Coupe du Monde de Rugby : La Géorgie à la Recherche d'un Exploit Historique

Depuis plusieurs années, la Géorgie s’est implantée dans le décor du rugby européen. Tenants du titre du championnat européen des nations depuis 2006, les Géorgiens s’apprêtent à disputer le Mondial avec le meilleur effectif de leur histoire. En constante progression depuis leur première participation en 2003, cette année peut être la bonne.

L'équipe nationale de rugby de Géorgie en 2015.

Un Parcours Ascendant Depuis 2003

Depuis 2003 et la première participation de la Géorgie en Coupe du monde, la nation de l’Europe de l’Ouest n’a fait que progresser. Même si Los Lelos n’ont jamais atteint le cap des quarts de finale, leurs confrontations en phase de poules révèlent une réelle émergence au plus haut niveau. C’est en 2007 qu’ils ont obtenu leur premier succès, en s’imposant contre la Namibie (30-0), après avoir accroché l’Irlande pour une courte défaite (14-10). Mieux, en 2015, alors dans une Poule C relevée, la Géorgie s’est imposée à deux reprises, d’abord contre les Tonga (17-10), puis une nouvelle fois contre la Namibie (17-16).

L'Effectif 2023 : Une Génération Dorée ?

Pour cette Coupe du monde 2023, la Géorgie arrive avec un effectif complet et impressionnant. La richesse de cet effectif composé majoritairement de joueurs de Top 14, mais aussi de la nouvelle équipe introduite en Challenge Cup, le Black Lion, est une des raisons pour laquelle les Géorgiens peuvent espérer créer la surprise.

Mikheil Nariashvili : Le Pilier d'Expérience

A 29 ans, le pilier gauche de Montpellier, considéré comme l'un des meilleurs du monde à son poste, sera une nouvelle fois un joueur prépondérant pour les Lelos.

Davit Niniashvili : L'Étoile Montante

21 ans, et pourtant déjà très grand. L’arrière/ailier fulgurant de Lyon ne cesse d’affoler les compteurs depuis son arrivée en France en 2021. Auteur de sept essais en 12 matchs de Top 14 la saison passée, il est devenu un des meilleurs attaquants du championnat. Justement, cette complémentarité avec les 15 autres joueurs retenus pour la Coupe du monde évoluant en France est un atout de taille pour la Géorgie. Avec un arrière de ce type, toutes les situations sont envisageables. Dans une Poule C qui risque de se jouer à quelques détails, l’éveil d’une pépite comme Niniashvili ne peut qu’être positif.

La Géorgie, terre de rugby, mais pas que...

Les Défis de la Poule C

Dans la Poule C, composée de l’Australie, du Pays de Galles, des Fidji et du Portugal, tous les espoirs sont permis. Les méformes australienne et galloise laissent envisager des matchs accrochés, où la Géorgie aura son mot à dire. Cependant, l’homogénéité de cette poule pourrait également jouer en la défaveur des Géorgiens. Si les chances de qualification du Portugal sont minimes, celles des quatre autres équipes se valent plus ou moins. La confrontation directe face aux Fidji sera probablement déterminante, en cas d’exploit contre le Pays de Galles ou l’Australie.

Poules de la Coupe du Monde de Rugby 2023.

Ambitions et Perspectives

« Notre destin est de faire partie de l'élite du rugby mondial », assure à l'AFP le président de la Fédération géorgienne de rugby, Gocha Svanidze. A son image, la Géorgie devrait avoir au Mondial-2019 un fort accent français, pas moins de 17 joueurs évoluant en Top 14 ou Pro D2.

Depuis sa première participation en 2003, la Géorgie n'a manqué aucune Coupe du monde, avec un bilan honorable de quatre victoires pour douze défaites. La Géorgie n’a jamais fait mieux dans son histoire qu’une troisième place en phase de poules en 2015.

