Quand il est question de rugby français dans les années 30 et 40, il est parfois question d’un camp du bien (le XIII), victime de tout et coupable de rien et d’un camp du mal (le XV), évidemment à l’opposé. La réalité est souvent plus crue.
Le rugby, sport d’origine anglaise, est devenu au fil du temps un élément identitaire de nombreuses localités, plus particulièrement pour la région biterroise. Dès la fin du 19e siècle, la popularité du rugby gagne rapidement toute la France.
Ce ne sont plus seulement Paris avec les étudiants et les grands lycées parisiens qui alimentent les clubs et le vivier des joueurs mais aussi les grandes villes de province (Bordeaux, Lyon, Toulouse…) puis très vite les villes moyennes du sud qui voient naître des places fortes du rugby régional.
La Fédération Française de Rugby (FFR) est fondée le 13 mai 1919 et est représentée par 26 comités territoriaux métropolitains, 106 comités départementaux et 7 comités d’outre-mer. A cette période-là, le Roussillon fait partie intégrante du comité du Languedoc.
Notre Comité fait partie du patrimoine sportif du rugby Français.
Les Origines INCROYABLES du Rugby 🏉 (ft. @eronote) - HALC #08
Les Débuts du Rugby à Carcassonne
C’est vers 1898-1900 que le rugby fit son apparition à Carcassonne grâce à deux sociétés : L’étoile sportive et l’Union sportive.
L’étoile sportive recruta parmi les employés et les ouvriers ; elle avait son siège au café L’ambigu, actuellement Hôtel Central sur le boulevard J. Jaurès, et jouait à Luna-Park (Païchérou). L’Union sportive, de son côté, rassemblait surtout des étudiants ; elle se réunit d’abord au café Maymou (actuellement, Brasserie à 4 temps), puis au Helder (café des platanes). Ses animateurs étaient MM. Génie, Limousis, Benoît et Séguier.
Ces jeunes pratiquaient le rugby mais également l’équitation, le tennis, l’escrime et la course à pied. Chaque joueur devait se payer tout son équipement et les déplacements afin de disputer les matchs qui se tenaient à l’Enclos Saint-Joseph, propriété du lycée.
Vers 1902-1903, les deux sociétés fusionnèrent pour constituer l’Association Sportive Carcassonnaise qui s’installa au Helder et fut d’abord présidée par M. Retmeyer, puis l’avocat Me Soum.
Pendant la Grande guerre, les jeunes, sevrés de ballon, créèrent le Club Olympique Carcassonnais. Après l’armistice de 1918, l’A.S.C fut reconstituée par Vitalis-Brun avec pour président M. Bruguier. Elle installa son siège au Café des deux gares (Café Bristol).
En 1921, grâce à une avance de fonds des dirigeants, complétée par un emprunt, l’A.S.C créa un nouveau terrain de sport à la Pépinière (Stade A. Domec) et l’Enclos Saint-Joseph fut abandonné aux potaches et aux petits clubs qui n’avaient à leur disposition que Saint-Jean, ou le champ de manœuvres (Romieu). L’Ecole Normale venait de remporter le Championnat de France Scolaire en 1920 et 1923 et de nombreux futurs instituteurs brillèrent en équipe première du Club civil.
A cette époque, le Comité du Languedoc groupait des équipes de premier plan : US Perpignan, Quins, Narbonne, Béziers, Lézignan, Carcassonne. Par la suite, Pézenas et Quillan furent admis à disputer ce championnat.
En 1929-1930, le club Jaune et Noir se trouva opposé en demi-finale du Championnat de France à Paris, à l’équipe de Quillan. Le nul obtenu au stade de Colombes, après une rencontre homérique, renvoya les équipes dos à dos.
En 1932, les dirigeants abandonnèrent leurs avances de fonds, et le nouveau stade fut pris en charge par la municipalité qui l’aménagea dans son état actuel.
