Le handball, sport d'équipe captivant qui nécessite à la fois agilité et stratégie, a une histoire riche et passionnante dans la région de la Côte des Légendes en France. Ce qui est fascinant avec le handball, c’est la façon dont il unit les gens à travers des événements sportifs tout au long de l’année.

Pour comprendre cette histoire, il est essentiel de revenir aux origines du handball en Aquitaine et dans les régions avoisinantes.
Les Débuts du Handball en Aquitaine
Le Handball aquitain est régi depuis 1960 par la Ligue d'Aquitaine fondée sous le nom de Ligue de Guyenne en 1942, au sein de laquelle des Comités départementaux (47, 40, 33 et 64 puis la Dordogne se rattache de la Ligue du Limousin à la Ligue de Guyenne en 1948 )se créent et se partagent le territoire géographique aquitain. L'émergence des premiers clubs a lieu dans les années soixante notamment dans les Pyrénées-Atlantiques.
Les Premières Rencontres et l'Essor des Clubs
Le handball trace ses premiers chemins sur le sol landais depuis dans les années 60. La première rencontre officielle a lieu dans les arènes de Morcenx, le 10 mai 1959. C'est une finale de Championnat de Guyenne entre le Bordeaux EC et le Club Universitaire Palois, organisé par le CA Morcenais. A l'initiative de Mr Liardeaux, l'Étoile Sportive Montoise ouvre une section handball en 1966. Elle joue en championnat de Guyenne et atteint même les 1/2 finales de la Coupe d'Aquitaine en 1967 perdue 20-19 face aux Girondins de Bordeaux ! D'autres clubs pionniers tels le Stade Montois ou Saint Pierre du Mont viennent se greffer au contingent des clubs béarnais qui eux ont leu propre championnat.
Création des Championnats et des Comités
Dès 1991-92, un championnat départemental est crée mais exclusivement féminin avec neuf clubs. Le championnat départemental masculin est instauré en 2001-02, les club de Mimizan jouaient soit en Championnat de Côte d'Argent (Gironde) ou des Pyrénées-Atlantiques (Villeneuve de Marsan et Saint Pierre du Mont). AS Nogaro Handball, est une exception. Le club jouant à Riscle participe au championnat des Landes de 1991 à 1994. Le Comité des Pyrénées-Atlantiques existe depuis mai 1961. Mr Peyrou, Maire de Gélos étant le premier président. Le premier championnat est institué en 1962-63 avec cinq équipes dont le Zibéro Sports Tardets.
Scission et Développement des Championnats
En 1970-71, le championnat départemental des Pyrénées-Atlantiques est scindé en deux divisions le division Honneur et Promotion. En Promotion, aucun club basque n'y figure. En Honneur, l'AL Urt et US Luzienne, Gelos, Asson Sports et l'US Soumoulou sont les cinq équipes de la poule unique. En 1999-00 la Division 2 Nationale est crée.
Regroupements et Création de Championnats Départementaux
Lors de la création d'un premier championnat départemental, les clubs des départements des Landes et Pyrénées Atlantiques sont regroupés en un même et seul championnat au vu des faibles effectifs. En 1991, un championnat pour chaque département apparaît pour la catégorie féminines. En catégorie masculine, il faut attendre janvier 2002 pour que le Comité organise un premier championnat masculin avec le Vignau, Mimizan et Saint Pierre du Mont, qui continuent cette saison là à jouer dans le championnat de Gironde et 64 qu'ils ont débuté en début de saison.
Création de la Pré-Région et Fusion des Championnats
En 2004-05, le championnat de Pré-Région est créée regroupant dans chaque département. Lors de la saison 2009-10, ces deux championnats fusionnent en un seul, formant ainsi l'élite départementale dans une poule unique.
ESPAGNE VS FRANCE Handball Championnat du monde féminin 2015 8e de finale
Événements Marquants et Clubs Emblématiques
Au fil des décennies, plusieurs événements et clubs ont marqué l'histoire du handball dans la région.
Championnats du Monde et Rencontres Internationales
A Bayonne, (pour l'inauguration du Palais des Sports Lauga) le 26 février 1970, une rencontre du Championnat du Monde de Handball en 1970 en France.La Tchécoslovaquie dominait le Japon 19-9. En 1981, c'est le Championnat du Monde B qui est organisé en France. Au palais des sports Lauga, devant 2800 spectateurs, le 21 février 1981, la Tchécoslovaquie était battue par la Norvège. Le jeudi 22 mars 2018, troisième rencontre internationale organisée à Bayonne.
