Comité Armagnac-Bigorre Rugby: Histoire et Fonctionnement

Le Comité Armagnac-Bigorre devait son existence à des litiges sportifs survenus entre le Stadoceste Tarbais et le Stade Toulousain. Par conséquent, en 1912, des dirigeants locaux, avec le soutien des clubs bigourdans et gersois de l’époque, provoquent la création du Comité Armagnac-Bigorre. Gers et Hautes-Pyrénées se détachent du Comité des Pyrénées, au niveau rugbystique.

Dès la fin du XIXe siècle, très vite après l’officialisation de la discipline « rugby », des comités régionaux ou territoriaux ont été créés en France afin d’organiser la pratique et la compétition de ce sport. Le premier comité régional fut celui du Sud-Ouest, fondé en 1893, suivi du comité du Sud, fondé le 2 janvier 1897, puis de celui du Sud-Est fondé le 28 janvier 1897. Jusqu'en 1914, seuls les champions des comités participaient au championnat de France.

Siège et Évolution du Comité

Le premier siège du nouveau comité fut fixé provisoirement au Café du Divan, cours Gambetta à Tarbes, au moins jusqu’en 1918, puis au Café du Centre, dont l’immeuble est aujourd’hui détruit et remplacé par celui abritant l’agence Havas voyages, place de Verdun à Tarbes. Les salles affectées au comité étaient situées au 1er étage. Au moment de la fondation du comité Armagnac-Bigorre, cette place phare de Tarbes portait le nom de « Place du Maubourguet ».

Le 16 septembre 1958, le comité Armagnac-Bigorre, représenté par son Président Joseph Lanusse, le célèbre vétérinaire d’Andrest, se porte acquéreur de l’actuel immeuble, rue Abbé Torné. Le Comité s’y installe donc. L’acte de vente de 1958 a été passé en l’étude de Maître Blanc, notaire à Tarbes. Ce bien immobilier appartenait à la famille Mériot depuis 1934. Elle n’y habitait pas au moment de la vente de 1958. Elle avait acheté cette maison à la famille Tinel qui, elle-même, la détenait depuis sa construction, vers 1844, sous Louis-Philippe donc ! Mais, en réalité, l’actuel immeuble a été reconstruit sur l’emplacement d’une ancienne construction, référencée sous le numéro 281 du premier cadastre, dit Napoléonien, confectionné pour Tarbes dans les années 1820. Sur l’actuel cadastre, la parcelle porte le n° 109. Dans les années 1820, la maison primitive appartient donc à la famille Dutilh de Tarbes qui la cède à Jacques Cames vers 1841 (ancêtre des Tinel).

Revenons un instant sur la place de Verdun, à quelques dizaines de mètres, puisque, jusqu’en 1958, le Comité sera hébergé, comme nous l’avons signalé, par le Grand Café du Centre. La famille BARRAQUE exploitait ce commerce réputé. Louis Barraque, « Loulou », a été longtemps membre du Comité Armagnac-Bigorre. Son père Raymond, fils unique, y travaillait ainsi que ses grands-parents Jean-Baptiste et Léontine Julia. Raymond et Jean-Baptiste sont désignés, dans les documents, comme « limonadiers ». C’est donc une longue histoire immobilière, remplie d’anecdotes, qui a accompagné le développement du rugby en Armagnac-Bigorre et qui en fait de même, aujourd’hui, avec les nouvelles structures.

Dans les années 80, un projet de déménagement sera envisagé mais il n’y aura pas de suite concrète donnée puisque le siège de l’association Comité Armagnac-Bigorre est resté jusqu’au 30 juin 2018 au 18 rue abbé Torné à Tarbes. Depuis la disparition du Comité A-B, la nouvelle Ligue Occitanie de Rugby est devenue propriétaire de l’immeuble et y a installé des bureaux annexes. Il s’agit désormais de la Maison Ovale des Territoires qui abrite également les bureaux du Comité Départemental de rugby des Hautes-Pyrénées comme cela était le cas avec le Comité Armagnac-Bigorre.

Le CD 65 a toujours son siège rue abbé Torné, dans un remarquable immeuble XIXe siècle, au coeur du vieux Tarbes, à deux pas de la Place Verdun et de la Cathédrale Notre Dame de la Sède. De nouvelles missions sont désormais confiées au CD 65. 37 boulevard du Martinet, Bât.

Évolution et Disparition du Comité Armagnac-Bigorre

Dans les années 1990, les comités départementaux vont être impulsés en France et structurés sous forme associative conformément à la loi 1901. Le Comité Départemental des Hautes-Pyrénées est officiellement lancé en 1992.

Le 30 juin 2018, les 27 comités territoriaux de France métropolitaine disparaissent (dont celui d’Armagnac-Bigorre) et 13 ligues régionales prennent le relais.

