Plouzané AC Rugby et RC Concarneau: Parcours, Défis et Ambitions

Le Plouzané AC Rugby, club breton évoluant en Fédérale 3, a connu une saison riche en événements et en défis. Cet article se propose de revenir sur les moments clés de leur parcours, leurs performances et les enjeux auxquels le club a été confronté.

Parallèlement, nous aborderons également le parcours du RC Concarneau, un autre club breton, en mettant en lumière ses ambitions, ses défis et son engagement envers la formation des jeunes joueurs.

Parcours en Fédérale 3 et Phases Finales

Deuxième de sa poule, le Plouzané AC Rugby s’est qualifié pour les 32es de finale du championnat de Fédérale 3. Le club a affronté le Stade Bordelais en 1/32e de finales des phases finales. Malheureusement, battu par le Stade Bordelais, Plouzané s’arrête en 32es de finale.

Défait à l’aller (36-10), Plouzané a une nouvelle fois été battu (12-33) sur sa pelouse par le Stade Bordelais, ce dimanche 4 mai. Malgré les difficultés, l'équipe a fait preuve de combativité et d'esprit d'équipe.

Le PAC Rugby a débuté le match retour des 32es de finales face à Bordeaux avec un débours de 26 points.

Difficultés Financières et Appel à Soutien

En proie à des difficultés financières, le Plouzané AC Rugby, en Fédérale 3, cherche à financer le déplacement de ses équipes pour les phases finales de la saison. Le club a déjà annoncé qu’il refusera l’accession en Fédérale 2. Cette décision souligne les défis économiques auxquels sont confrontés de nombreux clubs amateurs.

Pour soutenir financièrement le club, une cagnotte a été mise en place pour financer les phases finales. F3 : Plouzané lance une cagnotte pour financer les phases finales… et refusera une montée.

Focus sur Gaël Dréan : Un Talent Formé en Bretagne

Le jeune Breton, actuel meilleur marqueur du Top 14 avec le RC Toulon, a fait ses armes dans trois clubs bretons (Lorient, Plouzané et Rennes) avant d’évoluer au plus haut niveau. Gaël Dréan, formé à Plouzané, est un exemple de réussite pour les jeunes joueurs bretons. Son parcours témoigne de la qualité de la formation dispensée dans les clubs bretons.

L’ailier droit de Toulon Gaël Dréan va jouer ce samedi 26 avril 2025 pour la première fois de sa carrière à la Rabine, contre le RC Vannes, à 40 kilomètres de chez ses parents et ses amis. « Il aime chasser la ligne » : le phénomène Dréan vu par les coaches de ses clubs bretons. « Meilleur marqueur du Top 14, je m’en fous un peu » : Gaël Dréan se confie avant Vannes -Toulon.


Gaël Dréan sous les couleurs de Toulon

Matchs et Résultats Marquants

Voici quelques résultats marquants de la saison :

  • Victorieux de Saint-Nazaire, Plouzané reste invincible à domicile.
  • Fédérale 3 : 10 essais à 3, Plouzané était trop fort pour Concarneau. Plouzané s’est largement imposé, dimanche 16 février, contre une valeureuse équipe de Concarneau.

Conséquence des problèmes financiers du club et relationnels en interne, le coach Mickaël Chenais était absent à Keramazé, dimanche 23 mars.

Tableau Récapitulatif des Résultats

Date Match Résultat
4 mai Plouzané vs Stade Bordelais 12-33
23 mars Plouzané vs Saint-Nazaire Victoire
16 février Plouzané vs Concarneau Victoire (10 essais à 3)

Ces résultats illustrent la capacité de Plouzané à dominer certaines rencontres, notamment à domicile.

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Ambitions et Perspectives

Malgré les difficultés financières et le refus de monter en Fédérale 2, le Plouzané AC Rugby continue de se battre et de former des jeunes talents.

RC Concarneau : Développement et Formation

Le stade Henri Sérandour, inauguré en 2010, a été le catalyseur de l'ambition du RC Concarneau pour activer son levier de développement. Quatre ans après, les "petits" rouges sont maintenant haut comme trois pommes, à l'école de rugby mais ils font la fierté de tout un club, qui se veut formateur dans les valeurs et l'esprit du jeu.

