La Coupe du Monde de Beach Soccer 2008, organisée à Marseille, a marqué une étape importante dans l'histoire de ce sport en l'exportant pour la première fois hors du Brésil. Cet événement a attiré 177 000 spectateurs venus assister aux 32 rencontres, témoignant de l'engouement croissant pour le beach soccer.

Le Mondial à Marseille : Un Événement Inédit
Fini le sable fin et les cocotiers de Copacabana! C’est sur la plage du Prado à Marseille que les équipes vont s’affronter. Une tribune d’environ 6000 places va accueillir les spectateurs. Douze équipes vont en découdre dans cette arène surchauffée, construite pour l’occasion.
C’est donc sur le sable français que le Brésil remet en jeu son titre mondial. Junior Negão tentera une dernière fois de mener la Seleção, déjà double vainqueur de l’épreuve, jusqu’à la consécration finale. Celui que ses coéquipiers surnomment « le mentor », va en effet prendre sa retraite après l’édition française : « Il est temps pour moi de laisser la place aux jeunes ». Junior Negão, 43 ans, est membre de la sélection depuis 1993. Il a inscrit 315 buts en 307 matches. Sacré bilan !
Il pourra partir tranquille, la relève brésilienne est assurée par Buru. Le ballon d’or et soulier d’or Adidas 2007 compte bien surpasser sa performance de 10 buts et 3 passes décisives réalisée l'an passé.
Les Auriverde, grands favoris de la compétition, ont cependant hérité d’un groupe piège. L’Espagne, vainqueur des qualifications européennes, risque de leur donner du fil à retordre. Vainqueur du tournoi de la Concacaf (Association de la confédération nord, centre américaine et caraïbéenne de football), le Mexique devrait également faire bonne figure aux côtés du Japon, finaliste des qualifications asiatiques.
Le Parcours de l'Équipe de France
Cette année, plus que jamais, les joueurs d'Éric Cantona, sélectionneur national depuis 2005, ont de l’ambition. L’ex-enfant terrible du football français veut emmener ses poulains à un second titre mondial après celui de 2005. Lors de l’Euroligue de beach-soccer qui s’est déroulée à Tignes les 4 et 5 juillet, les Bleus ont perdu en finale face à la Russie. La compétition leur a néanmoins permis de prendre leurs marques et de bien se préparer au rendez-vous marseillais.
En 2007, l’équipe de France avait regardé le podium d’en bas, laissant la troisième place à sa bête noire, l’Uruguay, qu’elle devra affronter cette année dès les poules avec le Sénégal et l’Iran. Les Bleus des sables devront batailler dur mais tout reste possible. En match amical dimanche 13 juillet, ils ont battu le Japon. Un résultat encourageant, quatre jours avant le coup d’envoi de la compétition.
Les Lions de la Teranga (groupe A) ont commencé en force leur compétition en s’imposant jeudi, lors du match d’ouverture, face à la sélection française. Les Bleus se sont inclinés, après un score final de 5-5, lors des tirs au but. Une petite revanche pour les Sénégalais qui s’étaient fait éliminés par la France lors des quarts de finale en 2007 au Brésil.
Malheureusement, les Bleus sortent de leur Coupe du monde. Les Bleus de Cantona se sont fait balayer 5 à 1 par l’Italie à la Coupe du monde de beach soccer à Marseille.
Résultats des Quarts de Finale
- Portugal bat Uruguay 6 à 3
- Espagne bat Argentine 2 à 0
- Brésil bat Russie 6 à 4
- Italie bat France 5 à 2
En tant que manager de l’équipe de France, Eric Cantona s’investit depuis des années dans la discipline, notamment avec son frère Joël, organisateur du Mondial 2008 avec sa société d’événementiel basée…Avenue du Prado à Marseille.
L'Équipe de France de Beach Soccer : Une Histoire en Montagnes Russes
L'équipe de France de beach soccer, qui avait remporté la première Coupe du monde de la FIFA organisée à Rio de Janeiro en 2005, participe à partir de vendredi à l'Euro Beach Soccer League. La compétition regroupe sept nations sur les plages du Prado à Marseille et se déroulera ensuite en plusieurs étapes à travers l'Europe durant tout l'été.
Depuis 2008, l'équipe de France a connu des hauts et des bas, oscillant entre espoirs de qualification et désillusions. En 2009, les Bleus ne parviennent pas à se qualifier pour la Coupe du monde aux Émirats arabes unis. L’année suivante, des joueurs de Ligue 1 tels que Sébastien Hamel, Jean-Christophe Devaux ou l’artiste paresseux Mickaël Pagis intègrent l’équipe. Que nenni. Encore une fois, les Bleus échouent dans l’obtention d’un billet pour la Coupe du monde 2011 et le pire reste à venir.
Avec la poisse qui les poursuit, les Français sont relégués en seconde division en 2010. La déception est immense et entraîne le départ d’Éric Cantona. Celui qui a donné ses lettres de noblesse au beach soccer en France décide de s’en aller. Une page se tourne.
