L'aventure était belle, et c'est bien ce que retiendront les supporters des Griffons. Le Stade Briochin quitte la Coupe de France en quart de finale après avoir perdu (7-0) mercredi contre le Paris Saint-Germain. Malgré la défaite, les joueurs et les supporters retiennent surtout une très belle aventure, résumé d'une journée inoubliable.
Le match entre le Stade briochin et le Paris Saint-Germain ne fait pas vibrer la France entière, mais il raconte un tas d’histoires dont celle-là : à quelques secondes du coup d’envoi, les pensionnaires de National 2 arriveront sur la pelouse du Roazhon Park accompagnés de leurs enfants ou, pour certains, de leurs neveux ou nièces. Une nouvelle tradition initiée dès le 32e de finale contre Le Havre en décembre jusqu’au dernier exploit en date face à Nice, qui a encore été autorisée par la FFF pour ce quart de finale historique.
Après la belle image, il y aura un match de foot entre deux équipes et surtout deux mondes, pour ne pas écrire deux univers. Tout est une question de perception : à une semaine de basculer dans autre chose face à Liverpool en Ligue des champions, ce qui doit être une formalité pour les Parisiens se présente comme une rencontre unique et une parenthèse enchantée pour les Bretons.
Loin des visioconférences chaotiques, des chapeaux de cow-boy et de tout le reste, le Stade briochin est un club que l’on peut situer entre le niveau amateur et celui professionnel. « Il y a plein de choses qu’on doit faire comme un club pro sans en être un en ce moment », confirmait dans un sourire Coralie Labbé ce mardi, sur les coups de 18h30, à la veille du grand jour, pendant que les filles des U18 s’occupaient de la vente des écharpes.
« Pour gérer ce quart de finale, on a enchaîné les journées de travail de 8 heures à 23 heures, précise celle qui fait tout ou presque chez les Griffons. On a avancé à trois salariés et on a eu beaucoup d’aide de la part de bénévoles. Celle du Stade rennais pour la billetterie aussi, c’était précieux. Pour eux, organiser un match dans un stade plein, ça peut paraître banal, mais c’est tellement d’organisation. »
Une semaine à part et, au fond, la réalité de milliers de clubs dans l’Hexagone, qui avancent et fonctionnent comme ils peuvent. C’est aussi celui de Guillaume Allanou, qui cumule les fonctions de président, directeur sportif et entraîneur à Saint-Brieuc, sa ville de naissance, où il avait vu son rêve de devenir professionnel brisé en 1997 par la liquidation judiciaire du Stade, comme on l’appelle.
Cette équipe briochine ressemble à tant d’autres dans les championnats nationaux. Il y a les darons de 38 piges, Christophe Kerbrat et Benjamin Angoua, plus de 350 matchs en Ligue 1 à eux deux ; le capitaine emblématique James Le Marer, briochin depuis treize ans, et d’autres gars du coin ; les jeunes Léo Rouillé, Boubacar Diakhaby et Antoine Nugent, tous formés au Stade rennais et qui vont vivre un moment spécial en foulant la pelouse du Roazhon Park.
Il ne faut pas connaître la grande histoire de la Coupe de France pour s’indigner de l’absence des cadors aux côtés du Paris Saint-Germain à ce stade de la compétition. Ce n’est pas cette édition qui est une exception, ce sera plutôt celle où le PSG, Monaco, Lyon et l’OM se retrouveront tous en quarts de finale, un jour (l’OL, Marseille et l’ASM comptent dix qualifications en demies à eux trois depuis 2011 et l’arrivée de QSI, par exemple).
Ce n’est pas un problème que de voir des clubs de National 2 comme Cannes ou le Stade briochin en quarts de finale, c’est essentiel et ces aventures inattendues font partie de l’histoire de la Coupe. Il y aura eu ces fiertés locales comme il y en a eu des tonnes d’autres depuis le début du siècle et l’épopée de Calais. La Coupe de France a besoin des gros comme des petits pour exister, et ce n’est pas bien grave si le PSG ne voit pas ce match contre le Stade briochin comme une priorité, pas plus que ne l’étaient ceux face à l’héroïque Espaly et Le Mans, ou ne le sera celui face à Lille trois jours plus tard.
