Le Mexique a marqué l'histoire du football en accueillant deux Coupes du Monde mémorables, en 1970 et 1986, et s'apprête à réitérer l'exploit en 2026.

Coupe du Monde 1970 : L'Âge d'Or du Football
La Coupe du Monde de 1970, souvent considérée comme la plus belle de l'histoire, a vu le triomphe du Brésil de Pelé, Tostao et Rivelino, qui ont battu l'Italie en finale.
Longtemps occulté au profit des pays d'Amérique du Sud, le Mexique prouve à l'occasion de cette Coupe du monde qu'il est lui aussi un grand pays du football. Construit pour l'occasion, le stade Azteca (115 000 places) est un bijou d'architecture, tout comme celui de Jalisco à Guadalajara. L'équipe nationale réussit également un beau parcours jusqu'en quart de finale et chacune des victoires de la Selección conduit à des scènes de liesse populaire dans les rues.
Un Casting de Joueurs Exceptionnel
Le casting de joueurs pour ce tournoi est extraordinaire. Certaines sélections nationales font même figure de dream team. Il y a d'abord l'Angleterre tenante du titre avec son Ballon d'or Bobby Charlton, accompagné de quelques autres joueurs de Manchester United vainqueurs de la C1 en 1968, mais aussi son gardien infranchissable Gordon Banks. Il y a aussi la RFA de Franz Beckenbauer, Berti Vogts, Uwe Seeler, Sepp Maier, Wolfang Overath et de Gerd Müller. Côté Italiens, on trouve Giacinto Facchetti, Luigi Riva, Sandro Mazzola, Gianni Rivera et Roberto Boninsegna, pour ne citer qu'eux.
Et puis il y a le Brésil, qui nous offre en 1970 l'une des plus belles équipes de l'histoire de ce sport, et surtout l'une des plus complètes. Il y a d'abord Gerson dans l'entrejeu, doté d'une qualité de passe remarquable : l'un des premiers milieux de terrain de l'ère moderne par sa polyvalence. Rivelino, Tostao et Jairzinho sont, quant à eux, des perles offensives aux profils différents mais diablement complémentaires. Et surtout, il y a Pelé qui s'était mis en congé de la Seleçao durant deux ans pour revenir disputer un dernier Mondial et être enfin l'homme d'un tournoi, lui qui s'était auparavant fait voler la vedette en 1958 et 1962 par les Didi, Garrincha ou Amarildo. Le numéro dix auriverde a rendez-vous avec l'histoire et il le sait.
Ce Mondial est donc une aubaine pour la télévision qui diffuse en couleur et pour la première fois en direct et à l'international. Problème : les rencontres ont lieu à midi pour satisfaire les téléspectateurs européens en décalage horaire et friands de football le soir. Beaucoup de rencontres se déroulent donc sous des températures caniculaires. Mais cela n'empêchera pas de voir des tribunes noires de monde et du spectacle sur la pelouse. Les contacts sur le terrain sont beaucoup moins rudes qu'en 1966 grâce à une petite innovation réglementaire : les cartons jaunes et rouges. Ce nouvel attirail disciplinaire fait suite au très confus match Angleterre-Argentine de 1966 au cours duquel le joueur de l'Albiceleste Rattin, exclu par l'arbitre, avait refusé de quitter le terrain.
Une Évolution Remarquable du Jeu
Au regard du football pratiqué, on constate une incroyable évolution. Le jeu est beaucoup plus rapide que lors de la précédente Coupe du monde, quatre ans auparavant, et les actions sont mieux construites. Même un match entre le Pérou (entraîné par l'ancien champion du monde brésilien Didi) et la Bulgarie offre de la qualité technique et des buts somptueux.
La première mi-temps est un festival d'arrêts de but et le score est encore vierge après 45 minutes de jeu. Les Anglais finissent leur pause avant les Brésiliens et attendent leur adversaire dans le rond central. Quoi de mieux pour encore davantage chauffer le public et rajouter de la théâtralité à cette rencontre qui sera finalement gagnée par les Auriverde grâce à un but de Jairzinho.