Suite au départ de Cantona, c’est Stéphane François qui prend les rênes des Bleus. Passé par Martigues en football amateur, François faisait partie de l’équipe championne du monde en 2005. Expérimenté et conscient du travail à réaliser, le nouveau coach parvient à faire remonter l’équipe de France en D1 de l’Euro Beach Soccer League en 2011. La suite est une savoureuse partie de yo-yo. En 2012, la France dégringole à nouveau en seconde division avec sept défaites au compteur.
À l’image de leurs grandes sœurs, les Coupes du monde 2013 à Tahiti et 2015 au Portugal refusent d’accueillir à leur table l’équipe de France. Pendant ce temps, cette dernière se maintient ric-rac en D1 européenne.
Le 27 avril dernier, la ligue Méditerranée de football a déclaré que la FFF allait « arrêter l’équipe de France de beach soccer ». Cette décision a été prise lors de son comité exécutif du 16 avril. Alain Porcu et Stéphane François ont ensuite demandé un entretien avec Noël Le Graët. Le but, faire annuler la suppression de l’équipe. « Avec Stéphane, nous l’avons rencontré le 12 mai. On lui a fait part de notre surprise quant à décision du COMEX et on lui a demandé de revenir dessus. » Et cela semble avoir fonctionné.
« L’équipe de France de beach soccer va continuer d’exister jusqu’à la fin du mandat de la Ligue Méditerranée, c’est-à-dire 2016. Après cette date, une décision définitive sera prise sur l’avenir de l’équipe » , conclut Alain Porcu. Il reste donc un an aux Bleus des plages pour démontrer qu’ils méritent d’exister. La Fédé les a déjà supprimés une fois, elle n’hésitera pas à le refaire.
Les Défis et les Perspectives d'Avenir
En 2023, la France a échoué à sortir des éliminatoires de la 12e Coupe du monde de beach soccer de la FIFA, victime du réalisme de la Biélorussie (3-1) dimanche 9 juillet à Bakou (Azerbaïdjan). Cette défaite lui ferme les portes de la phase finale du Mondial (du 15 au 25 février 2024 aux Émirats arabes unis). Sacrée en 2005, elle n’a plus participé à l’épreuve depuis 2008.
Les Tricolores se sont créés les meilleures situations dans le dernier tiers, sans parvenir à trouver le cadre. Ils ont soufflé sur un coup franc tiré du centre du terrain, repoussé par l’un de leurs montants (32e), avant de rompre définitivement en fin de rencontre sur une reprise du droit au second poteau de Yauheni Novikau (3-1, 35e).
Claude Barrabé : « Il y a de déception et de la frustration, surtout chez nos jeunes joueurs. On est forcément déçus mais pas abattus, car on a perdu sans rougir. On a été à la hauteur d’une forte sélection du beach soccer, que l’on a réussi à faire déjouer. Alors qu’elle avait marqué une moyenne de neuf buts par match sur ce tournoi, on a prouvé que l’on savait bien défendre en n’en prenant que trois, dont le dernier anecdotique en fin de match. Mais on prend deux premiers évitables, surtout le deuxième par manque d’expérience et de vigilance. On a ensuite les occasions mais on a été un petit peu trop brouillon devant le but pour les concrétiser. Cela reste encourageant pour la suite, on va maintenant se tourner vers notre prochaine échéance, les Jeux méditerranéens*. »
L'équipe de France occupe actuellement la 28e place au classement FIFA de beach soccer.
Voici les nations qualifiées pour la Coupe du Monde de Beach Soccer :
| Confédération | Pays Qualifiés |
|---|---|
| Europe | Biélorussie, Italie, Portugal, Ukraine |
| Amérique du Sud | Argentine, Brésil, Colombie |
| Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes | États-Unis, Mexique |
| Afrique | Égypte, Sénégal |
| Asie | Iran, Japon, Oman |
| Pays Hôte | Émirats Arabes Unis |
| Océanie | À déterminer |
L'ancien gardien Claude Barrabé, le sélectionneur actuel, également en charge du développement de la discipline, résume son programme : « En juillet 2025, j'aimerais un Championnat cohérent avec une D1 et une D2, une équipe A classée dans les quinze premières nations mondiales, une équipe U20, des animations dans les ligues, des entraîneurs formés, et des bases posées pour une équipe féminine. »
Les joueurs et le staff aimeraient se voir davantage pour tisser des automatismes. Cette saison, les Bleus ont inscrit trois stages et deux compétitions à leur calendrier. « On se retrouve sept ou huit semaines par an, c'est dur de rivaliser avec des équipes qui jouent six à huit mois ensemble », soupire Gosselin.
« Il nous faut des personnes compétentes qui sachent entraîner notre sport », insiste son adjoint.Quelque 300 coaches ont validé le module initiation et 80 celui du perfectionnement, les deux échelons de compétence établis par la FFF, précise Hubert Fournier.
Malgré la création d'une convention en 2016, certains employeurs rechignent parfois à libérer leurs salariés, à l'instar de l'attaquant Stéphane Belhomme, souvent retenu par son club de Régional 1.
Pour compenser le manque de réunions, la FFF a ouvert un centre d'élite à Montpellier. Seize joueurs, dont six à huit internationaux, s'y entraînent entre septembre et avril, avant la saison.