Clubs et Équipes Notables
- SICST Boucau-Tarnos : La section handball du SICS apparaît en 1971. L'équipe féminine sénior est championne d'Aquitaine dès la saison 1973-74. En 1974-75, elles évoluent pour leur première saison en Nationale 2 (Deuxième division Nationale) avec Toulouse OAC, CLL Bourges, CN Mourenx, ES Chateauneuf, US Talence, l'Avenir Murétain et l'US Luzienne. Le SICST Boucau-Tarnos est en Nationale 2 (D2) en 1975-76 féminines. La poule de Nationale II : Poitiers, Pauillac, Angoulême, Talence, Muret, Chateauneuf la Forêt et l'US Luzienne. Elles atteignent la finale de la Coupe d'Aquitaine jouée face au BEC à Tarnos. En 1976-77, les féminines sont toujours en Nationale 2 avec l'US Luzienne. En 1981-82, Boucau-Tarnos évolue en Nationale 2 avec Mourenx, Pessac, Mérignac, Montpon, Libourne, Mios, Toulouse, Saint Junien et Limoges. Les boucalaises arrivent également en 1/2 de la Coupe d'Aquitaine éliminées par Pessac 29-24.
- US Luzienne : Fondé en 1968, le club est en championnat d'Aquitaine en 1971-72 et cela pour deux saisons. En 1973-74, les féminines sont en Nationale 2 (Deuxième Division) avec ASEA Toulouse, Toulouse OAC, Mourenx, La Roche/Yon, Ruffec, US Talence et ES Chateauneuf la Fôret. Les joueuses de l'époque se nomment Sedès, Concile, Fando, Carrieu, Touya. En 1974-75, elles évoluent toujours Nationale 2 avec Toulouse OAC, CLL Bourges, CN Mourenx, ES Chateauneuf la Fôret. L'US Luzienne est en Nationale 2 (D2) en 1975-76 féminines. La poule de Nationale II : Poitiers, Pauillac, Angoulême, Talence, Muret, Chateauneuf la Forêt et SCIS Boucau-Tarnos. En 1976-77, les féminines de Saint Jean de Luz sont en Deuxième Division Nationale, la Nationale 2 avec une autre équipe locale, Boucau-Tarnos.
- Zibéro Sports Tardets : Dès 1953, le Zibéro Tardets, en soule (Pays-Basque), débute dans ce sport. Les premières rencontres se jouèrent sur le terrain du fronton. En 1965, le club est champion Départemental. Il accède en championnat de Guyenne pour la saison 1964-65. La poule est : AL Billière, le BEC, Santé Navale Bordelaise, NCI Bordeaux, ASPTT Libourne, Cheminots Palois et les Girondins de Bordeaux. En 1966-67 l'équipe évolue en championnat de Guyenne avec l'ES Montoise, Nousty, le Bordeaux EC, les Girondins, Bordeaux NCI, Stade Pessacais UC et AL Billière. Idem l'année suivante 1967-68 avec Caudéran, Billière, Stade Bordeaux Bastide, Nousty, Gelos, l'ES Montoise et le CO Périgueux Ouest. Pour la première édition de la Coupe d'Aquitaine en 1968-69, les souletins échouent à Pau (11-10) face aux Girondins. Tardets est éliminé au même stade de la compétition la saison suivante d'un rien (14-13) face au Bordeaux EC. Le club souletin migre ensuite à Mauléon pour des raisons d'homologation de terrain. Pour la première fois depuis sa création le Zibéro Sports participe au championnat de Divison 3 masculine nommé "Excellence" en 1970-71. Les premiers adversaires se nomment : Nousty Sports, CA Béglais, Gazélec Bordeaux, Toulouse OAC, Toulouse UC, Montpellier UC, ASCEM Montpellier, Castres Boucasse et La Clermontaise (Clermont l'Hérault). En 1971-72, bis répétita dans une poule composée du Toulouse OAC, Stade Rodez, US Melle, AC Narbonne, CS Gazélec Bordelais, AL Billière, ASPTT Limoges, CA Béglais et du Toulouse UC. En 