Coupe du Monde de Rugby 2004 : Un Triomphe Français

Le 27 mars 2004, une date gravée dans l'histoire du rugby français. Ce jour-là, le XV de France, emmené par un Dimitri Yachvili exceptionnel, a battu l'Angleterre (24-21) et a réalisé le 8e Grand Chelem de son histoire. C’était il y a 16 ans jour pour jour : le XV de France battait l’Angleterre au Stade de France (24-21). Un match particulier, où les Bleus se sont fait bien peur après avoir mené 21-3 à la pause. Finalement, l’issue fut favorable, avec à la clé le 8e Grand Chelem de l’histoire du rugby tricolore.

Un Tournoi des Six Nations 2004 Presque Parfait

Avant de s’offrir une finale de rêve au Stade de France, face aux champions du monde en titre, la bande de Bernard Laporte a fait preuve de maîtrise lors de cette édition 2004. Surtout, elle s’est parfaitement lancée en dominant nettement l’Irlande à domicile (35-17). Contre l’Italie, elle a assuré le minimum syndical, signant toutefois une victoire nette sans encaisser le moindre point (25-0). Le passage corsé avec deux déplacements au pays de Galles (22-29) et en Écosse est ensuite validé, avec notamment une démonstration à Murrayfield avec un succès sans appel 0-31 (avec un doublé de Jauzion).

Le Match Décisif Contre l'Angleterre

Si le match a du mal à se lancer avec un gros round d’observation de plus d’un quart d’heure, le XV de France assomme le XV de la Rose avec 20 minutes d’anthologie. Durant ce lap’s de temps, Dimitri Yachvili est en état de grâce. Une passe au pied lumineuse pour l’essai d’Harinordoquy (23e), un exploit personnel sensationnel avant la pause (38e) et 4 tentatives de but réussies.

La Réaction Anglaise en Seconde Période

La seconde période, ce fut surtout le réveil des champions du monde. La bande de Lawrence Dallaglio ne va quand même pas se faire marcher dessus de la sorte. Son pack fait le nécessaire pour contrer le travail de sape des Servat, Pelous et Betsen. Ben Cohen (52e) trouve la faille, et Josh Lewsey (75e) sème un vent de panique dans les tribunes du Stade de France.

Les Héros de l'Équipe de France 2004

En 2004, au temps où Imanol Harinordoquy, Frédéric Michalak, Yannick Jauzion, Fabien Pelous ou encore Christophe Dominici étaient les grands noms de cette équipe de France, les Bleus remportèrent le grand chelem. Les coéquipiers du grand Pelous jouent donc leur finale du Tournoi des 6 Nations face au XV de la Rose.

🇫🇷 Les Bleus en 2004 : le gâchis

Le Rôle Clé de Dimitri Yachvili

Pour trancher la tête aux coéquipiers de Jonny Wilkinson, Bernard Laporte a donc misé après la blessure du Toulousain Jean-Baptiste Elissalde sur Dimitri Yachvili, l'homme qui monte au Biarritz Olympique. "Après le coup de fil de Bernard, nous confiait-il il y a quelques années, je n'ai pas dormi pendant trois jours. Succéder à Fabien Galthié en équipe nationale (Galthié avait mis un terme à sa carrière en Bleu un an plus tôt, N.D.L.R.) et disputer ce Crunch importantissime, c'était un défi assez conséquent."

Bernie le Dingue, lui, a alors compris que son demi de mêlée, pour avoir joué plusieurs saisons à Gloucester, connaît le mode de fonctionnement anglais et les secrets de leurs tactiques sur le bout des doigts. Le moyen de pression psychologique est rudimentaire, mais efficace. "Toute la semaine, je me sentais comme au centre du monde, poursuivait "Yach". À vrai dire, j'étais même un peu dépassé par les évènements. La veille du match, mon père (Michel, un ancien talonneur international, N.D.L.R.) m'a appelé pour me rassurer. Avec les mots qu'il sait choisir, il m'a fait comprendre que je n'avais pas à avoir de complexe." Et le message est passé...

L'Essai Mémorable de Yachvili

À la sortie d'une mêlée ouverte, au coeur des 22 mètres anglais, Dimitri Yachvili s'empare du ballon. " Là, Serge Betsen me dit: "Joue la tout seul ! Il n'y a personne en couverture ! ". Sur un coup de patte insolent, purement génial, "Yach" s'échappe dans le petit côté, tente un grand pont sur les derniers défenseurs britanniques. À la course, il grille le sprinter Josh Lewsey et s'effondre dans l'en-but du Stade de France.

Puis soudain, le "SDF", comme embrasé d'un orgasme collectif, a longuement scandé son nom. À l'infini. Lui s'est relevé, sans un regard pour Lawrence Dallaglio, le gladiateur d'en-face. Un essai, une transformation, quatre pénalités et dix-neuf points. L'apprenti sorcier de Gloucester, alors âgé de 24 ans, venait de piétiner à lui seul ou presque l'une des meilleures équipes anglaises de tous les temps (victoire 24-21) et au banquet d'après-match, le légendaire Jean-Pierre Rives lançait donc à la meilleure société parisienne, entre le fromage et le dessert : "Mesdames, messieurs, les Anglais perdent rarement.

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