Comment appelle-t-on les joueurs de water-polo ?

Le water-polo, un sport collectif qui gagne à être connu ! Ce sport collectif permet de profiter des bienfaits de l’eau tout en travaillant ses muscles et en mettant à profit son esprit d’équipe. Les joueurs de water-polo se font appeler les poloïstes.

Souvent associé à la Rome antique, le water-polo trouve en fait ses origines à la fin du XIXe siècle, en Grande-Bretagne. Fort de son succès, il s’est rapidement répandu en Europe et aux États-Unis, jusqu’à être sacré sport olympique aux Jeux Olympiques de Paris, en 1900. Saviez-vous que le water-polo est l’un des premiers sports collectifs à avoir intégré le programme des Jeux olympiques modernes ?

Water-polo aux Jeux olympiques de 1900

Les règles du jeu

Vous l’aurez deviné, l’objectif principal est de marquer des points en lançant le ballon dans le but adverse tout en défendant son propre but pour empêcher l’adversaire de marquer, sachant que chaque équipe dispose de 30 secondes pour attaquer lorsqu’elle prend possession du ballon.

Chaque équipe se compose d’un gardien, d’un arrière central, de deux joueurs formant la ligne extérieure, de deux ailiers et d’une pointe. « Le match commence par un sprint : chaque équipe envoie un joueur au milieu de la piscine pour tenter de récupérer le ballon au coup de sifflet initial. Les joueurs se déplacent ensuite en nageant tout au long du match.

La durée d’un match de water-polo peut varier en fonction de l’âge, du niveau de compétition ou des règles spécifiques des organisateurs.

Qui peut jouer au water-polo ?

Il est possible de pratiquer le water-polo dès que l’on sait nager. Certains clubs proposent donc des cours de "baby water-polo" dès l’âge de 4 à 5 ans, même si la moyenne d’âge tourne généralement autour de 8 à 10 ans. Il n’y a pas d’âge réglementaire pour arrêter de jouer au water-polo, répond Dominique Cupillard. En effet, le water-polo peut être une activité bénéfique pour les personnes âgées, à condition que leur santé, leur condition physique et leur expérience en natation soient suffisamment bonnes.

Le water-polo n’est pas spécifiquement recommandé aux femmes enceintes en raison des risques pour la santé de la mère et du fœtus. Comme nous l’explique Dominique Cupillard, certaines athlètes de haut niveau continuent à s’entraîner jusqu’à la fin de leur deuxième semestre, mais la pratique de loisir est plutôt déconseillée pendant la grossesse. Pour cause ?

Les bienfaits du water-polo

Comme de nombreux sports, le water-polo améliore notre santé cardiovasculaire, ce qui signifie qu’il renforce notre cœur et améliore notre circulation sanguine. Le travail en apnée peut aussi être bénéfique pour la santé respiratoire : il incite les poumons à travailler plus efficacement pour utiliser l’oxygène disponible de manière optimale. Tous les muscles sont sollicités, aussi bien ceux des jambes, du tronc, des bras que des épaules.

Le water-polo favorise aussi le renforcement musculaire global : la résistance de l’eau permet de développer naturellement sa force, sa puissance et sa masse musculaire. « Le bas du corps est particulièrement challengé avec le rétropédalage, mais le haut du corps est aussi sollicité tout au long des matchs, pour nager, lancer, intercepter, réceptionner, etc.

Les changements de directions permanents, combinés à la nécessité de nager tout en manœuvrant avec précision dans l’eau, contribue à améliorer notre coordination, notre équilibre et notre proprioception. La pratique régulière du water-polo permet de se défouler, mais aussi de lutter contre le stress et l’anxiété grâce à la libération d’endorphines, des hormones qui agissent comme des analgésiques naturels.

L’acquisition de nouvelles compétences et les différentes victoires peuvent aussi renforcer la confiance en soi et l’estime de soi. « Les joueurs doivent être capables de suivre les stratégies de jeu pendant de longues périodes, ce qui favorise le développement de la concentration, de la discipline mentale et de cohésion d’équipe », note l’experte.

