Le rugby a connu son implantation à Banyuls-sur-Mer au début du XXe siècle, avant la Grande Guerre. Les anciens attribuent à Louis Teste l’initiative de ce nouveau sport venu d’Angleterre. L’aviron, lui, a largement précédé le rugby, car la pêche était, avec la vigne, l’activité locale. Aviron l’été, rugby après les vendanges, telles étaient les loisirs sportifs de la jeunesse d’alors. Leurs successeurs défendent les couleurs rouge et bleu avec efficacité.
Après une période de sommeil, le Banyuls aviron olympique, BAO, repart à la fin des années 50, début des années 60. Il est alors présidé par le Docteur Pierre Lacroix, entouré d’un groupe de dirigeants et d’éducateurs, notamment l’entraîneur Albert Coste. Une équipe de cadets est formée et elle remporte le titre de champion du Roussillon en 1962.
Les cadets deviennent juniors et brillent dans le championnat de France face à de grands clubs, comme Brive, Lourdes, Auch, Tarbes ou encore le Stade Toulousain. Le BAO, allié à Cerbère, continue sa route fort honorablement en séries inférieures du championnat du Roussillon. En 1975, d’anciens cadets rejoignent leur club d’origine alors sous la présidence de Maurice Lacastreyres.
C’est le début d’une magnifique aventure qui a animé les deux villages : la montée en division d’honneur, puis le titre de champion du Roussillon lors d’une mémorable finale contre Port-Vendres, disputée à Argelès-sur-Mer devant une foule record. Puis, c’est la montée en 3e division, malgré une poule difficile, pour la suite du championnat de France. Une saison exceptionnelle ouvre les portes de la 2e division et, après la fusion avec le Stade port-vendrais, la Côte Vermeille renaît.
Depuis le BAO-CC est en sommeil. Mais, comme chaque année, les anciens se retrouvent. Dimanche, c’est à Cerbère au Belvédère à partir de 11 h que ces retrouvailles ont lieu.
Pour les supporters de la Côte Vermeille, Bram rappelle au moins un bon souvenir. C'est là-bas, avec une victoire face à Andorre (15-10 le 10 mai 2009), que les Maritimes avaient débuté leur joli parcours en championnat de France de Fédérale 3 ponctué par une défaite en 8e de finale contre Bagnères-de-Bigorre (27-9). De retour sur les terres de leurs exploits, Julien Gonzalvez (déjà là à l'époque comme Buiatti et Ollier) et ses coéquipiers veulent écrire une nouvelle page de l'histoire de la Côte. Mais se méfient d'Adé (Hautes-Pyrénées), leur adversaire cet après-midi.
"C'est une équipe qui a un bon sauteur en touche, elle s'appuie sur un maul solide, c'est jeune derrière, avec un buteur performant. C'est une bonne équipe, lance Henri Mascardo, coentraîneur de la Côte avec Jean-Pascal Pellicer, Alex Bonnin et Frédéric Cermeno. Mais la nôtre aussi est solide".
Privée de son pilier roumain Navrea (touché au dos), la Côte doit composer avec un calendrier un peu particulier puisqu'elle dispute aujourd'hui son deuxième match en un mois et demi, trois semaines après sa victoire contre Millas en finale Honneur (18-3). "Pour le rythme, ce n'est pas évident, peste Mascardo. Mais ça ne sera pas une excuse. Après une semaine de repos, on a fait deux bonnes semaines d'entraînement".
Les Maritimes ont ainsi eu le temps de fêter leur titre et la montée en Fédérale 3. "C'était l'objectif du club, admet l'ancien illibérien. Maintenant, on va essayer d'aller le plus loin possible en championnat de France. Les victoires ont insufflé une dynamique mais rien n'est acquis. Il suffit de voir ce qui est arrivé à Céret, Argelès et Prades (éliminés dès le premier tour). Il faut une part de chance pour aller loin". Et espérer imiter Le Boulou, tenant du titre.
"Si on pouvait faire la même chose, ça serait super, s'enthousiasme Henri Mascardo. Mais c'est très dur, il y a de bonnes équipes". A commencer par Adé, troisième du comité Armagnac-Bigorre. Mais la Côte est bien décidée à se créer un nouveau joli souvenir sur le rectangle vert de Bram. Sébastien Sagols et la Côte rejouent pour la première fois depuis l'obtention de leur titre.