Toutes les belles histoires ont une fin et celle du Stade Briochin s'est logiquement terminée dans cette Coupe de France face au PSG, ce mercredi soir. Les supporters du pensionnaire de N2 avaient beau avoir déployé un gros tifo avec le logo du club avant la rencontre, être encouragés par le speaker a chanté des « Ici, ici, c'est Saint-Brieuc », c'est bien le champion de France qui était chez lui au Roazhon Park. Rapidement devant et jamais inquiétée, la formation de Luis Enrique s'est montrée implacable (7-0) pour filer en demi-finales.
À trois jours de la réception de Lille, l'Espagnol avait concocté un onze remanié, avec Ousmane Dembélé et Bradley Barcola remplaçants, alors que Donnarumma et Vitinha étaient restés à la maison. Si chaque ballon gratté, chaque incursion vers le but parisien engendrait des vivas de la foule, le PSG ouvrait le score dès le quart d'heure de jeu par Joao Neves, auteur d'une frappe imparable du gauche alors que Kerbrat venait de détourner sur la barre, de la tête, un tir de Doué (16e). Un but symbolique de la maîtrise parisienne.
Une frappe sur le haut de la transversale signée Fabian Ruiz (22e), un but d'un Gonçalo Ramos à l'affût sur un centre de Senny Mayulu (2-0, 36e), et le suspense était plié. Cela n'empêchait pas le spectacle en tribunes, avec des Ola, des insultes des supporters briochins contre leurs homologues de la capitale, et le retour des « paysans, paysans » comme réponses des ultras parisiens.
À la fin de la première période, Guillaume Allanou a immédiatement échangé sur le terrain avec Stan Janno et Christophe Kerbrat, et le président-entraîneur a évidemment tenté de remotiver ses troupes dans le vestiaire. Mais rien n'y a fait. Dès le lancement de la seconde période, Paris a corsé l'addition par Ramos (48e), avant que Doué (55e), désireux de marquer pour son retour au Roazhon Park, de nouveau Ramos (58e) puis Mayulu (66e) ne donnent un écart au score très lourd mais conforme à la différence de niveau entre les deux formations.
Le public a continué à encourager les siens, également ovationné Dembélé, de retour sur les terres de son club formateur, mais leurs encouragements n'ont pas permis à leurs protégés de sauver l'honneur, alors que Dembélé a inscrit un septième but (85e). Après avoir sorti Le Havre, Annecy puis Nice, le Stade Briochin est logiquement tombé, pour le premier quart de finale de son histoire. Tenant du titre de la Coupe, le PSG, de son côté, est toujours en course pour un quadruplé.
Coupe de France, Stade Briochin / Paris saint-Germain
Sur le banc lors des grandes affiches jouées par le PSG, Gonçalo Ramos n'en reste pas moins redoutable lorsqu'il est sur le terrain. D'abord trop court d'un rien pour pousser le ballon au fond des filets (9e) puis mis en échec par Franck L'Hostis après une reprise de la tête sur un corner (9e), l'attaquant a ensuite fait parler son efficacité. Sur un centre de Mayulu, le Portugais a profité d'un oubli d'Hugo Boudin pour porter le score à 2-0 d'une reprise du droit (36e).
Si Doué a tenté de lui subtiliser le ballon pour tirer un penalty, Luis Enrique a imposé le « 9 » avec ses doigts, et Ramos n'a pas tremblé pour transformer la sentence (3-0, 48e). Pas fâché avec Doué, Ramos a décalé ce dernier pour le 4-0 (55e), avant que le Français ne le trouve à son tour pour le 5-0 (58e). L'ancien du Benfica pouvait sourire : il venait d'inscrire son premier triplé avec le PSG. Il aurait même pu signer un quadruplé, mais sa tête, sur un centre de Barcola, finissait sur le haut de la barre (76e). Quelques secondes plus tard, Ramos était remplacé (77e). Applaudi par les supporters du PSG, l'attaquant pouvait avoir la satisfaction du travail bien fait.
