Thilo Kehrer et Christian Wörns: Les Défenseurs Allemands du PSG - Une Histoire

Ne jamais se fier à la première impression. En tout cas, pour Thilo Kehrer, défenseur central allemand du PSG, c’est une évidence. Recruté pour 37 millions d’euros l’été dernier alors qu’il n’avait plus qu’une seule année de contrat à Schalke 04, l’Allemand est arrivé dans la capitale comme une fleur.

Personne ne le connaissait, ou très peu, donc forcément le supporter moyen du PSG a commencé par se moquer de lui. D’autant que le club de la capitale se cherchait avant tout un numéro six plutôt qu’un défenseur central. Pour faire passer la pilule, on a avancé l’idée que Kehrer « pouvait dépanner en numéro 6 » . Ce qui est vrai.

D’aucuns en ont déduit, avec des raccourcis claviers personnalisés, que Kehrer n’allait évoluer qu’en six. Ce qui est faux. Pour sa première sortie, face à Angers, Kehrer tient 45 minutes en défense centrale au cœur d’un système à trois défenseurs utilisé pour la première fois. Comme toute l’équipe, il est à la rue.

On le revoit en fin de match à Nîmes où il prend aussi le bouillon au cœur du temps fort des Gardois. La malédiction du numéro 4 resurgit également. Après Cabaye, Stambouli et Krychowiak, elle semble tenace. Et puis se pointe le déplacement à Nice, pas forcément une promenade de santé depuis plusieurs saisons, et Thomas Tuchel aligne Thilo Kehrer à droite de sa fameuse défense à trois.

Le PSG fait une démonstration collective (3-0) et l’ancien de Gelsenkirchen termine le match avec Saint-Maximin dans sa poche arrière. Depuis, le PSG a érigé en postulat deux choses : la défense à trois et Kehrer dans le onze de départ. Que ce soit contre Amiens, Lille, à Marseille et Monaco, Kehrer a excellé dans son rôle d’axe droit.

Mieux, lors de la réception de Lyon, Kimpembe prend un rouge au cœur de la première mi-temps et Kehrer débarque au pied levé. Il est intraitable. On le voit bondir hors de sa ligne de défense pour aller « chasser » les attaquants adverses dans le rond central. Hasard ou non, le PSG prend l’eau en première période contre Naples.

Tuchel change tout, passe à trois derrière et balance Kehrer à la pause. La seconde mi-temps parisienne n’est plus la même. Même configuration en Italie où l’Allemand commence le match à droite de la défense et rayonne. Agressif comme Kimpembe, rapide comme Marquinhos, aérien comme Thiago Silva, Kehrer est surtout très au point tactiquement avec son coach.

« Je n’ai pas de poste de prédilection. Je me sens bien à droite comme dans l’axe de la défense. Cela ne m’est pas égal, mais ce n’est pas le plus important. Je suis content lorsque je joue, lance-t-il à la presse mi-octobre. Tuchel m’aide sur le terrain et aussi dans la vie. Il veut que je progresse. Tactiquement, il est très fort. Il me donne des conseils. Il connaît mon caractère. Il sait que je me mets de la pression car chaque jour, je veux m’améliorer et donner tout ce que je peux. Parfois, il doit me calmer. Cela m’aide.

Niveau intégration, aucun souci. Kehrer partage le même agent que Julian Draxler et Eric-Maxim Choupo Moting. Les trois joueurs se sont également connus à Schalke. Dans le vestiaire, le garçon passe aisément du français (sa mère est originaire du Burundi) à l’allemand en passant par l’anglais qu’il a appris à l’école où il a œuvré jusqu’à l’obtention d’un bac général.

Après plusieurs semaines dans un hôtel, le numéro 4 parisien a enfin trouvé un appartement où il a emménagé avec sa moitié, sa famille et ses potes sont souvent dans le coin. Sa sœur aussi, Sarah. Une femme qui a notamment été en couple avec Serge Gnabry, un autre grand espoir du football allemand.

La sélection justement, Kehrer est en train de s’y faire un trou. Quatre sélections au compteur, toutes glanées avec le PSG dont les trois dernières comme titulaire (90 minutes à chaque fois dans une Allemagne qui se reconstruit). C’est le signe d’un garçon qui monte en puissance. À Paris, Kehrer s’est attaché les soins d’un diététicien et d’un préparateur physique privé avec lequel il fait le point, au téléphone ou de visu au Camp des Loges, au moins une fois par semaine.