Après que la Côte Vermeille a périclité il y a de cela quatre saisons, c’est au tour de la Côte… Rocheuse de reprendre, en quelque sorte, le flambeau. Anciennement connue sous le nom de Collioure Sportif XV (club recréé en 2018), la formation catalane n’a apparemment pas de temps à perdre. Premiers de la poule 3 au terme d’un exercice parfaitement maitrisé (une seule défaite, lors du déplacement à Canet d’Aude), les Colliourencs ont surfé sur leur réussite de la saison 2021/2022, lors de laquelle ils avaient remporté le titre de 4ème série face au Plateau de Sault avant d’atteindre la demi-finale nationale face à Villecomtal-Rabastens. Rien de bien étonnant quand on sait que l’effectif compte notamment en ses rangs les troisièmes lignes Fabre et Lozano ou encore l’ouvreur Schuster.
Thomas Bernardi, co-entraîneur au côté de Julien Gonzalvez, mais aussi joueur, nous donne quelques détails : « Lors du premier tour, on a joué l’US Critourienne Verniollaise, une équipe jeune, qui avait envie de se faire plaisir sur le terrain. » Cette étape passée sans trop de difficultés (41-5), les choses se corsent davantage face à Villenouvelle : « On avait l’avantage de jouer à domicile. Avec l’appui de la forte Tramontane, qui soufflait fort ce jour-là, aux environs de 100 km/ heure, on avait déjà inscrit trente points à la pause. On a lâché un peu en fin de rencontre, et ils sont revenus, mais pn avait assez d’avance » (victoire 34-19).
En quarts, face à Puylaurens, même schéma : « Une équipe solide devant, avec notamment un bon troisième ligne centre. On a encore bénéficié du vent en première période, et on a fait l’écart (29-8 à la pause). Dans les 20 dernières minutes, ils ont lâché les chevaux et ont recollé. Sans passer devant toutefois. » (succès 29-22) La demi-finale face à l’US Kercorb Bastide Peyrat fut un match plus tendu, plus accroché face à un adversaire plus expérimenté aussi : « On n’a pas été trop pénalisés. De mon point de vue, c’est notre match le plus abouti dans la gestion. On ne s’est jamais affolés. On était bien en place défensivement, heureusement, car c’est la plus grosse équipe qu’on ait rencontré. »
Au fait, la finale de Quillan, elle se prépare comment ? : « On sait que Labruguière a un pack assez dense, avec deux ou trois joueurs expérimentés. Ils jouent beaucoup après le 9, dans les zones proches des points de rencontre. Il s’agira pour nous d’être bien en défense autour des rucks et d’être pénalisés le moins possible. » Partant avec la faveur des pronostics, les Catalans auront-ils autant « la côte » dimanche sur les coups de 17 heures ?
L’ambiance était bon enfant, et en même temps studieuse. Riche en échanges constructifs, surtout. Comme les deux précédentes, la 3è Université du Rugby chère au Cercle Rugby Galilée présidé par le journaliste - écrivain Michel Demelin, a été une réussite. Et l’occasion, pour le Président de la Ligue Rhône-Alpes de Rugby à XIII, l’infatigable Jacques Cavezzan, de démontrer à l’assistance, composée de sympathisants des deux rugby, les bienfaits de son action en faveur des jeunes des quartiers.
L’insertion était donc au programme des travaux ayant eu pour cadre le majestueux château de Valmy surplombant la Côte Vermeille, d’Argelès-sur-Mer à Cerbère, mais également le rugby féminin, à XV comme à XIII, et le dopage dans le sport, sous l’autorité de l’éminent spécialiste montpelliérain, le professeur de médecine Christian Bénézis. Une large place avait par ailleurs été accordée à la préparation de la Coupe du monde 2013 de Rugby à XIII.
Pendant près de trois heures, le leader fédéral a détaillé les actions menées en terme de marketing, communication, commercial, sous le regard attentif de grands anciens, Elie Brousse, Roger Majoral, José Calle, Raymond Rébujent. “Il faut que les treizistes se réapproprient l’équipe de France”, a asséné Carlos Zalduendo.