Déjà motivée par ce match où elle a vengé ses héros de 1966 défaits en finale contre ces mêmes Anglais, la RFA va encore livrer une partie dantesque en demi-finale face à l'Italie dans l'un des plus beaux matchs de l'histoire du Mondial. Menés 1-0 pendant la majeure partie de la rencontre, les Germaniques arrachent l'égalité à la dernière minute et forcent les Transalpins à jouer les prolongations où pas moins de cinq buts sont inscrits durant ces 30 minutes de rab. Le score final est de 4-3 pour les Transalpins ! Blessé à la clavicule, Franz Beckenbauer finit la partie le bras en écharpe et sera dépassé par l'action du quatrième but italien marqué par Rivera.

C'est pour ce genre de match que le football est beau et que sa dramaturgie fait passer une pièce de théâtre de Racine ou de Shakespeare pour une mésaventure de Oui-Oui. On oserait même : que vaut la détresse d'Agrippine dépassée par Néron dans Britannicus au regard de la solitude du gardien Albertosi abattu moralement devant plus de 100 000 spectateurs après l'égalisation de la RFA ? Un match de Coupe du monde, à la différence des plus belles tragédies, n'a pas une fin programmée.
Certes le joueur de Manchester United George Best avait posé avant le Brésilien les premières pierres de l'iconisation du footballeur - il était appelé le cinquième Beatle -, mais sa popularité avait du mal néanmoins à dépasser les frontières britanniques et était surtout mêlée au show-business. Pelé, lui, passe à la dimension supérieure. On l'appelle le Roi Pelé ou le Dieu Pelé. On ne le compare pas à un groupe de musique pop, on le met au niveau du sacré. Chacune de ses actions est immortalisée par la vidéo et fait office d'acte historique. Ce qu'il a accompli lors de ce Mondial 1970 résonne pour l'éternité.
Coupe du Monde 1986 : Le Triomphe de Maradona
Maradona 'Hand of God' Goal 1986 World Cup
La Coupe du Monde 1986 au Mexique a été le théâtre de l'un des exploits les plus mémorables de l'histoire du football. L'Argentine, emmenée par un Diego Maradona en état de grâce, remporte sa deuxième Coupe du monde avec une équipe mêlant talent, sacrifice et une dose inédite de magie.
Des débuts solides contre la Corée du Sud à la finale épique contre l'Allemagne, l'Albiceleste a imposé son jeu avec autorité. Mais s'il est un match qui a marqué le tournoi, c'est bien le quart de finale contre l'Angleterre : le but de la main de Dieu et le chef-d'œuvre du But du Siècle ont immortalisé Maradona dans l'histoire.

Du logo officiel de la Coupe du monde à ses fabuleuses affiches, comme celle de la photographe Annie Leibovitz, reproduite ci-dessus, la Coupe du monde 1986 a été touchée par la main de Dieu. De plus, le Mexique avait déjà l'expérience de l'organisation d'une Coupe du monde, puisque le pays avait accueilli celle de 1970.
Les qualifications pour la Coupe du monde 86 ont donné lieu à une bataille footballistique sur tous les continents, les équipes se battant pour une place au Mexique.
En Europe, l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Italie et l'Angleterre ont assuré leur qualification, tandis que le Danemark a surpris par son football offensif et que les Pays-Bas ont été éliminés par une équipe de Belgique qui allait jouer un rôle exceptionnel.
Dans la zone Amérique du Sud de la CONMEBOL, le Brésil et le Paraguay ont été de solides vainqueurs, mais l'équipe d'Argentine a connu plus de difficultés que prévu. L'Albiceleste, avec une équipe en transition, s'est qualifiée après une campagne de qualification sud-américaine difficile, assurant sa place pour la Coupe du Monde 86 avec un match nul 2-2 contre le Pérou, grâce à la bravoure de Passarella et d'un remplaçant, Ricardo Gareca.
Entre les équipes africaines de la CAF, le Maroc s'est distingué par un football solide et a fait son retour à la Coupe du monde après 16 ans.
