Les Jeux olympiques de Paris de 2024 ont mis sur le devant de la scène, de manière spectaculaire, la question de la neutralité religieuse et politique dans le sport. Les débats et les polémiques occupent la scène politique et médiatique, révélant en France des fractures idéologiques et sociétales profondes. Aline Girard rappelle les multiples et spectaculaires offensives politico-religieuses dont la pratique sportive publique est l’objet, lesquelles n’épargnent même pas l’olympisme en dépit de sa charte. Elle fait le point sur la situation actuelle de la réglementation, très complexe, de l’affichage politico-religieux dans le sport et commente le projet de loi voté par le Sénat en février 2025 ainsi que les réactions qu’il a soulevées.
Interdites pour les athlètes français (avec une regrettable entorse au règlement pour la coureuse de relais 4×100 Sounkamba Sylla qui a caché son voile sous une casquette), les tenues islamiques ont fleuri dans les enceintes sportives. Une image forte est celle de la marathonienne néerlandaise Sifan Hassan, qui a reçu lors de la cérémonie de clôture sa médaille d’or voilée, alors qu’elle avait couru nu-tête et en short et qu’elle n’était jamais auparavant apparue portant un voile. Il est difficile d’oublier les pionnières musulmanes du Maghreb, médaillées d’or, qui ont concouru tête, jambes et bras nus dans le respect de la Charte Olympique, pour défendre la liberté des femmes et ce malgré les menaces des intégristes de leur pays : qu’il s’agisse de la Marocaine Nawal El Moutawakel aux JO de Los Angeles de 1984, de l’Algérienne Hassiba Boulmerka aux JO de Barcelone de 1992 et de la Tunisienne Habiba Ghribi aux JO de Londres de 2012.
L’olympisme est désormais le champ d’expressions politiques et convictionnelles qui s’affichent ouvertement sans risque de sanction. Prenons un exemple : une sportive voilée évoluant dans un club amateur privé ne contrevient pas à la loi tant qu’aucune règle spécifique ne l’interdit dans la compétition concernée.
La loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République a introduit des outils juridiques importants pour renforcer l’application de la laïcité dans le champ sportif, notamment en posant des conditions claires à ceux qui participent au service public sportif ou qui en bénéficient. Ainsi, - cette loi a, d’une part, créé un mécanisme de “déféré laïcité” permettant aux préfets de saisir en urgence le juge administratif lorsqu’une décision d’une collectivité publique satisfait une revendication religieuse - un dispositif qui a été utilisé pour la première fois lors de l’affaire du burkini dans les piscines de Grenoble en 2022. Elle a, d’autre part, instauré le Contrat d’engagement républicain pour les associations sollicitant un agrément de l’État ou une subvention publique.
Alors que l’homogénéité et la cohérence devraient régner dans ce domaine, les fédérations françaises agréées ou délégataires appliquent les règles de neutralité et de laïcité de manière inégale. Plusieurs fédérations appliquent strictement les règles, en raison du cadre imposé par les autorités publiques et de leur attachement aux valeurs républicaines.
Les fédérations françaises de Football (2016), Basket-ball (2022), Volley-ball (2023) ou Rugby (2024) interdisent le port de signes religieux ostensibles sur les terrains lors des compétitions officielles nationales et internationales, quel que soit le niveau de pratique, considérant que le sport collectif doit être un espace neutre, exempt de toute manifestation politique ou religieuse. On se souvient de la polémique autour de l’affaire des « hijabeuses » qui demandaient en 2023 le droit de porter une tenue islamique. D’autres fédérations françaises appliquent des règles contraires et autorisent le port du voile, essentiellement sous prétexte d’inclusivité, en réalité pour contourner d’éventuelles polémiques. L’incohérence est patente et nuisible.
Certaines fédérations considèrent la neutralité comme essentielle pour préserver l’unité et éviter les tensions dans des environnements multiculturels ; d’autres, sensibles aux pressions communautaires relayées et amplifiées par les médias et des partis politiques opportunistes, privilégient la « souplesse » pour, disent-elles, encourager la participation et respecter les droits individuels, mais aussi pour éviter des accusations de discrimination. En dépit des décisions du Conseil d’État favorables à la FFF et la FFBB, les réglementations des fédérations ayant décidé d’interdire le voile en compétition demeurent contestées (et sont parfois contournées), comme le sont d’ailleurs celles des fédérations n’ayant pas pris de mesure d’interdiction.
L’obligation de la pratique du sport à l’école de l’article L. 312-3 du Code de l’éducation qui dispose que « l’éducation physique et sportive (EPS) fait partie intégrante des enseignements obligatoires dans les établissements scolaires. Elle vise à contribuer à l’épanouissement physique, moral et social des élèves. » De plus, le Préambule de la Constitution de 1946 (adopté dans la Constitution de 1958) établit que « la Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture », ce qui englobe les activités sportives comme un aspect de l’éducation globale.