Aujourd'hui, c'est Antoine Marin qui assume le poste. Vendredi 25 : A Tarbes, suite de la réunion des collèges des présidents, des comités territoriaux de la FFR, réunion du bureau fédéral de la FFR, réunion du comité de sélection du XV de France.

La Coupe du Monde et l'Ovalie dans le Gers

Au milieu du tumulte de la Coupe du Monde, le Gers et ses « quatre Mousquetaires » (sans oublier les entraineurs, Pierre-Henry Broncan, Karim Ghezal, ou les joueurs d'autres sélections) ne pouvait pas passer à côté de l'occasion de mettre en avant l'Ovalie, son Ovalie. C'est chose faite grâce aux Archives Départementales, qui propose jusqu'au 26 janvier 2024 l'exposition « du Coq à l'Âme », lancée hier. La Grande Collecte nous a permis de rassembler une centaine d'ensembles documentaires divers et variés (soit plusieurs milliers de documents), provenant d'anciens joueurs, dirigeants, clubs gersois, de l'ensemble du territoire. Il n'y a pas une zone géographique qui n'ait pas été touchée par cette collecte.

Ensuite le travail réalisé dans le cadre d'une exposition c'est de faire une sélection de cette masse accumulée puis d'essayer de définir un discours, un dialogue, qui permet de raconter cette histoire. On a essayé de le faire en deux parties, une première chronologique qui raconte vraiment l'histoire du rugby dans le Gers depuis ses origines en 1897 jusqu'à la mort de Jacques Fouroux en 2005, et une deuxième thématique puisque le rugby est indisociable depuis cent ans de la société gersoise. On évoque les femmes et le rugby, les arbitres, les clubs, les bénévoles, les stades, des thématiques qui permettront à chacun de s'y retrouver.

« Les Archives Départementales sont la maison de la mémoire et de l'histoire du Gers. Autour de l'exposition et de l'ouvrage nous proposons un cycle d'animations, assez exceptionnel me semble-t-il. Dès ce soir (hier) à Ciné 32 où l'on présente un film restauré récemment par le CNC, qui s'appelle La Grande Passion, un des premiers films, il date de 1928, autour et sur le rugby. Le deuxième événement, le 7 novembre avec deux ethnologues qui ont travaillé sur la culture rugby et qui viendront nous en parler. Deux évènements mettront en avant les internationaux, le 22 novembre, une après-midi consacrée qui se conclura par une conférence de Richard Escot, journaliste à L'Equipe et auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur les équipes de France de rugby (la présence des - peut-être - futurs champions du Monde est espérée). Et surtout le 1er décembre à Ciné 32 avec une soirée documentaire en hommage à Jacques Fouroux, considéré par beaucoup comme le joueur gersois le plus emblématique du XXè siècle. Seront associés à ce documentaire de nombreux joueurs, coéquipiers ou entrainés par Jacques Fouroux.

Parmi les pièces à découvrir aux Archives Départementales, une paire de crampons centenaire, les premières cartes de licence gersoises (ci-dessus), mais aussi les effets personnels du plus gersois des Lotois, du plus partisan mais iconique des commentateurs sportifs, Roger Couderc (ci-dessous). L'élu départemental aux sports, Camille Bonne, a annoncé une demande officielle auprès de la F.F.R.

Histoire du MFC (Magnoac Football Club)

Les années d’après guerre et les années 50 sont celles de reconstruction du MFC à l’image de la reconstruction de la France aux lendemains de la seconde guerre mondiale. Les acteurs de cette époque ne sont pas en mesure aujourd’hui d’apporter des précisions exactes à ce sujet. On sait seulement qu’un groupe de dirigeants mordues a relancé le club et les championnats avec, à leur tête Joseph Baqué, grand apôtre du cyclisme. Père de François Baqué, Joseph est un ancien joueur du CAL avec lequel il fut sacré champion de France lors de la saison 1929-1930. Il jouait au poste de talonneur. Auguste Castet, ancien receveur, est trésorier. René Niolet est encore à cette époque, dirigeant voire même de nouveau président. Il quitte ensuite Castelnau-Magnoac pour rejoindre Bagnères-de-Bigorre. Dans cette ville thermale, il y poursuit son activité commerciale de vente de meubles. René Niolet deviendra plus tard président du Stade Bagnérais.

En 1956, nous connaissons avec précision la composition de l’équipe dirigeante, du moins celle aux commandes directes du club. Lors de l’assemblée générale du 4 novembre 1956, le comité directeur est ainsi constitué : René Despaux, président; André Débat, vice-président; Auguste Castet, secrétaire général; Henri Cabos, trésorier adjoint.