Saint-Brieuc a tenté un tir avant la 80e minute, par Léo Yobé à la 39e. Les Briochins ont terminé la rencontre avec quatre frappes, contre vingt pour les Parisiens, mais aucune cadrée. Face au PSG, le Stade Briochin disputera son 9e match en Coupe de France cette saison. Retour sur le parcours d'une équipe qui n'a presque jamais rien laissé à ses adversaires.
Les coéquipiers d’Artur Zakharyan ont disputé et gagné huit matchs en Coupe de France cette saison. Le Stade Briochin affronte le PSG, mercredi 26 février 2025. Le Stade Briochin (Côtes-d’Armor) a démarré son épopée en Coupe de France, à Plouvorn, en septembre 2024. C’est un contexte difficile pour un joueur de football. Première fois de la saison que nous jouions un match à 15 h. But à la 2e minute et expulsion de Léo Rouillé à l’heure de jeu. Nous étions en maîtrise, à part sur les cinq dernières minutes durant lesquelles Plouvorn poussait.
Au tour suivant, les Briochins s’étaient déplacés à Lannion. Une équipe trégorroise entraînée à l’époque par Nicolas Laspalles (remercié depuis) en proie à des difficultés en N3. Solides, les coéquipiers de Christophe Kerbrat, laissé au repos, avaient disposé de leur adversaire sur le score de deux buts à zéro. Christian Konan et Artur Zakharyan s’étaient chargés de faire trembler les filets. A Uzel, il nous a fallu une mi-temps pour entrer dans la partie. Il avait fallu en passer par la séance de tirs au but pour départager les deux équipes à l’issue d’un match nul et vierge.
En 32e de finale, premier exploit retentissant des Costarmoricains. Trois divisions séparaient le Stade Briochin et Le Havre AC (L1). Mais la coupe de France est celle de tous les possibles. C’est le pensionnaire de N2 qui a vu les 16e de finale. Il n’avait pas laissé une miette à une équipe en grande difficulté cette saison en championnat. La décision s’était faite attendre jusqu’à la 80e minute de jeu. Janno, entré en jeu 15 minutes plus tôt, avait placé un coup de casque à jamais gravé dans l’histoire du club.
Puis, c’était au tour d’Annecy de faire les frais d’un groupe de copains unis. L’équipe de L2 avait ouvert le score en début de match mais Christian Konan n’avait pas manqué de remettre les compteurs à égalité sur pénalty peu avant l’heure de jeu. Et puis, cet exploit XXL face à Nice, équipe du top 5 de L1, il y a quelques jours. Valeureux et poussés par le public, les Briochins ont livré une prestation à la hauteur de l’évènement, mercredi 26 février.
Mais il en fallait davantage pour inquiéter des Parisiens inarrêtables en 2025. Malgré la lourde défaite (0-7) à Rennes dans ce quart de finale de Coupe de France, Saint-Brieuc aura marqué les esprits. James Le Marer et les Briochins ont fêté la fin de leur superbe épopée. Mercredi 26 février, vers 21 h, il y a comme un air de gladiateurs entre deux adversaires qui se battent pour rester en vie dans une arène chauffée à blanc par 26 000 spectateurs.
D’un exploit, le Stade briochin était capable. Il en a déjà réalisé depuis le début de la Coupe de France en éliminant trois clubs professionnels (Le Havre, Annecy et Nice). Mais hier, contre ce Paris Saint-Germain, c’est un miracle qu’il fallait. Invaincus depuis plus de trois mois (Bayern Munich), les joueurs de Luis Enrique ne laissent, en 2025, que des miettes à leurs adversaires.