Le port par les élèves de signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse est interdit par la loi du 15 mars 2004, au sein de l’établissement comme dans les installations sportives extérieures ou pendant le trajet jusqu’au stade ou gymnase. La mixité a été rendue obligatoire à tous les niveaux d’enseignement et dans toutes les disciplines par la loi Haby du 11 juillet 1975. Tout est on ne peut plus carré. Il faut convenir que pour les élèves sportives il est parfois compliqué d’y comprendre quelque chose ! Ainsi une élève se verra interdire le port du voile au lycée à 15h sous le regard vigilant de son professeur d’EPS, alors qu’elle sera autorisée à le porter à 18h à l’entraînement de hand-ball dans le gymnase voisin sous le regard indifférent de son coach… professeur d’EPS quelques heures auparavant.
Le sport est historiquement et communément perçu comme un espace de partage et d’union au sein d’un groupe, d’une équipe et un support du dialogue interculturel entre nations, et non comme un enfermement ou un lieu de prosélytisme religieux. C’est pourtant aujourd’hui un lieu d’entrisme religieux.
Médéric Chapitaux, membre du Conseil des sages de la laïcité de l’Éducation nationale et auteur du livre Quand l’islamisme pénètre le sport tire le signal d’alarme. Il interroge : « Certaines salles de sports dans les banlieues seraient-elles devenues des lieux de l’entre-soi et un éventuel ferment de l’islamisme ? Une forme d’emprise prosélyte s’exercerait-elle en direction des jeunes de confession musulmane qui fréquentent certains lieux de pratique sportive ? ». Le constat est le même chez William Gasparini, sociologue du sport, qui alerte sur les dérives du « sport communautaire », la présence d’« entrepreneurs identitaires » sur les terrains de sport et la « confusion entre l’espace sportif et l’espace cultuel ».
Le sport est-il le « terrain de jeu des islamistes dans les quartiers populaires » ? En 2020, 127 associations sportives étaient identifiées comme « ayant une relation avec une mouvance séparatiste » rassemblant plus de 65 000 adhérents, parmi lesquelles 29 structures apparaissaient fondées ou « noyautées » par des tenants de l’islam radical, majoritairement salafistes (18) et 5 en lien avec les Frères musulmans (les autres sans affiliation repérée), rassemblant plus de 11 000 adhérents.
La commission Culture du Sénat a alerté sur les dérives observées et la multiplication des associations sportives en relation avec une mouvance islamiste radicale et séparatiste. Cette proposition de loi, notamment, interdit le port de signes ou tenues manifestant ostensiblement une appartenance politique ou religieuse lors des compétitions organisées par les fédérations sportives, leurs ligues professionnelles et leurs associations affiliées et impose le respect des principes de neutralité et de laïcité dans les piscines. Elle a été transmise à l’Assemblée nationale le 19 février.
Dans un premier temps, le premier Ministre a décidé d’inscrire au plus vite l’examen de cette loi à l’agenda de l’Assemblée nationale, puis François Bayrou a pris un virage à 180°, déclarant le 1er avril : « Il ne faut pas stigmatiser nos neuf millions de compatriotes musulmans ». Des dissensions sont apparues au sein du gouvernement. La ministre des sports Marie Barsacq a tergiversé. « Aucun signe religieux ostentatoire ne doit être porté lors des compétitions sportives » pour Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, ajoutant qu’« un terrain de sport n’a pas à être un lieu d’entrisme religieux, d’entrisme politique ». La ministre de l’Éducation nationale Elisabeth Borne a courageusement botté en touche, rejetant l’idée d’une loi d’interdiction générale pour lui préférer une « gestion par les fédérations sportives ».
Pour pasticher le slogan de la marque Canada Dry, le sport « Ça a la couleur de l’Éducation nationale, le goût de l’Éducation nationale… mais ce n’est pas l’Éducation nationale. » Aux fédérations sportives, comme jadis aux proviseurs et principaux de collèges, la lourde responsabilité de la décision. Parmi les sportifs également, des divergences ont émergé. Songeons à la prise de position sur X du judoka Teddy Riner qui a minimisé la portée du port du hidjab dans le sport avant de tenter d’apaiser la situation, probablement après la mise au point de l’ancien champion du monde de boxe français d’origine iranienne, Mahyar Monshipour.
