Le monde du rugby est rempli de moments forts, de joueurs emblématiques et de décisions arbitrales cruciales. Parmi les figures montantes de l'arbitrage, Nika Amashukeli se distingue. Par ailleurs, la coutellerie française, avec ses couteaux régionaux, incarne un savoir-faire ancestral et une diversité culturelle unique.
Nika Amashukeli : Un Arbitre Géorgien au Cœur du Rugby International
Nika Amashukeli arbitrera le choc entre l’équipe de France de rugby et les All Blacks, ce samedi 16 novembre (21 h 10), au Stade de France. Le choc entre la France et la Nouvelle-Zélande ce samedi 16 novembre, à 21 h 10, sera arbitré par Nika Amashukeli. À 30 ans, cet arbitre Géorgien n’est pas inconnu en France. Il a déjà officié en Top 14, en Champions Cup et dans le Tournoi des 6 Nations.
Depuis 2013, il a été nommé sept fois meilleur arbitre géorgien et parle couramment quatre langues : géorgien, anglais, russe et français. Excusez du peu… S’il a déjà officié lors de certains matches des phases de poules de la Coupe du monde 2023 (Irlande - Roumanie, Angleterre - Japon et Australie - Portugal), il est surtout le premier arbitre n’appartenant pas aux nations majeures à arbitrer dans le Tournoi des 6 Nations.
Certains membres du XV de France se souviendront notamment de lui parce qu’il était l’arbitre de la rencontre entre la France et l’Écosse dans le tournoi de 2023 (32-21 pour les Bleus). Nika Amashukeli écrit l’histoire du rugby géorgien, mais aussi de toutes les nations du "Tier 2". Jamais avant lui, un arbitre venant d’un pays n’appartenant pas aux équipes majeures n’avait arbitré un match du Tournoi.
Il est aussi devenu le premier géorgien à officier durant les Test-Matchs de 2021, à l’occasion d’un Canada-pays de Galles. Mais plus impressionnant encore, l’ancien centre a participé en tant qu’arbitre central à la dernière Coupe du monde, avec notamment un Angleterre - Japon en phase de poules.
En effet, le Géorgien a démarré comme joueur sa carrière. Ancien international français et capitaine du XV de France, Jeff Tordo nous livre son analyse des performances de Charles Ollivon dans cette coupe du monde de Rugby. Trois-quart centre au sein du Rugby Club Jiki depuis ses onze ans, le natif de Tbilissi voit ses rêves s’arrêter net alors qu’il accumule les problèmes de genou. À seulement 20 ans, il est contraint d’arrêter sa carrière de joueur.
Un Parcours Semé d'Embûches
Cette enceinte dyonisienne, l’arbitre géorgien aurait pu ne jamais la connaître. Il a échappé de peu à un destin funeste dans l’exercice de ses fonctions. En 2016, alors qu’il est au sifflet d’une rencontre entre le RC Armia et le RC Batoumi, la fin de match va virer au désastre.
Suite à un malentendu avec le capitaine de Batoumi, le ballon sera éjecté trop tôt permettant à Armia de décrocher un match nul à la sirène. Un "supporter" en colère va alors descendre des tribunes et donner un coup de couteau dans la jambe de l’arbitre.
Le XV de France va retrouver un arbitre qu’il connaît déjà face aux All Blacks. Les hommes de Fabien Galthié ont été sous les ordres de Nika Amashukeli à l’occasion du Tournoi des 6 Nations 2023. Lors de la réception du XV du Chardon dans cette même enceinte, l’arbitre géorgien avait dû prendre ses responsabilités à deux reprises, sanctionnant d’un carton rouge Mohamed Haouas suite à un coup de tête, mais aussi Grant Gilchrist après un contact épaule-tête.
Avant de devenir arbitre, Nika Amashukeli a une très courte carrière de joueur. Très prometteur dans son pays, il a malheureusement dû stopper ses ambitions à 20 ans seulement à cause de blessures graves et récurrentes à un genou.
L’homme a également la particularité d’avoir subi une agression lors d’un match du championnat géorgien en 2016, opposant le RC Armia au RC Batoumi. Il a été victime d’une attaque au couteau perpétrée par un supporter. Blessé à une jambe, il a failli tout arrêter après ce traumatisme.