1973-74, le club joue a domicile dans la salle Mosqueros de Salies de Béarn. En 1974-75, le Zibéro est en Nationale 2 masculine. Tardets descendra en fin de saison en tant que dernier dans une poule composée de Poissy, du Bordeaux EC, Poitiers, Saintes, Villemomble, Gazéléc, Billancourt et Nanteset l'AS Voltaire Chatenay-Malabry. Le club participe a la première "vraie" édition de la Coupe de France le 27 septembre 1975 face à la Clermontaise (Clermont l'Hérault). En 1975-76, le Zibéro évolue dans une poule composée de HBC Carcassonne, Nousty Sports, CA Bègles, ASPOM Bordeaux, AL Billière, ASU Balma, Sanfloraine Saint Flour, CAPO Limoges et FJ Trèbes l'équipe atteint les 1/2 finale de Nationale 3 à Poitiers battus par Dunkerque. En 1976-77, promus en Nationale 2, les masculins de Tardets sont avec Poitiers, Laetitia Nantes, Poissy, Saintes, HBC Nantes, Le Mans, AS Police Paris, Montgeron et le Bordeaux EC. Ils sont rétrogradés en0 Nationale 3 1977-78 : Nousty Sports, AL Billière, Carcassonne HB, Stade Niortais, ASPTT Limoges, CA Béglais, SA Mérignac, ASU Balma, ASC Albi composent la poule. Hélas en fin de saison, le club retourne en Aquitaine. En 1981-82, l'équipe masculine de Tardets joue à Mauléon ses matchs de Nationale 3, en tant que promu. La poule de Tardets : Bordeaux EC, Saint Junien, Nousty, Montpellier, Carcassonne, Rodez, Billière, Bègles et Cenon. En 1987-88 , retour en Nationale 3 avec une poule : Comos Montpellier, Pont Saint Esprit, ASPOM Bègles, Montpellier UC, Nousty, AL Billière, Stade Pessacais, Cournon, Rodez et Port de Bouc. En 2001-02, l'équipe masculine du Zibéro Sports effectue sa dernière saison en Nationale 3. En 2013-14, les souletins sont à nouveau promus en Nationale 3. En fin de saison 2015-16, le Zibéro termine premier lors de la phase régulière grâce à un ultime match nul face à Asson Sports, alors dauphin des basques, dans un match décisif.
- US Tyrossaise : Section fondée en 1979 par René Coupau il est des trois clubs landais affiliés en 1981 et référéncé sur une note de la FFH; Alors en championnat départemental des P.A, le club se hisse en 1/2 finale de la Coupe d'Aquitaine éliminé dans sa salle de la Moustey par le Bordeaux EC. En 1/4 ils avaient éliminé Mérignac 29-19. En 1977, une section handball est créée au sein de de l'Union Sportive Tyrossaise, club omnisports par la volonté d'un groupe de copines motivées et l'appui de leurs éducateurs sportifs. Les féminines par la suite évoluera en Nationale 2 en 1985-86 (promue grâce a son titre de championne de Guyenne), avec un premier match disputé à Tyrosse le 13 octobre 1985 face au Poitiers EC. La poule de Nationale 2 (3ème échelon national) était ainsi : PTT Limoges, Poitiers EC, HBC Brioux-Aulnay, Limoges EC, SC Angoulême, AS Libourne, UA La Rochefoucauld, SPIC Pauillac et Bordes Sports. En 1986-87, le club est toujours en Nationale 2 avec Brioux-Aulnay, Stade Pessacais, Montauban, La Rochelle, Les Herbiers, Angoulême, Limoges, ASPOM Bègles, La Rochefoucault, Bordes Sports, Jeunesse Yvrac mais redescend en Préfédérale Aquitaine. L'US Tyrossaise remporte la Coupe Aquitaine féminine en 1992 (22-20) face à Agen à Mont de Marsan. Le club retrouve la Nationale 2 lors des saisons 1996-97 à 2001-2002 puis une remontée en 2005 en Nationale 3.