L'Affaire Brutus-Laborde: Une Rivalité Déterminante
A Perpignan, le rugby à XIII est né de la rancœur personnelle, de la haine même, que deux hommes se vouaient : Gilbert Brutus et Marcel Laborde. Tous deux Catalans, Brutus et Laborde se connaissent au moins depuis le début des années 1910 et leur passage à l’Association Sportive Perpignanaise. L’un comme dirigeant, le second comme joueur et capitaine.
Dès la naissance de l’USP, la querelle entre les deux éclate au grand jour. Le premier a son rond de serviette au Coq Catalan, le second a un journal dont il est le directeur: le Languedoc Sportif. Il y interpelle régulièrement son adversaire, lui donnant le surnom du Lapin 1er (si, si, regardez bien les photos). Brutus évoque également Laborde comme ‘le fossoyeur du rugby catalan’, et dit de lui qu’il est un ‘être malfaisant’.
Alors que les deux hommes - qui sont censés œuvrer pour le même club, rappelons-le - se déchirent en place publique, l’équipe première de l’USP, atteint trois finales successives du Championnat entre 1924 et 1926, pour une victoire et deux défaites. Suite à cette deuxième finale perdue contre le Stade Toulousain, Gilbert Brutus est évincé du club.
Autour des deux hommes se forment deux clans qui vont se vouer une haine mutuelle pendant près de 15 ans. Puisque Gilbert Brutus est un proche de la FFR (arbitre fédéral et membre du Comité de Sélection), les seconds sont anti-fédération. Des raisons bassement politiques s’y ajoutent.
Après l’avoir évincé de la direction de l’USP, Laborde mène avec succès une campagne pour provoquer le départ de Gilbert Brutus et de son cercle du Comité du Languedoc. Entre-temps, Brutus avait effectivement pris la direction de Quillan. Il y avait retrouvé les nombreux joueurs perpignanais qu’ont l’avait accusé d’avoir aidé à quitter le club, notamment les trois internationaux Eugène Ribère, Marcel Baillete et Camille Montade.
Le 26 septembre 1929, un coup de tonnerre éclate pourtant dans le ciel du Midi. Le Comité du Languedoc, acquis à Laborde et à l’USP, interdit le Champion de France en titre de prendre part au championnat régional ! La raison ? Le professionnalisme supposé du club et en particulier une publicité mettant en scène des joueurs quillanais arborant les chapeaux de leur mécène.
Brutus rebondit dans sa bonne ville de Perpignan, pas sous les couleurs azur de l’USP où il est persona non grata, mais sous celles vertes et rouges des Arlequins, dont il devient l’entraîneur.
Après deux saisons passées dans le Lot et Garonne, Galia est banni par la FFR le 17 novembre 1932. La raison ? Un télégramme inopinément ‘tombé’ dans les mains de Marcel Laborde.
A Perpignan, l’intérêt supérieur du sport catalan pousse en mai 1933 les Quins et l’USP à fusionner sous le nom de l’Union Sportive des Arlequins de Perpignan (USAP). La manœuvre ne se réalise qu’à la condition que certaines personnalités liés à l’USP et qui étaient défavorables à l’union soient évincées.
Rapidement, Lapin Ier regroupe quelques déçus de la fusion et forme en juin 1934 l’AS Perpignanaise qui vote son passage à XIII le 8 août 1934 sous le nom du XIII Catalan. La lutte entre Laborde et Brutus n’est plus seulement celles de deux hommes, de deux cercles ou de deux clubs, elle est désormais celles de deux sports.
A Perpignan, il n’existe qu’un seul stade digne de ce nom capable d’accueillir le public dans de bonnes conditions: Le Stade Jean Laffon sur lequel évolue l’USAP. C’est là que Marcel Laborde souhaite installer son club et porter ainsi un coup fatal à Gilbert Brutus et au club azur et or.
En septembre 1934, le tribunal de Perpignan rend un premier jugement: l’USAP est conforté dans son droit de disposer de Jean Laffon. Mais le 4 novembre 1935, la Cour d’Appel de Montpellier revient sur la décision du tribunal de Perpignan et reconnait le bien-fondé de la démarche de la société immobilière. L’USAP doit déguerpir dans les trois mois.