2 mètres: Préparation

Risques et contre-indications

Le water-polo comporte lui aussi son lot de risques en raison de la nature physique et parfois explosive du jeu. Les joueurs sont exposés à un certain nombre de blessures… En raison de la nature dynamique du sport, les joueurs sont susceptibles de subir des tensions musculaires, des entorses et des claquages.

Les contacts physiques constants entre les joueurs peuvent aussi entraîner des blessures traumatiques telles que des contusions, des coupures, des griffures et des ecchymoses. Sans oublier les risques de luxations articulaires, de fracture des doigts ou du nez. « Il existe peu de contre-indications générales à la pratique loisir du water-polo », assure Dominique Cupillard.

Le water-polo en France

Arrivé à la présidence du Cercle des Nageurs de Marseille en mai 1990, Paul Leccia a tout connu ou presque à la tête du club des Catalans. Des années difficiles comme lorsque le toit du bassin olympique s'est effondré au début de son premier mandat, nécessitant une longue et coûteuse remise en état, ou des plus heureuses avec la période faste des nageurs ou encore les nombreux titres nationaux et la victoire en Euro Cup en 2019 pour les poloïstes. Une riche expérience qui lui permet aujourd'hui de ne pas se reposer sur ses lauriers quand tout va bien mais aussi de ne pas se décourager à la première tempête.

Et pourtant, alors que les poloïstes ont retrouvé le chemin des bassins pour préparer l'exercice 2023-2024, le président du CNM n'y va pas par quatre chemins : "Notre équipe n'a peut-être jamais été aussi forte", assure-t-il. Un constat partagé par son directeur général, l'ancien international français Frédéric Audon : "On sait qu'il y a parfois une différence entre la valeur présumée d'un groupe et ce qui se passe sur le terrain, mais il est vrai que, sur le papier, l'équipe semble plus complète que ses devancières, à condition bien sûr que la mayonnaise prenne."

Recrutement international

Quantitativement et qualitativement, le Cercle des Nageurs de Marseille semble avoir franchi un cap. Côté départs, l'international américain Hannes Daube a plié bagage, imité par les jeunes Mattéo Léna (Taverny) et Matthis Mas (Strasbourg), en quête d'un temps de jeu plus conséquent. Uros Cuckovic a quant à lui décidé de raccrocher le bonnet pour embrasser une nouvelle carrière, celle d'entraîneur des jeunes. Enfin, Yann Clay, adjoint de Milos Scepanovic, succède à Marc Armadeilh sur le banc strasbourgeois.

Pour rebâtir son effectif, le CNM a misé sur du lourd avec les arrivées de trois internationaux, deux Hongrois et un Italien: Angyal Daniel, Krisztian Manhercz (tous deux en provenance de l'OSC Budapest) et Alessandro Velotto (Pro Recco). Des joueurs aux solides références qui ont fait de Marseille un choix raisonné en cette saison olympique. "Il y a toujours une part de risque lorsqu'on quitte son pays pour un club étranger", assure Angyal Daniel. "Ici tout est fait pour qu'on ne pense qu'au water-polo, tout est très professionnel", ajoute son compatriote Krisztian Manhercz. "Le water-polo n'a pas forcément la même place en France qu'en Italie ou en Hongrie, mais c'est rare de trouver en Europe un club qui compte plus de 4 000 membres", complète Alessandro Velotto.

Pour étoffer son staff, le club a fait appel à Quentin Chipotel, ancien joueur du club et qui avait jusqu'ici la charge des équipes de jeunes. "Je suis content pour lui, parce que c'est une expérience qui va lui permettre de franchir un cap", souligne Paul Leccia.

Nouvelle formule pour la Ligue des champions

Auteur du doublé coupe de France-championnat la saison dernière, le CNM déporte cette année ses grandes ambitions au niveau continental. "Le championnat de France est important, mais il faut arrêter de penser que si on le gagne, c'est normal, et que si on le perd, c'est une catastrophe, tranche Frédéric Audon. Après deux participations au Final 8 de la Ligue des champions sur les trois dernières éditions, on veut franchir un palier sur la scène européenne."