- Aviron Bayonnais : Apparue officiellement en novembre 1968 , la section handball de l'Aviron Bayonnais est en plein essor à la fin des années 1980. Cependant, de 1944 à 1947, le handball vécu l'Aviron Bayonnais comme en témoigne cette demi-finale de Coupe de France qui porte une fausse nomination car c'est en réalité un Championnat de France non officiel féminin joué à élimination directe. rejouée et perdue à Bondy (3-1) après avoir éliminé Fémina Sport (2-0), le BEC et l'UA Tarbes à Bayonne (exempt du 1er tour). En 1946-47, les masculins participent au premier tour de la Coupe de France face au SBUC mais doivent déclarer forfait. Mr Nogues, est le dirigeant principal de la section affiliée à la Fédération Française. En 1983-84, l'Aviron Bayonnais est éliminé en 1/2 finale par Lormont (28-20). En 1989, elles sont championnes d'Aquitaine et promues en Nationale 2. Les basques sont accompagnées par cinq équipes en championnat de Nationale 2 : Toulouse UC-Balma, Bordes Sports, Saint Jammes , Pessac et CAB-ASPOM Bègles. Elles y restent peu de temps et entre 1992 et 1995 jouent en championnat régional. En 1995, elles accèdent a nouveau en Nationale 2 et même en Nationale 1 au terme de la saison 1999-2000. En 2001-02, elles jouent en Nationale 2 et terminent premières de leur groupe. En quart de finale, après un match aller (26-26) face à l'US Ivry elles sont battues au match retour le 1er juin. Il n'en reste que l'équipe est promue en Nationale 1 (Deuxième division). Lors de la saison 2002-03, les féminines évoluent dans une poule composée de Nantes, Cergy-Pontoise, Conches, Lesneven le Folgoet, Lommé, Bordes Sports, Brest, Villemomble, Courbevoie et Bergerac. Malheureusement, l'équipe termine à la dernière place et redescend dans la nouvelle Nationale 1. (C'est devenue la troisième division avec la création de la D2 féminine). En 2004-05, les féminines sont à nouveau rétrogradées en Nationale 2 jusqu'en 2006-07 elles sont reléguées en Nationale 3 en fin de saison. Promues à nouveau pour la saison 2013-14 en Nationale 2, elles retrouvent ainsi leur niveau d'antan. En 2015-16, elles participent pour la troisième saison consécutive au championnat de Nationale 2 Féminines et terminent le championnat en seconde position de leur poule accédant pour la première fois de leur histoire la Nationale 1 (Troisième division).
- AS Irisartarrak : Le club est fondé en 1972, le club joue alors sur le parking goudronné du village. En 1990, le club accède en Excellence Aquitaine et joue dans la salle Jai Alai de Saint Jean Pied de Port pour des raisons d'homologation. En 1993, la salle des sports Airoski est inaugurée à Irissarry. En mai 2002, l'équipe fanion est championne d'Aquitaine et promue en Nationale 3 pour la première fois. L'AS Irisartarrak, est 1/2 finaliste du Championnat de France de N3 contre la réserve de Dunkerque (33-30), après avoir battu Niort (35-32) en 1/4 de finale du championnat de France de de Nationale 3 en juin 2009. Suite à un ultime match de barrage face à Prades le Lez à Bourg de Péage gagné 31-28, les basques remonteront en Nationale 2 en 2014-15.
- Boucau Tarnos Handball : Ce club, issu de la fusion du Biarritz Olympique et de l'Anglet Olympique en 2004, remporte la Coupe de France Départementale féminine le 6 juin 2010 à Paris face à Gravelines (24-20) puis atteint à nouveau la finale l'année suivante. En championnat, le club atteint pour la première fois de son histoire la Nationale 3 féminines en fin de saison 2012-13, accompagnées par le Zibéro Sports Tardets, également promues en Nationale 3. Dès leur première saison, elles accèdent en Nationale 2 suite à un match de barrage en juin face aux alsaciennes d'Altkirch 30-29 à Cournon d'Auvergne, elles obtenaient une quatrième montée consécutive ! Les masculins, eux, sont promus en Nationale 3 pour la saison 2015-16.
- Bordes Sports : La section handball de ce grand club omnisports date de 1980. Les féminines accèdent en championnat Nationale 3. En effet, en mai 2015, les féminines sont championnes de Pré-Nationale. Pour la première fois dans l'histoire de la section, elles disputèrent le championnat de Nationale 3. En fin de saison 2017-18, les féminines concluent la saison par une superbe deuxième place au classement a 2 points de Pau Nousty Sports.
Focus sur le Côte des Légendes Handball (CLHB)
Le Côte des Légendes Handball (CLHB) a tenu son assemblée générale vendredi 20 juin 2025 à Kerlouan. Le club continue sa belle progression avec 234 licenciés cette saison, contre 214 l’an dernier. « Je pense que c’est l’état d’esprit de notre club qui attire. Nos valeurs sont le respect et le fair-play, et cela doit rester notre moteur », a souligné le président Marcel Cavarec. Il a également mis en avant les liens forts tissés avec les écoles du secteur. De son côté, la secrétaire Sandrine Doyeux a confirmé cette dynamique positive : « Nous avons une augmentation significative du nombre de licenciés, notamment grâce à une filière garçons en pleine expansion ».
