L'Histoire de l'US Créteil-Lusitanos: Un Club Emblématique

L'US Créteil-Lusitanos, un nom qui résonne avec passion dans le monde du football francilien. Pour comprendre pleinement l'histoire de ce club, il est essentiel de revenir à ses origines et d'explorer les différentes étapes qui ont façonné son identité unique.

Les Débuts et l'Évolution du Club

Le club est fondé le 11 mars 1936 par M. Hémont sous le nom de l'US Créteil. Créée le 11 mars 1936, avec le football comme unique discipline, l’USC n’a cessé de grandir et compte à présent 29 associations membres et près de 9600 adhérents. L'équipe devient omnisports en 1938. Depuis sa création en 1936, l’US Créteil n’a cessé d’intégrer de nouvelles disciplines. Année après année, l’US Créteil est restée très attachée à sa devise : “Le sport pour tous, le plus haut niveau pour chacun”. Une devise qui a permis d’offrir l’accès à une pratique sportive au plus grand nombre.

Le 11 mars 2016, l’US Créteil a eu 80 printemps. Par ailleurs, de nombreux champions et championnes de Créteil ont marqué l’histoire du sport cristolien, mais aussi du sport hexagonal, international et olympique. De 1945 à 1978, neuf disciplines font leur entrée à l’US Créteil. En 1979, six nouvelles disciplines intègrent l’USC : le badminton, l’haltérophilie-musculation, la savate-boxe française, le tir à l’arc, le trampoline et le volley-ball.

Les Premières Médailles Olympiques

En 1956, aux Jeux olympiques de Melbourne, Maurice Moucheraud, en cyclisme sur route, apporte à Créteil sa première médaille olympique, en métal doré ! Entre 1964 et 1972, les pistards Daniel Morelon et Pierre Trentin portent haut les couleurs de Créteil et donnent à la section cycliste 7 nouvelles médailles olympiques dont 4 en or. En 1983, lors de sa victoire sur le Tour de France, Laurent Fignon est licencié à l’USC. En 1984, le pistard Fabrice Colas offre à Créteil le bronze olympique à Los Angeles.

Alors qu’en 2003 Créteil organise les Mondiaux de lutte au Palais des sports Robert-Oubron, l’année suivante, en 2004, la jeune Émilie Le Pennec, 16 ans, est auréolée de la couronne olympique aux barres asymétriques. En 2008, en cyclisme sur piste, Grégory Baugé décroche l’argent en vitesse par équipes aux Jeux de Pékin. Quatre ans plus tard, aux Jeux de Londres de 2012, avec un autre Cristolien, Michaël D’Almeida, il glane l’argent en vitesse par équipes. Grégory s’adjuge également la deuxième place en individuel. Aux Jeux paralympiques de Londres, avec deux médailles d’or, Assia El Hannouni est la première sportive handisport du club titrée.

L'Ascension vers le Professionnalisme

Ce n'est qu'après 50 ans d'existence que le club se lance dans le professionnalisme par la création d'une Société Anonyme d'Economie Mixte en novembre 1985. Entre 1986 et 1988, le club connaît trois promotions successives, avec au passage le titre de champion de France de D4 (86/87). L'équipe fanion gravit ensuite les échelons : accession en D4 en 1986, champion de France de D4 et montée en D3 en 1987.

La saison 1988-89 est celle de l’avènement. L’USC atteint la D2. Le club démarre bien et assure tranquillement son maintien. Le club se maintient ensuite quelques saisons en D2 mais fera son retour en Nationale 1 en 1993. L'US Créteil réalise une belle saison 1987-88 avec une montée en division 2 et un 8ème de finale de Coupe de France.

Dates clés

  • 1986 : Accession en D4
  • 1987 : Champion de France de D4 et montée en D3

L'Ère Alain Afflelou

L'US Créteil restera dans cette division jusqu'à l'arrivée d'Alain Afflelou à la présidence du club en 1997.

La Saison Historique 2005-2006

L’année 2006 est historique à plus d’un titre. Créteil fête les 70 ans des Béliers qui se hissent à la hauteur de l’évènement. L'exercice 2005-2006 est celle de tous les records. Emmenés par Hubert Velud, Sessegnon, M’Bodji, Ekobo, Aubanel, Pataca et consorts propulsent l’USCL vers les sommets du classement. Leaders du championnat pendant cinq journées, les Franciliens passeront un tiers de la saison dans le trio de tête. Après avoir longtemps rêvé de Ligue 1, l’USCL termine finalement sa saison à une huitième place historique (54 points).

