Le monde du rugby est en constante effervescence, avec des équipes prêtes à relever de nouveaux défis. Les équipes de rugby de la région sont à la croisée des chemins, oscillant entre espoirs de victoires et défis à surmonter. Entre les matchs cruciaux et les compositions d'équipes remaniées, les clubs locaux naviguent avec détermination dans le championnat.

RF Dijon : Rebondir après la défaite
Les Dijonnaises du RF Dijon sont face à un défi de taille après leur défaite contre Chambéry (15-65). Elles accueillent ce dimanche Illkirch, une équipe qui vient de remporter sa première victoire de la saison. En cas de succès, le RF Dijon pourrait remonter dans la première partie du tableau.
Cependant, la tâche s'annonce ardue en raison d'un effectif amoindri. Le coach dijonnais, Thomas Nigay, attend un sursaut d'orgueil de son équipe. L'hécatombe se poursuit dans les rangs dijonnais.
Lily-Rose Clivet, blessée au dos, sera remplacée par Marie Bourlot. Jade Ferragne s'est donné une entorse à la cheville lors du dernier entraînement. Le coach dijonnais ne pourra aligner que dix-huit joueuses sur la feuille de match. Une bonne nouvelle cependant : le retour de Caroline Réolon au poste de troisième ligne, qui tentera d'apporter la percussion qui fait cruellement défaut à l'équipe.
Composition de l'équipe RF Dijon contre Illkirch
Le match se déroulera à Longvic (Bourillot), ce dimanche à 15 heures.
- RF Dijon : Jacquin - Béziade, Couturier, Persigny, Bourlot - (o) Sordet (cap) - (m) Feral - Collinet, Arnaud, Réolon - Frair, Pernot - Crochet, Chevillard, Munoz.
- Remplaçantes : De Sa, Lecointe, Bonnot.

US Genlis : S'extirper de la zone rouge
L'équipe de l'US Genlis doit se rendre à Metz, la lanterne rouge du groupe, pour tenter de s'éloigner de la zone de relégation. Les Genlisiens ont renoué avec le succès après quatre défaites de rang, en étant victorieux d’Haguenau (29-26).
Selon Benjamin Claudel, le manager de l'équipe, le calendrier est déséquilibré, mais il n'y a pas de raison de paniquer. Benjamin Claudel, le manager tango, se veut rassurant : « C’est surtout le calendrier qui est difficile et déséquilibré », relate-t-il. La première victoire acquise à domicile dimanche passé l’atteste.
Il souligne l'importance de gommer les erreurs et de prendre les points qui se présenteront. L'équipe est toutefois amoindrie avec les absences de plusieurs titulaires, dont Elie Padilla.
« Depuis le début de saison, on prend cinq à six pénalités de plus que les autres à chaque match. Collectivement mais aussi individuellement, on doit faire la bascule. Face à une équipe très joueuse, on va voir comment on se comporte face à un gros pressing. Notre salut passera par le collectif. Si on gagne, on est bien donc on doit prendre les points qui se présenteront. »
Composition de l'équipe US Genlis contre Metz
- US Genlis : Fonseca - Rozelot, Dugied (cap.), Blondet, Carré - (o) Trotignon, (m) Pasquier - Thomassin, Soupet, Tchofo Dinda - Barbieri, Pautet - Mignoty, Durant, Sburlino.
- Remplaçants : Navarro, Loubet, Claudel, Forestier, Angeli, Chetta, Bath.
Autres actualités du rugby
D'autres équipes sont également en pleine préparation pour leurs prochains matchs :
- L'USAP tentera de lancer une dynamique positive contre Montpellier après un début de saison difficile.
- Le Racing Club Narbonnais se prépare à un duel crucial à Périgueux.
- L'US Carcassonne occupe la place de lanterne rouge.
LE MAG DE LA NATIONALE APRÈS LA J21 : LE DÉPÔT DE BILAN À VENIR POUR NIORT, UN CHAMPIONNAT FAUSSÉ ?
Au-delà des compositions d'équipes et des préparations de matchs, il est crucial de comprendre les enjeux financiers qui sous-tendent le rugby français. De nombreux clubs, même ceux avec une histoire riche, luttent pour maintenir leur statut en raison des coûts croissants. Prenons l'exemple de Tarbes, un club historique qui risque de déposer le bilan en raison de difficultés de sponsoring et de déficits financiers.