La Géorgie débutera sa Coupe du monde le 9 septembre face à l’Australie, deux équipes qui se sont affrontées lors de la dernière Coupe du monde. L’Australie avait remporté le match sur le score de 27-8. Elle se situe également dans le même groupe que le Pays de Galles comme en 2019 (demi-finaliste de la dernière Coupe du monde). Les Lelos avaient créé la surprise en s’imposant 13-12 en amical à Cardiff en novembre 2022. Cependant, la Coupe du monde est d’un niveau d’intensité plus élevé, malgré la méforme de ses deux adversaires.

L'Héritage de Mamuka Gorgodze

La légende du rugby géorgien Mamuka Gorgodze a disputé 75 rencontres avec les Lelos et a participé à quatre Coupes du monde (2007, 2011, 2015, 2019.) Il décrypte pour nous l’évolution du rugby dans son pays : « Je trouve qu’il y a eu pas mal d’évolution. En ce moment, on est dans une ère compliquée où il reste peu de marge. Quand j’ai commencé ma carrière, il y avait de la marge.

« Actuellement, c’est dur car, pour être un peu plus sur le devant de la scène, il faut s’imposer devant l’Argentine, l’Ecosse, etc. Il faut continuer à avancer, mais c’est très dur. Sur les autres sports peut-être que si tu fais des progrès tu peux gagner contre des grandes équipes de temps en temps mais, dans le rugby, ce n’est pas facile. Ce qui a également évolué, c’est que les trois-quarts marquent plus d’essais que les avants, c’est un progrès et c’est très bon signe.

« Ce que peut espérer la Géorgie à long terme, c’est de sortir du groupe, pas spécialement à cette édition, mais peut-être à la prochaine. Gagner trois rencontres en Coupe du monde, avancer petit à petit et faire du mieux possible.

La Géorgie et le Tournoi des Six Nations

La Géorgie a la capacité de disputer le Tournoi des Six Nations si celui-ci s’ouvre à d’autres nations. Il faut faire un format pour qu’on participe avec 6 ou 7 nations. « L’Italie est une très bonne équipe intéressante et qui a de bons joueurs. Je n’ai jamais été pour qu’elle sorte et que la Géorgie prenne sa place, mais peut-être il faut nous inclure dans les 6 Nations. Ou sinon il faudrait effectuer un format comme les 6 Nations avec l’Italie et deux-trois bonnes équipes.

Le fait d’avoir remporté des rencontres dernièrement contre des équipes qui disputent le Tournoi des 6 Nations comme les Pays de Galles 13-12 et l’Italie 28-19 a mis de la visibilité sur le pays du Caucase. « Il y a pas mal de pays qui ont commencé à parler de la Géorgie avec nos dernières victoires notamment contre le Pays de Galles et l’Italie. Avant, notre façon de jouer n’était pas belle à voir, car c’était toujours maul et mêlée. Ce que j’aime bien maintenant, c’est que les trois-quarts marquent plus d’essais. Pas mal de pays veulent qu’on participe à des compétitions plus huppées. C’est avec des rencontres contre des grosses équipes qu’on va grandir.

« L’équipe 2023 est mieux armée que celle de 2019 »

« L’équipe 2023 est mieux armée que celle de 2019. Il y a pas mal de joueurs qui vont être intéressants pour cette Coupe du monde dont quatre ou cinq qui vont créer la surprise et qui ne font pas parler d’eux en ce moment, mais qui ont fait de bons matches. Mamuka partie des sélectionnés provient de cette équipe. Tout le monde est prêt physiquement. En jouant ensemble en club, ça crée des automatismes.

C’est la meilleure décision qu’on a fait de l’intégrer, dans la Challenge Cup. Il ne faut pas s’arrêter sur ça, il faut avancer. C’est le nombre de victoires remportées par la Géorgie en phase finale de Coupe du monde en cinq participations.

Rugby en Géorgie - Retour sur les origines du rugby géorgien

À un an de la Coupe du monde de rugby au Japon, la Géorgie pourrait être l’équipe surprise de ce tournoi. Décuple vainqueur du championnat européen des nations de rugby à XV (compétition qui regroupe toutes les équipes européennes ne participant pas au tournoi des Six Nations), ce petit pays du Caucase de près de quatre millions d’habitants est l’une des nations montantes de l’ovalie.