Le Paris Saint-Germain a connu très peu d’échecs en Coupe de France ces dernières années. Plus encore, le club francilien, avant d’affronter le Stade Briochin (National 2), n’a plus été éliminé par une formation évoluant dans une division inférieure depuis 2009. En recevant le Paris Saint-Germain en quarts de finale de la Coupe de France, mercredi (21 h), le Stade Briochin affronte l’une des meilleures équipes d’Europe, rien que ça.
Vainqueur de sept des dix dernières éditions de la compétition, la formation parisienne se montre également intraitable dans cette épreuve. Si d’autres clubs de l’élite, comme l’OGC Nice ou l’Olympique Lyonnais, ont échoué face à des équipes amateurs cette année, Paris, lui, ne tremble jamais, ou presque.
Le Parcours du PSG en Coupe de France
Recordman de victoires en Coupe de France (15 trophées), le PSG n’a même jamais été éliminé par une équipe évoluant dans une division inférieure depuis l’arrivée des Qataris à la tête du club. Il faut remonter à la saison 2008-2009 pour trouver trace d’une élimination des Parisiens contre une formation qui n’évolue pas dans l’élite. Les Parisiens avaient alors été éliminés par Rodez (3-1), qui évoluait en National, le 4 mars 2009 en huitièmes de finale de la Coupe.
L’équipe parisienne était dirigée par Paul Le Guen et Sammy Traoré avait ouvert le score. Une autre époque. Depuis, Paris a enchaîné 32 succès consécutifs pour 98 buts marqués et seulement 14 encaissés. Les hommes de Guillaume Allanou ont conscience de la montagne qu’ils auront à gravir pour espérer réaliser un exploit monumental.

Dernières éliminations du Paris Saint-Germain en Coupe de France
- 2022-2023. Huitièmes de finale face à l’Olympique de Marseille (Ligue 1) : 2-1
- 2021-2022. Huitièmes de finale face à l’OGC Nice (Ligue 1) : 0-0, 5-6 tab
- 2018-2019. Finale contre le Stade Rennais (Ligue 1) : 2-2, 6-5 tab
- 2013-2014. Seizièmes de finale contre Montpellier (Ligue 1) : 1-2
- 2012-2013. Quarts de finale contre Évian Thonon Gaillard (Ligue 1) : 1-1, 4-1 tab
- 2011-2012. Quarts de finale contre l’Olympique Lyonnais (Ligue 1) : 1-3
- 2010-2011.
- 2008-2009. Huitièmes de finale contre Rodez (National) : 3-1, a.p.
Le Paris Saint-Germain continue son parcours sans faute en Coupe de France. Opposé à Saint-Brieuc en quart de finale, le club de la capitale s'est imposé 7-0, confirmant son statut de géant du football français. Face à une équipe de National 2, le PSG n'a laissé aucune place au suspense. Avec un triplé de Gonçalo Ramos et une prestation solide de Désiré Doué, les hommes de Luis Enrique ont déroulé leur jeu avec sérieux et efficacité.
Les Parisiens se sont également montrés classe en dehors du terrain. Le club de la capitale a décidé de laisser sa part de recette à son adversaire. Le Stade Briochin va donc empocher une belle enveloppe à l'issue de ce quart de finale de Coupe de France. La rencontre face au PSG s'est jouée à guichets fermés au Roazhon Park de Rennes.
Ce n'est pas la première fois que la formation parisienne cède sa part de la billetterie. C'est même devenu une habitude lorsque l'équipe affronte un club amateur. Après cette qualification sans encombre, le PSG se tourne désormais vers ses prochains défis. Un duel face à Lille en Ligue 1 l'attend avant le choc tant attendu contre Liverpool en Ligue des champions.
Luis Enrique s'est montré satisfait du turnover effectué et de la progression constante de son équipe, tout en défendant la qualité du football français, selon lui souvent sous-estimée. Pour l'entraîneur de Saint-Brieuc, Guillaume Allanou, il n'y avait tout simplement rien à faire contre une équipe qu'il qualifie d' «injouable ». Si l'écart de niveau était évident, Saint-Brieuc peut sortir de cette compétition la tête haute.