En 2013, l’US Créteil-Lusitanos, championne de National, retrouve la Ligue 2.

La Fusion Manquée et l'Identité Lusitanos

L’US Créteil parle en effet d’un autre football. Celui d’un club fondé en 1936 pour tenter sa chance à l’ombre des grands noms du moment comme le Red Star, et aujourd’hui évidemment du PSG. L’ajout de ce fameux Lusitanos n’a pas changé grand-chose. Concrètement, dur de vouloir établir un grand club, y compris à Créteil, en s’appuyant uniquement sur une seule communauté, en particulier à Créteil, beaucoup moins « bastion » portugais que Champigny.

Pour comprendre pourquoi il s’agit davantage de retrouvailles entre cousins éloignés que d’une fraternité de fanions, un léger retour en arrière s’impose. Nous sommes en 2002, les Lusitanos de Saint-Maur évoluent alors en National. Ils ont même réussi l’exploit d’éliminer les Girondins de Bordeaux en Coupe de France. Du coup, leur président voit grand et caresse le rêve de construire ce second grand club francilien qui tarde à pointer son nez en L1. Un rival lusophone du PSG, qui représenterait donc cette communauté de 400 000 âmes en Île-de-France.

Dans cette perspective, il tente de réaliser une fusion avec l’US Créteil, voisin déjà installé en L2. Seul problème, aucune des deux associations ne valide la proposition en assemblée générale. Résultat, Armand Lopes quitte avec armes et bagages l’US de cœur qu’il dirige depuis 1971 et s’en va prendre en main celle de la préfecture du Val-de-Marne, en imposant donc cet incongru « Lusitanos » . C’est le début d’une traversée du désert pour l’équipe de Saint-Maur qui plonge dans les affres des divisions inférieures pendant que de l’autre côté du département, Créteil oscille entre National et Ligue 2, où aujourd’hui encore, le club peine à se maintenir.

US Créteil-Lusitanos - Tours FC (2-2) - Résumé - (USCL - TOURS) / 2015-16

En 2002, Armand Lopes, le président historique de l’US Lusitanos devient président de l’US Créteil. Il envisage de fusionner les deux clubs, mais sa proposition est refusée. Il modifie toutefois le nom du club cristolien en « US Créteil-Lusitanos ».

De faire, il ne suffit pas de porter le même nom ou d’avoir eu un président en commun pour être du même monde. Saint-Maur nous plonge au contraire en plein dans le foot communautaire et l’attachement au pays d’origine, ce dont témoignent l’emblème, la pratique ordinaire de ces 40 000 enfants ou petits-enfants de la patrie de Pessoa et d’Eusébio dans le 9-4, avec leur dense réseau associatif, leur paroisse et leur indécrottable fidélité envers les pensionnaires de Liga ZON Sagres.

Il suffit de parcourir le site officiel et voir comment est présentée l’histoire du club pour mesurer la densité de cette mémoire : « Tout a commencé voilà quarante ans, au moment où la dictature de Salazar étouffe le Portugal et où les immigrés viennent nombreux pour construire les maisons des Français. À l’initiative de José Lebre, le fondateur du club, il a été créé une association pour se retrouver entre Portugais, pour s’amuser, se distraire. Au pays, la vie était dure, le Portugal était pauvre. L’histoire du club se confond donc avec celle d’un groupe d’immigrants portugais venus travailler en France dans une usine à St Maur dans les années 60, du moins au départ. (…) C’était une manière de passer le temps et d’atténuer la « saudade » du pays. José Lebre, l’emblématique premier président du club a été le précurseur de la création et il reste encore aujourd’hui une figure respectée à St Maur. »

Le destin d’Armand Lopes se confondait aussi au départ avec cette trajectoire. Il quitte le Portugal pour éviter les guerres coloniales, notamment en Angola, dans lesquelles la dictature épuise la population en courant derrière son fantasme de « cinquième empire » . Cette imprégnation reste aujourd’hui encore très forte, y compris parmi le noyau des « supporters » qui entourent le club, plus de leur affection que de leur passion.