4ème en M11 et 5ème en M9, sur les finales régionales, de samedi dernier, à domicile, Concarneau s'est fixé sur l'ensemble des catégories, le pari, le 14 juin, à Pont l'Abbé, d'être sacré meilleure école de rugby du Finistère. L'an passé, le club avait fixé ex-equo avec Plabennec.

Samedi dernier, Concarneau avait revêtu une ambiance de fête pour accueillir 54 équipes Bretonnes des M9 aux M13, soit 1.000 jeunes passionnés par ce sport. L'hôte de maison avait qualifié deux équipes pour la compétition.

Invaincus, cette année, dans son championnat, hormis une défaite face au RC Quimper (2-0), les M9 de Concarneau attendaient ce moment avec impatience pour sortir le grand jeu. Malheureusement, la poule constituée avait fait figure d'épouvantail avec l'affrontement face au RC Vannes, futur champion de Bretagne. Une défaite 4-1, qui les prive d'une continuité sur les places 1 à 4.

Vainqueur par la suite de Grandchamp (7-3) et Quimper (5-3), les Thoniers sont montés en régime dans ce tournoi. " Nous avons vraiment beaucoup progressé. Les félicitations des adversaires sur notre niveau nous rendent fier de notre parcours. Ils sont 40 licenciés dans cette catégorie des M9. Tous mordus de rugby car nous en avons régulièrement 35 aux entraînements. Nous avons aligné quatre équipes en championnat pour qualifier deux en finale départementale, à Pont l'Abbé, le 14 juin", précise le responsable, Nicolas Daniel.

" L'exemple à suivre, c'est Jean-Pascal Barraque!"

Les M11 se sont portés aux quatre premières places de cette cette finale régionale. Avec 24 joueurs dans cette catégorie, le RC Concarneau est aussi bien fourni en nombre.

Dynamiser le rugby sur son territoire est un acte réussi du club présidé par Loïc Tanneau. Pour Wilfrid Troniou, éducateur des M11, la fierté est de rivaliser avec les meilleures écoles de rugby de la région.

" Nous sommes une école de formation. L'écart s'est réduit considérablement avec des clubs comme le Rennes EC, Bruz ou Vannes. Nous sommes conscient de nos forces et limites. Nous ne pouvons rivaliser en senior car il nous manque une université pour retenir nos joueurs. L'exemple, c'est un Jean-Pascal Barraque, qui a fait ses classes à Concarneau, et qui maintenant joueur du Stade Toulousain dans le Top 14. Nous serons fier de contribuer à l'épanouissement de nos jeunes dans le rugby. Avec une ville de 20.000 habitants, nous devons concentrer nos forces sur la formation".

Le grand rendez-vous est donné le 14 juin pour les finales départementales où Concarneau vise tout simplement le titre de meilleure école de rugby du Finistère.

Crée en 1983, le RC Concarneau est un club encore jeune. A l'image de son école de rugby, il se vivifie et s'embellit à travers ces 280 jeunes des M7 au M17. Cette révolution a trouvé ses racines dans la création du stade Henri Sérandour. Les structures ont changé mais les enfants de Kersaux ont maintenant grandi pour faire aimer l'ovalie à sa juste valeur dans la ville bleue.

Les M9 de Concarneau ont survolé leur championnat, peuplé de victoires.

RC Concarneau en Honneur : Difficultés et Perspectives

A un point de la lanterne rouge, le Vieux-Marché, le RC Concarneau (9ème, 11 points), souffre pour gagner ses matchs, dans cette poule honneur. Le retrait du coach Guy Le Borgne pour Savelio Sivi n'a pas eu l'effet escompté sur le terrain.

Endigués dans leur volonté de passe-muraille de la défense adverse, les Concarnois peinent à trouver la sortie de tunnel. La conséquence pourrait en cas de non-réaction les amener tout droit vers la 1ère série, qui constituerait un retour en arrière, sur plusieurs années d'évolution positive.

Entretien avec le président du RC Concarneau, Loïc Tanneau.