Sportivement, la saison a été marquée par les excellentes performances des équipes, notamment les séniors filles, qui accèdent à la Nationale 3, et les moins de 18 garçons, finalistes de la Coupe de Bretagne à Betton (Ille-et-Vilaine). « On va travailler pour s’installer durablement dans le paysage finistérien, et on ne va pas en faire qu’une légende », a conclu avec enthousiasme le préparateur physique, Fabrice Guennoc.

Entente Pays de Lesneven
Quatorze joueuses du Ploudaniel handball (PHB) évoluent cette saison sous les couleurs du Pays de Lesneven. Et deux entraîneurs du PHB sont intégrés au staff technique. Pour former l'Entente Pays de Lesneven, le club ploudaniélois a signé une convention avec deux autres clubs de la communauté de communes du pays de Lesneven et de la Côte des Légendes (CCPLCL), les clubs de Lesneven-Le Folgoët handball et Côte des Légendes handball. L'entente présente quatre collectifs : l'équipe des moins de 15 ans en excellence régionale, celle des moins de 17 ans en honneur régional, une autre de cette même catégorie en excellence régionale, et enfin une équipe en moins de 18 ans nationale. Depuis deux saisons, un travail de suivi spécifique et la mutualisation de moyens pour les équipes régionales et nationales jeunes sont mis en place.
La composition des deux formations (photo) : debout (les moins de 17 ans), Juliette Le Roux, Pauline Le Roy, Lucie Morel, Romane Kerfourn, Eléonore Le Bars, Amélie Bourhis, Alicia Péron, Corinne Le Hir.
Le Rôle d'Éric Torremocha
Éric Torremocha est agent général d’assurance au Grau-du-Roi. Entrepreneur engagé. Passionné de sport, « le seul univers, avec la musique, qui te permet de partager des émotions collectives aussi intenses ». Lorsqu’il a racheté le cabinet en 2014, il a cherché à acquérir des hospitalités sur Montpellier. « J’ai pensé au rugby parce que j’y avais joué, détaille-t-il, mais je me reconnaissais moins dans la façon d’accompagner les partenaires au MHR. J’aime le foot, j’allais à la Mosson, gamin, et l’un de mes plus beaux souvenirs reste d’ailleurs le MHSC - Bucarest de 1990 quand Laurent Castro s’agrippait au grillage après son but. Il tombait des trombes d’eau, nous étions partis en voiture avec mon père de Mudaison alors que les essuie-glaces ne fonctionnaient même pas. Au MHB, il y avait Claude Hugonnet, son directeur de mémoire à la fac, son fils Vincent, un copain. Il y avait surtout de bonnes accointances. Et quelques opportunités… Au bout de deux saisons, un autre assureur national s’est en effet désengagé du club. « J’ai appelé le patron de la marque Allianz France, raconte-t-il. Je l’ai convaincu de l’intérêt de se positionner avec la filière sport et son directeur Fabrice Michel-Villaz. Nous avons mangé avec Patrice Canayer, Christophe Puech et Claudie Villalba. L’affaire s’est réglée en trois semaines. Il manquait un bout pour que le partenariat aboutisse, j’ai mis la main à la poche. »
Les valeurs du handball, telles que l’esprit d’équipe et la détermination, sont ce qui rend ce sport si spécial dans le cœur des fans. Éric Torremocha ne tient jamais vraiment en place. Il a ce côté jusqu’au-boutiste qui force l’admiration. Ceux qui le connaissent disent qu’avec lui « quand ça doit arriver, ça arrive ». Sur le territoire, il est omniprésent. Il s’est évidemment investi dans le fonds de dotation du MHB, question de principe. Longtemps, il a soutenu son ancien club, le Corto Rugby Club au Crès, fleuron du sport corporatif qui a entretenu une rivalité avec le MHR « à qui l’on a mis quelques belles raclées alors qu’il s’était autoproclamé meilleur club de la région ». Il est naturellement partenaire du club de foot du Grau-du-Roi présidé par Greg Mézy, encore un vieil ami de la fac. Et du club de handball Terre de Camargue présidé par Sébastien Prunet, un autre ami. « À la marge, je soutiens aussi des associations comme HandByKarl, celle de Karl Konan, ou Rugby French Flair, celle de Jean-Philippe Lacoste. » Deux amis… « J’ai la conviction, dit-il, que les chefs d’entreprises ont une responsabilité sociétale, et que les sportifs ont aussi un rôle à jouer à l’intérieur d’un territoire donné.