« C’est devenu houleux. Les supporters s’en sont mêlés. En Géorgie, toute autorité est vue avec beaucoup de suspicion, avait-il expliqué au quotidien britannique The Telegraph. Il y a eu beaucoup d’insultes, une bagarre, quelqu’un avait un couteau et j’ai senti quelque chose sur ma jambe. En regardant, j’ai vu du sang partout. »
Pour la petite histoire, l’agression avait été commise à la suite d’un malentendu. Il avait alors annoncé aux deux capitaines des deux équipes qu’il ne restait que quatre minutes à jouer dans le match. Or, le capitaine de Batumi a, lui, compris qu’il n’en restait que deux. Résultat : son équipe, qui menait au score de trois points, a dégagé le ballon en pensant que l’arbitre allait donner le coup de sifflet final. Sur l’action qui a suivi l’équipe adverse a arraché le nul sur une pénalité (22-22). « Tout a ensuite dégénéré… », se souvient-il.
Finalement, Nika Amashukeli a su trouver les ressources pour rebondir. Aujourd’hui, il officie régulièrement au niveau international. Désormais acteur central des rencontres de rugby, Nika Amashukeli n’a pas démarré avec un sifflet dans la bouche, loin de là.
Les Couteaux Régionaux Français : Un Patrimoine à Découvrir
Comme le fromage ou le vin, le couteau fait partie de notre patrimoine, de notre ADN. La coutellerie française est réputée sur tout le globe grâce à un savoir-faire traditionnel et une richesse de diversité sans pareil.
Les terroirs multiples de notre belle France ont façonnés nos couteaux. C’est pour cela que le choix est grand, l’hexagone est une terre de contrastes, chargé d’histoire et de traditions et nos couteaux artisanaux “Made in France” ont chacun un caractère bien trempé.
Aussi il était important de consacrer une page qui aurait la lourde tache de répertorier ces couteaux régionaux fermants.
Voici quelques exemples de couteaux régionaux français :
- L’Alsacien: Fabriqué à Thiers depuis 1920, utilisé par les ruraux et citadins alsaciens.
- L’Aquitain: Créé en 2004 par Didier Charbonnel et Laurent Gaillard.
- Le Bordeaux: Créé par Guy Viallis, avec une lame et un tire-bouchon.
- Le Garonnais: Aussi connu sous le nom de pyrénéen ou girondin.
- Le Nontron: Un des hauts lieux de la coutellerie française, dont les origines remontent au Moyen Âge.
- Le Basque: Créé à l’origine pour les planteurs de tabac de la région du Sud-Ouest de la France.
- Le Charrollais: Couteau paysan traditionnel du XVIIIe siècle.
D’autres couteaux régionaux incluent le Seurre, le 20/20, le Vercingetorix, l’Aurillac, le Baribal, le Belen (couteau de l'Auvergne), le Charretier, le Pradel Yatagan, le Souk Douk, le Français, l’Issoire, la Jambette, le Napoléon, l’Okapi, le Cra-cra, le Rangers, le Salers, le Thiers, le Vellave, le Volcanic, le Voyageur, l’Yssingeaux, le Camembert, le Normanchois, l’Armor, le Breizh Kontell, le Gwalarn, le London, le Bonnet, le Tiré-droit, le Canot, le Cornillon.
Ces couteaux témoignent de la richesse et de la diversité du patrimoine français. Chaque région a su développer un couteau qui lui est propre, en fonction de ses traditions, de ses besoins et de ses matériaux disponibles.
Tableau Récapitulatif des Couteaux Régionaux Français
| Nom du Couteau | Région d'Origine | Caractéristiques Principales |
|---|---|---|
| L'Alsacien | Alsace | Fabriqué à Thiers, lame à pointe rabattue |
| L'Aquitain | Aquitaine | Créé en 2004, design moderne |
| Le Bordeaux | Bordeaux | Lame en acier 12C27, tire-bouchon intégré |
| Le Garonnais | Pyrénées/Gironde | Petit couteau maniable |
| Le Nontron | Périgord | Virole en buis, origines médiévales |
| Le Basque | Sud-Ouest | Décoré de rosettes en laiton |
| Le Charrollais | Bourgogne | Manche avec crosse en forme de boule |
Focus sur Certains Joueurs et Leurs Performances
Il a commencé par une entrée anonyme dans un collectif étouffé sous la puissance sud-africaine, mais Nicolas Depoortere a saisi sa chance lors des deux matchs suivants : un doublé contre les Fidji, un autre contre l’Australie, de la puissance avec le ballon et un bel impact défensif. Celui qui est « l’un des meilleurs centres du Top 14 », dixit son manager à l’UBB Yannick Bru, est peut-être le grand gagnant de cette tournée où, à 22 ans, il voulait enfin prendre du temps de jeu. Mission accomplie.