Loïc, votre équipe repart pour une nouvelle saison galère, après celle éprouvante vécue en 2012/2013. Quelles en sont les causes? " Ce n'est pas facile. Je ne comprends pas cette situation. Nous avons sur le papier une bonne équipe. Les joueurs font les efforts à l'entraînements. Vendredi soir, ils étaient encore 35. Honnêtement, nous n'avons pas le niveau de la poule honneur, depuis deux ans. Nous avons eu beaucoup de blessés mais nous alignons encore deux belles équipes, sur le dernier match à Grandchamp. Le match de la réserve m'a fait plaisir. Celui de la 1ère, moins. On prend 23-0. Nous n'arrivons plus à marquer sur nos temps forts. Il manque un leader à cette équipe qui puisse faire la différence quand il s'agit de convertir par un essai nos temps de domination. C'est une question de confiance car les mecs ne sont pas devenus mauvais du jour au lendemain."

Ce manque de leader est-il récurrent? Existe-il une solution à court ou moyen terme? " Jacques Barach était notre leader sur le terrain. Il fait encore à 38 ans, une très bonne saison. J'ai un très bon jeune, en 18 ans, qui serait parfait dans ce rôle. Il a tout: les cannes, la vision du jeu et l'intelligence. Le problème, comme toujours à Concarneau, c'est qu'on devrait le perdre prochainement pour ses études. Il est en prépa ingénieur. Le rugby est un moyen de s'oxygéner et de sortir du contexte de ses études. C'est dommage parce qu'il pourrait nous faire beaucoup de bien dans les années à venir. L'école de rugby tient la route. En jeunes, nous sommes bien. Vraiment là, il n'y a que l'équipe première qui m'inquiète".

Une relégation pour la 1ère série serait-elle un mal pour un bien vu le contexte difficile de ses deux dernières saisons? " Non, je ne suis pas du tout d'accord. On sait à quel point c'est dur de remonter en honneur. On est dans cette poule et il faut y rester. Nous avons une poule retour importante. Il faut que les joueurs en aient conscience. Je suis sûr qu'ils feront un maximum pour justifier leur place en honneur. Il faut laisser deux équipes derrière nous pour un maintien purement sportif. Nous sommes à quatre points de Granchamp. Les mecs ne lâchent pas. Il y'a vraiment des choses à améliorer. On mérite notre place. Aux joueurs de prouver le contraire qu'ils valent mieux qu'une avant-dernière place de la poule honneur".


Loïc Tanneau (à gauche) avec l'ex-sélectionneur tricolore, Pierre Villepreux

L'ouverture de la saison est imprévisible pour deux équipes en proie aux difficultés de recrutement. Face aux Morbihannais de Grandchamp, toujours redoutable dans l'art de bien défendre, et de convertir leur temps fort, Concarneau devra insuffler le rythme.

Le coup apparaît jouable, pour cette reprise de championnat, face à une équipe encore en recherche de repères collectifs.

Handicapés par le nombre de blessés la saison dernière, les Concarnois ont raté leur saison et échappé de peu à la relégation. À cela s’ajoute le jet d’éponge de Guy Le Borgne, marqué par l’usure de 6 ans à la baguette, et plusieurs départs, soit pour raisons professionnelles, soit pour cause de fin de carrière sportive.

Savelio Sivi, 48 ans, ancien international Néo-calédonien, ancien joueur de Fédérale3 à Cholet et Concarnois depuis une vingtaine d’années, vient de prendre les rênes des seniors concarnois, en insistant sur un point : « La condition physique est la base du Rugby. C’est le niveau athlétique qui permet de maîtriser la technique individuelle et collective, et qui permet aussi de limiter les risques de blessures. C’est dans cet esprit que nous avons travaillé depuis début août et c’est pour cela que je crois à un bon départ du championnat. »

En ce qui concerne le groupe Honneur, Le président Loïc Tanneau estime : « Lanester devrait être au-dessus du lot. Quimper et Plabennec ne cachent pas leurs ambitions et Saint-Malo a été jusqu’en finale du championnat de France. J’espère qu’avec l’esprit de combattant que Savelio Sivi s’efforce d’inculquer au groupe, nous assurerons, au moins, le maintien. Le premier match, dimanche face à Grandchamp, est un test sérieux qui nous donnera des indications pour la suite. »