Trois mois après son arrivée, Thilo Kehrer ne fait plus rire personne. À l’heure où le PSG s’apprête à disputer une partie de sa saison face à Liverpool, Thilo Kehrer, lui, a gagné le cœur des gens. Et à Paris, encore plus qu’ailleurs, se faire accepter demande du temps.

Transfert surprise de l’été, Thilo Kehrer va quitter Schalke 04 pour s’engager avec le Paris Saint-Germain pour 37 millions d’euros. Le club de la capitale a bouclé ce transfert dans la plus grande discrétion pour s’offrir les services du défenseur allemand. Thilo Kehrer va officiellement s'engager avec le PSG dans les prochaines heures.

A Schalke 04, Thilo Kehrer a d’abord brillé par sa polyvalence. Dans l’axe au sein d’une défense à trois, ou dans une ligne de quatre, sur le côté en tant que latéral voir même milieu droit, le jeune défenseur est capable de s’adapter à toutes les situations.

À 21 ans, Thilo Kehrer n’a pour le moment pas été sélectionné par Joachim Low chez les A. Mais après le fiasco de la Manschaft pendant la Coupe du monde, le jeune défenseur incarne le renouveau de la défense allemande et son nom revient avec insistance. International espoir, il a été sacré champion d’Europe en 2017 même s’il était remplaçant à l’époque.

Le Paris Saint-Germain n’était pas le seul club européen à s’être intéressé au profil de Thilo Kehrer. Le FC Barcelone en avait fait une de ses priorités, et espérait même passer à l’action cette semaine d’après l’Equipe. En mars dernier, le quotidien catalan Sport avait choisi de mettre le jeune défenseur allemand à la Une, aux côtés de deux défenseurs français, Clément Lenglet et Dayot Upamecano.

Avec une indemnité de transfert estimé à 37 millions d’euros, la vente de Kehrer au PSG est la deuxième plus grosse vente de l’histoire de Schalke 04 derrière les 50 millions de Leroy Sané à Manchester City en 2016. Aucun défenseur en Bundesliga n’avait été vendu à un tel prix.

Comme son entraîneur Thomas Tuchel, Thilo Kehrer n’aura pas besoin de prendre des cours de français. Grâce à sa mère originaire du Burundi, le défenseur allemand parle déjà couramment la langue de Molière.

Christian Wörns: Un Précurseur Allemand au PSG

Christian Wörns fut l’un des défenseurs les plus talentueux d’Allemagne, malgré un palmarès pas très fourni (une Coupe d’Allemagne en 1993 avec le Bayer Leverkusen, un Trophée des Champions en 1998 avec le PSG et un titre de champion d’Allemagne en 2002 avec le Borussia Dortmund), il compte quand même 66 sélections avec la Mannschaft.

Né le 10 mai 1972 à Mannheim, formé au SV Waldhof Mannheim comme Jürgen Kohler et les frères Förster, il rejoint le PSG en 1998 afin de remplacer Bruno N’Gotty en partance pour le Milan AC. C’est Ricardo et Michel Denisot qui le recrutent en février, les deux hommes savent qu’ils font une super affaire.

Il sera associé durant la saison à Alain Goma et Éric Rabesandratana. Durant son année au club il connaitra trois entraîneurs et deux présidents. Six mois avant, il prend des cours de français avec sa femme. Preuve qu’il prend son intégration très au sérieux et pour beaucoup un gage d’implication.

La saison n’a pas encore commencé que Biétry doit imposer sa présidence et montrer ses qualités de gestionnaire. Arrivé sans indemnité de transfert du Bayer Leverkusen, l’international allemand est un des gros salaires du club. Si le président arrive à s’en débarrasser il récupérera de l’argent, aura un gros salaire de moins et calmera la pression quotidienne que lui met Simone.

Mais Christian est une forte tête et une parole est une parole. Le PSG sort d’une saison compliquée, le club doit absolument se refaire. Alain Giresse est un coach sans expérience à ce niveau, ce qu’il admet. Il sait qu’il a un effectif de très bon niveau, mais malheureusement il n’arrivera jamais à s’imposer. Malgré les magouilles extra-sportives il fera confiance à Wörns.

Comme le raconte Jean-Philippe Bouchard dans « Le Roman noir du PSG » : « Il suffisait que Simone s’absente trois jours pour que Lama décide d’en faire autant pour aller soutenir une cause humanitaire et que Christian Wörns parte régulièrement en tournées publicitaires pour une marque d’équipement sportif. Qui n’était bien sur pas la même que celui du club ».