Le crédit de Charles Ollivon était déjà très élevé. Restait à savoir comment il encaisserait le retour au niveau international après sa longue absence. Sa prestation en deuxième ligne contre les Fidji et son début de match en flanker face aux Australiens (avant une sortie sur commotion) a confirmé ses bonnes aptitudes. Julien Marchand a profité de l’absence de Peato Mauvaka pour retrouver le costume de titulaire au talon et a sorti trois prestations solides. Son remplaçant Maxime Lamothe, fiable lors de ses trois entrées, a réussi ses débuts en Bleu.
Oscar Jegou est l’homme à tout faire, le couteau suisse dont un staff adore disposer. Une entrée tonique contre les Boks, une autre (passée en bonne partie au centre) hyperactive le week-end suivant, et une sortie de banc dans la même lignée pour conclure : le Rochelais a été au rendez-vous. Kalvin Gourgues a lui aussi été ponctuel : en dix minutes tranchantes face aux Wallabies, il a envoyé un message. Le jeune centre toulousain (20 ans) est la nouvelle valeur en hausse.
Joueurs Ayant Perdu des Points
Difficile de passer à côté du cas Romain Ntamack, qui a un peu mieux fini mais qui n’a pas chassé l’impression beaucoup trop mitigée née de ses deux premières prestations sans relief ni impact. L’ouvreur se réjouissait d’aborder une tournée de novembre à 100 % physiquement mais, derrière un pack il est vrai trop souvent bousculé, il n’a pas pesé. Il reste, malgré tout, incontournable aux yeux de Fabien Galthié. Mais il devra monter le curseur lors du Tournoi.
Gaël Fickou, bien qu’utilisé avec soin par le Racing en vue de cette tournée, n’a pas suffisamment pesé contre les Boks (aucun plaquage) et les Australiens (trois mètres parcourus). La concurrence au poste est de plus en plus dense. Il a pour lui un énorme vécu et un statut de leader dans le vestiaire. Au centre toujours, Émilien Gailleton a vécu une tournée cruelle : réserviste pour le premier match, il ne joue qu’un quart d’heure face aux Fidji, le temps de subir un violent cadrage-débordement et une commotion. Son potentiel et son niveau en club ne trouvent pas encore de prolongement en sélection.
Il a un temps été considéré comme l’un des meilleurs finisseurs du monde. Cette époque est révolue tant Romain Taofifenua peine à faire des différences en sortie de banc. Il passe complètement à côté lors de sa titularisation contre les Fidji. Derrière Emmanuel Meafou, pas brillant lors de ses deux titularisations (de la puissance, mais trop d’errements notamment en défense et sur la discipline), le vivier français en 5 est très limité. Et ce n’est pas l’exemple Posolo Tuilagi, revenu de la coupure en surpoids à Perpignan et de nouveau blessé, qui prouve le contraire…
À la mêlée, Nolann Le Garrec (premier match) et Maxime Lucu (les deux suivants) ont chacun joué derrière des packs dominés la plupart du temps. Le Bordelais a attendu la seconde période contre l’Australie pour retrouver son dynamisme habituel. Régis Montagne (25 ans) continue sa découverte du très haut niveau, avec les limites qu’on lui supposait dans la répétition des efforts. Il n’y a pas mieux actuellement, en attendant le retour des blessés (Atonio, Falatea, Tatafu). Paul Boudehent est passé à côté du premier match, n’a pas eu l’occasion de se rattraper (commotion) et a vu d’autres joueurs bien s’en sortir. Mais il est installé dans le groupe.
Joueurs Stables
Damian Penaud aurait pu figurer dans la catégorie des joueurs ayant perdu des points. Mais son doublé contre les Boks et sa grosse activité défensive, notamment devant les Fidji, rehaussent son bilan. Il aurait pu davantage dézoner. Attention à sa place de titulaire si Théo Attisogbe, convaincant lors du Tournoi et en Nouvelle-Zélande, revient bien de blessure à Pau… Sur l’autre aile, Louis Bielle-Biarrey a fini en fanfare après deux premières sorties très discrètes. Son profil supersonique le rend indispensable.
Thomas Ramos est toujours indéboulonnable à l’arrière… sauf s’il devait passer en 10. Le Toulousain n’a pas brillé, mais il a plusieurs fois pris le leadership du jeu à son compte, donné de la voix sur le terrain et été fiable face aux perches. Anthony Jelonch est le seul avant à avoir disputé les trois matchs en intégralité, ce qui en dit long sur le crédit dont il jouit, même s’il a moins bien fini que d’autres.
Ces analyses mettent en lumière la complexité de la performance sportive et l'importance de chaque joueur dans l'équipe.

Carte des régions de France