L’entraîneur de Grandchamp, Philippe Gauthier n’est pas très optimiste : « Nous connaissons une mise en route difficile en raison d’un manque d’effectif dû à la défection importante des militaires du 3e RIMA. Nous avons mis en place un groupe très jeune et très perfectible. J’espère cependant faire mieux que la saison passée à Concarneau, où nous avions subi une lourde défaite (30-7) »

Jusqu'au bout, Concarneau aura souffert le martyr pour rester en poule honneur. La victoire étriquée de Quimper à Vieux-Marché (26-25) est un vrai soulagement, qui peut être saluée comme telle chez les Thoniers.

Pour ce dernier match de la saison, Concarneau est tombé dans ses travers face à Saint-Brieuc. (9-28). Pour leur dernier match de la saison, le défi était simple: éviter la dernière place au classement.

La partie commençait difficilement pour les locaux. En effet ils subissaient rapidement les assauts du pack adverse avec un virevoltant N’Guyen à la conclusion (essai et transformation à la 5e,0-7), mais le capitaine finistérien Victor Bonneau relançait son équipe grâce à une pénalité des 20 mètres, quelques instants plus tard (3-7, 14e).

Contrairement aux dernières rencontres, les Concarnois étaient concentrés sur leur sujet et prêts au combat. Les velléités des 2 équipes fasaient place à un combat du milieu de terrain. Concarneau ne lâchait rien et à la dernière seconde de la première période, les partenaires de Benjamin Delaunay revenaient à la marque grâce à une pénalité de Gouyec (6-7, 40e).

Saint Brieuc se méfiait du retour de son adversaire du jour et à la 47e, la volonté des locaux était mise à mal avec un essai tout en finesse de Drouin transformé par N’Guyen (6-14, 47e), Concarneau ne baissait pas les bras mais la perte de 2 joueurs majeurs sur blessure (Mariette et Potin) rendait la tâche difficile, Gouyec redonnait espoir à son équipe grâce à une pénalité réussie à la 72e (9-14),

Les Costarmoricains répondaient rapidement avec un essai de Drouin transformé par N’Guyen à 6 minutes de la fin (9-21, 74e) et un autre de Magnan transformé par N’Guyen à la 80e (9-28). L'espoir de retour était vain pour des Concarnois courageux mais abattus par une nouvelle défaite.

Même si l'avant-dernière place n'est pas significative de relégation en fin de saison, Concarneau est freiné dans sa position comptable par des défaites à répétition. Sur son terrain de Henri Sérandour, Concarneau n'est plus le maître incontesté des lieux. Quand le chat n'est pas là, les souris adverses dansent à travers la défense pour rendre poreux le moindre espace défensif local. La défaite est lourde de sens face à Plabennec.

Pauvre en jeu et en initiative, la première mi-temps se résumait en très peu de mouvements d'envergure. Concarneau était paralysé par un enjeu important. Sans victoire depuis le 20 janvier contre Grandchamp, les Concarnois ne se montraient guère entreprenant avec une faible variété de proposition, mais courageusement ils tentaient de répondre aux velléités des Plabennecois.

Grâce à leur efficacité, les nordistes prenait rapidement le score: dès la 4eme minte, l'ouvreur Kevin Moullec mettait sur de bons rails son équipe en passant une pénalité (0-3). Successivement à la 7ème minute et au quart d'heure, Shollamer et Abiven marquaient deux essais construits (0-8 et 0-13) par un groupe organisé, attentif à la moindre faute adverse. Moullec omniprésent durant le match inscrivit à la 40e une pénalité qui donna peu d’espoirs de retour à la marque des locaux (0-16).

En 2ème période, le capitaine Concarnois Victor Bonneau secondé par Mariette sonna la révolte, mais à part une pénalité de Gouyec à la 63ème (3-16). Embués dans leur jeu, les locaux ne parvenaient pas à faire sauter le verrou adverse ;

Plabennec confirmait sa domination en inscrivant un essai à la 65ème par Léost (transformé par Moullec 3-23) et un dernier à la 77e par l'excellent Moullec, homme de ce duel entre Finistériens (transformé par Le Guennec 3-30). Concarneau balbutiait toujours son rugby. La 9ème place semble désormais promise aux Concarnois, au vu de ce match.