Jusqu'ici, les clubs étaient répartis en deux groupes de huit desquels les quatre premiers étaient qualifiés pour le tournoi final. Cette fois-ci, les clubs sont versés dans quatre poules de quatre clubs, dont les deux premiers seront qualifiés pour une seconde phase avec deux groupes dans lesquels on retrouvera à chaque fois deux premiers et deux deuxièmes du tour précédent.

Petit lexique du water-polo

Apprendre le water-polo c’est aussi découvrir des nouveaux mots et expressions propres à notre sport. Entre noms des joueurs, mots de jeu, techniques et autres noms de shoot, voici de quoi comprendre vos nouveaux camarades de jeu quand ils vous parleront.

Terme Définition
Ailier Les ailiers sont les joueurs les plus excentrés du centre du bassin. Leur principale mission est de faire monter le ballon.
Arrière ou milieu Positionnées en arrière de la pyramide mais proche du centre du bassin, ils ont la posture de shoot la plus ouverte et souvent des défenseurs moins actifs sur eux.
Bloc Le bloc est un positionnement défensif où le défenseur reste dans le couloir de passe entre le ballon et l'homme de 2 mètres.
Contre En water-polo, il s’agit d’une interception de balle par un joueur défensif.
Contre-attaque La contre-attaque repose sur une interception de balle lors d’un échange de l’équipe adverse.
Contre-pointe La contre-pointe est le poste défensif par excellence, et probablement l’un des plus durs.
Corner Le corner c’est lorsque le gardien de but dévie le ballon en dehors de la surface de jeu ou lorsqu’un joueur de l’équipe en défense envoie volontairement le ballon au-dessus de la zone de but.
Crawl polo ou dribble Le crawl polo ou dribble définit le fait de nager en contrôlant le ballon.
Double pointe La double pointe est une stratégie offensive qui utilise deux joueurs positionnés aux 2 mètres dans le poteau, autrement dit où il y a deux pointes, une positionnée devant chaque poteau de but.
Feinte C’est une technique utilisée par les arrières pour tromper le gardien et l’envoyer dans la mauvaise zone du but.
Lancer franc Le lancer franc est une méthode de mise en jeu du ballon après que l'équipe ait reçu le ballon par l'arbitre.
Gardien de but ou goal Le gardien de but, poste purement défensif ? Oui principalement, mais au water-polo le gardien monte parfois la balle plus que dans d’autres sports.
Lobe Le lobe est un tir non armé. Destiné à tromper le gardien, ce shoot en trajectoire haute, ou trajectoire en arc est utilisé dans deux situations principalement.
Penalty Le penalty est un coup franc tiré par un joueur de l’équipe en attaque.
Piston Le piston est un tir qui est tenté alors que le ballon touche l'eau, généralement un tir rapide du poignet.
Pointe La pointe est, comme son nom l’indique, le joueur le plus proche du gardien lors d’une phase d’attaque.
Pressing C’est une technique qui consiste à être au plus près du joueur adverse pour l’empêcher de recevoir le ballon ou l’empêcher de le lancer là où il le souhaite.
Règle d'avantage La règle d’avantage est utilisée par l’arbitre pour éviter de signaler une faute qui permettrait à l’équipe fautive de se retrouver avec un avantage “qui nuirait à l'équipe attaquante dans sa tentative de marquer un but.”
Rétropédalage Le rétropédalage c’est l’une des bases de notre sport. C’est tout simplement le nom que l’on donne à la technique de jambes utilisée pour se maintenir à la verticale dans l’eau sans trop se fatiguer.
Sortie Une sortie est un lancer franc par la pointe où le ballon est passé à un ailier ou un arrière dans le but de donner une respiration au jeu.
Temps mort Un temps mort est un arrêt de jeu demandé par l’un des coach de l’une des équipes.
Teston Celui-ci consiste en un tir puissant visant la tête du gardien ou sa proximité directe.
Zone La zone est une stratégie de défense qui consiste à défendre en priorité sur la pointe pour lui empêcher de toucher le ballon.

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