Des Moments Inoubliables en Phase de Groupes
La phase de groupes de la Coupe du monde de Mexico 86 a donné lieu à des moments inoubliables. Le Brésil et le Danemark ont pratiqué un football brillant, tandis que l'Union soviétique a surpris par sa puissance offensive. La France a eu du mal à sortir d'un groupe difficile et l'Italie, championne en titre, n'a pas convaincu.
Le Maroc est entré dans l'histoire en devenant la première équipe africaine à terminer en tête de son groupe, en éliminant le Portugal. L'Angleterre a commencé avec des doutes, mais Gary Lineker a réalisé un triplé contre la Pologne pour sceller la qualification.
L'équipe d'Argentine a pris un départ solide. Elle a commencé par une victoire 3-1 sur la Corée du Sud, Maradona montrant des éclairs de son talent en délivrant trois passes décisives à ses coéquipiers : à Valdano aux 6e et 46e minutes et à Ruggieri à la 18e minute. Contre l'Italie dans un match serré, les argentins ont fait match nul 1-1 grâce à un tir croisé du Gamin d'or. Lors du dernier match de groupe, l'Argentine a battu la Bulgarie 2-0 pour s'assurer la première place du groupe.
Le Parcours Épique de l'Argentine
Le match de huitième de finale entre l'Argentine et l'Uruguay a été chargé d'une grande tension émotionnelle, car il s'agissait d'un classique. À mi-parcours de la Coupe du monde, l'Argentine fait déjà partie des huit meilleures équipes. Comparée à l'équipe pleine de doutes qui est arrivée au Mexique deux mois plus tôt, l'Argentine se sent complètement différente après la première partie de la Coupe du monde, plus solide et avec un esprit renouvelé. Bien qu'elle n'ait pas encore montré tout son potentiel, l'Albiceleste a abordé les quarts de finale avec un moral au beau fixe grâce à ses victoires et à une stratégie claire sur le terrain.
Lors du quart de finale historique et inoubliable entre l'Argentine et l'Angleterre, le 22 juin 1986, Maradona porte l'équipe sur ses épaules. Il semble se venger du but qu'il avait refusé contre l'Uruguay, en créant d'abord une grande action grâce à ses dribbles magistraux, puis en semblant finir le ballon que Valdano avait lancé vers le but à la suite d'un centre aérien, pour marquer le but de sa main que l'arbitre n'a pas pris en compte et qui a été appelé la main de Dieu historique à la 51e minute. Alors que les supporters ne s'étaient pas encore remis de l'impact émotionnel de ce but à la 55e minute, El Pelusa s'est surpassé et a créé ce qui semble encore être un rêve, le but du siècle. Il part du milieu de terrain argentin et bat cinq joueurs anglais : Peter Beardsley, Peter Reid, Terry Butcher, Terry Fenwick et le gardien Peter Shilton.
L'Argentine bat la Belgique 2-0 en demi-finale de la Coupe du Monde 86, avec une nouvelle performance brillante de Diego Maradona. Après une première mi-temps avec peu d'occasions, le capitaine argentin ouvre le score à la 51e minute avec un but de l'extérieur du pied, suite à une passe extraordinaire de Burruchaga et à une belle action individuelle contre deux défenseurs belges et le gardien Pfaff qui sort pour récupérer le ballon. Douze minutes plus tard, à la 61e minute, Maradona éblouit à nouveau en marquant un but magnifique, dribblant plusieurs joueurs belges avant de battre le gardien Pfaff. Ce but est similaire au deuxième but face à l'Angleterre, le « but du siècle ». Avec ces performances magistrales, Maradona était à nouveau la star, mais il ne faut pas oublier l'accompagnement de Burruchaga, Batista ou Valdano. Ce match montre une fois de plus qu'avec Maradona au sommet de sa forme, l'Argentine est une équipe presque imbattable.
La finale de la Coupe du monde de Mexico 86 entre l'Argentine et l'Allemagne de l'Ouest a été un match plein de suspense et de changements de score.