Le RC Concarneau doit impérativement trouver un marabout, capable d'inverser cette scoumoune interne de blessures et d'absences, qui biaise chaque mauvais résultat de l'équipe première. Même complètement chamboulés dans ses lignes, les thoniers tiennent la route dans la poule honneur mais les secousses se font de plus en plus violentes et rapprochées par leurs adversaires.

Le coach Guy Le Borgne parle de ces conditions uniques en soi et qui sont un frein au développement des équipes seniors." Quelle équipe peut se permettre de jouer sans 26 joueurs en équipe première? Qui arriverait à s'en remettre? Nous avons tout connu, cette saison, en malheur. Malgré ce constat visible, l'équipe ne passe pas loin de ...

En effet, bien que l'équipe grégamiste, qui a déclaré forfait général en équipe B, devra prochainement subir une sanction de cinq points, son viatique actuel est suffisamment important pour ne plus être inquiété au niveau du titre régional. Et c'est donc l'équipe d'Auray, victorieuse de Clisson, qui lui donnera la réplique prochainement à Saint-Brieuc lors de la finale régionale.

Hier, les Grégamistes ont été, en première mi-temps, surprise de la tactique utilisée par les Concarnois. En effet, alors que les Grégamistes pensaient que Concarneau allait jouer sur son pack puissant, les Finistériens ont joué sur les trois-quarts, déstabilisant quelque peu une équipe de Grand-Champ qui se trouva rapidement menée 5-0 sur un essai de débordement de Trivino.

Les Grégamistes ne plient pas Avantage de courte durée, puisque si sept minutes plus tard, le trois-quarts Kerrand du côté de Grand-Champ allait trouver la terre promise au terme d'un essai de débordement et sur un bon travail de l'ensemble des trois quarts au large. 5-5 après 13 minutes, les Grégamistes mirent néanmoins une bonne mi-temps avant de comprendre le schéma tactique des Finistériens.

À la demi-heure de jeu, une pénalité de Poquet pour Concarneau remit l'équipe finistérienne dans le sens de la marche (5-8) avant que Josso n'enquille la première des deux pénalités à 25 mètres face aux perches (33e). Score à la mi-temps: 8 partout.

En seconde période, les Grégamistes décidèrent eux aussi de changer leur fusil d'épaule et de porter l'essentiel de leurs efforts au niveau du pack. Les avants finistériens furent ainsi usés physiquement par un paquet grégamiste puis puissant et mieux structuré.

Après que Josso (58e) ait transformé une pénalité en coin à 35m obtenue pour un hors-jeu de position (11-8), c'est finalement un essai collectif (61e) à la suite d'un groupe y pénétrant consécutif à une pénaltouche qui mit Grand-Champ définitivement à l'abri. Un essai en coin qui permettait aux Grégamistes alors de plier la rencontre sur le score de 16 à 8.

Depuis le 2 décembre, les jeunes rugbymen du Rugby-club concarnois (RCC) peuvent à nouveau goûter à l’herbe du stade Sérandour. Mais avec modération, toutefois.

« Dans une surface de 5 m sur 3 m de côté, chaque enfant est isolé et peut effectuer une passe aux autres joueurs ainsi isolés, sans pénétration de l’espace du voisin.

« La motivation en prend un coup »

À l’heure actuelle, la pratique du rugby est loin d’envisager le passage au stade 4, qui permettrait de mettre en œuvre le rugby à toucher. Dans cette surface de jeu réduite à la pratique individuelle, les sportifs jeunes et seniors enchaînent des exercices de motricité, de jeu au pied, de passe.

« Toute forme de jeu d’opposition est proscrite pour le moment. Au bout de deux semaines, la motivation en prend un coup. C’est certain. Hormis cette contrainte, on peut se satisfaire d’un retour de tous les jeunes après un mois d’absence du terrain », souligne Vincent Trivino, dont l’activité n’a pas faibli en milieu scolaire lors des interventions sur le temps des activités méridiennes.