René Despaux est né en 1921 tout comme son vice-président qui lui succède. Pour la petite histoire, rappelons une anecdote qui révèle bien l’état d’esprit dans lequel les présidents de l’époque accomplissaient leurs fonctions. Venant d’être désigné président, notre cher André Débat s’empresse de bien recommander à ses amis dirigeants de ne surtout pas le dire à son épouse. Forcément, le secret n’est pas préservé bien longtemps. Le lendemain, ou peu de jours après cette grande élection, un des commerçants de la place de Castelnau ne peut s’empêcher ne peut s’empresser de prendre des nouvelles de l’agent secret.

En effet, en août 1956, joueurs et dirigeants du club se retroussent les manches pour débuter la construction, côté nord du terrain actuel, de leurs vestiaires. La presse d’époque précise bien que le président est René Despaux. Les années 1950 restent bien celles de la reconstruction du Club. Les championnats officiels sont très suivis, le club se dote d’un foyer, de vestiaires, de tribunes.

Côté Sportif, les saisons, surtout celles de la fin des années cinquante, ne s’achèvent pas forcément sur des résultats exceptionnels. Et pour faire bonne mesure, des prêtres de Garaison intègrent aussi le MFC. Nous reparlerons d’eux plus loin. Leur hiérarchie est, au début, peu favorable à cette pratique sportive. Alors les prêtres ensoutanés doivent se changer clandestinement, en un lieu différent de celui des autres joueurs. Souvent, des matchs amicaux opposent l’équipe de Castelnau à l’équipe scolaire de Garaison. Telle est le cas le jour de l’Ascension 1959. La même année, l’équipe remporte la coupe Vallès en battant Bordères-sur-l’Échez.

Parmi les joueurs de cette époque, voici quelques noms : les frères Despaux, M.M. Bacon, Lier, Liaut, Kindts, Cabos, Ferrand, Gaspin, Vidou, Dupuy, Castet. Toujours la même année, le club dispute le championnat appelé à l’époque, “championnat du groupe sud” de 4e série. Il termine sa course en demi-finale. En marge du championnat territorial en 4é série, la coupe Vallès est donc remportée, la même année, par les magnoacais. Cette compétition correspond à une forme de challenge en mémoire du grand joueur du même nom. La match de finale se joue le 11 mai 1952 sur le terrain de Rabastens devant un nombreux public et oppose donc le MFC à Bordères-sur-l-Échez. Dès l’entame du match, Pierre Liaut de mêlée favorable, perce avec précision et s’en va marquer un essai que le joueur Ferran transforme. Même si l’équipe “Rouge et Blanc” domine durant toute la première période de jeu, elle ne parvient pas à inscrire d’autres points. Bordères-sur-l-Échez profite de la seconde période du match pour s’affirmer. L’équipe marque un essai en coin. Mais le score, désormais de 5 à 3 pour le MFC reste le même jusqu’à la fin de la période réglementaire grâce à une défense infaillible du Magnoac. C’est alors une belle victoire que nos vaillants magnoacais s’empressent de fêter, même Pierre Liaut avec son œil pourtant bien marqué durant le match.

Le 1er avril 1962, le MFC est champion Armagnac-Bigorre 6é série. Cette victoire «termine avec éclat la saison rugbystique 1961-1962». Aujourd’hui, un tel titre semblerait peu important mais en 1962, ce titre est un encouragement pour les petits clubs comme le MFC. La finale oppose les “Rouges et Blancs” à l’équipe de Marciac (Gers). L’article de presse, publié le jeudi suivant, fait état de l’ambiance engendrée par cette victoire venant raviver le moral du club. Le texte fait l’éloge du président Miqueu : «ce succès bien mérité a été obtenu grâce au dévouement de tous ses dirigeants, et surtout grâce à la dynamique impulsion de son nouveau président Miqueu qui, en peu de temps, a su redonner ce bon souffle revivifiant à un club qui ressentait les effets néfastes de défaites accumulées et quelques fois imméritées».

Le retour est marqué par une halte à Trie-sur-Baïse. Le cortège des voitures de supporters prend ensuite la direction de Galan, en hommage à Noguès et aux frères Recurt, joueurs du club, lesquels sont originaires de ce bourg.

Revenons quelques instants sur Georges Bascugnana. Celui-ci est, depuis peu, le capitaine- entraîneur du MFC Il a été recruté notamment par le président Miqueu qui lui vendra d’ailleurs sa maison de Sariac. Ceci fait encore dire aujourd’hui à l’intéressé qu’il habite le Magnoac grâce au rugby !

En 1963, le conseil d’administration du MFC est composé ainsi : Jean Lamort, président; Henri Lafitte, directeur du collège du Magnoac, et Jean de Bastard, vice-présidents; André Débat, secrétaire; Alain Soulé, secrétaire adjoint; Josette Dossat, trésorière; Félix Roux, trésorier adjoint; Jean Viguier et Jean Léaud, membres.