C’est le 1er octobre que sera dévoilé le squad qui participera à la compétition, la liste initiale de 40 n’étant pas figée, a tenu à souligner Jean Alonso. “La France est versée dans la poule la plus dure, mais aussi la plus intéressante, et se qualifier pour les quarts de finale est notre objectif”, a insisté pour sa part Carlos Zalduendo. Lequel espère vivement que les clubs pousseront comme un seul homme derrière l’équipe nationale. Car plus les recettes guichets seront élevées, et plus les moyens financiers mis en suivant au service du développement de notre sport en France, seront importants.
La première phase du championnat vient de se terminer avec la venue à Léopold-Gouiric d'Elne, une équipe complète dans toutes ses lignes, capable, comme le disait l'entraîneur Didier Couzinet, de jouer devant mais aussi dans la minute suivante d'attaquer derrière. Jérôme Hispa ne peut que constater une fois de plus le même scénario : « Nous réalisons vingt bonnes premières minutes, ensuite le manque de densité physique, l'absence de réussite et de confiance font la différence face à une des meilleures équipes de la poule. Nous avions demandé aux joueurs un sursaut d'orgueil après le non match à Côte Vermeille, ils ont bien réagi mais ils sont tombés sur plus forts qu'eux. L'équipe réserve, avec trois juniors, a obtenu un résultat très honorable en ne s'inclinant que d'un seul point ; on craignait le pire mais tout le monde s'est accroché et deux beaux essais ont été marqués. Maintenant nos objectifs sont de terminer honorablement la deuxième partie du championnat avec un calendrier qui ne sera pas plus favorable car avec la fin de saison les matches deviendront plus tendus pour des raisons de maintien, de qualification ou de classement. Claude a suivi le match dans les tribunes populaires et il a beaucoup souffert car il aime son club ; il a demandé aux joueurs de continuer à s'accrocher. Henri Nayrou a tenu à peu près le même discours en ajoutant que les joueurs de la saison actuelle resteraient à leur façon dans l'histoire du club. Le président d'Elne, Patrick Marembat, qui a travaillé durant dix années à Saint-Girons, s'est déclaré surpris par la bonne résistance des locaux en première mi-temps. Pour la petite histoire, son fils né en Couserans portait hier le n.
Dimanche matin, la pelouse du stade était encore enneigée et partiellement gelée. Les services sportifs et techniques de la municipalité ont fait un énorme travail avec des souffleurs, des balais, des râteaux pour permettre le bon déroulement des rencontres dès 13 h 30.
Dans le contexte sombre de l'Occupation, le cinéma s'est invité dans le rugby local. En juin 1942, André Cayatte et Danielle Darrieux ont débarqué en Pays Catalan pour le tournage de « La fausse maîtresse ». Cayatte, ayant joué au rugby à Perpignan, a situé l'histoire dans le milieu quinziste, mettant en scène des joueurs du "Stade Catalan". Les scènes ont été filmées au stade Jean Laffon devant une foule enthousiaste. Jacques Audiberti a salué la restitution de Perpignan et de l'esprit catalan dans le film.

Prades a célébré son cinquantenaire, mais le derby de Fédérale 3 a été interrompu. Des cartons rouges ont réduit la Côte à dix joueurs, et l'arbitre a arrêté le match. Des tensions entre l'arbitre et la Côte ont été évoquées. Malgré cela, la fête avait commencé avec une exposition de photographies et des animations diverses. Le public a applaudi les castellers et l'arrivée du ballon par un drone. Malheureusement, le match a dégénéré en bagarre générale.
À quelques jours des finales de la Ligue Occitanie, RugbyAmateur présente les candidats au titre, dont les Catalans de la Côte Rocheuse. Après la disparition de la Côte Vermeille, la Côte Rocheuse reprend le flambeau. Collioure Sportif XV, recréé en 2018, a dominé sa poule et remporté le titre de 4ème série. L'équipe compte des joueurs talentueux comme Fabre, Lozano et Schuster. L'entraîneur Thomas Bernardi souligne l'importance de ne pas gâcher le travail accompli lors des phases éliminatoires.