Bath Rugby, fondé en 1865, est l'un des plus anciens clubs de rugby au monde. Le club a connu une période de domination outrageuse dans les années 1990. Six titres de champion d'Angleterre (1989, 1991, 1992, 1993, 1994, 1996), six coupes d'Angleterre (1989, 1990, 1992, 1994, 1995, 1996), un titre européen en 1998 : les chiffres suffisent à montrer à quel point Bath a écrasé la concurrence outre-Manche pendant dix ans.
Pendant cette période faste, les joueurs de la station thermale composaient en grande partie le XV de la Rose. Bath était alors tout simplement imbattable grâce à une culture de la victoire bien ancrée et un effectif de très haut niveau. Le club du Somerset était alors la référence du rugby européen, avec... Toulouse, qui dominait lui aussi nettement le rugby tricolore.
Parmi les figures emblématiques de cette époque, on retrouve Callard, De Glanville, Guscott, Hill, Adebayo, Catt, Clarke, Webb, Ojomoh, Regan, autant de grands noms qui ont terrorisé la planète rugby pendant de longues années.

Le Recreation Ground, stade de Bath Rugby
La Finale de la Coupe d'Europe 1998 : Un Tournant Cruel
Brive, battu de peu en finale de la Coupe d'Europe en 1998 (18-19), est bien placé pour confirmer une impression tenace dans les années 90 : au rugby, il y a trente joueurs sur le terrain et à la fin c'est toujours Bath qui gagne. Un an après avoir été sacré champion face à Leicester, le CAB n'est pas prêt à laisser son trône. Le doublé est cherché, est tout proche mais le rêve va se transformer en cauchemar.
À l'issue de la phase de poules, Brive termine deuxième derrière Bath avec 9 points au compteur. Ce premier tour restera marqué par l'après match entre Brive et Pontypridd et la fameuse "bataille du Toulzac". Brive doit passer par les barrages pour accéder aux quarts de finales. Classé 6e, le CAB affronte le club classé 11e qui n'est autre que ... Pontypridd. Un match que personne ne souhaitait mais qui aura lieu.
Plus qu'un match et Brive est de retour en finale. Mais c'est dans un mini championnat français qu'on se retrouve. Bath représente l'Angleterre tandis que Pau, Toulouse et Brive représentent la France. Le billet pour la finale se valide le plus difficilement possible. Après prolongation, Toulouse et Brive sont à égalité mais le CAB a marqué deux essais contre un seul pour les toulousains.
Au coup d'envoi, l'expérience est du côté de Bath et son équipe d'internationaux (301 sélections) alors que Brive n'affiche "que" 125 sélections. Il y a un an, le CAB avait remporté le Graal par le jeu et avait impressioné le monde du rugby. Malheureusement, le jeu est beaucoup plus restrictif et aucune équipe ne semble vouloir prendre de risques lors de cette finale. On attend la faute de l'adversaire et à ce petit jeu, c'est Brive qui prend les commandes de la rencontre en menant 15 à 6 à la pause.
Dominateurs, les Brivistes sont proches de mettre KO Bath. Arrive alors très sûrement le tournant du match. Les mêlées s'enchainent à 5 mètres de la ligne anglaise. Elles sont écroulées mais l'essai de pénalité ne vient pas (au grand dam du public largement briviste du Parc Lescure de Bordeaux). Brive veut y aller en force mais au final, sur une énième mêlée, ce sont les Brivistes qui se font sanctionner.
Brive a laissé passer sa chance de tuer le match car quelques minutes plus tard, sur un beau mouvement derrière une mêlée, c'est l'arrière Callard qui marque le seul essai de la finale. Bath reprend espoir (15-13) mais Alain Penaud redonne un peu de marge à son équipe d'un drop des 40 mètres (18-13). Callard passe une pénalité dans la foulée (18-16). Cela devient de plus en plus crispant et encore plus quand Callard met Bath pour la première fois devant au score (18-19). Brive est en train de perdre une finale qu'il devait gagner.