“Lelo, Lelo, Sakartvelo ! Essai, Essai, Géorgie !” s’égosillent les 55 000 supporters géorgiens du stade Boris-Paichadze de Tbilissi venus assister à la victoire des leurs face à la Russie le 12 mars 2017. Une de plus pour les Lelos - surnom de l’équipe nationale géorgienne - vingt-cinq ans après leur seule et unique défaite face au voisin russe.

Les Origines du Surnom "Lelos"

Ce surnom de « Lelos » tient son origine d’un sport né en Géorgie, proche de la soule française. Cette tradition inscrite au patrimoine culturel immatériel géorgien est en réalité plus complexe. Si on retrouve déjà trace de son existence au XIIIè siècle, sa légende fondatrice remonte à 1855 et une victoire militaire des Géorgiens - pourtant inférieurs numériquement - face à l’armée ottomane dans le district de la Gourie (sud-ouest de la Géorgie).

Entrainés à la pratique du Lelo, les locaux auraient alors écrasé leurs opposants. Pour honorer cette victoire, les hommes de la région se rassemblent chaque dimanche de Pâques (le pays est à majorité orthodoxe) et jouent au Lelo. Avant le coup d’envoi, le prêtre bénit la balle et les joueurs, qui boivent du vin rouge. Une fois qu’un vainqueur est déclaré, on rapporte le ballon au cimetière pour la poser sur la tombe la plus récente.

Bien que standardisé et plus encadré pendant la période soviétique, le Lelo reste un jeu violent : les blessés sont légions et il est arrivé que des joueurs y perdent la vie. Pourtant, l’enthousiasme pour le Lelo n’a jamais faibli et explique en partie l’aptitude des Géorgiens pour le rugby. Les marins britanniques débarquant dans les ports de Poti ou Batumi à la fin du XVIIIè siècle peuvent en témoigner.

Le Rugby en Géorgie à l'Époque Soviétique

Durant la courte existence de la République démocratie géorgienne (1928-1921), on retrouve déjà la trace de trois équipes de rugby à Tbilissi. La création de l’Union Soviétique en 1922 aura une grande influence sur le développement du rugby géorgien.

Le développement du rugby en République Socialiste Soviétique de Géorgie est étroitement lié avec la vision éminemment politique que les dirigeants soviétiques ont de ce sport. Si le premier championnat d’URSS de rugby a lieu en 1936, c’est en grande partie grâce à celui qu’on considère comme étant le « pionnier du rugby en Union Soviétique », le Français Jean No. Journaliste envoyé à Moscou en 1928, il participa activement à la formation des équipes et à l’organisation des premiers tournois.

« Nous avons appris par hasard qu’on jouait au rugby à Rostov-sur-le-Don ou à Vladivostok » écrit-il en 1934. Problème, les premières équipes de rugby jouaient selon les règles du football américain, notamment à Tbilissi. Les journalistes soviétiques se devaient donc de décrédibiliser ce sport « brutal » qu’était le football américain pour le remplacer par le rugby.

On peut ainsi lire dans un article du journal bi-hebdomadaire soviétique « Смена » (Changement) publié en 1933 : « Nous avons besoin du rugby. Il faudra encore le contrôler et le reconstruire minutieusement. Le style sanglant du rugby (football) américain est condamné à être exilé hors des frontières de l’URSS. Le rugby semble déjà être un sport moins sanglant que le foot ». Le ton est donné.

Le but étant de se réapproprier le rugby, sport anglo-saxon afin qu’il soit conforme aux valeurs soviétiques : « Nos sportifs ont une fois de plus démontré leur brillante capacité à maîtriser et à reconstruire les jeux occidentaux les plus compliqués ».