A un mois de l’ouverture de la saison 1936-1937, l’accès de Jean Laffon est effectivement interdit au club quinziste. Des cadenas bloquent l’entrée du stade. Les dirigeants catalans passent outre et enfoncent les portes du terrain. Pour célébrer la reconquête, une immense cargolade est organisée sur le pré de Jean Laffon avec une centaine de convives.
En février 1938, le tribunal rend son estimation: 180 000 francs que la société civile devra rembourser au club. Il est exigé que l’USAP quitte le terrain au 1er juillet 1938. Cette fois, l’affaire semble entendue, l’USAP n’a plus de recours.
Sous le patronage des politiques locaux, un ‘pacte de bon voisinage’ est signé en décembre 1938 entre les deux clubs, chacun s’engageant à ne pas concurrencer l’autre, à ne pas disputer de matchs le même jour et à ne pas ravir de joueurs à l’autre pendants deux ans.
Mais surtout, l’USAP abandonne le combat de Jean Laffon et cède son à son rival. Les conditions de location imposées par la société immobilière étaient de toutes manières devenues trop lourdes pour l’USAP, et le rachat du terrain des treizistes pour 160.000 francs, une trop bonne affaire. Dans cet échange de stade, chacun peut trouver de quoi crier victoire.
Après la défaite de juin 1940, Jean Laffon rouvre ses portes à la mi-septembre. Il n’est désormais plus question de néo-rugby, le XIII Catalan devient XV Catalan, puis RC Catalan. Le club fait le 20 octobre ses débuts officiels à Jean Laffon contre l’AS Carcassonne, un autre ex club treiziste.
Toujours en 1940, L’USAP s’installe sur l’ancien terrain des Treize et lui donne le nom d’Aimé Giral. Marcel Laborde, devenu président la Ligue Française de Rugby à XIII, acceptera la ‘réunion’ du rugby français à l’automne 1940 et deviendra un éphémère vice-président de la FFR qu’il quittera rapidement.
En 1962, le XIII Catalan démangera pour un nouveau stade construit par la ville.
*La couleur politique de l’un ou de l’autre n’a pas grand intérêt en soit, sauf celui de rappeler à certains que l’histoire politique et sociale qu’ils aimeraient faire du rugby à XIII en France n’est qu’une vaste fumisterie.
Entre Ille sur Têt et le rugby à XIII, la connexion est historique et profonde. L'histoire elle-même est liée au père spirituel de cette ville, Jean Galia, né au 38 avenue Pasteur à Ille sur Têt, le 20 Mars 1905.
Ille-sur-têt, ville labeur se trouve sur les berges de la rivière de la Têt. Cettte terre nourricière a toujours porté les plus beaux fruits du Roussillon. En 1945, le rugby à XIII y a pris racine grâce à l'initiative d'Henri Rous, qui deviendra plus tard président du comité du Roussillon, et de Marcel Rayna. "Ils y ont travaillé jour et nuit," confirme Marie-Louise Rous, l'épouse du président fondateur.
L'émergence d'ILLE XIII était une partie de cet élan libérateur qui redonnait aux treizistes le droit de pratiquer leur sport aimé. Malgré avant-guerre par l'U.S Illoise, ne retrouvera jamais sa place dans la ville.
Genèse du Comité du Roussillon et son essor
La FFR crée un sous-comité le 17 juillet 1921 mais le Roussillon reste toujours rattaché au Languedoc. Les représentants sont Gilbert Brutus, Marcel Pic et Charles Rosas.
Deux ans plus tard, le 23 mai 1925, Gilbert Brutus est élu en tant que 1er président du sous-comité du Roussillon, signe d’un chemin vers l’indépendance.
C’est alors que le 3 novembre 1929, le Comité du Roussillon devient indépendant, présidé par Joseph Pepratx. Auparavant situé dans un appartement acheté par les membres du bureau en centre ville de Perpignan, c’est en mai 1996 que les locaux actuels voient le jour, situés Chemin du Sacré Cœur.