Mais ce n'est pas fini. Durant les arrêts de jeu, le CAB a l'opportunité de repasser devant et donc de l'emporter. Malheureusement, Lamaison sur pénalité et Arbizu sur drop auront le pied qui tremble au moment de faire passer le ballon entre les perches. Bath peut exulter : Bath est champion d'Europe. Brive ne réussira pas le doublé et ne peut s'en vouloir qu'à lui-même. S'il avait joué au rugby comme contre Leicester, s'il avait marqué à la 50e, s'il avait réussi ces 3 points dans les arrêts de jeu. Que se serait-il passé si le CAB avait réussi à remporter cette coupe d'Europe ? Après ça, Brive a commencé sa chute et n'a plus retrouvé les sommets.
Mais pour en arriver à cette finale, le parcours n'a pas été aisé et il a fallu croiser le fer à trois reprises avec Bath et Pontypridd. Cette 3e mi-temps face aux gallois est restée dans les mémoires même si ce n'est pas vraiment glorieux. Les phases finales ont été difficiles mais Brive mérite sa qualification pour la finale en remportant deux matchs à l'extérieur, d'abord aux Wasps puis à Toulouse.
Le Virage Difficile du Professionnalisme
Las, le virage du professionnalisme sera difficile à prendre pour un club si attaché aux traditions. Le départ du mythique entraîneur Jack Rowell pour le XV de la Rose en 1995 sera ainsi difficile à encaisser. L'arrivée de l'argent dans le rugby à la même époque va surtout profondément changer la donne, d'autant qu'elle se produit en même temps que l'arrêt de nombreux joueurs de la génération dorée.
Résultat après le titre européen, le club va plonger dans une crise sportive qui durera cinq ans. Bath touche le fond lors de la saison 2002-2003, où, onzième au classement final, il n'est sauvé de la relégation que grâce à la différence de points. Et comme si le retour sur terre n'était pas assez douloureux, le club est plongé dans une grave crise financière qui laisse le club exsangue, au bord du dépôt de bilan. Les dirigeants envisagent même de fusionner avec Bristol pour sauver ce qui peut l'être.
Bath a raté le virage du professionnalisme, et s'est fait doublé par les riches clubs de Londres ou par Leicester, tous largement arrosés par des mécènes ambitieux. Frileux et protectionniste, le club hésite aussi longtemps à attirer des joueurs étrangers, qui font le bonheur des Saracens, des Wasps ou des Tigers. Et ironie de l'histoire, c'est l'arrivée d'un Australien, John Connolly, à la tête du club, qui va relancer la machine.
Le Retour au Premier Plan
Mais une grande équipe ne meurt jamais, et la réaction d'orgueil du club sera exemplaire. Dès 2004, Bath reprend du poil de la bête et termine même en tête du classement à l'issue de la saison régulière, laissant le titre aux Wasps en finale. Mais le marche en avant est à nouveau enclenchée, inexorablement.
Demi-finaliste en Coupe d'Europe en 2006, présent dans le dernier carré en Premiership l'an passé (battu pas les Wasps, futurs champions), Bath a repris sa place dans le gotha du rugby britannique. Actuellement troisième au classement avec un match en moins, c'est même encore un candidat sérieux au titre. L'arrivée de Steve Meehan, un autre Australien, a fait beaucoup de bien en redonnant de la liberté aux joueurs, et en revenant à cette culture du jeu propre au club. L'apport des recrues étrangères est également prépondérant, et la charnière sud-africaine Claassens-James est ainsi le véritable baromètre de Bath. Seul point noir, et pas des moindres, le contrôle positif du pilier international Matt Stevens, qui a créé un véritable cataclysme au sein du club.
Après un gros passage à vide, le club de Bath est redevenu l'un des meilleurs du championnat d'Angleterre et se bat encore cette saison pour le titre. Après une domination outrageuse dans les années 1990, l'équipe a pourtant failli disparaître, et il a fallu entamer un nouveau cycle et rompre avec certaines traditions, en s'ouvrant notamment aux étrangers.
