Le football aux Jeux olympiques d'été est une discipline olympique depuis les Jeux olympiques de 1900 à Paris.
La France n'a remporté qu'une seule fois le tournoi olympique de football, aux Jeux de Los Angeles.
En football, la plus haute marche du podium a échappé aux Bleuets. En football, la France a perdu contre l’Espagne en finale.
Ce samedi 10 août, après les médailles d'argent et de bronze historiques au football et au tennis de table, trois finales sont au programme pour les équipes de France de volley, de handball et de basket.
L'équipe de France de football affrontera l'Espagne pour obtenir un titre olympique, vendredi 9 août.
Comme à Tokyo, la France a placé plusieurs équipes de sports collectifs en finale aux Jeux olympiques de Paris 2024. Outre les Bleuets de Thierry Henry, les femmes du handball et les hommes du volley, déjà champions olympiques en titre, se battront encore pour l’or d’ici dimanche.
Les Jeux olympiques furent la première compétition internationale de l'histoire du football, et subirent plusieurs changements en raison du professionnalisme, de la création de la coupe du monde ou du développement du football à travers le monde.
Autrefois réservé aux amateurs, le tournoi olympique s'est ouvert aux professionnels à partir des Jeux de 1984, mais sous certaines conditions. Actuellement le comité international olympique n'autorise que les joueurs de moins de 23 ans à prendre part à la compétition pour les équipes masculines (trois joueurs peuvent faire exception depuis 1996)[1].
En outre, la FIFA n'inscrit pas les olympiades dans son calendrier, rendant donc les clubs moins enclins à prêter leurs joueurs, ce qui peut poser un problème à certaines sélections disputant les Jeux olympiques[2].
Le football est un sport olympique présentant deux particularités : la première est que la compétition démarre deux jours avant la cérémonie d'ouverture des Jeux (depuis les JO 1992 - hormis ceux de 1996), du fait du nombre de matchs à jouer pour chaque équipe et des jours de repos nécessaires entre les rencontres[3],[4].
La deuxième est que le tournoi requiert au moins cinq stades, et que la compétition est alors répartie sur tout le pays-hôte, des matchs se jouant dans d'autres villes et la finale au stade de la ville-hôte ordinairement[2].
Prévu dès les premières Olympiades à Athènes en 1896 puis finalement retiré du programme, le football fait son apparition aux Jeux olympiques quatre ans plus tard. En 1900 à Paris et en 1904 à Saint-Louis, le tournoi réunit seulement une poignées d'équipes qui sont des clubs locaux ou des sélections locales disputant des matchs d'exhibition.
Chronologiquement, le football fait son entrée officielle aux Jeux de 1908. Le tournoi étant disputé par des équipes nationales, il est logiquement reconnu par la FIFA à partir de cette date. Seules les nations européennes y participent jusqu'en 1920 (à l'exception de l'Égypte qui dispute le tournoi cette année-là). La Grande-Bretagne, représentée en fait par l'équipe d'Angleterre amateur, s'impose en 1908 et 1912, contre le Danemark en finale.
Après la guerre, en 1920 la Belgique remporte l'or à domicile. Puis les nations sud-américaines font leur apparition et dominent alors le tournoi en 1924 et 1928, avec la victoire de l'Uruguay.
Le football entre en pleine phase de professionnalisation et des désaccords entre la FIFA et le CIO surviennent autour du statut amateur. En conséquence le CIO renonce à inscrire le football au programme des jeux de 1932 à Los Angeles[5] mais, sous l'insistance du comité olympique allemand, la discipline effectue cependant son grand retour dès 1936 à Berlin (victoire de l'Italie).
Les années 1930 ont ainsi marqué un changement radical dans le statut du football olympique en raison de l'arrivée du professionnalisme dans les grandes nations de football (Angleterre, France, Italie, Espagne, Brésil, Argentine ou Uruguay) et de la mise en place d'une autre compétition internationale depuis 1930 : la Coupe du monde.
Après la Seconde Guerre mondiale et une parenthèse scandinave (victoire de la Suède en 1948) les équipes d'Europe de l'Est font main basse sur le tournoi, remportant tous les titres jusqu'en 1980 (la Hongrie en 1952, 1964, 1968, l'Union soviétique en 1956, la Yougoslavie en 1960, la Pologne en 1972, l'Allemagne de l'Est en 1976 et la Tchécoslovaquie en 1980).
Cette domination sans partage des pays de l'Est ne doit rien au hasard. En effet les meilleurs joueurs des pays communistes du bloc de l'Est où le sport professionnel n'avait pas d'existence légale bénéficiaient tous du statut d'amateur, ce qui ne les empêchaient pas de participer également à la Coupe du Monde et d'y briller à l'occasion.
Conscient de ce problème d'équité, le CIO décide de s'adapter aux réalités du football moderne et lâche du lest sur l'amateurisme en ouvrant enfin la porte du tournoi olympique au professionnalisme : en 1984 les joueurs professionnels sont autorisés à participer pour la première fois (sous conditions pour les Européens et Sud-Américains de ne pas avoir disputé la Coupe du Monde)[6].
L'effet est immédiat : la France, sacrée championne d'Europe deux mois plus tôt, remporte l'or olympique à Los Angeles face au Brésil en finale en alignant ses meilleurs joueurs n'ayant pas disputé l'Euro (ni la Coupe du monde), confirmant ainsi la bonne santé du football tricolore.
La réforme est un succès car elle a permis de rééquilibrer les forces entre pays de tous continents. Après une ultime victoire d'un pays de l'Est (Union soviétique) aux JO de 1988 à Séoul , le CIO et la FIFA décident pour 1992 de rajeunir le tournoi en autorisant la participation sans restriction de tous joueurs de moins de 23 ans (avec possibilité de sélectionner 3 joueurs de plus de 23 ans depuis 1996)[1].
