Le coq, emblème national, fait aujourd'hui figure d'écusson pour de nombreuses sélections de l'équipe de France. Le gallinacé que portent les rugbymen tricolores au niveau du cœur symbolise la fierté, le courage et la bravoure.

Si le coq fait partie des symboles de la France et que ce symbole trouve bel et bien ses racines dans l'antiquité, ce n'est cependant pas en raison d'une forte implantation de l'animal sur le territoire à l'époque, comme on pourrait le croire. L'animal n'est même pas originaire de nos contrées, mais d'Asie du Sud-Est. Tout repose en réalité sur un jeu de mot qui faisait peut-être s'esclaffer les Romains venus envahir la Gaule à l'époque : l'association vient d'une parfaite homonymie en latin entre la Gaule, Gallus, et le coq, gallus.
Pourtant, le coq n’a pas toujours incarné les vertus qu’on lui accorde. De l’Antiquité jusqu’au Moyen-Âge, il trainait une réputation sulfureuse, associée, en raison de son comportement, à la bêtise et la colère. D'ailleurs, le gallinacé est plutôt mal vu à partir du Moyen-Âge, les rois de France lui préférant le lys comme emblème. Les Romains, brossant un portrait peu élogieux de cet animal de basse-cour, l’associèrent satiriquement à leurs ennemis venus de Gaulle, en constatant que dans leur langue latine le mot « Gallus » signifiait à la fois « coq » et « Gaulois ».
Il faut attendre la Renaissance pour que des rois comme François 1er commencent à l'arborer, avant de le voir à nouveau disparaitre des armoiries nationales. Un calembour repris gaiement durant le Moyen-Âge par nos voisins britanniques et germaniques, au fil des tensions et conflits ébranlant l’entente si fragile entre les royaumes. C'est avec la Révolution française que le coq reprend ses lettres de noblesse.
D’un objet de critique, le coq fut tourné en un symbole de gloire par la monarchie française. Louis XIV le faisant entrer au château de Versailles, représenté sur des gravures aux côtés de la fleur de Lys. Puis le gallinacé incarna la bravoure de tout un peuple français, se libérant de l’absolutisme royal durant la Révolution française.
Guère au goût de Napoléon lui préférant l’aigle, le coq devenait finalement un emblème officiel de la France à la suite d’une ordonnance de juillet 1830, imposant la présence du coq au sommet de l’étendard du drapeau tricolore et sur les boutons des officiers de la garde-nationale.
Patrimoine : le coq gaulois, emblème de la France
L'Adoption du Coq par les Équipes de France
Fédérées autour de l'Union des sociétés françaises de sport athlétiques (USFSA), les autorités des différentes disciplines présentes en France arborent d'abord les deux anneaux rouge et bleu du logo de l'USFSA. L'apparition du coq en lieu et place du logo de USFSA tient en fait d'un conflit entre USFSA et la Fédération Internationale de Football, la FIFA. En raison de ce conflit, USFSA, chargée jusque là d'organiser les rencontres internationales, laissera sa place au Comité français interfédéral (CFI) pour organiser les rencontres de football. Ce dernier décidera alors de remplacer le logo de USFSA par le fameux coq, arboré en écusson.
La France joue pour la première fois avec un coq sur la poitrine le 31 août 1920, lors de la demi-finale des JO d’Anvers face à la Tchécoslovaquie. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de replacer les choses dans leur contexte historique.
La FIFA est créée en 1904 par sept pays, dont la France représentée par l’USFSA (Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques). En 1908, l’Union quitte la FIFA et fonde l’UIAFA (Union Internationale Amateur de Football Association) avec quelques fédérations dissidentes. Le CFI (Comité Français Interfédéral) devient le nouveau représentant de la France à la FIFA. La réconciliation entre les différentes fédérations françaises n’a lieu qu’en 1913.
Parfois rouge et blanc, d'autres fois doré, le coq est conservé par la nouvelle Fédération Française de Football (FFF) en 1919, et l'USFSA décide de l'adopter également pour les autres sports, parfois sous l'impulsion de certains sportifs.
À l’occasion de leur premier match officiel disputé en janvier 1906 face à la Nouvelle-Zélande, les joueurs français, de blanc vêtus, arboraient sur leur poitrine deux anneaux bleu et rouge entrelacés. Le logo de l’USFSA (Union des Sociétés Françaises de Sport Athlétique). L’année précédente, après un match face à l’Écosse au terme duquel les rugbymen français signaient leur première victoire, ce troisième ligne suggéra à l’USFSA de broder un coq sur la poitrine des joueurs. La demande fut entendue.