Il faudra être capable de passer outre pour dominer Toulouse et confirmer le début d'une nouvelle ère.

Joueurs de Bath Rugby célébrant une victoire
Bath en Quête de Triplé
Bath - Bristol et Leicester - Sale : voilà le programme du dernier carré du championnat anglais. Bath ne peut pas cacher son désir de triplé. Le club du Somerset a déjà empoché une Coupe d’Angleterre (contre Exeter) et une Coupe d’Europe (contre Lyon en Challenge Cup). Il veut désormais mettre la main sur le titre de champion qui lui échappe depuis… 1996 avec l’appui de tous les pronostics.
Dès ce vendredi soir, Bath se mesure à son voisin, Bristol, dans un contexte un peu paradoxal. Bath a terminé premier de la saison régulière, avec onze points d’avance sur le deuxième, mais a perdu deux fois contre Bristol. Ça s’est passé les 5 octobre (36-26) à domicile et le 10 mai, non pas à l’extérieur, mais sur terrain neutre à Cardiff (36-14). Mais le deuxième revers est à prendre avec des pincettes car ce jour-là, Bath alignait une équipe "réserve" en vue de la finale européenne. De la même façon, la défaite contre les Saracens lors de la dernière journée de saison régulière (36-26) n’a pas beaucoup de signification.
Bath - Bristol est vécu comme un derby entre deux vrais fiefs du rugby anglais. Pat Lam en est conscient. "Bath n’a perdu que quatre matchs cette saison et qui les a battus deux fois ? Alors, nous savons comment faire et nous allons le refaire. Nous savons comment les battre, nous l’avons fait de plusieurs manières, sous la pluie, sur terrain sec, à domicile, à l’extérieur, a-t-il déclaré cette semaine, en souriant. Quand nous sommes remontés en 2018, les supporters m’ont dit clairement qu’ils ne voulaient pas perdre contre Bath et nous les avons battus onze fois sur quatorze."
Quand on a vu Bath jouer en finale de Challenge Cup contre Lyon, on peut trouver les propos de l’entraîneur de Bristol un peu optimistes. Parce que Johann Van Graan, son homologue, a su bâtir un pack très puissant (Stuart, Dunn, Reid, Roux, etc.) ; mais vendredi, il sera privé de Sam Underhill, suspendu trois semaines pour un coup de tête sur le Lyonnais Davit Niniashvili. Avec une charnière Spencer-Russell souveraine et des trois-quarts sans doute sous-estimés en France (De Glanville, Ojomoh, Cokanasiga), Bath reste favori à nos yeux.
L’autre demi-finale opposera, samedi, Leicester à Sale. La logique désigne les Tigres comme favoris évidemment. Michael Cheika voudrait finir son passage dans les Midlands sur un trophée majeur même si Sale reste sur six victoires sur ses sept derniers matchs de championnat. Mais le 9 mai, les deux équipes s’étaient affrontées à Leicester et les locaux l’avaient emporté 44-34, cinq essais partout.
À Sale, George Ford, l’ouvreur vétéran, est en pleine forme en ce moment. Mais les chiffres sont défavorables à Sale (et contre Bristol).
Le programme > Vendredi : Bath - Bristol (20 h 45).
Challenge Cup 2024 : Bath Triomphe Face à Lyon
Coup d'envoi des finales européennes de rugby avec celle de Challenge Cup au Principality Stadium de Cardiff. Premier des deux duels franco-anglais entre Bath Rugby et le Lyon OU, lauréat de cette compétition en 2022, et qui jouait probablement sa saison sur cette finale, puisque le vainqueur gagnait son ticket en Champions Cup.
Bien parti, Lyon a disparu au fil de la rencontre, pêchant physiquement, et a logiquement baissé pavillon contre Bath. Le LOU échoue en finale et ne remportera pas sa deuxième Challenge Cup.