Dans un contexte international tendu et avec le retour du militarisme, on comprend alors mieux les préoccupations des pontes soviétiques : « Il est nécessaire d’importer le rugby dans l’Armée Rouge. Le jeu entraîne les qualités dont le combattant a besoin.

Le comité pour la culture physique et le sport d’Union Soviétique a alors le projet de créer une grande école de rugby à… Tbilissi, la clémence du climat de la république des bords de la mer Noire permettant la pratique de ce sport toute l’année. Jean No est envoyé en France pour y observer et apprendre les règles du rugby à 13 et a pour mission de trouver la meilleure façon de développer cette pratique en URSS.

Mais la professionnalisation naissante de certains clubs de rugby français - versement de salaires, recrutements inter-clubs - est contraire à la doxa communiste, le sportif devant être un homme comme un autre. Ce projet d’école de rugby à Tbilissi est finalement abandonné.

En 1949, Joseph Staline, dans sa lutte contre le « cosmopolitisme » et la « vénération de l’Occident » interdit le rugby, qui ne correspondrait pas aux valeurs morales de l’homme soviétique.

Jacques Haspekian et le Rugby en Arménie Soviétique

C’est à ce moment là que Jacques Haspekian, rugbyman né à Lyon en 1927 de parents arméniens ayant fui le génocide, entre en jeu. À son arrivée en RSS d’Arménie au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le rugby, ce sport capitaliste, est interdit. Las, il choisit de pratiquer le vélo et devient tout de même double champion d’URSS de cyclisme sur piste, en 1951 et 1955. Avant le match Dinamo Tbilissi - Spartak Leningrad.

Le Dinamo Tbilissi, le Locomotiv Tbilissi et le Torpedo Koutaïssi s’imposent rapidement comme des places fortes du rugby géorgien et participeront au championnat d’URSS. Le Torpedo Koutaïssi réalisera même l’exploit de remporter trois championnats d’Union Soviétique de 1987 à 1989.

La Renaissance du Rugby Géorgien Après l'Effondrement de l'URSS

À la chute de l’URSS, le rugby traverse une période de vaches maigres dans cette Géorgie nouvellement indépendante. S’ils peuvent réellement se réapproprier leur sport, les Géorgiens ont d’autres préoccupations. À la suite des guerres dans les territoires séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud entre 1991 et 1993, la Géorgie se voit amputer de 20% de son territoire et doit gérer l’afflux massif de déplacés - plus de trois cent mille - en provenance des deux républiques auto-proclamées. Dans ces conditions, le sport passe au second plan.

Mais le rugby géorgien saura une fois de plus renaître de ses cendres. Cette renaissance porte le sceau du Français Claude Saurel, ancien troisième ligne aile de Béziers et sélectionneur de la Géorgie de 1995 à 2003.

« Lorsque je suis arrivé en Géorgie en 1995, le pays était encore dévasté car ils sortaient d’une guerre civile, mais je suis tombé sur des gens absolument passionnés, intelligents, instruits. Les joueurs avaient des morphotypes qui correspondaient parfaitement au rugby, avec des gabarits absolument hors-normes et des qualités physiques exceptionnelles » confie le Biterrois.

« Tous les matins c’était tableau noir, leçons de rugby. L’après-midi c’était terrain. Au début, il y avait 20/25 entraineurs qui nous écoutaient, ils étaient une centaine à la fin ! » se souvient-il.

L’engouement des Géorgiens pour le rugby leur permet de réaliser des miracles. Géorgie - Russie 46-0.

Outre la transmission de ses compétences techniques et tactiques, Claude Saurel n’hésitera pas à financer lui même l’achat de caméras ou d’ordinateurs pour la sélection. Le manque d’argent étant un frein au développement du rugby, il décide de prendre les choses en main.

« Certains joueurs ne mangeaient pas à leur faim, c’était indigne de les entrainer au rugby et de voir qu’ils crevaient la dalle ».