José Luis Brown a ouvert le score pour l'Argentine à la 23e minute en plaçant une tête sur un coup franc de Burruchaga. En seconde période, l'Argentine a creusé l'écart grâce à un but de Jorge Valdano, qui a reçu une excellente passe d'Héctor Enrique, s'est échappé sur la gauche et a marqué avec précision. Mais l'Allemagne a réagi. Tout d'abord, Karl-Heinz Rummenigge a marqué le premier but, 2-1, allemand à la 74e minute sur un coup de pied de coin. Puis, à la 81e minute, Rudi Völler a égalisé, 2-2, sur un corner venu de la gauche, dans un mouvement très similaire au premier but allemand.
Mais l'Argentine avait Maradona et, aussi Burruchaga. Trois minutes après l'égalisation, Diego reçoit le ballon au milieu du terrain, entouré d'adversaires et sans espace. D'un coup de génie, il fait une passe parfaite à Burruchaga, qui entre dans la surface et marque d'un tir croisé pour porter le score à 3-2 et couronner l'Argentine championne du monde, déclenchant les célébrations d'une victoire historique.
Le succès de la Coupe du monde 1986 au Mexique est le résultat d'une combinaison parfaite de talent, de tactique et d'engagement. Dirigée par Carlos Bilardo et avec un Maradona au top niveau, l'équipe nationale a montré un football brillant et plein de caractère. C'est un symbole des émotions, de la passion et de la fierté qui ont entouré la conquête de la Coupe du monde.
Statistiques Clés de la Coupe du Monde 1986
| Statistique | Valeur |
|---|---|
| Nombre total de buts | 132 (2.54 par match) |
| Meilleur buteur | Gary Lineker (Angleterre, 6 buts) |
| Pays avec le plus de buts | Argentine (14 buts) |
| Nombre total de spectateurs | 2.199.941 (42.307 par match) |
Le Mexique Candidat pour 2026 : Un Défi et une Fierté
Le Mexique sera candidat à l'organisation du Mondial 2026, lorsque l'appel d'offres -suspendu sine die en juin en pleine tourmente à la Fifa- sera lancé pour cette édition, a annoncé le président de la Fédération mexicaine vendredi. "Être l'hôte de la plus grande fête du monde est un défi très important et la majorité des Mexicains se sentira très fière d'organiser un troisième Mondial", a déclaré Decio De Maria.
Le Mexique possède un parc de stades modernes et équipés, avec notamment le stade Aztèque, d'une capacité de plus de 105.000 places.
En 2026: il deviendra le premier pays à accueillir la compétition à trois reprises, une marque de confiance inédite accordée par la FIFA. Le mythique Estadio Azteca de Mexico City, qui a vu les finales de 1970 (1971 coupe féminine) et 1986, sera à nouveau la scène d’ouverture du tournoi et verra jouer cinq matchs, ce qui lui donne une stature historique.
La Coupe du Monde 2026 se tiendra dans un contexte international tendu, marqué notamment par le conflit en Ukraine, pays qualifié pour la compétition, alors que la Russie en a été exclue. Dans ce paysage polarisé, le Mexique occupe une position singulière.
Alors que la FIFA prévoit des retombées économiques de l’ordre de 14,3 milliards de dollars pour les trois pays organisateurs, il est à noter que le Mexique n'accueillera que 13 des 104 matchs prévus pour la Coupe, portant les retombées économiques estimées entre 1,8 et 3 milliards de dollars. Cette situation s'explique par l'absence de nécessité de construire des stades neufs, le Mexique misant sur ses grands stades déjà construits.
Un Pays Ouvert sur le Monde et Riche de son Héritage Culturel
Avec 45 millions de touristes ayant visité le Mexique en 2024, ce dernier fait partie du top 10 des pays les plus touristiques au monde. Si en 1986 le Mexique était un pays renfermé sur lui-même, le pays s'est depuis ouvert sur le Monde.