Ils sont surnommés « La maison du rugby » par la presse et sont inaugurés par le président du comité, Jean Dunyach, soutenu par Jo Maso et Bernard Lapasset (président de la FFR).
C’est dans les années 2000, toujours sous la présidence de Jean Dunyach, que le rugby catalan connait un essor triomphant. Considéré comme le comité le plus petit par sa taille, le Roussillon fait parler de lui en gagnant 5 titres en moins de 10 ans :
- Vainqueur de la Coupe d’Europe des régions en 2002 (Roussillon 15 - 09 Provence)
- Vainqueur de la Coupe d’Europe des régions en 2003 (Roussillon 25 - 23 Provence)
- Vainqueur de la coupe de la Fédération en 2006 (Roussillon 25 - 17 Pays Basques/Landes)
- Vainqueur de la coupe de la Fédération en 2007 (Roussillon 19 - 09 Ile de France)
- Vainqueur de la coupe de la Fédération en 2009 (Roussillon 15 - 11 Provence)
Le comité du Roussillon représente alors un rugby catalan triomphant : L’USAP est sacré Champion de France du TOP14 en 2009, le même jour où la sélection du Roussillon remporte la Coupe de la Fédération.
En juin 2011, lors d’une assemblée générale, le Comité du Roussillon change de nom et devient alors le Comité du Pays Catalan. En effet, nous ne représentons pas uniquement le Roussillon.
En 1929, le fabricant de chapeaux Jean Bourrel, premier grand mécène du rugby, a offert à Quillan un titre de champion de France. Champion de France en 1929, finaliste en 1928 et 1930, l’US Quillan présente un autre palmarès que Graulhet, Gaillac ou Mazamet, tous anciens de Première Division balayés par les crises, qu’elle retrouvera en poule...
Au cours des saisons 1980 à 1989, sous la présidence de Jacques BOULARAND et avec Bernard « Lolo » PUECH comme entraîneur, le STADE PISCENOIS réussira à se hisser dès 1981 en Première Division groupe B, grâce notamment à un superbe drop goal réussi par Yvan PEREZ en 1/8e de finale contre HYERES, parcours terminé en quart de finale contre COLOMIERS dans un match largement à sa portée et à s’y maintenir pendant quatre saisons consécutives.
Le STADE PISCENOIS sera rétrogradé en 2e division en 1985 et se consolera grâce à la magnifique victoire de ses juniors en finale du Championnat de France CRABOS en 1986, avec une équipe entraînée par le duo André RIVIERE et Loulou CARME et composée de jeunes joueurs de qualité qui n’allaient pas tarder à marquer l’histoire du club.
L'ASP et la "Furia Catalane"
Revenons à la rentrée 1913. Les joueurs de l’ASP, Association Sportive Perpignanaise, s’entrainent sur la pelouse du stade de la route de Thuir (qui ne s’appelle pas encore Jean Laffon).
La saison précédente, les Catalans ont échoué en demi-finale du championnat mais cette fois ils sont prêts. Le capitaine Augistrou, un militaire de carrière, a pris la suite de Rowland Griffith comme entraineur de l’équipe en gardant les principes et l’organisation institués par le Gallois.La furia catalane va faire le reste.
Jusqu’ici, le rugby est une affaire de métropole : Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille … L’irruption de cette petite ville de garnison à la frontière sud fait tache : les journaux parisiens ne traitent-ils pas les joueurs Perpignanais « d’Espagnols », de « sauvages » ?
La Fédération qui s’appelle alors le comité rugby de l’Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques, les a aussi dans le collimateur ; sifflets du public, arbitres hostiles, match d’appui à jouer chez l’adversaire, rien n'est épargné à l’ASP. Ce qui n’empêche pas les coéquipiers du nouveau capitaine Felix Barbe de gagner …
Ils battent deux fois Bordeaux, deux fois Toulouse, et une fois le champion en titre Bayonne au terme d’un bras de fer homérique. A Perpignan, le match contre les Basques est hallucinant.