Son entraîneur a souligné la fierté de son équipe et l'importance de cette rencontre pour les joueurs comme pour les supporters. « Je retiens la fierté, la joie, le plaisir, le partage. C'est paradoxal parce que je hais la défaite... Mais là, on vient d'en prendre sept contre l'un des meilleures équipes du monde.
Pensionnaire de National 2, le Stade Briochin affronte le Paris Saint-Germain mercredi lors des quarts de finale de la Coupe de France. Après un parcours dans leur antre de Fred-Aubert, les joueurs de Saint-Brieuc vont cette fois jouer au Roazhon Park à Rennes. De quoi valoir quelques sueurs froides et une bonne dose d’adaptation pour les bénévoles du club costarmoricain pendant l’avant-match. RMC Sport a recueilli leurs impressions avant ce rendez-vous historique pour eux aussi.
Héroïques depuis le début de la Coupe de France, les joueurs de Saint-Brieuc vont tenter de relever un immense défi ce mercredi. Après avoir éliminé Le Havre et Nice, c’est désormais le PSG qui se dresse sur la route des Griffons. À l’image de l’équipe de National 2 (D4) dont seulement six joueurs disposent d’un contrat fédéral et six autres d’un contrat amateur, le club costarmoricain gère sa saison avec un petit budget d’environ 1,2 million d’euros soit près de 716 fois moins que celui du PSG et ses 860 millions d’euros.
Alors forcément, du côté du Stade Briochin, on fait des économies au quotidien et on s’appuie sur de nombreux bénévoles… Y compris pour Guillaume Allanou à la fois président, directeur sportif et entraîneur mais qui s’est toujours refusé à pendre de l’argent du club. Pour ce quart de finale, Saint-Brieuc a dû abandonner son antre de Fred-Aubert et a choisi de délocaliser l’événement au Roazhon Park à Rennes.

Pour l’occasion et grâce à une belle collaboration avec Rennes, la direction du club a décidé de mettre au repos une majorité de ses bénévoles pour leur permettre de profiter du match. Même si, pour certains d’entre eux, il a quand même fallu préparer cette affiche d’exception. Contrairement aux autres bénévoles habituels, ceux qui gèrent l’accueil à Fred-Aubert et autres, Yvon Paranthoen et son équipe seront bien sur le pont pour ce quart de finale de Coupe de France.
Si les habituels prestataires du Stade Rennais vont se charger d’une grosse partie de l’organisation au Roazhon Park, le responsable du service partenaires du Stade Briochin va quand même devoir gérer entre 40 et 50 personnes pendant ce duel face au PSG. Des bénévoles tous volontaires pour être acteurs de la soirée. Et celui qui était auparavant traiteur dans l’événementiel de préciser sur sa préparation en amont de la rencontre au Roazhon Park: "Donc tout le travail que l'on prépare avec deux ou trois bénévoles depuis huit jours, c'est que derrière la distribution des rôles est bien claire et non il n'y a pas d'appréhension majeure."
Pas de pression particulière mais un gros travail préparatoire nécessaire pour Yvon Paranthoen et les autres bénévoles. Et pour cause, on ne reçoit pas le PSG de la même manière que n’importe quel adversaire de National 2. Surtout, difficile de passer d’un stade d’environ 10.000 places à près de 29.000 et sans véritables repères. Si le coup de main apporté par le Stade Rennais est réel et a été salué, l’organisation n’est pas de tout repos. Oui c’est beau de recevoir le PSG, mais non ce n’est pas plus facile.
Responsable du pôle arbitrage pour le club breton, Jean-Louis Catros travaille lui aussi d’arrache-pied avant la grande soirée du Stade Briochin. S’il se trouvera au bord du terrain avec le délégué pendant le quart de finale, ce bénévole doit aussi gérer les conditions d’accueils des arbitres et de toute la délégation adverse. Un changement de standing forcément lié à l’adversaire. Et si le PSG va passer de Saint-Brieuc à Liverpool en l’espace d’une semaine, les Griffons veulent garder un souvenir inoubliable de ce quart de finale de Coupe de France.
