Commentaire et Analyse des Matchs de Ligue des Champions

La phase de championnat de la Ligue des Champions s'est achevée, suscitant des débats sur le nouveau format et les performances des équipes. Tenant du titre, le Paris SG s’est qualifié sans briller pour les 8es de finale de la Ligue des champions avec un nul contre Monaco mercredi soir en barrage retour (2-2), tout comme le Real vainqueur de Benfica 2-1, tandis que la Juventus a frôlé le miracle contre Galatasaray (3-2).

Si la soirée de Ligue des champions a été animée par le choc entre le Real Madrid et Manchester City, le PSG disputait aussi une rencontre sur la pelouse de Bilbao. Un match moins attirant sur le papier forcément, mais avec une équipe parisienne qui avait à cœur de prendre trois points pour rester à la deuxième place du classement général de la C1, juste derrière Arsenal qui poursuit son impressionnant sans-faute (6 victoires en 6 matches).

PSG vs Monaco : Qualification Difficile

Avec son latéral droit Achraf Hakimi, bien titulaire au lendemain de l’annonce de son renvoi en procès pour viol, le PSG s’est fait peur face à Monaco, comme au match aller où les Parisiens avaient été menés 2-0 avant de s’imposer 3-2. Bousculés et menés 1-0 après un but de Maghnès Akliouche (45e), les Parisiens ont profité de quelques minutes cauchemardesques pour les hommes de Sébastien Pocognoli: un rouge pour Mamadou Coulibaly (59e), suivi d’un but du capitaine parisien Marquinhos (60e). Le Géorgien Khvicha Kvaratskhelia a ensuite donné un peu d’air à Paris, malgré une dernière frayeur avec la réduction tardive du score de Teze (90e+1): les joueurs de Luis Enrique ont décroché leur billet pour les 8es, face à Chelsea ou Barcelone.

Comme lors du barrage aller au stade Louis II, remporté par les Parisiens (3-2), Monaco a d'abord dominé et mené logiquement au score juste avant la pause, grâce à un but d'Akliouche (45e) face à des Parisiens apathiques. Mais ils ont ensuite été encore une fois réduits à 10, et ont encaissé aussitôt l'égalisation, avant de concéder un deuxième but six minutes après. A 10 contre 11, la mission était trop difficile.

Pour la deuxième année de suite, le PSG s'est qualifié pour les 8es de finale de la Ligue des champions en éliminant un club français en barrage (c'était Brest la saison passée, avant d'éliminer aux tirs au but Liverpool). Les Parisiens seront opposés soit à Chelsea, soit à Barcelone.

Dominateurs, les Parisiens n’ont pas réussi à concrétiser leurs occasions, faisant preuve de quelques maladresses techniques devant le but. Surtout, les hommes de Luis Enrique sont tombés sur un très bon Unai Simón, qui a réalisé 5 parades décisives dans ce match. Le PSG, qui a terminé la rencontre avec 6 grosses occasions et 2,23 de xG, pourra avoir des regrets. Même si en conférence de presse, Luis Enrique a expliqué qu’il n’y avait pas de quoi être frustré ce mercredi.

Toujours dans un style qui lui est propre, Luis Enrique a même été à contre-courant des récentes analyses. Si pour beaucoup, le PSG est encore loin de son niveau de la saison dernière (du moins sur la deuxième partie de saison), le technicien espagnol n’est pas de cet avis. Au contraire, il estime que Paris n’a jamais été aussi fort collectivement que cette année.

« On juge notre équipe tous les jours. Après ce début de saison très particulier, on n’a pas pu jouer avec tous les joueurs… Je suis très motivé de récupérer tous les joueurs après Noël. Je suis très content de ce que j’ai vu ces derniers mois. Et en tant qu’équipe, on est beaucoup mieux que l’année dernière. Nous sommes optimistes pour l’avenir. »

Il a souhaité laisser la porte ouverte sur le sujet, même s’il continue de multiplier les sorties expliquant être satisfait de son groupe, notamment dans le secteur offensif. « Vous êtes motivés pour le mercato (sourire). Nous sommes ouverts à tout, toujours. Ouverts à quelques possibilités. Mais manque d’efficacité ? Non, c’est à cause d’Unai Simón. On méritait la victoire. »

Luis Enrique, entraîneur du PSG.

Le carton rouge de Coulibaly

On jouait la 59e minute lorsque Mamadou Coulibaly est allé chasser un ballon dans les pieds d'Achraf Hakimi, un peu vite - trop vite - pour s'arrêter à temps. Il a donc heurté la cuisse du Marocain dans son élan. Le défenseur parisien est tombé, en a rajouté et M. Kovacs a donc averti le gaucher de l'ASM pour la seconde fois en quatre minutes, après une faute préalable sur Nuno Mendes (55e). Les avertissements - même s'ils entraînent un rouge - ne peuvent réglementairement pas faire l'objet d'une aide de l'assistance vidéo auprès de l'arbitre de champ. Cette faute de Coulibaly sur Hakimi n'a donc pas été revue par le VAR.