Le natif de Béziers propose alors aux dirigeants géorgiens d’emmener certains joueurs en France pour qu’ils puissent progresser plus vite. Cette stratégie a porté ses fruits, la Géorgie se faisant rapidement un nom dans le Championnat européen des nations, compétition regroupant toutes les équipes du continent hormis l’Angleterre, l’Irlande, le Pays de Galles, l’Écosse, la France et l’Italie, participant elles au tournoi des Six Nations.

« Grâce à ses contacts, Claude Saurel a permis aux meilleurs Géorgiens de jouer en France » expliquait en novembre dernier Anton Peikrishvili, ancien pilier du Castres Olympique.

Investissements et Développement Actuel

Le rugby est aujourd’hui en Géorgie le sport le plus soutenu financièrement par l’État. Le Word Rugby (ex IRB), organe gérant les compétitions de rugby, a lui aussi mis la main a la poche. 1,9 millions d’euros ont été alloués à la Géorgie entre 2009 et 2012 à travers son programme d’investissement stratégique, visant à soutenir les nations émergentes.

Le budget de la Fédération géorgienne de rugby a ainsi décuplé en une décennie, passant de 400 000 euros en 2003 (année de leur première participation à une Coupe du Monde) à plus de quatre millions d’euros en 2015.

Si les gouvernements géorgiens successifs ont injecté plus de 17 millions d’euros entre 2008 et 2015, le groupe privé Cartu a débloqué deux fois plus de fonds sur la même période. Derrière ce groupe - principal financeur du rugby géorgien - se cache un homme excentrique : Bidzina Ivanichvili, naturalisé français en 2010. Ancien premier ministre et souvent considéré comme l’homme le plus puissant de Géorgie, il passe un accord avec les dirigeants du rugby géorgien, comme nous l’explique Claude Saurel : « si nous trouvions des terrains, il construirait des stades ».

C’est désormais chose faite et vingt-trois stades entièrement dédiés au rugby ainsi que douze centres d’entrainement sont sortis de terre. « Les infrastructures sont magnifiques, les terrains en synthétique sont payés par l’IRB (International Rugby Board) et Ivanichvili paie les stades et l’entretien » confirme Claude Saurel.

Si ces investissements massifs ont permis aux rugbymen géorgiens d’être plus compétitifs sur la scène internationale, l’engouement autour de ce sport s’est renforcé au pays. Alors qu’ils étaient 2 600 licenciés en 2007, ils sont près de 20 000 dix ans plus tard. Les joueurs de Didi 10 - la première division géorgienne - pouvant désormais en majorité vivre de leur métier, le championnat est en constante progression.

Selon Yohan Chamoulaudqui a évolué deux ans au sein du RC Batoumi, « les grosses équipes de ce championnat pourraient se loger facilement entre Fédérale 1 et Pro D2, vu l’intensité physique des matchs. Ça tape dur, et les contacts sont souvent très violents ».

Claude Saurel en est convaincu, « ils sont dans une dynamique extraordinaire avec des gamins qui montent. L’entraineur néo-zélandais Milton Haig et ses joueurs lors d’un échauffement.

Si les clubs géorgiens préfèrent puiser dans le vivier local, ils n’en tissent pas moins des liens avec des clubs européens désireux de repérer les jeunes les plus prometteurs. C’est le cas des Saracens, club anglais double vainqueur de la Coupe d’Europe de rugby, qui a signé en 2014 un accord avec le Lelo Tbilissi, poids lourd du championnat local et sextuple vainqueur de l’épreuve. L’accord permet notamment à des jeunes du Lelo d’intégrer la prestigieuse académie des Saracens. En échange, le club géorgien a été renommé Lelo Saracens Tbilissi et arbore les couleurs du club anglais, des stries rouges et noires.

On retrouve toutefois la majorité des expatriés Géorgiens en France : ils sont environ 350 à arpenter les terrains français, des divisions inférieures au Top 14. À titre d’exemple, sur les 31 joueurs retenus pour disputer la Coupe du Monde 2015, ils étaient 18 à évoluer dans l’Hexagone.

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