Toute la saison il aura toujours le frein à main, il jouait à 50%, une saison de repos post-Mondial. Il jouera pratiquement tous les matchs sous les trois entraineurs, même s’il paraissait s’ennuyer sur le terrain. La saison d’après, il rejoint le Borussia Dortmund qu’il ne quittera plus jusqu’à la fin de sa carrière en 2008. Il fut le capitaine emblématique et adulé de cette équipe.

En 2002, l’année du titre sous les ordres de Matthias Sammer, il perd la finale de la coupe UEFA contre Feyenoord Rotterdam 3 buts à 2. Sa carrière internationale s’est poursuivie sans encombre. Quand il arrive à Paris, il est titulaire de l’équipe nationale. Malgré une expulsion et une défaite en quart de finale contre la Croatie c’est un cadre de la Mannschaft.

Rarement blessé, il rate quand même la Coupe du monde 2002 en Asie pour une blessure au genou. Il y revient jusqu’en 2006 où il connaîtra une fin de carrière peu diplomatique après avoir dit tout haut ce qu’il pensait de Jürgen Klinsmann. Son éviction par SMS, juste avant la grande compétition à domicile, fit grand bruit en Allemagne.

La suite lui donna un peu raison, même si on parlera encore de lui après la demi-finale perdue. Selon moi, Christian Wörns savait dès le départ qu’il ne resterait qu’un an, comme c’est une forte tête il est resté pour éviter l’humiliation, et montrer qu’on ne faisait pas ce que l’on voulait de lui.

Dès novembre 98, il annonçait lui même sont retour en Allemagne. La rumeur le voyait même au Bayern. Christian Wörns arrête sa carrière à 36 ans. Il est désormais l’entraîneur des U17 de Schalke 04, le club formateur de Julian Draxler. Curieusement, il garde un bon souvenir de Paris. Vous me direz que c’est n’est pas étonnant, c’est un allemand.

Alors qu'aucune rumeur n'avait fleuri jusque-là, Schalke 04 a annoncé lors d'un point presse qu'il tenait un accord avec le PSG pour le transfert de Thilo Kehrer. Le défenseur allemand de 21 ans doit rejoindre le club de la capitale française contre 37 M€ alors qu'il ne lui restait plus qu'un an de contrat. Il doit débarquer dans les prochains jours en tant que 4e défenseur central dans la hiérarchie. Mais avant de le voir évoluer au Parc des Princes, voici ce qu'il faut savoir sur ce joueur méconnu en France.

Réputé pour ses qualités de défenseur central où il s'est fixé la plupart du temps la saison passée, le natif de Tübingen possède en réalité une rare polyvalence. Capable d'évoluer à tous les postes de la base arrière, le PSG l'a notamment recruté pour ça. «Il peut jouer n'importe où en défense. Il pourrait même jouer au poste de numéro 6. Il fait partie de ces joueurs qui n'arrivent pas à savoir s'ils sont droitiers ou gauchers» expliquait le directeur sportif de Schalke Christian Heidel il y a un an et demi.

Il a même joué à huit postes différents d'après le site de la Bundesliga depuis le début de sa carrière. Contrairement à l'idée reçue, Thilo Kehrer n'est pas seulement passé par Schalke lors de sa formation. Avant d'atterrir dans ce qui se fait de mieux en Allemagne en matière d'académie (Neuer, Özil, Draxler, Höwedes... que des Champions du Monde), le défenseur a joué à Stuttgart jusqu'à ses 16 ans.

«La perspective de passer des U19 aux pros était plus grande pour moi ici. Ça faisait 3-4 ans que j’étais au VfB, et parfois, les gens ont une image de toi qui ne bouge plus. Et ce n’est pas facile de la changer. Du coup, j’ai décidé de venir ici, et je pense que j’ai fait le bon choix» expliquait-il à So Foot en 2017. Le joueur de 21 ans n'est plus un inconnu en Bundesliga puisqu'il totalise tout de même 45 apparitions en championnat.

Il a également pas mal côtoyé les sélections nationales chez les jeunes. Après une cape chez les U16, il est devenu un cadre en U17, avant de rejoindre les U19 où il a disputé l'Euro de la catégorie en Grèce. Moins d'un an plus tard, il monte encore d'une catégorie et se retrouve même à disputer un premier Euro U21 en 2017. Il joue très peu mais soulève le titre.