Chacun se fera son opinion, mais le contact est là et la faute existe. Suffisamment pour avertir le milieu de l'ASM ? C'est une question à laquelle Saïd Ennjimi, ancien arbitre international, a répondu : « Si on isole le fait, le deuxième jaune de Coulibaly est sévère. Mais avec son attitude dans les minutes précédant ce deuxième jaune, il ne pouvait rien espérer d'autre. Il avait beaucoup réclamé des fautes, il s'était fait justice lui-même et avait montré à l'arbitre le visage d'un joueur énervé. En fait, il est allé le chercher tout seul ce second jaune. C'est dommage car le match n'était pas du tout haché ni heurté. À aucun moment les Parisiens n'ont été agressifs et il n'y avait aucune raison de rentrer là-dedans. C'est incompréhensible. »

Coulibaly était sur un fil depuis un moment et peut-être aurait-il été judicieux de le remplacer avant qu'il ne soit trop tard. Sébastien Pocognoli n'a pas eu le temps de répondre à cette problématique, car, sur le coup franc provoqué par son joueur, le PSG a égalisé en deux passes et trois touches : Vitinha pour Doué, qui a déposé Lamine Camara et servi Marquinhos entre les jambes de Denis Zakaria (1-1, 60e). Ou comment tout perdre en une minute, son but d'avance et ses espoirs de qualification à dix contre onze.

Mamadou Coulibaly a été expulsé en Ligue des champions contre Paris.

Indiscipline Monégasque

À l'arrivée de cette double confrontation face au Champion d'Europe en titre, Monaco aura joué plus d'une heure et quart à dix contre onze. Une période entière à l'aller (défaite 3-2), après l'expulsion d'Alexandre Golovine, et plus de trente minutes au retour.

Malgré une montée en puissance incontestable, un collectif soudé et des individualités qui remontent à la surface (Akliouche, Zakaria, Camara), il ne fallait pas demander aux Monégasques de sortir Paris avec un joueur de moins la moitié du temps. Un déséquilibre qui renvoie à l'indiscipline monégasque en général. Puisque sous ses allures de Princesse, l'ASM est une équipe qui fait beaucoup de fautes. Sans doute trop. En Ligue des champions, elle aura récolté 2 rouges - ce qui la classe troisième derrière le Real Madrid et Dortmund - et 19 jaunes, soit la deuxième équipe la plus avertie après le Real.

C'est un peu la même histoire en Championnat : 6 rouges (première sur 18) et 52 jaunes (2e). Et si on ajoute ces deux bilans (en France et en Europe), l'ASM est, avec le Rayo Vallecano, l'équipe qui a reçu le plus de cartons rouges dans les cinq grands Championnats européens : 9. Encore une fois, Paris a joué une première période sans engagement. Encore une fois, Monaco a mené au score. Encore une fois, l'ASM a été réduit à 10 après une expulsion. Et encore une fois, les Parisiens ont renversé la table pour mener (2-1), mais cette fois, ils ont été rejoints dans le temps additionnel, et sont passés à deux doigts de concéder le but qui leur aurait été fatal.

S'ils veulent rêver d'une qualification pour une coupe d'Europe à la fin de la saison, les Monégasques doivent retrouver leur sang-froid. Après l'expulsion de Golovin contre Nantes (victoire 3-1), celle du même Russe au barrage aller contre le PSG (défaite 3-2), c'est cette fois le jeune Mamadou Coulibaly qui a vu rouge, en collectionnant deux cartons jaunes (55e, 58e).

Ligue des Champions - PSG-Monaco : le débrief du match

Real Madrid vs Benfica : Victoire et Soutien à Vinicius

Le Real Madrid a lui aussi pris le chemin des 8es en dominant difficilement Benfica (2-1), dans un contexte brûlant une semaine après que Vinicius Jr eut dénoncé des insultes racistes de la part de l’Argentin Gianluca Prestianni au match aller (1-0 pour le Real). Le match s’est disputé sans Prestianni, suspendu provisoirement par l’UEFA, ni Kylian Mbappé: la star française, qui avait soutenu publiquement Vinicius, a dû déclarer forfait, touchée au genou gauche. Surpris par un but de Rafael Silva (14e), les Madrilènes ont égalisé grâce à Aurélien Tchouaméni (16e, 1-1). Déjà auteur du seul but à l’aller, Vinicius, d’une superbe frappe, s’est lui-même chargé de sceller la victoire (79e) pour sécuriser le 8e, face à Manchester City ou le Sporting Portugal.

