Le District de l'Orne de football, premier échelon du système fédéral avant les Ligues et la FFF, joue un rôle crucial dans l'organisation et la gestion des compétitions départementales. Chaque district, au nombre de 90, possède ses spécificités en fonction de son histoire, de son territoire et du nombre de clubs qu'il regroupe.
En septembre 2022, Frédéric Ortiz, Directeur du District de l'Orne de football, s'est exprimé sur la réforme des championnats, une initiative qui a suscité des réactions diverses. Cette réforme a été votée par les présidents des clubs, prouvant qu'une majorité d'entre eux la considèrent comme une bonne chose.
Le District de l'Orne envisage de filmer les rencontres de Départemental 1 à partir de la saison 2023-2024 pour renforcer l’attractivité.
Les Raisons de la Réforme des Championnats
La réforme des championnats entreprise par le District de l'Orne vise à créer un unique groupe de D1 élite. Cette initiative est liée à la réforme engagée au niveau national, qui prévoit une réduction du nombre d'équipes dès la Ligue 1. Les conséquences de ces changements au niveau régional ont incité le District à anticiper et à construire une pyramide plus logique à l'échelle départementale. L'objectif est de renforcer l'attractivité et de hausser le niveau du football dans l'Orne.
Avec cette réforme, les équipes qui termineront premières du championnat seront armées pour évoluer et se maintenir en R3.
Cette réforme n’est pas au goût de tout le monde. Certains présidents de clubs reprochent des changements trop rapides. Cela prouve qu’une majorité de clubs voient cette réforme comme une bonne chose.
L’objectif de cette refonte des compétitions départementales : Redonner de l’attractivité et de l’intérêt à nos championnats, surtout en D3 où, entre les forfaits et les exempts, on avait du mal à former des groupes de 12.
Pour les deux co-présidents, cette réforme augmentera aussi la compétitivité des championnats ornais, à commencer par la D1. Les deux équipes qui monteront seront prêtes pour les joutes de R3.
La principale nouveauté concerne la D1 puisqu’il n’y aura plus qu’une poule contre deux aujourd’hui (ainsi que deux poules de D2 et de D3 et un nombre encore à déterminer de poules de D4 en fonction des équipes engagées). Couplée à la réduction des groupes de R3 impulsée par la Ligue de Normandie (huit au lieu de dix en 2023-2024), cette réforme verra pratiquement les trois quarts des pensionnaires de première division descendre d’un étage ; le dernier de la classe sera, lui, carrément rétrogradé en… D3 !
On ne va pas se mentir, ce remaniement des championnats n’a pas fait l’unanimité même si 76% des clubs présents ou représentés lors de l’assemblée générale de juin 2022 l’ont approuvé.
Renforcer l'Attractivité : Retransmission des Matchs et Naming
Pour dynamiser le Départemental 1, le District de l'Orne envisage de filmer les rencontres et de les diffuser sur une plateforme à partir de la saison 2023-2024. Les matchs seront d'abord accessibles aux clubs, puis proposés à tous : les coachs pour préparer leurs matchs, les arbitres pour analyser leurs erreurs, et les supporters pour encourager leurs équipes. L'outil vidéo est considéré comme indispensable dans l'univers du football actuel.
Le District espère également mettre en place un naming sur le championnat, effectif dès la saison 2023-2024. L'argent ainsi gagné sera redistribué aux clubs, car le District ne souhaite pas profiter financièrement des clubs. L'idée est également d'avoir 3 arbitres sur chaque match de D1, et cette réforme s'étendra ensuite aux autres championnats.
Le District ne veut pas gagner de l’argent sur le dos des clubs. Le président rêve d’un budget prévisionnel avec un montant des amendes et des cartons à zéro. Nous voulons un football plus propre. L’idée est également d’avoir 3 arbitres sur chaque match de D1.
Les matchs seront dans un premier temps accessibles aux clubs. Nous les proposerons ensuite à tous : les coachs pour préparer leurs matchs, les arbitres pour voir leurs erreurs, les supporters pour supporter leurs équipes. L’outil vidéo est aujourd’hui indispensable dans l’univers footballistique.
Le District espère mettre en place un naming sur le championnat, effectif dès la saison 2023-2024. L’argent gagné sera redistribué aux clubs.
Ce groupe de D1 unique va rallonger les déplacements. Si on aide les clubs, il faudra aussi aider les arbitres. Le département a toujours été étendu. Ce sont des matchs aller-retour, une fois on se déplace, ensuite on reçoit.

