L'équipe de France de handball, brillante chez les seniors, rencontrait plus de difficultés dans les catégories jeunes. Cependant, un premier titre de champion d'Europe des -18 ans, remporté en Pologne l'été dernier, a atténué ce constat. Par la suite, l'équipe de France espoirs (-21 ans) a confirmé ce renouveau en devenant championne du monde au Brésil, en battant le Danemark (26-24).
France vs Portugal | Quarter-finals highlights | 2019 IHF Men's Youth (U19) World Championship
Avec un an de plus, les joueurs sacrés en Pologne ont tenté de confirmer ce renouveau à Ekaterinbourg, en Russie, lors du championnat du monde -19 ans. Selon Éric Quintin, entraîneur de cette génération, l'objectif était clair : devenir champion du monde et que toutes les équipes de France soient championnes du monde cette année.
Pascal Bourgeais, responsable de la formation à la Fédération française de handball, a souligné l'ambition et l'humilité de l'équipe, tout en reconnaissant la présence de 4 ou 5 autres équipes prétendant à la victoire. Il a également rappelé l'importance de tirer des leçons du titre des juniors, qui ont failli perdre leur premier match contre l'Algérie.
Les Bleuets se sont donc méfiés de l'Argentine, lors de leur entrée en lice au premier tour de la compétition. Le capitaine Lucas Ferrandier a insisté sur l'importance de ne pas répéter les erreurs du passé, notamment la défaite contre la Hongrie au championnat d'Europe -18 ans l'an passé.
Cette année, lors d'une dernière journée pleine de surprise, les 4 derniers qualifiés en quarts ont pu se dessiner - non sans surprises. Dans le groupe le plus dense du tour principal, c'est la Suède qui sort par le haut après une belle victoire contre la Hongrie (39-34). Un succès qui pourrait laisser un goût amer aux Magyars : ces derniers avaient commencé idéalement la rencontre, sous l'impulsion d'un Maté Fazekas - héros de la veille - en grande forme pour mener l'attaque. Néanmoins, ce dernier sortira sur blessure dès la 6ème minute et manquera grandement aux siens. Dans l'autre rencontre, la Suisse a créé la surprise en l'emportant contre une solide Autriche (35-30). Avec sa 3ème place, elle sera le prochain adversaire des Français ce jeudi, à 14 heures. Dans le duel à la tête du groupe 2, la Norvège aura échoué à l'emporter sur une Allemagne bien en place (27-24). Au contact durant une grande partie de la rencontre, grâce - encore - à l'arrière gauche Velte Mellemstrand Bore (10/15), les Norvégiens ne seront pas parvenus à faire mieux que l'armada germanique dont le collectif semble désormais taillé à aller batailler face aux plus belles équipes du tournoi. Dans le groupe 3, du fait de leur défaite la veille face à la Serbie, l'Islande était contrainte à la victoire contre l'Espagne pour poursuivre la compétition, et espérer faire mieux que leur très bonne 4ème place de l'été dernier. Mais en face, l'adversaire a monté en qualité depuis leur 9ème place à l'Euro. Aussi, le duel sera acharné pendant 60 minutes, où les Nordiques feront néanmoins la course en tête - rarement de plus d'une longueur (10-11, 20' ; 15-15, 30' ; 21-23, 42' ; 29-30, 59'). Pourtant, alors que les Ibériques n'avaient pas mené une seule fois du match, ils vont espérer faire basculer la rencontre dans la dernière minute. Grâce à deux interceptions, le pivot Guido Bayo Giraudo s'illustre, suivi de l'ailier droit Hugo Vila López (6/8) pour donner un premier avantage espagnol (31-30, 60'). La réponse islandaise ne se fera pas attendre avec un but du maître à jouer Dagur Árni Heimisson, puis un tir manqué dans la cage vide côté espagnol laisse un ballon et 7 précieuses secondes aux Scandinaves. Les Espagnols conservent néanmoins leur première place à la faveur de la victoire de la Serbie contre l'Arabie Saoudite qui les mène à une égalité à trois avec l'Islande. Une victoire sans surprise, bien que plus courte qu'espérée (32-29) et sans reposer spécialement les cadres. Dans le 4ème et dernier groupe, la République tchèque s'espérait victorieuse contre le Japon mais devait, pour la qualification, l'emporter de plus de 13 unités. Au terme d'un match plein, où les joueurs d'Europe centrale auront été portés notamment par la réussite de son pivot Ondřej Šíma (6/6, MVP), de son inusable ailier gauche Tomáš Vomáčka (7/10) et les arrêts de son gardien Kryštof Pleva (15 parades, 36%), la large victoire espérée est atteinte avec un écart de 15 buts (27-42). Pourtant, rien ne sera impossible dans l'Arena du Caire. 4 ans plus tôt, dans cette même salle, lors du Mondial A, l'Égypte et le Danemark avaient livré un choc d'anthologie en quarts de finale. Si les Pharaons avaient dû s'incliner au bout du bout, ils avaient réussi à accrocher les futurs champions du monde au bout du temps réglementaire. Hier soir, les U19 ont su rééditer l'exploit. Rien n'aura pourtant été simple : les Danois démarrent très fort (2-7, 9') et vont mener tout le long de la rencontre. Avant la pause, l'Égypte doit en plus subir l'exclusion définitive de son demi-centre Hamza Abdalla sur carton rouge (14-17, 30'). Les champions d'Afrique U19 ne lâchent rien mais reste à distance de leur adversaire au début du money time, la faute notamment aux pralines de l'arrière droit Emil Darling Sørensen (7/10) (21-25, 47'). Pourtant, à 5 minutes du terme, le bon coup tactique de l'ancien coach cristollien Fernando Barbeito avec une défense en strict sur Darling Sørensen et le demi-centre Magnus Boysen Moldrup portera ses fruits. La défense se trouve plus efficace et le capitaine et demi-centre Youssef Laoloua inscrit 3 buts dans cet intervalle pour ramener les siens à une petite longueur (24-28, 54' ; 28-29, 58'). Après un dernier but Égyptien et une défense tenue dans la dernière minute, les Égyptiens peuvent exulter : le point pris leur assure une qualification en quarts de finale (29-29) ! Laoloua, demi-centre nîmois en partance pour Puente Genil (Espagne) termine MVP avec 8 buts en 8 tirs (dont 5 pénaltys).
Figures Clés de la Génération
Au sein de cette génération, deux joueurs se distinguent : Melvyn Richardson, fils de Jackson Richardson, évoluant chez les professionnels à Chambéry, et Ludovic Fabregas, professionnel à Montpellier, qui, à seulement 18 ans, figurait dans la liste de Claude Onesta pour les qualifications à l'Euro 2016.
Pascal Bourgeais a souligné la diversité des profils au sein de l'équipe, avec des joueurs à différents stades de leur carrière professionnelle, tous ayant le potentiel de jouer en LNH et de devenir des joueurs majeurs du championnat de France.
Un titre de champion du monde -19 ans serait un tremplin idéal pour ces jeunes talents. En effet, Au terme d’une compétition parfaitement maitrisée, les partenaires de Janella Blondou (Nice) sont entrées dans l’histoire en remportant le premier titre continental de l’histoire des équipes de France féminines. Les protégées d’Eric Baradat ont dominé les championnes du Monde russes en finale, grâce à une prestation de haut vol en Slovénie. Les Bleuettes ont fait parler leur puissance collective pour faire la différence, et faire vaciller des Russes qui ne sont jamais parvenues à faire jeu égal avec nos jeunes tricolores. En tête à la pause (18-15, MT), les Bleuettes sont parvenues à accentuer leur avance dans le dernier quart d’heure, en s’appuyant sur une défense de fer, et grâce notamment à une Karichma Ekoh (Nantes) intenable. Comme en 1/2 finale face à la Hongrie, l’équipe de France U19 s’est imposée de cinq longueurs sur le score de 31 à 26, pour s’offrir une magnifique médaille d’or. Un titre qui vient récompenser tout le travail de formation réalisé en coulisses par les clubs de la Ligue Féminine de Handball, qui laissent une place importante à leurs jeunes pour leur permettre d’éclore au plus haut niveau.