Néanmoins, les Rhodaniens étaient tout sauf favoris contre la meilleure équipe actuelle de Premiership. Mais ils dominaient le début de match en récupérant le coup d'envoi pour venir jouer d'entrée dans le camp anglais. Et cela mettait moins de 4 minutes à porter ses fruits sur une action à trois passes conclue en coin par Ethan Dumortier. Un superbe essai pour lancer le match.
Rapidement, Bath réduisait l'écart au pied, mais c'est bien le LOU qui envoyait le plus de jeu. Des velléités offensives qui manquaient de leur revenir en pleine figure quand Will Butt déchirait le rideau défensif sur près de 50 mètres, mais n'allait pas à dame (15e). Cette action permettait néanmoins à Bath de s'installer dans le camp lyonnais et d'en pilonner la ligne, jusqu'à ce que Tom Dunn trouve l'ouverture en force (21e).
Malheureusement, la digue lyonnaise avait cédé une fois, elle allait céder une deuxième rapidement sur un essai de Max Ojomoh après une nouvelle phase de possession. Lyon n'avait pas le choix, il fallait repartir à l'assaut. Une percée de Davit Niniashvili ramenait le LOU dans le camp anglais, et débouchait sur le jaune (orangé) de Sam Underhill, puis un deuxième pour Will Muir. Sanction immédiate de cette double supériorité numérique : Dumortier s'offrait un doublé en première main, mais la vidéo mettait son grain de sel. Néanmoins, les Anglais multiplaient les fautes, mais malgré de nombreuses occasions, les Lyonnais butaient sur la défense anglaise, et semblaient avoir raté le coche à la pause (5-17).
Il fallait emballer la rencontre, mais Bath passait rapidement trois points pour aggraver la marque. Lyon se ruait alors à l'attaque, et trouvait enfin l'ouverture en force par Arno Botha, qui récompensait la volonté lyonnaise (44e).
Mais l'indiscipline lyonnaise existait aussi, et elle coutait une pénaltouche, début d'une nouvelle phase de pilonnage en règle, rapidement conclue par un nouvel essai en force de Beno Obano. Physiquement, les Lyonnais étaient au bord de l'asphyxie ; s'ils faisaient preuve d'un grand courage en défense, le manque d'oxygène se faisait ressentir offensivement. Et la punition tombait quand Tom de Glanville transperçait le rideau défensif avec une aisance folle, offrant à Ben Spencer l'essai qui tuait le match (64e). Le trou était creusé.
Russell rajoutait une pénalité histoire de fignoler le tableau. Jusqu'au bout, le LOU tentait, mais butait sur une défense qui n'aura finalement pas laissé passer grand-chose. Lyon s'incline finalement 37-12 et ne remportera pas une deuxième Rugby Challenge Cup. Conséquence d'un match dans lequel les Lyonnais ont explosé physiquement alors que le début de match était prometteur.
Dominé l'essentiel de la rencontre et incapable de concrétiser ses temps forts, Lyon s'est incliné 37-12 contre Bath vendredi en finale de la Challenge Cup, et a échoué à remporter un titre qui aurait donné du lustre à une saison en dents de scie. Moribonds puis un temps revenus dans la course aux phases finales du Top 14 grâce à l'arrivée de leur entraîneur Karim Ghezal en décembre, les Lyonnais, 11e du championnat, n'ont plus que de maigres espoirs de finir la saison en beauté. Sacrés en 2022 dans la petite Coupe d'Europe, Baptiste Couilloud et les siens se sont heurtés à une tâche encore plus ardue qu'à Marseille, où ils avaient décroché le titre contre Toulon il y a trois ans.
Dans un stade du Millennium de Cardiff acquis à la cause de Bath, leader du championnat anglais et porté notamment par sa star écossaise Finn Russell à l'ouverture, le LOU a été muselé par la puissance anglaise, et n'a mené que les 20 premières minutes du match. Les Lyonnais ont pourtant eu quelques arguments à faire valoir, notamment face à l'indiscipline d'un adversaire féroce mais manquant de maîtrise.