Surtout, il est toujours appelé dans la catégorie et est même devenu le capitaine d'une équipe actuellement en tête de son groupe de qualification pour l'édition 2019. Après une première apparition avec les professionnels en février 2016 face à Wolfsbourg, il devient indéboulonnable au cours de l'année suivante. C'est lors d'un derby de la Ruhr le 1er avril 2017 qu'il se fait un nom. Titulaire au poste de latéral gauche, il égalise face à Dortmund à la Veltins-Arena d'une belle frappe dans la surface et empêche la défaite de son club dans ce 150e derby de la Ruhr.

Son histoire avec les Knappen a basculé, devenant le nouveau héros du club. «Je me rappelle être allé voir les supporters de la Nordkurve. Outre ses indéniables qualités de défenseur (concentration, sens de l'anticipation) et de relanceur (vision du jeu au-dessus de la moyenne et passeur décisif à 4 reprises depuis son arrivée chez les pros), il a le gros avantage de déjà parler français et de toujours le pratiquer.

C'était d'ailleurs aussi le cas pour Draxler et Trapp, les autres germaniques de l'effectif parisien, à leur arrivée. Thilo Kehrer est Allemand par son père et Burundais par sa mère, passant même le français à l'oral au bac, comme il l'a raconté à So Foot. Polyglotte, il maîtrise également l'anglais.

Après sept saisons à Leverkusen, celui qui est comparé à Karl-Heinz Förster, formé comme lui au Waldhof Mannheim, débarque à Paris en 1998 pour remplacer Bruno N’Gotty parti au Milan AC. Un vrai leader au statut de titulaire en équipe d'Allemagne et avec plus de 200 matches disputés au sein des Rouge et Noir. Il devient à l'occasion le premier joueur allemand à signer dans la capitale.

Malheureusement pour Wörns, il arrive dans une période trouble pour le PSG qui connaît cette saison-là deux présidents et trois entraîneurs. On lui avait même négocié son transfert dans son dos alors que le joueur n'avait pas encore foulé la pelouse du Parc. Nommé dans l'équipe type de l'année du championnat d'Allemagne en 1996, 1997, 1998 et 2002

« Quel est le meilleur joueur que vous avez côtoyé ?Lothar Matthäus et Matthias Sammer. Normalement, on cite toujours des joueurs offensifs, mais ces deux-là savaient tout faire. Ils étaient bons en défense et donnaient aussi une orientation aux attaques, ils comprenaient le jeu. De vrais leaders, que j'ai côtoyés en sélection.

Quel est le meilleur joueur que vous avez affronté ?Il y en a quelques-uns, comme le Suisse Stéphane Chapuisat, le Brésilien Ronaldo, et Thierry Henry. Lui avait la classe mondiale, il était très difficile à jouer, tellement rapide. C'était un vrai défi de jouer contre de tels attaquants.

Quel était le joueur le plus drôle ?Andreas Neuendorf, surnommé "Zecke" (la Tique). Il n'est pas mondialement connu, il est devenu entraîneur de la réserve du Hertha Berlin. Mais dans le vestiaire, il était tellement drôle que tu avais mal au ventre chaque jour tellement tu rigolais. Il avait récolté ce surnom parce qu'il s'était fait piquer par une tique et qu'il avait dû aller à l'hôpital à cause de ça.

Saviez-vous qu'il avait peint deux tableaux à l'huile avec sa femme pour obtenir un nom d'artiste ? Il y avait à l'époque Jan Koller, Tomas Rosicky, Jürgen Kohler, Marcio Amoroso. Et aussi un banc très fort. Nous essayions de jouer au foot, de gagner par le jeu. Nous sommes devenus champions d'Allemagne et avons atteint la finale de la Coupe de l'UEFA à Rotterdam (défaite 2-3 contre Feyenoord).

Quel est l'entraîneur qui vous a le plus marqué ?J'ai toujours trouvé Christoph Daum très bon à Leverkusen. Il était tout près de devenir sélectionneur de l'Allemagne, mais il a été révélé qu'il prenait de la cocaïne. Il était intéressant tactiquement, surtout dans ses consignes sans le ballon. Il savait aussi comment motiver les joueurs par ses causeries, avait des plans de match. Dans ses méthodes, il était en avance sur son temps.

Avez-vous pris du plaisir à Paris, même si la saison a été décevante (9e en L 1) ?Difficilement. Nous espérions mieux. La saison était moyenne et être moyen ne signifie pas vraiment prendre du plaisir. J'avais eu envie de venir au PSG parce que le club jouait un rôle important en Coupe d'Europe et était connu en Allemagne, d'autant que l'équipe avait un jeu offensif. J'ai quand même profité de Paris, une très belle ville, et ça se passait bien avec les gens. Je vivais près du centre d'entraînement, à Poissy, mais j'allais de temps en temps en ville. J'y ai appris à manger des huîtres. J'en ai même goûté des gratinées, avec des épinards dessus et une sauce. Au début, je pensais : j'avale de l'eau de mer ! Mais avec le temps, j'ai apprécié.