« Cela reste un club franco-portugais, familial, avec une grosse part de formation et des jeunes qui partent dans tous les centres en France. » De fait, encore récemment, Valdo, ancien joueur brésilien de Benfica et du PSG, en fut le directeur sportif, un choix dur à expliquer autrement que par une certaine proximité culturelle.

Pour l’enjeu du jour, les amoureux du « vrai » Lusitanos préfèrent mettre l’accent sur la confrontation sportive, tant on n’y voit pas les Cristoliens en frères ennemis. « C’est certes un derby. Cela fait un peu bizarre au niveau des noms sur la feuille du match. Franchement, nous, on aurait aimé quelqu’un d’autre. C’est un peu le même son de cloche du coté du petit, bien que fervent, noyau des ultras du stade Dominique-Duvauchelle : « On ne ressent pas vraiment d’enjeu pour être sincère, en face, c’est un vrai club amateur, sans supporters comme on peut en rencontrer en L2. Après c’est toujours agréable les derbys, nous regrettons juste que le match se joue à Créteil et pas chez eux, parce que le stade de Saint-Maur est très sympa, et qu’ils font des super sandwichs au lard. »

Rachat Potentiel par Xavier Niel ?

US Créteil 1936 Le fondateur de Free bientôt propriétaire d’un club de football de la région parisienne ? C’est en effet la rumeur qui gonfle sur X depuis quelques heures. Alors qu’un internaute lui «propose de racheter l’US Créteil-Lusitanos», Xavier Niel, fondateur et actionnaire principal d’Iliad, lui répond dans la foulée : «Me chauffe pas». Alors le milliardaire français laisse planer le mystère. Actuellement en National 2, le club sera-t-il bientôt racheté ? Souvent aperçu dans les tribunes du Parc des Princes, Niel semble être un amateur de football, et le rachat de club est en vogue chez les hommes d’affaires… donc cette histoire est peut-être loin d’être finie.

Le match de ce samedi aprèm sera donc d’abord un choc de niveau, entre une formation qui évolue en DH contre le FC Melun et prie pour la CFA, et une équipe qui rencontre Sochaux ou Valenciennes dans l’antichambre de l’élite et des droits télés, et qui veut continuer de croire en sa bonne étoile.

L’US Lusitanos de Saint-Maur continue de son côté ses activités, mais subit une relégation en DSR. Cette saison, après 13 journées, l’US Lusitanos est 3ème du groupe 3 de National 2, à 3 points du leader, le GFA Rumilly-Vallières. Entrainé par l’ancien attaquant auxerrois et troyen, Helder Esteves, l’US Lusitanos compte dans ces rangs d’anciens pensionnaires de clubs pros, comme Christophe Diedhiou (ex-Sochaux), Ibrahima Seck (ex-Auxerre, Genk, Zulte Waregem) ou encore Yohan Tadé (ex-PSG, Le Havre).

Si la réserve du LOSC a déjà affronté l'US Lusitanos (photo), l’équipe professionnelle du LOSC n’a jamais croisé le club lusitanien en match officiel. Résident du stade Adolphe-Chéron de Saint-Maur (3 500 places), l’US Lusitanos accueillera le LOSC au stade Dominique-Duvauchelle de Créteil, à l’occasion de ce 32ème de finale de Coupe de France. L’enceinte cristolienne compte 12 000 places.

Ce samedi (15h30), le LOSC disputera son ultime match de l’année 2025 en 32ème de finale de la Coupe de France, face à l’US Lusitanos de Saint-Maur. En 1966, un groupe d’amis portugais venu travailler en France dans les usines de Saint-Maur-des-Fossés (94) décide de créer un club de foot, qui évolue avec les couleurs du drapeau portugais et un logo représentant la croix des navigateurs portugais. En 2002 l’US Lusitanos élimine les Girondins de Bordeaux de Pauleta et Dugarry en 16èmes de finale de la Coupe de France (2-0).

Le LOSC en 32èmes de finale de Coupe de France ? C’est une décennie de qualifications. La dernière fois que les Dogues ont été éliminés à ce stade de la compétition, c’était en 2015, sur la pelouse de Bastia, qui évoluait alors en Ligue 1.

TOUS LES BUTS DE CETTE PREMIÈRE PARTIE DE SAISON !

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