« Les enfants peuvent ainsi découvrir le rugby à toucher parce qu’au sein d’une même classe, il n’y a pas de brassage. Le senior, à l’instar de ses camarades de jeu, piaffe d’impatience à l’idée de renouer avec la compétition.

Des déplacements face à des concurrents directs sont au programme de nos équipes jeunes ce week-end, tandis que nos féminines U18 seront à Jo-Courtel ce samedi après-midi. Voici le programme complet de notre Association. Déplacement difficile pour notre groupe Espoirs qui se rendra à Nevers, ce samedi, dans le cadre de la 8ème journée du championnat Accession. Après La Rochelle et Bordeaux c’est un troisième choc qui attend nos Crabos, toujours en course pour la qualification. Pour ce faire, ils devront aller chercher un résultat en Corrèze face au CA Brive, actuel troisième de la poule à trois points de nos Vannetais. Nos Cadets U16 seront également en déplacement à Brive. Au match aller, les Corréziens étaient venus s’imposer 32-14 à Vannes.

Nos Alamercery occupent actuellement la quatrième place de la poule tandis que Brive est troisième, avec quinze points d’avance sur nos jeunes bretons. Pour clore cette phase aller du championnat, un déplacement à Nantes est au programme pour le groupe de Bastian Giard. Nos U15 tenteront d’enchaîner un troisième succès consécutif après avoir vaincu le Stade Français et Rouen, ce qui pourrait leur permettre d’intégrer le top 4 de cette poule 1.

Concarneau et GrandChamp s’affronteront dimanche pour le gain de la première place de la poule promotionnelle de Bretagne. Le championnat de Régionale 1 de Bretagne offrira ce week-end un beau duel de haut de tableau entre Grandchamp et Concarneau, qui résume assez la difficulté actuelle des clubs bretons à se projeter sur la réussite d’une montée en Fédérale 3.

Les deux équipes occupent les deux premières places de leur championnat. Dimanche soir, le vainqueur sera premier. Il sera donc le mieux placé à l’issue des sept premières journées pour viser une montée, dévolue au leader de la saison régulière.

Granchamp et Concarneau font partie des clubs bretons déjà montés en Fédérale 3 et qui s’y sont maintenus une année avant de redescendre, il y a deux ans pour Granchamp, la saison dernière pour Concarneau. Ils ont appris à leurs corps défendant les dangers d’une montée pas assez préparée.

"Faire de la figuration et prendre des roustes tous les dimanches", on ne voit pas l’intérêt, commente l’entraîneur de Granchamp Stéphane Mevel, qui faisait déjà partie du staff lorsque le club s’était maintenu et qui est revenu la saison dernière en tant que manager général.

« Nous nous trouvons vraiment dans une situation paradoxale. Il va de soi que nous voulons gagner tous les matchs possibles et donc finir premiers. Mais notre objectif assumé est le titre de champion régional. Pour la montée, si nous devions l’obtenir, il y aura réflexion. Mais la vérité d’aujourd’hui, c’est que nous avons dix-huit blessés et que dans cette situation, nous serions en très grande difficulté à l’étage du dessus. à l’intersaison, quinze éléments de la réserve nous avaient quittés parce qu’ils en avaient marre de ne pas jouer. La Bretagne est la seule Ligue qui n’impose pas de réserves à ses clubs de Régionale 1. En ajoutant à cette limite le restructuration interne au niveau des dirigeants, le club navigue entre son désir sportif de réussite et la réalité de sa situation structurelle.

« Nous sommes dans le même cas de figure, dit à son tour Franck Naulet, le dirigeant responsable des seniors de Concarneau. La saison de notre redescente, nous avons occupé la dernière place dès la 2e journée. C’est vraiment difficile ce genre de saison. Avec notre budget de 130 000 €, nous ne sommes pas équipés pour recruter. Et nous mettons tous nos efforts dans la formation. C’est vertueux mais limitant. Si nous devions être en position de remonter, on se poserait la question de cette opportunité. Nous ferons le point avec les joueurs à partir de janvier, pour savoir leur volonté. En attendant, nous allons essayer de gagner ce beau match à Granchamp.

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