Trois ans après les footballeurs tricolores, le XV de France adoptait à son tour le coq, apposé au-dessus des anneaux de l’USFSA. La fédération omnisports disparaissait au lendemain de la Grande Guerre, remplacée par la Fédération Française de Rugby qui conserva le gallinacé.
| Date | Événement | Détails |
|---|---|---|
| Janvier 1906 | Premier match officiel de l'équipe de France de rugby | Les joueurs arborent deux anneaux bleu et rouge entrelacés (logo de l'USFSA). |
| 1905 | Victoire contre l'Écosse | Suggestion de broder un coq sur la poitrine des joueurs de rugby. |
| Après 1919 | Adoption du coq par la FFF et l'USFSA | Le coq devient l'emblème de plusieurs sports en France. |
| 31 août 1920 | Demi-finale des JO d’Anvers | La France joue pour la première fois avec un coq sur la poitrine. |
Jean Rigal, international entre 1909 et 1912, semble toutefois contredire ce fait, alors que les les rugbymen portent le coq dès 1913. Sur la période 1909-1912, deux équipes de France coexistent. A partir de 1909, le CFI représente l’équipe de France. Cette tenue ne porte aucun emblème, à l’inverse de celle de l’Union qui utilise deux anneaux bleu et rouge enlacés.
En décembre 1937, à quelques jours d’un match contre l’Italie, l’ancien joueur raconte la première rencontre jouée entre les deux nations (le 15 mai 1910). Etant présent lors de cette opposition, il sait de quoi il parle. L’explication se trouve dans les comptes-rendus des réunions du CFI. Lors de celle du 1er avril 1912, le Conseil décide d’offrir un insigne représentant le coq gaulois aux joueurs ayant joué au moins trois fois en sélection [3]. Les joueurs auront le droit de porter cet insigne lors des rencontres internationales et interclubs.
Cette liste contient toutefois certaines anomalies si on les met en perspective avec les statistiques officielles telles qu’elles sont définies aujourd’hui. Cet insigne est bien porté lors de rencontres interclubs.
Début 1911, le capitaine de l’équipe de France de rugby suggère que les Français portent un coq en plus des anneaux de l’Union [7]. La demande est validée quelques jours plus tard par l’USFSA [8]. Par contre, lors de la présentation du match opposant l’équipe de France de football de l’USFSA (donc celle non reconnue par la FIFA) face à l’Angleterre du 23 mars 1911, il est précisé que les Français jouent avec une chemise bleue portant les anneaux de l’USFSA et le coq [9].
A la lecture de ces informations, il semble que l’équipe de France de football de l’USFSA, équipe non reconnue par la FIFA, soit la première à avoir porté un coq dans l’histoire du sport français. Cependant, la photo de l’équipe parue dans Tous les sports quelques jours après la rencontre contredit cette information.
Après la réconciliation de 1913, l’équipe de France est unifiée. Tous les footballeurs français deviennent éligibles pour défendre les couleurs nationales. L’USFSA va toutefois continuer à faire jouer sa sélection qui va disputer quatre matches jusqu’en 1914 contre des équipes hollandaises, belges et suisses.
Évolution du Coq sur les Maillots
Sur la poitrine des joueurs, le coq devenait multicolore en 1945, doré durant les années 1970 avant de virer au rouge depuis 2019. Toujours accompagné d’un bas blanc et de chaussettes rouges jusqu’en 2003, année voyant l’arrivée d’un short bleu venant rompre avec la tradition.
Depuis, les équipementiers successifs s’octroyèrent quelques coquetteries en troquant parfois le célèbre assortiment bleu, blanc, rouge contre un ensemble intégralement bleu, porté par le XV de France à l’occasion des coupes du Monde 2007, 2011 et 2015. La tenue alternative, elle, reste blanche malgré une tentative de passer au rouge en 2015. Porté face à l’Écosse, l’assortiment ne fit guère l’unanimité.
Le Masque Coq France Supporter : un Accessoire Incontournable
Le masque Coq France Supporter est bien plus qu’un simple accessoire. Il incarne l’esprit patriotique avec le symbole emblématique du coq, emblème national de la France. Arborant fièrement les couleurs du drapeau tricolore, ce masque devient un moyen stylé et symbolique de montrer son soutien et son amour pour le pays.
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