Les contrats NBA sont divers et nombreux, et il peut être assez difficile de s’y retrouver. Parmi ces contrats, le "supermax" attire particulièrement l'attention en raison des chiffres vertigineux qu'il implique. Cet article vise à démystifier le contrat super max en NBA, en expliquant ses mécanismes, ses implications financières et son impact sur la ligue.

Qu'est-ce que le Contrat Super Max ?
En NBA, un contrat "supermax" est une extension de contrat spéciale qu'une équipe peut proposer à une superstar qui remplit certains critères rigoureux. Ces critères incluent des titres de MVP, des sélections dans les All-NBA Teams, ou une ancienneté significative dans l'équipe.
Un contrat supermax permet d’offrir environ 35% du salary cap sur 5 ans à un joueur éligible - c’est un moyen de le récompenser et de le fidéliser sur le très long terme avec un salaire exorbitant.
Critères d'Éligibilité
On rappelle que la désignation « veteran supermax » permet à un joueur de toucher un salaire annuel équivalent à 35% du salary cap de sa franchise. Aussi, ces huit joueurs devront avoir disputé au moins 65 des 82 matchs de leurs équipes respectives, comme exigé par la nouvelle convention collective pour être éligible aux trophées de fin de saison.
Déjà, en 2022, les Celtics avaient créé la sensation en faisant signer un contrat à près de 290 millions de dollars à Jaylen Brown.
Comment fonctionnent les salaires NBA (Salary Cap)
Exemples Concrets et Montants Astronomiques
Cet été, Boston a remis ça, renouvelant Jayson Tatum pour cinq saisons à hauteur de 314 millions de dollars, soit près de 290 millions d’euros. Concrètement, en 2029, Tatum touchera 71,4 millions de dollars sur une saison, un montant presque irréel. À titre de comparaison, l’actuel joueur le mieux payé de NBA, Stephen Curry, vient de signer une prolongation de contrat qui lui fera gagner près de 63 millions de dollars lors de la saison 2026-2027.
Cas Spécifiques de Luka Doncic et Jaren Jackson Jr.
Si tout se passe bien pour eux, Luka Doncic et Jaren Jackson Jr. Tout simplement parce qu'une prolongation de type « veteran supermax » leur permettrait d'obtenir un contrat d'environ 318 millions de dollars sur cinq ans, mais qu'ils ne pourront parapher qu'à partir de l'été 2025, quand ils auront sept ans d'ancienneté en NBA.
Plus dingue encore : si le salary cap augmente de 10% sur les trois prochaines saisons, les prolongations de Luka Doncic et Jaren Jackson Jr.
Quant à Bam Adebayo (245 millions de dollars sur quatre ans), De'Aaron Fox (245 millions de dollars sur quatre ans), Shai Gilgeous-Alexander (258 millions de dollars sur quatre ans), Brandon Ingram (303 millions de dollars sur cinq ans), Jamal Murray (303 millions de dollars sur cinq ans) et Pascal Siakam (288 millions de dollars sur cinq ans), ils devront éventuellement se “contenter” de quelques millions de dollars de moins que Luka Doncic et Jaren Jackson Jr.

Impact sur le Salary Cap et la Luxury Tax
Si certains joueurs de classe mondiale jouissent de contrats pharaoniques, il ne faut pas oublier que la NBA impose des règles économiques strictes. Concrètement, un salary cap existe. Il s’agit d’un plafond salarial à ne pas dépasser pour éviter toute sanction. À l’image de ce qui a été instauré avec le fair-play financier dans le football.
En parallèle, quelques exceptions ont vu le jour pour permettre à plusieurs franchises de se renforcer, malgré tout. C’est le cas de la luxury tax. Une taxe qui, comme le salary cap, est basée sur les revenus de la NBA. Pour être plus clair, toute franchise dont le montant des salaires dépasserait le seuil de la Luxury Tax, devra payer un impôt à la NBA.
La palme d’or revenant aux Suns. Ainsi, Phoenix, avec une masse salariale de 220,4 millions de dollars, va devoir s’acquitter d’un luxury tax exorbitante, 188,49 millions de dollars. Soit une dépense totale de 408,89 millions de dollars (376,2 millions d’euros) pour Phoenix.
Le Rôle du Salary Cap et des Exceptions
Le salary cap (plafond salarial) est un élément central de la Free Agency NBA. Il détermine combien chaque équipe peut dépenser pour constituer son effectif. Le salary cap est calculé chaque année en fonction des revenus de la ligue.
Bird Rights : permettent à une équipe de re-signer un joueur qui est avec elle depuis au moins trois saisons, même si cela dépasse le salary cap.
Mid-Level Exception (MLE) : permet à une équipe au-dessus du cap de signer un ou plusieurs joueurs pour un montant prédéfini. Pour la saison 2024-2025, la MLE est d’environ 12,8 millions de dollars pour les équipes en dessous du premier apron. Il existe en fait plusieurs types de MLE (pour les équipes payant la luxury tax ou non).
Conséquences pour les Équipes
Initialement, les contrats max ont été créés principalement pour pousser les joueurs à rester le plus longtemps possible au sein de leur franchise. En 2016 ont vu le jour les Designated Player Contracts. Des joueurs présents dans une All-NBA Team, MVP ou défenseur de l’année par exemple, peuvent prétendre à un contrat supermax, et concentrer 30 à 35 % du salary cap à eux seuls.
Les équipes qui dépassent ces seuils doivent également payer une luxury tax, une taxe progressive en fonction du montant dépassé.
Tableau Récapitulatif des Seuils Financiers en NBA (2024-2025)
| Seuil | Montant (en millions de dollars) |
|---|---|
| Salary Cap | 140.6 |
| Premier Apron | Environ 176 |
| Deuxième Apron | Environ 182 |