L’Argentine, dans tout ça ? L’histoire est née d’une simple gageure autour du handball. Quand le Trophée des continents a eu lieu à Montpellier en mars dernier, Sébastien Prunet avait souhaité organiser un moment d’échange avec les joueurs argentins de handball. Faute de temps, il n’a pas pu se concrétiser. « Mais, raconte Éric Torremocha, Diego Simonet, dont je suis très proche, m’a alerté sur le fait que la sélection argentine cherchait un stage de deux semaines en amont des Jeux olympiques de handball. On s’est regardés. On s’est compris. Projet fou, certainement déraisonnable. Accueillir Los Gladiadores au Grau-du-Roi. Sébastien Prunet n’a pas hésité longtemps. « Il est aussi fou que moi », rigole Éric Torremocha. Robert Crauste, le maire du Grau-du-Roi, et son directeur des sports, Denis Buchart, ont eux aussi très vite compris la dimension de l’événement. Restait alors la partie logistique. Isoler un budget de 130 000 euros. Dénicher l’hébergement adapté. Définir un programme. « La Fédé argentine a investi 25 000 euros, dévoile Éric Torremocha qui a été le plus gros pourvoyeur de fonds. L’hôtel Thalazur Port-Camargue a joué le jeu. Et le club Terre de Camargue aussi. Côté partenaires, FDI a été le premier à réagir avec Mathieu Massot - un ami. Étienne et Philippe d’Acelys, ainsi que d’autres partenaires privés locaux, ont enchaîné. Les collectivités se sont investies à hauteur de 10 %. La joyeuse bande n’a alors ménagé aucun effort d’autant que les Argentins, séduits, sont finalement restés trois semaines ! « Le plus gros défi, se souvient Éric Torremocha, c’était de trouver un sol. La ville de Nîmes avait validé le prêt de celui de l’USAM. Puis on n’a plus eu de son ni d’image, sans doute parce que le club envisageait d’accueillir la sélection égyptienne. Julien Deljarry nous a finalement prêté celui de l’Arena. L’enjeu était bien sûr de trouver le bon équilibre entre les partenaires locaux, le MHB, l’antre de Diego Simonet, et le handball en général. Au Grau-du-Roi, les Argentins étaient comme chez eux. Mélanie Garcia et Alex Gonzalez les ont fait participer à Grau-Lanta, une aventure inspirée du jeu télévisé. Ils ont visité des manades. Les remparts. Ils ont rallié le phare de l’Espiguette à vélo, consommé des séances de cryothérapie à Nîmes, profité d’une croisière en péniche, participé à un tournoi de fléchettes avec le chef des cuisines du Thalazur. Et même assisté à un concert sur la plage donné par Éric Torremocha et ses copains de Get Back… « Dans la vraie vie, susurre-t-il, des trucs comme ça n’existent pas, ils sont cadrés par une Fédération, le Comité olympique ou une collectivité territoriale, et manquent forcément de dimension humaine. Nous la leur avons apportée. C’est pour moi l’aventure d’une vie. Sa réussite est juste une histoire de copains. Karl Konan a aimé cette aventure lui aussi. Il a invité Éric Torremocha à assister au France - Argentine des Jeux olympiques. Comme Karl, tous savent la passion, la générosité d’Éric Torremocha. Michaël Jérémiasz bien sûr. Cécile Hernandez. La médaillée paralympique Flora Vautier qui avait bénéficié d’une enveloppe de 4 500 euros après un gala organisé par le fonds de dotation du MHB. Yanis. Rémi. Dédé. Diego évidemment. Anthony Bouthier, Arthur Vincent, « de chouettes mecs ». Il les trouve tous « rafraîchissants », très proches de l’idée qu’il se fait d’un sportif de haut niveau. Il est parfois nostalgique des soirées à Sabathé avec Olivier Gombert, Seb Meaume, Thierry Jougla, « Raquel » Welsh, Jean-Phi bien sûr. Mais il se console avec cette « forme de romantisme au handball que tu trouves de moins en moins ailleurs.