Le 9 mai 2009, une page de gloire s'est écrite pour la région Bretagne alors que Guingamp affrontait Rennes en finale de la Coupe de France. Une rencontre qui a marqué les esprits et reste gravée dans l'histoire du football français.
Le Conseil régional avait investi 200 000 euros pour distribuer 20 000 Gwenn ha du aux spectateurs, et la Fédération française de football avait accepté que l'hymne breton "Bro Ghoz Ma Zadou" soit joué au Stade de France. Les musiciens des bagadoù de Guingamp et de Cesson ont résonné, et Alan Stivell a chanté l'hymne breton a cappella.
À Paris, à Rennes et à Guingamp, toute la Bretagne était pavoisée et les cafés étaient noirs de monde. Des écrans géants avaient été installés sur les places, dont celle du Champ de Mars à Paris.

Un Parcours Semé d'Embûches
En football comme ailleurs, l’histoire ne retient que les vainqueurs. Remporter des titres est d’autant plus important pour les équipes dont le palmarès est pratiquement vierge. Le Toulouse FC a beau s’être offert un joli lifting depuis son rachat, ses dirigeants savent pertinemment que la meilleure façon de marquer durablement l’imaginaire collectif serait de soulever un trophée.
La dernière fois que le TFC s’était aventuré aussi loin dans la compétition, c’était en 2009. Parallèle amusant, son adversaire dans le dernier carré était déjà une formation de l’échelon inférieur, en l’occurrence Guingamp.
La Demi-Finale Épique contre Toulouse
Le mercredi 22 avril 2009, l’île du Ramier était en ébullition au moment où Toulousains et Guingampais ont fait leur apparition sur la pelouse. Chez les supporters haut-garonnais, l’optimisme était de mise.
Quelques semaines plus tôt, la troupe d’Alain Casanova avait plié le futur champion de France bordelais (3-0), avant d’éparpiller le PSG (4-1). Elle endossait donc logiquement le costume de favori pour rejoindre Rennes en finale.
Elle vire au cauchemar. Méconnaissables, les coéquipiers d’Étienne Didot sont logiquement menés à la pause (but d’Eduardo) par des Costarmoricains décomplexés. L’EAG se retrouve cependant réduit à dix en début de seconde période, Gignac égalise à un quart d’heure du terme et l’on se dit alors que le match est en train de basculer. Jusqu’au coup de poignard de la 90e minute : tout juste entré en jeu, Badara Sène dévie de la poitrine la trajectoire d’un coup franc botté par son coéquipier Wilson Oruma. Le ballon ricoche sur la base du poteau et termine au fond des filets de Cédric Carrasso.
| Équipe | Score |
|---|---|
| Toulouse | 1 |
| Guingamp | 2 |
Victor Zvunka, l’entraîneur de cette belle équipe guingampaise, était passé par toutes les émotions. « J’avais tellement eu la haine d’avoir perdu une demi-finale de Coupe de Suisse avec Lausanne (2001) et une finale de Coupe de France avec Châteauroux (en 2004 contre Le Paris SG). Et puis je voulais faire comme mon frère Jules, la gagner comme joueur (1976 avec Marseille) et comme entraîneur.
finale coupe de france 2009 : l'En Avant de Guingamp - Rennes
La Finale Bretonne au Stade de France
Le résultat du match : Guingamp a gagné devant Rennes avec un score de 2 à 1. Le favori logique était Rennes, équipe de ligue 1. Dès l'entame de la deuxième période, le jeu se libère. Le brésilien Eduardo apporte la victoire définitive pour Guingamp à la 83ème minute : 2 à 1, score final.
Guingamp a décroché samedi au Stade de France sa deuxième Coupe de France après celle remportée en 2009 face au même adversaire, avec un succès 2-0 sur son voisin breton de Rennes, qui ne sait décidément pas gagner les finales.
Avant même l'ouverture du score signée Martins-Pereira d'une belle volée du droit après un dégagement mollasson de Costil (36e), les Guingampais s'étaient créé près d'une demi-douzaine d'occasions, par Beauvue (8e), Kerbrat (10e), Yatabaré (14e, 19e) ou Langil.
Les Guingampais, euphoriques et surtout très bons, ont ainsi doublé la mise moins d'une minute après la reprise par Yatabaré (46).
A 2-0, les Rennais se sont enfin décidés à jouer au football, mais l’écart était trop important.