Le continent africain fort de jeunes joueurs de talent, semble bénéficier de ces nouvelles règles, et voit triompher à la suite le Nigeria (en 1996), puis le Cameroun (en 2000), ce qui permet au tournoi olympique d'accroître encore son intérêt.
Le football féminin fait quant à lui son apparition aux Jeux olympiques en 1996, à Atlanta. Contrairement aux hommes, toute joueuse peut y prendre part quel que soit l'âge[1] et les sélections sont de fait des équipes nationales « A », ce qui fait du tournoi olympique de football féminin une compétition comparable à la Coupe du monde féminine et pratiquement aussi prestigieuse.

Le tableau suivant retrace pour chaque édition de la compétition le palmarès du tournoi et la nation hôte. Les Jeux olympiques d'été de 1960 marquent le moment où la FIFA ne considère plus les matchs comme officiellement joués par les sélections A.
Même pour les compétitions jouées avant 1960, certaines fédérations considèrent parfois que les équipes les représentant ne sont pas des sélections A, estimant que leur sélection de joueurs amateurs n'est substantiellement pas la même que celle constituée de leurs joueurs professionnels, c'est le cas notamment de l'Autriche en 1936.
La Grande-Bretagne et la Hongrie ont remporté le plus de médailles d'or dans le tournoi masculin : 3 (de 1900 à 1912 pour le Royaume-Uni et de 1952 à 1968 pour la Hongrie).
Comme la France en 1984, la sélection nationale espagnole a réussi à enchaîner un titre à l'Euro et une médaille d'or olympique. Alex Baena et Fermin Lopez, auteur d'un doublé au Parc des Princes, ont fait partie des deux aventures.
L’Espagne vient à bout de la France au bout de la prolongation au bout d’un match très longtemps indécis, et lors de laquelle la Rojita aura su faire preuve de plus d’efficacité.
L'Espagne a savouré lors du dernier but de Camello. Alors que tous les Français sont dans le camp espagnol pour arracher l'égalisation, les Espagnols lancent un contre fulgurant. Camello est lancé en profondeur, résiste au retour de Lukeba et trompe Restes, qui aurait dû sortir.
Les Bleuets sont menés par une équipe d'Espagne plus efficace et beaucoup plus liée collectivement.
La France du football est à 90 minutes de décrocher une deuxième médaille d’or olympique dans son histoire. Mais pour cela, il faudra se défaire d’une équipe espagnole coriace.
Le sélectionneur de l’équipe de France olympique fait confiance à son 11 titulaire face à l'Espagne. Suspendus face à l’Égypte, Manu Koné et Enzo Millot retrouvent leur place dans l’entrejeu.
L’équipe de France n’a remporté qu’une seule fois le titre olympique. C’était en 1984 à Los Angeles, quelques jours seulement après la victoire à l’Euro.
Aux Jeux olympiques de Paris 2024, les tournois de football se dérouleront du 24 juillet au 10 août 2024, dans sept stades répartis à travers la France : le Parc des Princes à Paris, le stade de la Beaujoire à Nantes, le Matmut Atlantique à Bordeaux, le stade Vélodrome à Marseille, l'Allianz Riviera à Nice, le stade Geoffroy-Guichard à Saint-Étienne et le Parc OL à Décines-Charpieu.
Les 12 meilleures nations féminines sont réparties dans trois groupes de quatre équipes, avec pour premier objectif une qualification pour les quarts de finale. La compétition masculine réunit quant à elle 16 pays, et - particularité olympique - chaque équipe doit être composée de joueurs nés après le 31 décembre 2000.
Plusieurs stars du football ont très vite déclaré leur envie de participer aux Jeux olympiques de Paris, comme Kylian Mbappé et Antoine Griezmann du côté de l'équipe de France.
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En plus des 28 sports traditionnels (athlétisme, escrime, natation, judo, gymnastique...), les millions de spectateurs attendus découvriront quatre sports additionnels (breaking, escalade sportive, skateboard et surf). Mais avant ce "spectacle total" comme l'annonce l'organisation, la capitale doit s'organiser et s'équiper au plus vite. Installations, transports, sécurité, billetterie...

Tableau des médaillés d'or aux Jeux Olympiques (football masculin) :
| Année | Ville Hôte | Vainqueur |
|---|---|---|
| 1908 | Londres | Angleterre |
| 1912 | Stockholm | Angleterre |
| 1920 | Anvers | Belgique |
| 1924 | Paris | Uruguay |
| 1928 | Amsterdam | Uruguay |
| 1936 | Berlin | Italie |
| 1948 | Londres | Suède |
| 1952 | Helsinki | Hongrie |
| 1956 | Melbourne | URSS |
| 1960 | Rome | Yougoslavie |
| 1964 | Tokyo | Hongrie |
| 1968 | Mexico | Hongrie |
| 1972 | Munich | Pologne |
| 1976 | Montréal | République démocratique allemande |
| 1980 | Moscou | Tchécoslovaquie |
| 1984 | Los Angeles | France |
| 1988 | Séoul | URSS |
| 1992 | Barcelone | Espagne |
| 1996 | Atlanta | Nigeria |
| 2000 | Sydney | Cameroun |
| 2004 | Athènes | Argentine |
| 2008 | Pékin | Argentine |
| 2012 | Londres | Mexique |
| 2016 | Rio de Janeiro | Brésil |
| 2020 | Yokohama | Brésil |
| 2024 | Paris | Espagne |
Légende :
- URSS : Union Soviétique