaise.

Dès midi, des centaines de supporters, majoritairement français, se pressent déjà autour de la structure, arborant drapeaux bleu-blanc-rouge, costumes de coq ou chapeaux à l’effigie de la mascotte Phryge. Au son lancinant des "Allez les Bleus", le public se met déjà dans l’ambiance.

Certains, comme Pierre, n’ont jamais assisté à un match de volley avant les Jeux olympiques, et auraient été bien incapables de citer le nom d’un seul joueur de l’équipe de France il y a quelques jours. "Mais leurs performances en demi-finale ont été tellement incroyables, on est obligés de s’enflammer pour ce sport ! Là, on est à fond, on est derrière eux !", commente ce Parisien, fardé des couleurs du drapeau français.

Un Parcours Semé d'Embûches

Il faut dire que les Bleus ont su séduire les supporters depuis le début de la compétition : après des débuts en dents de scie, notamment marqués par une défaite face à la Slovénie, ils ont su remobiliser leurs forces face à l’Allemagne en quart de finale, le 5 août. Face à l’Italie, deux jours plus tard, c’est le déclic : les Français gagnent 3 sets à 0 face aux champions du monde en titre, et emportent avec eux toute une nation.

"Tout le monde découvre que le volley est passionnant, que c’est une compétition très serrée, spectaculaire, avec des sauts très hauts, des services à parfois plus de 100 km/h et des smashes extrêmement rapides.

Les Héros de Cette Épopée

Acclamés par une foule en délire, chauffée à blanc par les premières notes d’I will survive de Gloria Gaynor, du Seven nation army des Whites Stripes ou même du French Cancan, les joueurs Antoine Brizard, Barthélémy Chinenyeze, Trévor Clévenot, Nicolas Le Goff, Earvin Ngapeth et Jean Patry s’élancent sur le terrain, concentrés. La légende du volleyball français Earvin Ngapeth, membre de l’équipe de France depuis 2010, inaugure le match par un service énergique, sous les applaudissements de la foule.

Le public fait trembler les gradins à chaque touche, entonne des Marseillaise et multiplie les clappings, comme contaminée par l’énergie impressionnante des joueurs sur le terrain. Le premier set est gagné par les Bleus 25-19, et les Français brandissent leurs drapeaux en hurlant, en guise d’encouragements.

Les Moments Clés de la Finale

Après un karaoké géant au son du Que je t’aime de Johnny Hallyday, le deuxième set peut commencer. Bien plus serrée, cette deuxième partie de match fait retenir son souffle au public de l’Arena Paris Sud. Alors que les Bleus sont menés au début du set par la Pologne, le public exulte lorsque les Français reprennent la main en quelques minutes, notamment via l’ace de Quentin Jouffroy, qui vient d’entrer sur le terrain, puis par le smash de Jean Patry.

"Allez les Bleus, les supporters sont là", hurle le public. Le stade, plein à craquer, est en ébullition lorsque les volleyeurs français remportent finalement ce deuxième set, 25 à 20. "Qui ne saute pas n’est pas Français", scandent les centaines de supporters pour lancer le troisième set.

En cette dernière partie de match, la Pologne ne démérite pas, égalise rapidement au milieu du set, à nouveau très serré. À chaque point arraché par les Bleus, le nom du joueur est repris en chœur par les plus de 10 000 spectateurs, en furie lorsque Quentin Jouffroy signe un nouvel ace, aidé par le filet, en fin de set. À 21 points contre 18, la tension dans le stade est à son apogée.

Les points s’enchaînent, les Bleus s’envolent. Le speaker enflamme la foule, qui encourage son équipe préférée à l’unisson. Mais le match se resserre en toute dernière partie de set, les Polonais revenant rapidement : quelques minutes avant la fin du match, le score est de 24-23 pour la France, et l’atmosphère du stade est de plus en plus irrespirable.

Jusqu’au service du Polonais Leon Venero, qui sort des limites du terrain et offre à la France sa deuxième médaille d’or.