La coupe du monde 2026 sera l'occasion pour le Mexique de mettre en avant son héritage culturel millénaire en mettant en avant ses vestiges archéologiques. L’identité mexicaine repose également sur une diversité culturelle institutionnellement reconnue. Le pays compte 68 peuples autochtones distincts, auxquels s’ajoute une population afro-mexicaine désormais reconnue constitutionnellement. Cette pluralité n’est pas marginale : elle constitue l’un des fondements de la nation mexicaine contemporaine, façonnant les langues, les traditions, les savoir-faire et les expressions artistiques.
La culture mexicaine se distingue par une convivialité largement partagée et simplement résumé par l'expression : « Mi casa es tu casa ». Cette convivialité se manifeste dans la vie quotidienne et dans le rapport direct aux visiteurs, étrangers notamment. Le Mexique est l'héritier du jeu de balle Maya dont les débuts remontent a près de 3500 ans. Le jeu de balle Maya était aussi pratiqué par les Aztèques et disparu presque lors de la colonisation Espagnole.
Si cette vitrine culturelle Méxicaine est séduisante, elle s’inscrit toutefois dans un contexte sécuritaire plus complexe . Le Mexique demeure confronté à des violences liées aux cartels de la drogue, que les autorités peinent à endiguer. Pourtant, cette violence reste territorialement concentrée et touche peu les principales zones touristiques, qui bénéficient d’une forte sécurisation et d’un encadrement spécifique.
Malgré ces problèmes sécuritaires, le Mexique demeure la première destination d’Amérique latine pour les Français, confirmant l’attractivité culturelle et touristique du pays sur le long terme. Avec plus de 250 000 Français voyageant au Mexique chaque année, le Mexique figure parmi les toutes premières destinations long-courrier des Français, généralement classé dans le top 3.
Des Défis Sécuritaires à Surmonter
À mesure que les images de véhicules incendiés circulaient sur les réseaux sociaux, une question s’est imposée : la FIFA doit-elle s’inquiéter ? Officiellement, aucune rencontre n’est remise en cause. Mais en coulisses, la situation sécuritaire alimente les discussions.
Les autorités mexicaines assurent travailler depuis des mois avec la FIFA sur des dispositifs de sécurité renforcés, tels que de la vidéosurveillance étendue, des déploiements massifs de la Garde nationale et de l’armée, ou encore des coordinations internationales.
La FIFA, déjà critiquée par le passé pour ses choix géopolitiques, marche sur une ligne étroite. Maintenir les matches au Mexique serait un signal fort de stabilité, mais le moindre incident pendant le tournoi aurait un retentissement mondial.
Le Football Mexicain à l'Arrêt Après des Violences
Il y a comme un doute. Celui de tout un pays, sous le choc, qui ne s'attendait pas à ça. Ce pays, c'est le Mexique, et ça, ce sont des violences terribles qui ont éclaté dans les tribunes d'un stade, à Querétaro, au nord de Mexico. Samedi, l'équipe locale recevait l'Atlas de Guadelajara, devant 14.000 spectateurs. Un match qui a basculé à la 63e minute, quand les supporters des deux camps se sont affrontés avec une rare violence en tribunes. La pelouse a été envahie par tous ceux, effrayés, qui voulaient fuir cette soudaine flambée de violences, digne des plus sombres heures du hooliganisme anglais.
Et c'est tout le football mexicain qui est à l'arrêt. Les autres rencontres de la journée ont été reportées. Les déplacements de supporters interdits jusqu'à nouvel ordre. Le club de Querétaro va payer cher ces incidents : un an à huis clos, des supporters membres des "barras", ces groupes assez chauds, interdits de stade pour 3 ans, et même des dirigeants suspendus cinq ans !
Dans ce pays habitué aux crimes du narcotrafic, ces scènes de violences, ont profondément meurtri les mexicains, et elles les interrogent, alors que le Mexique doit coorganiser la coupe du monde de football en 2026 avec les Etats-Unis et le Canada. Et la FIFA met la pression !
La fédération internationale de football a très vite réagi. Elle s'est dit "choquée" par "des incidents barbares", une violence "inacceptable et intolérable". Et elle va plus loin, car dans ce même communiqué publié après ces évènements, elle dit "encourager les autorités locales à traduire rapidement en justice les responsables".