Les défis financiers du rugby français
Aujourd'hui, pour exister en Nationale 1, il faut avoir les reins solides, être solvable toute l'année et flirter au moins avec les 3 millions d'euros de budget. Un peu plus bas, hormis quelques exceptions qui se trouvent généralement aux confins du Pays Basque (Mauléon, Nafarroa…), il vous en faudra au moins 1,5 million pour espérer quelque chose de sérieux en Nationale 2 (l'ambitieux Orléans possède 3,5 millions d'euros de budget), et pas loin du million en Fédérale 1. Des enveloppes que ne peuvent pas s’assurer certains clubs, malgré des prévisionnels gonflés à l’espérance de bons résultats.
Nombreuses sont les entités qui ont donc cédé sous le poids des coûts toujours plus conséquents pour vivre à un certain niveau dans le rugby français. Certaines entités l’ont appris à leurs dépens et ont aujourd’hui appris à vivre raisonnablement. Souvenez-vous par exemple de Blagnac, qui déposa le bilan lui aussi en cours de saison 2023/2024 et fut rétrogradé de la Nationale 1 à la Fédérale 1. Le club a divisé son budget en 2 par rapport à sa dernière saison professionnelle et est actuellement 5ème de la poule 3. Il aspire toujours à des phases finales.
Exemples de clubs ayant surmonté des difficultés
D’autres formations n’ont pas eu la possibilité de repartir de l’élite de la Fédérale. Hyères, dissout en 2024 lui aussi, est reparti du plus bas échelon du rugby français et, après un titre de champion de France de Régionale 3 l’an dernier, culmine une nouvelle fois en tête de sa poule aujourd’hui. A quelques journées de la fin de la phase régulière, la formation varoise est toujours invaincue et prétendra évidemment à aller au moins jusque dans le dernier carré du championnat de France d’ici quelques mois. Sans avoir l’ambition d’aller au-delà de la Fédérale 3, aujourd’hui.
De son côté, l’ancien Stade Dijonnais, ancien pensionnaire de Nationale 2, est reparti de Régionale 1 cette saison après sa liquidation. Bilan ? 14 matchs, 14 victoires et +755 points au goal-average pour l’instant. Son niveau de haut de tableau de Fédérale 3 fausse évidemment le championnat et le club bourguignon visera donc un titre en R1. De son côté, le voisin de Beaune (ex Fédérale 1), avait redémarré une nouvelle aventure en R1 la saison passée, pour les mêmes raisons. Promu en Fédérale 3, le club est actuellement 7ème de sa poule, dominée par Grand Dole.
Dans le même sens, Orsay (77) avait été rétrogradé administrativement il y a 2 saisons de Fédérale 2 (dont il devait disputer les phases finales) à Régionale 1. Malgré un effectif largement renouvelé, les Orange et Noir se sont hissés jusqu’en demi-finale du championnat de France de R1 l’an dernier, et sont actuellement leader de leur poule de Fédérale 3 cette saison. Ils ont d’ailleurs concédé leur unique défaite récemment, et ambitionneront évidemment de se hisser à minima en 8ème de finale des France au mois de mai. Ce qui leur assurerait un retour en Fédérale 2.
Plus loin, le FC Auch avait été rétrogradé de Fédérale 1 élite à Régionale 1 en 2017, comme évoqué plus haut dans l’article. Après des années à enchaîner les montées, puis se battre en Nationale 2, ce monument du rugby français est aujourd’hui bien placé pour jouer la montée en Nationale 1.
Enfin, notez que malgré un retrait de 12 points pour des incohérences financières et administratives, l’US Dax est sur la bonne voie pour se maintenir en ProD2. Les Landais sont actuellement 14èmes du championnat, avec 3 points d’avance sur Mont-de-Marsan, premier relégable. Emmenée par son inoxydable capitaine J-B Barrère, un pack rugueux, quelques éléments du cru qui sortent du lot (Gatelier, Reteau) et un état d’esprit irréprochable, l’USD s’accroche comme elle le peut, alors qu’elle serait 8ème du championnat sans son retrait de points.
Tableau récapitulatif des budgets et divisions
| Division | Budget moyen | Exemples de clubs |
|---|---|---|
| Nationale 1 | 3 millions d'euros et plus | |
| Nationale 2 | 1.5 million d'euros et plus | Orléans (3.5 millions d'euros) |
| Fédérale 1 | Près de 1 million d'euros |