6 - 6 au terme du temps réglementaire. On joue quatre prolongations de dix minutes. Les joueurs sont épuisés. Dès qu’une faute est sifflée, ils s’écroulent sur la pelouse mais se relèvent aussitôt dès que le jeu reprend. L’arbitre lui-même a une syncope. « Nom de Dieu, quel combat de titans ! » commente l’international toulousain Mayssonnié.
Il faut cependant rejouer le match … à Bayonne décide le comité qui désigne un des siens, l’américain Allan Mürh pour arbitrer cette rencontre décisive. Quelques minutes avant le coup d’envoi, alors que le stade est comble, surchauffé, Félix Barbe monte au créneau : il menace de ne pas entrer sur le terrain, au risque de déclencher une émeute, si on ne change pas d’arbitre. Mürh cède et se désiste en faveur d’un arbitre local qui remplit très bien sa mission. Les Catalans l’emportent, le comité est échec et mat.
Le 3 mai 1914, l’ASP dispute la finale contre le Stadoceste tarbais à Toulouse. Un train spécial amène les supporters qui ont payé 11F50 l’aller et retour en 3e classe,24F75 en 1ère. Plus 2F la place au stade des Ponts-Jumeaux en pelouse, 15F en tribune. Dans le Cri Catalan, Albert Bausil harangue les troupes : « il faut que cette petite équipe inconnue, perdue au fin fond des Pyrénées, qui n’a ni renommée, ni science, qui ne possède ni international ni étoile, il faut que cette équipe soit championne de France. Ce sera le camouflet suprême ! » L’orgueil catalan va faire le reste !
La Finale Mémorable de 1925
La finale 1925 fut mémorable, déjà par le fait qu’elle fut rejouée, mais aussi par la violence qu’elle généra. Le rugby français, dominé par les clubs du Languedoc-Roussillon tournait souvent au pugilat. C’était il y a cent ans à Toulouse au défunt stade des Ponts-Jumeaux sous une sévère pluie de printemps.
Perpignan-Carcassonne, la finale faisait saliver pour diverses raisons. Elle incarnait la puissance du Comité du Languedoc (auquel le Roussillon était attaché), le ballon ovale y avait trouvé une terre d’élection, il passionnait les foules et excitait les passions. Le rugby de l’époque n’était pas un jeu de gentlemen. On s’y bastonnait allègrement.

À Carcassonne jouait un personnage hors du commun, Jean Sébédio, 35 ans, tignasse frisée, moustache, langue bien pendue. On le surnommait « Le Sultan ». Il était la terreur des pelouses à une époque où le rugby était presque une zone de non droit, un terrain d’expression libre à des années-lumière de la surveillance de la vidéo.
Cette finale fut donc noyée sous des trombes d’eau, devant une foule transie, trempée et très énervée, On donnerait cher aujourd’hui pour en voir les images et les comparer aux récits dantesques. On croit comprendre que le terrain se transforma très vite en cloaque.
Mais les Perpignanais eurent le mérite de déclencher deux ou trois offensives sous l’influence de Marcel Baillette et de Roger Ramis ses deux centres vifs et créatifs. En face Carcassonne, ne faisait que défendre, sans faire dans la nuance.
La deuxième manche fut programmée une semaine plus tard, mais à Narbonne, au Stade de Maraussan avec exactement les trente mêmes participants. Cette fois, le soleil brillait et Perpignan put déployer ses offensives sous l’égide de l’ouvreur Joseph Pascot, futur colonel et futur ministre du gouvernement de Vichy (et assassin du treize).
Le tournant survint à la demi-heure de jeu avec une interception de Roger Ramis, dit « El Nin ». Il s’offrit une course insolente de 80 mètres en jouant au chat et à la souris avec l’arrière François Andrieu, en fin de carrière à 36 ans.