Parfaitement guidés par leurs maîtres à jouer à la charnière, le demi de mêlée Ben Spencer et l'ouvreur Finn Russell, les joueurs de Bath ont pris la main de la rencontre, avec de longues séquences de jeu qui ont mis au supplice la défense lyonnaise. Deux essais anglais plus tard (Dunn 20e et Ojomoh 25e), le LOU, mené 17-5, a commencé à sérieusement tanguer. Heureusement pour les Rhodaniens, Bath a été stoppé par son indiscipline, avec deux cartons jaunes: l'un, plutôt clément, contre le troisième ligne Sam Underhill pour un plaquage haut sur l'arrière Davit Niniashvili (29e), et le deuxième contre le centre Will Muir (35e), venu percuter en l'air Dumortier.
Mais à 15 contre 14 puis 13, les Lyonnais n'ont pas réussi à recoller au score.

Bath Rugby remporte la Challenge Cup 2024
Vers un Retour au Sommet Européen?
Lors de la dernière finale européenne remportée par Bath en 2008 contre Worcester en Challenge européen, le capitaine était Steve Borthwick, actuel sélectionneur de l’Angleterre. Dix-sept années plus tard, plusieurs des hommes forts du boss du XV de la Rose ont l’opportunité de garnir à nouveau l’armoire à trophées de leur club. On pense entre autres au pilier droit Will Stuart et au flanker Sam Underhill.
Depuis ce dernier titre (le deuxième à l’échelle continentale après celui de 1998 contre Brive), Bath peine à atteindre les sommets européens, surtout en Champions Cup avec seulement deux quarts de finale en 2009 et 2015 et a, cette saison, été reversé en Challenge Cup après une phase de poules manquée. Pourtant, le manager Johan Van Graan a bâti un groupe équipé d’internationaux qui a le potentiel pour bien figurer sur les deux tableaux . En effet, les Anglais caracolent en tête de Premiership avec quinze points d’avance sur le deuxième.
"On n’a pas été au niveau en Champions Cup, c’est logique de se retrouver ici. Maintenant, nous avons pris cette compétition très au sérieux et il y a un titre important à aller chercher", a déclaré à ce sujet le deuxième ligne Quinn Roux, international irlandais.
Les hommes du Somerset sont donc conscients que pour devenir craints au-delà du Royaume-Uni, ils doivent passer par la case "trophées". Il y a deux mois, ils se sont offert la Premiership Rugby Cup (Coupe d’Angleterre) en effectuant une large turnover de joueurs. "Notre effectif est unique, quelle que soit l’équipe alignée, l’envie de réussir est la même", a ajouté Roux.
Avec un effectif quasiment au complet et donc intelligemment remanié, Bath s’avance avec ses meilleures armes offensives - excepté le centre Ollie Lawrence, blessé jusqu’à la fin de la saison - pour donner du fil à retordre aux défenseurs lyonnais. Roux avance : "On n’est pas favoris, Lyon a une équipe de qualité avec de super joueurs", mais il évolue à côté du maître à jouer Finn Russell, qu’on ne présente plus, incarnation du renouveau enthousiasmant sur les bords de l’Avon.
Derrière, le triangle arrière composé de Will Muir, Joe Cokanasiga et Tom De Glanville est le plus redouté du royaume et totalise 28 essais toutes compétitions confondues cette saison.
Concernant le vécu récent des pensionnaires du Recreation Ground face aux écuries françaises, disons que ces derniers ont plutôt le vent en poupe. Demandez aux Palois, qui ont fait les frais du rouleau compresseur anglais en huitième de finale de Challenge Cup le 4 avril dernier (24-49) ou bien aux Clermontois, submergés au "Rec" en phase de poules de Champions Cup cet hiver (21-40).
Dans l’optique de retrouver un statut de cador européen - à confirmer dans la "grande" Coupe d’Europe à l’avenir - Bath devra cette fois accrocher le Lou au tableau de chasse, avant pourquoi pas une consécration nationale à Twickenham attendue par toute une ville depuis 1996.