« Réveillez-vous », a-t-il lancé à Teddy Riner ajoutant à partir de son expérience : le voile est un « linceul » et le « signe visible d’une inégalité entre l’homme et la femme ». Les nombreuses manifestations religieuses dans les stades pendant la période du Ramadan 2025, comme des interruptions de matchs ou des prières collectives dans les vestiaires, ont donné un ton encore plus aigu aux débats. Les conclusions, pourtant très documentées et précisément sourcées, de la « Mission flash sur les dérives communautaristes et islamistes dans le sport », rapportées le 5 mars 2025 par les députés Julien Odoul et Caroline Yadan, missionnés par la Commission des Affaires culturelles et de l’éducation, ont achevé d’enflammer les esprits.
Les rapporteurs de la Mission flash n’ont fait pourtant que confirmer les alertes. La règle 50.2 de la Charte olympique stipule qu’« aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique. » Le président du Comité International Olympique, Avery Brundage, n’a pas hésité à l’appliquer lorsqu’elle a été enfreinte de façon spectaculaire aux Jeux de Mexico de 1968 par deux athlètes coureurs de 200 mètres, John Carlos et Tommie Smith. L’image de leur poing ganté de noir dressé dans le ciel de Mexico en faveur de la non-discrimination raciale et des droits de l’homme est passée à la postérité. Les deux athlètes ont été suspendus pour cause de démonstration politique, puis exclus à vie des Jeux olympiques.
Le sport a joué un rôle majeur dans le combat contre l’apartheid racial en Afrique du Sud. Le CIO n’a montré aucune faiblesse lorsqu’il a exclu l’Afrique du Sud des Jeux pendant trente ans de 1962 à1992. Mais une autre forme d’apartheid, passée quasiment inaperçue, a fait son apparition : l’absence, voire l’exclusion des femmes de trente-cinq délégations. L’obligation de neutralité des athlètes olympiques est bafouée, depuis que les femmes de nombreux pays musulmans sont contraintes de concourir en portant une tenue islamique, la première d’entre elles étant une Iranienne aux JO d’Atlanta en 1996.
En acceptant des conditions spécifiques et discriminatoires pour la pratique féminine, les organisateurs des JO et des compétitions internationales abandonnent leurs principes et encouragent la propagation d’une vision ségrégationniste, telle qu’elle est imposée en Iran et en Afghanistan, avec le soutien des pétro-monarchies. À l’apartheid racial a succédé l’apartheid sexuel ! Comme l’a dit l’actrice iranienne, Golshifteh Faharani, après la mort de Mahsa Amini en 2022 : « Libérer sa chevelure est un geste symbolique sans précédent. Le voile est la base de l’oppression islamique sur la femme. S’il tombe, le reste s’effondrera ».
La situation que nous connaissons en France aujourd’hui dans le sport est source de confusion dans les esprits et de tensions dans la vie quotidienne des sportifs, des encadrants, des associations et des collectivités, de la société en général. Deux points sont particulièrement préoccupants : d’une part l’entrisme islamiste dans le sport et la communautarisation qui l’accompagne et d’autre part le port du voile par les sportives musulmanes qui auraient, grâce à cette tolérance, la possibilité de s’intégrer et de s’émanciper.
Pour certaines néo-féministes woke, le sport « empouvoire » les femmes voilées. « Tel est le message publié le 18 mars sur le réseau social Bluesky par la députée écologiste de Paris Sandrine Rousseau, pastichant l’extraordinaire slogan des femmes iraniennes « Femme, vie, liberté » avec un affligeant : « Femme, sport, foulard », nous dit Fatiha Agag-Boudjahlat », qui ajoute « Le port du voile dans le sport discrédite les musulmanes non voilées », avant de conclure « Une liberté...
Contre vents et marées, ta meilleure amie a toujours été là pour toi. Pour plein de potes, les cadeaux sont un moyen privilégié d'exprimer leur affection et leur amour.
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Ta meilleure pote ne peut pas s'empêcher de regarder les chaînes de sport à la télé ? Si tu veux la faire chavirer, opte pour un cadeau en relation avec son équipe préférée.
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Ce n'est peut-être pas l'idée la plus stylée, mais la carte cadeau reste une petite idée cadeau incontournable entre potes. Personnalise le cadeau en achetant plusieurs cartes et en ajoutant une petite note qui explique à quelle occasion l'utiliser. Exemple de message : « pour le jour où tu as besoin de t'occuper de toi », avec une carte cadeau dans un salon de manucure ou de coiffure.
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|---|---|---|
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| Leggings | Nike Go ou Zenvy | Confortables et adaptés à diverses activités |
| Bougeotte | Sac à bandoulière | Pratique, fonctionnel et mains libres |
| Soirées à la maison | Haut en tissu Fleece | Confortable et douillet pour les soirées cocooning |
| Équipe de sport | Produits dérivés | Cadeau personnalisé en fonction de l'équipe préférée |
| Difficile à satisfaire | Carte cadeau | Flexible et personnalisable |