Après le match face à Benfica, ce mercredi en barrage retour de Ligue des champions, le milieu français Aurélien Tchouaméni a estimé que le succès du Real Madrid (2-1) symbolisait une victoire contre le racisme, en référence aux insultes d'un joueur lisboète à l'encontre de Vinicius Junior lors du match aller.

« Notre victoire est une victoire contre le racisme », a assuré le milieu de terrain français à ceux qui lui demandaient un commentaire sur le but victorieux de son coéquipier Vinicius. « Nous n'avons pas fait le meilleur match de la saison, c'est sûr. Mais je crois qu'il y a des choses plus importantes que ce match, et plus importantes que le football », a ajouté Tchouaméni avant de rejoindre le vestiaire du Real. Auteur du but égalisateur des Madrilènes au retour, ce dernier a aussi estimé que la suspension provisoire de l'Argentin par l'UEFA « était la meilleure décision à prendre ».

Vinicius Jr, joueur du Real Madrid.

Juventus Turin vs Galatasaray : Près de l'Exploit

Balayée 5-2 lors du match aller, la Juventus Turin a elle frôlé l’exploit contre Galatasaray, finalement éliminée après deux buts encaissés lors des prolongations (3-2). Réduits à 10 après l’expulsion de Lloyd Kelly (50e), les Turinois ont enflammé la rencontre, Gatti (70e, 2-0) et McKennie (82e, 3-0) marquant les buts de l’espoir après le penalty de Locatelli (37e). Mais les Turcs ont finalement réagi en prolongations, Victor Osimhen (105e+1) puis Baris Yilmaz (119e) trompant le portier turinois Mattia Perin. Comme l’an passé, la Juve s’arrête en barrages, alors que Galatasaray, qui retrouve les 8es de finale pour la première fois depuis 2014, affrontera Tottenham ou Liverpool.

Atalanta Bergame vs Borussia Dortmund

Mal embarquée après sa défaite 2-0 à Dortmund la semaine dernière, l’Atalanta Bergame a elle renversé les pronostics, faisant plier 4-1 le Borussia grâce à un penalty en toute fin de match, alors que Karim Adeyemi (75e, 3-1) avait obtenu les prolongations pour le Borussia.

Le Nouveau Format de la Ligue des Champions : Opinions Divergentes

Après 144 matches répartis sur huit journées, la nouvelle phase de la Ligue des champions s'est achevée mercredi. Après tant de controverses et de conjectures sur le nouveau système, celui-ci fonctionne-t-il vraiment ?

Voici un aperçu des opinions de différents rédacteurs de Flashscore à travers le monde :

  • Daniel Ottoni (Flashscore Brésil) : Le nouveau format est intéressant et apporte plus de piquant à la compétition. Il augmente le nombre d'affrontements entre géants européens et laisse plus de chances aux surprises.
  • Pablo Gallego (Flashscore France) : Le nouveau format est illogique et revient à niveler par le bas. Il conduit à un calendrier surchargé, des matches moins intéressants et une overdose de football pour les fans.
  • Pat Dempsey (Flashscore Global) : Le nouveau format est amusant et apporte de la variété. Il met davantage à l'épreuve les grosses cylindrées et rend les derniers tours plus passionnants.
  • Fabio Russomando (Flashscore Italie) : Le nouveau format rend une compétition déjà passionnante encore plus épuisante, avec plus de matches et un risque de blessures plus élevé. La magie des soirées européennes réside aussi dans leur rareté.
  • Joachim Lamch (Flashscore Pologne) : Le nouveau format offre plus de divertissement et une véritable bataille jusqu'au dernier tour. Il réconcilie les romantiques et les pragmatiques.
  • Danny Clark (Flashscore Global) : Le nouveau format a redécouvert son étincelle et a renforcé la compétitivité globale du tournoi.
  • Cesar Suarez (Flashscore Espagne) : Le nouveau format est un peu injuste, où l'on dépend d'un tirage au sort pour avoir un chemin plus facile ou plus difficile. Les supporters ont eu besoin de beaucoup d'explications pour comprendre le fonctionnement du système.
  • (Flashscore) : Le format s'est avéré très dynamique et passionnant à suivre, même s'il n'est pas très clair à première vue. Les équipes les plus riches peuvent toujours jouer plus de matches les unes contre les autres que dans l'ancienne formule.

Le nouveau format de la Ligue des Champions suscite des débats.

Tableau Récapitulatif des Qualifications

Équipe Résultat
Paris SG Qualifié pour les 8es de finale
Real Madrid Qualifié pour les 8es de finale
Juventus Turin Éliminée en barrages
Galatasaray Qualifié pour les 8es de finale
Atalanta Bergame Vainqueur contre Borussia Dortmund

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