En réservant un superbe accueil au leader de la Ligue 1 et en accédant à ses nombreuses demandes, standards pour des formations de l'élite mais inédites pour un pensionnaire de National 2 comme le Stade. Encore une fois bien aidé par le Stade Rennais, habitué à jouer contre le PSG en championnat, Jean-Louis Catros a salué cette grosse aide et a détaillé quelques aspects de cette liste francilienne. Certains de ces bénévoles sont ainsi obligés de poser un voire plusieurs jours de congés pour préparer ce match face au PSG.
C’est le cas notamment de Jean-Louis Catros qui devra couper avec son métier à la Cooperl, une entreprise agroalimentaire de la région, pour gérer du mieux possible l’arrivée de tous les acteurs du match ce mercredi et comme il l’avait déjà fait contre Nice et Annecy, les deux tours précédents déjà disputés en semaine. Un petit sacrifice sur ses vacances qu’il fait "avec plaisir" et par "passion". Et c’est justement pour récompenser cette ferveur et ce dévouement que le Stade Briochin a mis au repos un certain nombre de ses bénévoles pour ce quart de finale au Roazhon Park.
Et pour que la fête soit encore plus belle, le club a tenu à les honorer avec un salon réservé "pour les bénévoles licenciés afin de les remercier de tout le travail qu'ils font tout au long de l'année", selon les explications d’Yvon Paranthoen. Olivier Detry les croisera à coup sûr si Luis Enrique décide de les convoquer pour ce quart de Coupe de France. Très fier de participer à cette fête au Roazhon Park, le speaker du Stade Briochin ressent une immense "fierté collective pour l'ensemble du club, des joueurs, des bénévoles" pendant cette belle aventure du club costarmoricain.
Pas dérangé par la pression d’un tel rendez-vous au Roazhon Park, le speaker breton va ajouter "une ligne de plus à son CV" et a aussi insisté sur les aspects positifs d’une telle délocalisation pour lui. Après l'intense préparation des derniers jours, viendra ensuite l'entrée des joueurs sur la pelouse du Roazhon Park. Une expérience qu'Olivier Detry compte bien rendre inoubliable pour le Petit Poucet des quarts de finale afin que les joueurs se retrouvent presque comme "dans leur jardin" au moment de défier l'ogre parisien.
Et ça commencera avec des playlists un peu spéciales composées en début de saison avec les membres du groupe de Guillaume Allanou. PARIS SAINT-GERMAIN F.C. - 661 spectateurs. Les Briochins ont fait une très bonne impression face aux dauphins du groupe Ouest cet après-midi au stade G.-Lefèvre, à Saint-Germain. La première période vit une équipe bretonne causer de gros problèmes aux Parisiens, ceux-ci ne réussissant pas à s’organiser.
En recevant la lanterne rouge du groupe au Stade des Loges, le Paris-Saint-Germain pensait bien faire passer un confortable après-midi à ses nombreux supporters. Ce match fut plein et vivant, car l’équipe de Saint-Brieuc a fourni une réplique satisfaisante face aux Sangermanois. D’entrée, les locaux par leur numéro 10 Renaut inquiétèrent Audicane par un tir puissant des 25 m qui passa de peu au-dessus de la transversale. La réplique des Briochins fut immédiate, sur un coup franc tiré en force par Muller que Choquier d’une belle détente détourna en corner.
A la (79e), l’on assista à une action spectaculaire et limpide du numéro 9 André qui réceptionna le ballon au niveau de la ligne médiane et se joua littéralement de deux arrières Briochins en réalisant un exploit technique pour récupérer la balle et s’en aller marquer imparablement, malgré la sortie en catastrophe de Audicane. Ce but allait libérer totalement l’équipe Sangermanoise et lui permettre de donner sa pleine mesure puisque dès lors ce fut un cavalier seul des locaux.