Avez-vous une anecdote d'entraînement au PSG ?Une fois, Bernard Lama m'a tiré dans la tête sur un dégagement. Il voulait relancer, donc je montais sur le terrain, dos à lui, et soudain, je prends un énorme choc derrière le crâne. Il avait dégagé à la main, mais tellement fort que j'en ai eu une commotion cérébrale. J'ai dû aller à l'hôpital, j'ai vomi toute la nuit. J'ai tout oublié de la langue française, mais je me souviens toujours de ce mot : "vomi" !

Y a-t-il un ancien coéquipier du PSG que vous aimeriez revoir ?Je suis resté seulement un an. Pour nouer des relations, il aurait fallu que mon français soit meilleur. Le président qui m'avait recruté n'était plus là quand je suis arrivé (Charles Biétry avait succédé à Michel Denisot). Et on a eu trois entraîneurs cette saison-là (Alain Giresse, Artur Jorge, Philippe Bergeroo)...

Comment avez-vous vécu la pression des supporters qui entoure le PSG ?Les supporters étaient très déçus de notre saison, mais la pression fait partie du foot. Il n'y avait rien de nouveau pour moi, sauf lors des matches contre Marseille. J'ai tout de suite remarqué que c'était très spécial. En Allemagne, nous avons le derby de la Ruhr, entre Dortmund et Schalke 04, mais la rivalité entre Paris et Marseille est extrême, il faut bien le dire. Surtout à Marseille, c'était l'enfer. On sait tous que la pelouse est verte, mais à l'échauffement, on s'était fait jeter tellement de balles de tennis que le terrain était jaune.

Vous souvenez-vous de votre dernier match au PSG ? Une défaite 3-2 au Parc des Princes contre Bordeaux (le 29 mai 1999) qui a empêché l'OM de devenir champion. Certains ont dit que les Parisiens n'avaient pas tout donné...

Non, en aucun cas. Tu ne peux pas te permettre cela en tant que professionnel. Ce sont des allégations malveillantes. Je ne me souviens pas bien de ce match (il était sorti à la 32e minute après un choc avec Bernard Lama), mais ce serait le cas si quelqu'un avait dit : "On va faire exprès de perdre." »Sa vie d'ex

Avec Abdou Diallo, arrivé au PSG l'été dernier, Christian Wörns est l'un des deux seuls joueurs ayant évolué chez les pros à Paris et à Dortmund, opposés mardi en huitièmes de finale aller de Ligue des champions. L'ancien défenseur allemand (66 sélections) a fait un passage éclair dans la capitale lors d'une saison 1998-1999 calamiteuse. Transféré au Borussia, où il a remporté un titre de champion d'Allemagne, il y a terminé sa carrière en 2008, avec l'idée de décrocher du football. Une résolution qui n'a pas duré.

« Un an après, j'ai entraîné l'équipe de mon premier fils, dans un petit club. Le travail avec les jeunes m'a toujours intéressé, c'est ma passion. J'aime faire progresser les joueurs sur les bases : l'attitude, la technique, le collectif. » Wörns aime tellement ça qu'il a même accepté d'entraîner une saison les moins de 17 ans de Schalke, le rival éternel de Dortmund.

Il a été nommé l'été dernier sélectionneur des moins de 18 ans allemands, un groupe qu'il veut conduire à l'Euro des moins de 19 ans l'année prochaine, tout en aidant ses joueurs « à devenir professionnels ». D'ici là, il va continuer à suivre chaque week-end les matches de jeunes, à échanger avec les clubs et à se fondre dans le moule de la formation allemande, avec « des séminaires où la Fédération réunit les entraîneurs, les coordinateurs et des professeurs de sport.

Tableau Comparatif: Thilo Kehrer et Christian Wörns

Caractéristique Thilo Kehrer Christian Wörns
Poste principal Défenseur Central Défenseur Central
Arrivée au PSG 2018 1998
Prix de Transfert 37 millions d'euros Sans indemnité de transfert
Anciens Clubs Schalke 04, Stuttgart Bayer Leverkusen, Waldhof Mannheim
Sélections Nationales Allemagne Allemagne

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