XIII Catalan et l'Héritage de Jean Galia
Ille XIII a été fondé en 1945 par Henri Rous, distingué homme d'affaires local d'Ille sur Têt, lieu de naissance de Jean Galia, légendaire pionnier de la ligue de rugby française.
Le Comité directeur de la FFR vote la suppression à l’unanimité moins une voix. de Gujan-Mestras.
Le Rugby à Montpellier
Les hasards de l'existence ont rassemblé autour du Clapas nombre d'excellents joueurs. Sous leur impulsion et avec le concours d'éléments locaux de bonne valeur, l'USOM se fait craindre de tous ses adversaires par la qualité de son jeu.
écarte la Section Paloise en huitième (4-3). d'un ensemble montpélliérain qui, en 1/8e ne s'incline que d'une tête (3-5). à son essor ont quitté l'Hérault. La saison est assez délicate à négocier et au terme de celle-ci, l'USM se met en sommeil.
repris par une formation dite « Jeunesse et Sport » pour l'exercice 1945/46 dans le championnat régional. présence de l'ovale non loin de la Place de la Comédie. est mise en sommeil. Il n'y a alors plus aucune pratique du rugby à Montpellier la saison suivante.
ranimée. le journaliste bien connu de Midi-Olympique, le Stade Montpelliérain est officiellement créé le 27 mai 1963.
entraîné par l'ancien biterrois champion de France Robert Spagnolo échoue d'un rien en 68 pour l'accession en 1ere division. s'ensuit et le Stade Montpelliérain retrouve la 3e Division au terme de la temporada 1969/70.
relancent le Montpellier UC auquel adhère l'entraîneur Spagnolo. C'est le début d'un parcours époustouflant qui va irrésistiblement conduire le club en 2e Division puis enfin en Première Division Groupoe B en 1985/86.
monde rugbystique de la Préfecture semble irrémédiablement coupé en deux car chacun espère atteindre seul les sommets. d'affrontements stériles, en particulier au niveau des équipes de jeunes qui n'aboutissent à rien. bénéficie de la position du MUC en 1ere Division Groupe B.
succède l'autre biterrois Yvan Buonomo à l'intersaison 1987. L'ancien Narbonnais André Guily lui succède à l'orée de la saison 1989/90. Présidence.
après prolongations, du Tarbes PR au terme d'un match étouffant au propre comme au figuré (25-21).
Confrontations et Violences
Ce professionnalisme de moins en moins voilé s’accompagne d’une montée des violences. Les arbitres en font souvent les frais, les matchs ressemblent parfois plus à des bagarres de rues et lorsque les rivalités locales s’y mêlent… En 1927, les retrouvailles entre perpignanais et leurs anciens collègues passés sous pavillon audois se déroulent dans une atmosphère de haine. Gaston Rivière, talonneur de Quillan, y trouve la mort.
Lors d’une demi finale du championnat 1930 entre Pau et Agen, le jeune (18 ans) ailier agenais Michel Pradié succombe à son tour sur un terrain de rugby. Certains clubs comme Lézignan jouisse d’une renommée particulière en la matière. A l’arrivée en gare, on peut y entendre « Lézignan… La Matraque… Tout le monde descend ». Les arbitres y sont conviés à visiter un cabanon, dans lequel traîne un squelette sensé être celui d’un de leur collègue.
Tableau Récapitulatif des Événements Clés
| Année | Événement |
|---|---|
| 1898-1900 | Apparition du rugby à Carcassonne |
| 1914 | L'ASP dispute la finale contre le Stadoceste tarbais à Toulouse |
| 1919 | Fondation de la Fédération Française de Rugby (FFR) |
| 1925 | Finale mémorable entre Perpignan et Carcassonne |
| 1929 | Le Comité du Roussillon devient indépendant |
| 1934 | Formation de l'AS Perpignanaise (XIII Catalan) |
| 1940 | L'USAP s'installe sur l'ancien terrain des Treize |
| 2009 | L’USAP est sacré Champion de France du TOP14 |
| 2011 | Le Comité du Roussillon devient le Comité du Pays Catalan |