Le Football dans l'Orne : Un Vecteur de Lien Social
Dans l'Orne, le football est plus qu'un simple sport, c'est un vecteur de lien social. Souvent, dans de nombreuses communes, le club de foot est la dernière association du village, un lieu vital pour la vie de ces communautés.
Ce lien social s'appuie sur des bénévoles qui portent les associations à bout de bras. La perte d'un dirigeant emblématique peut avoir des conséquences désastreuses pour un club.
Malgré une population ornaise en baisse, le District stabilise le nombre de ses licenciés en flirtant avec la barre des 10 000. C'est un réel exploit que les clubs parviennent à maintenir leur effectif dans ce contexte démographique. Pour pratiquer le football dans ce territoire rural, il faut souvent parcourir plusieurs kilomètres, ce qui représente un coût important pour les clubs et des responsabilités supplémentaires pour les bénévoles.
Malgré une population ornaise en baisse à chaque recensement depuis 30 ans (à peine 280 000 habitants en 2019), le District stabilise le nombre de ses licenciés en flirtant avec la barre des 10 000 (lire ci-dessous). C’est un réel exploit que nos clubs parviennent à maintenir leur effectif dans ce contexte démographique.
Le nombre de licenciés que comptait le District de l’Orne au terme de l’exercice 2021-2022 dont 978 féminines, soit environ 10% de l’effectif total (dans la moyenne régionale). Globalement, on tourne autour de la barre des 10 000.
Le nombre de clubs actifs au sein du District de l’Orne. Si des associations mettent la clé sous la porte tous les ans, l’instance départementale a eu le bonheur d’enregistrer deux créations cette saison !
Le nombre d’éducateurs composant l’équipe technique du District de l’Orne. Alors que Clément Loudjani, conseiller technique départemental, a principalement pour missions le foot animation et le foot jeune, Elisa Monin, éducatrice sportive (et joueuse à l’US Alençon), a en charge la promotion du foot féminin, du foot à l’école et du foot en marchant.
Depuis le mois de mai, le District de l’Orne compte un nouveau directeur en la personne de Frédéric Ortiz.

Initiatives pour le Football Rural
Pour pallier la désaffection constatée entre les U13 et les U15, le District se veut force de proposition. La saison dernière, en U15, certains clubs ruraux ont continué la pratique à 8, permettant ainsi de garder 90 licenciés. Cette initiative a permis d'éviter que des jeunes ne quittent le football.
Les terrains de Foot 5 constituent également un enjeu important pour le développement du football, principalement en zone rurale. Ces installations permettent de poursuivre l'activité l'hiver lorsque les terrains en herbe sont fermés, répondent aux besoins des clubs qui n'ont parfois qu'une petite dizaine de joueurs à l'entraînement, et sont éclairées. De plus, leur coût est plus abordable que celui d'un terrain synthétique.
Pour pallier ce problème, le District se veut force de proposition. La saison dernière, en U15, certains clubs ruraux, qui n’ont tout simplement pas l’effectif nécessaire pour jouer à 11 ou aligner une deuxième équipe, ont continué la pratique à 8. Plutôt que de laisser huit gamins sur le carreau.
Les terrains de Foot 5 constituent l’un des enjeux du développement du football, principalement en zone rurale. Il faut dire que les avantages de cet équipement sont légion. C’est une installation maligne. Si l’aire de jeu est, certes, réduite, elle permet de poursuivre l’activité l’hiver quand les terrains en herbe sont fermés.
Ça répond aux besoins de nos clubs qui n’ont parfois qu’une petite dizaine de joueurs à l’entraînement. Et c’est éclairé ! Ça change des phares de la bagnole.
S’il faut désormais compter environ 1 M€ pour se doter d’un synthétique ; des communes n’en auront jamais les moyens même si les deux structures sont complémentaires, un terrain de Foot 5 « ne coûte que » 125 000-130 000 €.
Surtout, jusqu’aux JO de Paris, en 2024, cet équipement est financé à hauteur de 80% par la FFF, via le Fafa, et l’ANS (Agence nationale du sport).

Cette saison 2022-2023 ne risque-t-elle pas d’être tronquée ? Je pense que ça va créer une belle saison, tout le monde va se battre pour accéder à l’étage supérieur ou se maintenir. Les équipes vont devoir jouer les matchs jusqu’au bout. Cela va éviter les forfaits.