Focus sur Earvin Ngapeth

Champion olympique avec l’équipe de France de volley en 2020 et 2024, Earvin Ngapeth est devenu une véritable star dans son sport. Earvin Ngapeth va faire son retour en France, avec Tours. Le réceptionneur-attaquant s’est en effet engagé avec Tours, club dans lequel il a commencé sa carrière professionnelle en 2008, avant de s’envoler vers l’Italie et 2011.

Le club de Tours a annoncé la signature ce mardi 17 février, un contrat de deux ans, courant jusqu’à 2028. Après avoir dit oui à l’automne 2024 à sa formation de cœur Poitiers dans la foulée de son deuxième titre olympique, à Paris, le réceptionneur-attaquant de 35 ans unit son avenir à celle de ses premiers pas parmi les pros.

Retour aux Sources

« C’est un honneur de revenir là où tout a commencé pour moi. Tours est le premier club à m’avoir fait confiance et je savais que j’y reviendrais » a déclaré Ngapeth (346 sél.), cité dans le communiqué du club.

« Mon retour en France pour deux saisons me permettra de communier avec le public français mais également de m’inscrire dans un projet de performance afin de préparer au mieux LA 2028 » a-t-il ajouté.

Après 13 ans passés à l’étranger, Ngapeth avait signé à l’automne 2024 à la surprise générale à Poitiers, son club de cœur, quitté lors du mercato hivernal suivant en faisant jouer une clause de sortie dans son contrat.

Pendant ces trois mois, la venue de Ngapeth avait donné un coup de projecteur sur le championnat de France déserté par les internationaux, rempli les salles et permis à l’intéressé de prolonger la magie des Jeux de Paris.

Ambitions Communes

Ngapeth, père de trois enfants, s’est cette fois engagé plus longtemps, donc, avec le TVB où il a disputé ses trois premières saisons professionnelles, sous les ordres de son père Éric, avec à la clé le titre de champion de France 2010 et deux Coupes de France (2020 et 2011).

Et alors que le Stade Poitevin n’avait pas disputé les play-offs depuis plusieurs années quand Ngapeth s’est engagé, ce dernier rejoint cette fois le champion de France en titre, qui a égalé en 2025 le record de titres détenu par Cannes (10).

Avec Ngapeth, le club vainqueur de la Ligue des champions en 2005 veut retrouver le devant de la scène européenne après avoir échoué à atteindre les quarts de finale de la C1 lors de ses deux précédentes apparitions, en 2023 et 2024. Cette saison, le TVB, vainqueur de la Coupe de la CEV (C2) en 2017, a perdu ses cinq matches de Ligue des champions.

« Avec l’arrivée d’Earvin, nous affirmons une fois de plus les ambitions qui font qu’aujourd’hui le TVB est une référence dans le paysage du volley européen » a déclaré le président du club François Bruneau dans le communiqué.

Composition de l'Équipe

Voici la composition de l'équipe de France, incluant les joueurs clés qui ont contribué à ce succès :

Poste Joueur Club Âge Taille
Passeur Antoine Brizard Piacenza Volley (Italie) 30 ans 1,96 m
Passeur Benjamin Toniutti Jastrzębski Węgiel (Pologne) 34 ans 1,83 m
Réceptionneur/Attaquant Earvin Ngapeth Halkbank Ankara (Turquie) 33 ans 1,94 m
Réceptionneur/Attaquant Trévor Clévenot Ziraat Bankkart (Turquie) 30 ans 1,99 m
Réceptionneur/Attaquant Kévin Tillie Projekt Warszawa (Pologne) 33 ans 1,98 m
Réceptionneur/Attaquant Yacine Louati Allianz Milano (Italie) 32 ans 1,98 m
Libero Jenia Grebennikov Zenit Saint-Petersbourg (Russie) 33 ans 1,88 m
Pointu Jean Patry Galatasaray (Turquie) 27 ans 2,07 m
Central Nicolas Le Goff Montpellier Volley (Ligue A) 32 ans 2,03 m
Central Barthélémy Chinenyeze Lube Civitanova (Italie) 26 ans 2,02 m

Cette équipe, mélange d'expérience et de jeunes talents, a su porter haut les couleurs de la France et écrire une page glorieuse de l'histoire du volley-ball français.

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