Les Titres et Réalisations Marquantes
- Victoire de la France féminine U19 contre la Russie (31-26)
- L'équipe de France masculine U17 décroche une médaille de bronze
- L’équipe de France masculine remporte son 6e titre mondial en dominant la Norvège (33-26)
- Metz HB remporte la Coupe de France 2017 (33-29)
- Le HBC Nantes remporte la Coupe de France face à Montpellier (37-32)
- L’équipe de France de Beach Handball signe une victoire face à la Suède
- L’équipe de France masculine U19 devient championne du monde en triomphant de l’Espagne (28-25)
- L’équipe de France féminine U19 est devenue la première à décrocher un titre
- L’équipe de France féminine est devenue championne du monde en dominant la Norvège (23-21)
Palmarès Historique
Jusqu'à présent, seule une médaille d'argent figurait au palmarès (2012). Un an après la finale olympique perdue face à la Russie, voici une victoire symbolique pour l’avenir… Jusqu’à ce dimanche 19h, le palmarès européen de l’équipe de France U19 était vierge. Quatrième de l’Euro 1996 et en 2004, l’équipe de France U19 disputait aujourd’hui la première finale de son histoire : une première auréolée du titre continental. Un véritable exploit puisque cette génération 98-99 avait terminé 6e du Mondial U18 l’an passé et 7e de l’Euro U17 en 2015. En 2007, l’équipe de France U17 (autrefois cadette) avait remporté le sacre européen et, en 2012, l’équipe de France U19 (autrefois junior) avait atteint une finale mondiale.
Ce sacre en Slovénie permet aux sélections jeunes féminines d’atteindre le total de trois médailles dans les compétitions jeunes. « On attendra de voir s’il y des redondances à l’avenir pour tirer des conclusions. J’espère que ce résultat va contribuer à décomplexer le secteur féminin,visait Éric Baradat. Je me suis attaché à décomplexer les filles pour les convaincre à quel point elles étaient capables de performer, j’ai privilégié seulement le jeu, pas l’enjeu. Cette équipe est électrique et peut s’embraser à tout moment : j’aime son fonctionnement. Cette victoire est une satisfaction au regard du travail quotidien depuis presque déjà quatre ans à suivre un certain nombre de ces joueuses-là. Je suis heureux aussi pour ce staff pour lequel j’ai du respect et de l’amitié.
Le parcours de l'équipe de France U19 en 2017, avec ses victoires et ses moments de tension, témoigne de la qualité de la formation française et de l'avenir prometteur du handball tricolore. Ce n’est pas faire offense à l’adversité mais le succès de l’équipe de France U19 sur ce Mondial 2017 s’apparente à un triomphe. Hormis en finale où les Espagnols auront poussé les Minots dans leurs retranchements (13-12 pour la Roja à la mi-temps et 24-24 à la 56e), cette équipe de France U19 a survolé ce Championnat du monde. Favorite, elle réalise un triplé inédit avec les titres du FOJE 2015, le sacre européen 2016 et donc cette couronne mondiale 2017. Deux ans après le premier Mondial remporté par la génération 96-97, le titre planétaire restera la propriété de la France pour 2 années supplémentaires. « Rien n’est facile mais à aucun moment je n’ai eu peur pendant cette finale qui a été plus laborieuse que les matches précédents, retenait Éric Quintin. Nous avons dû déployer plusieurs savoir-faire en défense et utiliser toutes nos forces face à une bonne équipe espagnole.
Les Bleues ont réalisé un triplé splendide après l’argent olympique de Rio et le bronze à l’Euro 2016. Une magnifique série en cours avant l’EHF EURO 2018 organisé en France du 29 novembre au 16 décembre 2018. À lui seul le coach Olivier Krumbholz incarne tout le palmarès du Handball féminin français. « Cette médaille ne change rien. C’est bien, c’est une satisfaction, mais les deux précédentes compétitions avaient déjà validé mon retour à la tête de cette sélection. Je pouvais rendre cette équipe opérationnelle. Lorsque l’on fait ce métier, on est adoré ou détesté. Cela ne changera pas. Je réalise très bien ce que l’on vient de faire. La différente s’est faite au niveau de notre sérénité et de notre stabilité. »