Jean Lamort est donc le nouveau président du MFC Il est retraité de la fonction publique et habite Castelnau. Né à Reims le 9 mai 1907, Jean Lamort décède bien subitement à Castelnau-Magnoac le 8 mars 1970. Il ne verra donc malheureusement pas son club remporter le titre de champion de France 3e série, quelques semaines plus tard. Son épouse lui survivra de plusieurs années. Le couple habitait une maison de la rue de Recurt à Castelnau.

Le baron Jean de Bastard succède à Jean Lamort en 1965. C’est à l’époque un jeune président de 33 ans. Il s’occupe aussi du Tennis Club. Il est issu d’une vieille famille de Castelnau-Magnoac bien connue. D’abord clerc de notaire, il est ensuite notaire dans une étude de Lannemezan. De nos jours, il est dirigeant du club de rugby de Tournay et il demeure à Peyraube, village voisin de ce charmant chef-lieu de canton.

Durant ses saisons de présidence à Castelnau-Magnoac, Jean de Bastard habite Lourdes et rejoint le MFC le week-end. Plusieurs correspondances dactylographiées, adressées au comité Armagnac-Bigorre, laissent deviner un président soucieux de la bonne marche de son club.

Une missive du 27 septembre 1966, expédiée au comité, fait état d’une lacune de joueurs en équipe réserve. Nombreux sont effectivement les membres de cette équipe à être des élèves ou des professeurs de l’Institution scolaire de Garaison. M. de Bastard, un brin peiné, rédige : «le directeur du collège vient de nous écrire que pour différents motifs: travail, règlement intérieur, discipline, parents… il avait décidé que cette saison ni les professeurs ni les élèves ne participeraient le dimanche à nos rencontres de rugby (…) nous n’avons plus les moyens de former notre équipe réserve et nous sommes obligés de la déclarer forfait général».

Cette époque de collaboration de Garaison est restée légendaire. Trois jeunes prêtres de l’Institution jouent, en effet, dans le club : les Pères Desmarets, Laguillony, Virelaude. Le père Yves Laguillony a souvent révélé combien sa hiérarchie ecclésiale ne voyait pas d’un bon œil cette situation.

Henri Cabos, le secrétaire, succède alors à Jean de Bastard au poste de président. Cette nomination ne surprend pas grand monde car Henri Cabos, que la plupart appellent « Gégène », est omniprésent au MFC depuis des années. Gégène a été joueur avant la guerre mais aussi aux lendemains de celle-ci. Il s’est ensuite fortement impliqué dans l’équipe dirigeante. Ce rôle de président, il l’assumera jusqu’en 1985 lui permettant ainsi de voir défiler sous ses yeux de nombreuses générations, toutes différentes. Quel rapport, en effet, entre les licenciés de 1967 et ceux des années 1980 ?

En homme tenace et volontaire, Henri Cabos motive ses troupes pour que le club parvienne à gravir des marches vers la célébrité. Si, durant la saison 1969-1970, le MFC arrive au sommet de la gloire avec le titre suprême que nous connaissons, c’est bien par son action et, par ricochet, par la déterminations des dirigeants et joueurs qui forment , de plus en plus, une équipe soudée. C’est à cette époque qu’arrive au club le capitaine entraîneur Jean-Claude Couribaut, à la demande du président. C’est ne nouvel homme-clef du club qui va contribuer à créer une certaine osmose au sein de l’équipe. C’est un rassembleur, un capitaine tout simplement.

En 1969, il propose aux joueurs et aux dirigeants de prendre la route de l’Angleterre pour un voyage de fin de saison. Cette sortie contribue beaucoup à renforcer l’esprit d’équipe et l’amitié du groupe. La sortie est avant tout un temps de distraction. On dispute aussi des matchs amicaux face à des Britanniques. Un film d’époque existe quand à cette grand excursion. Le mot “excursion” n’est pas trop fort pour les gens du Midi, souvent réputés pour leur attitude casanière !

Cette année 1969 est tristement célèbre ou rageusement célèbre en raison de la défaire essuyée par le club en championnat de France 4e série. La saison, brillante, voit le MFC sortir la tête haute du championnat Armagnac-Bigorre sans pour autant que celui-ci décroche un titre. Cependant, le MFC accède en compétition nationale avec des atouts certains. Un accident de parcours, impardonnable, se produit en huitièmes de finale. Les Bigourdans affrontent, à Auterive, Fleury d’Aude. LE match se solde par un score de 6 à 6 après prolongations. Les Audois sont déclarés vainqueurs car un essai leur est validé, essai lourdement contesté par le camps adverse et, apparemment (ou pour une fois) sans mauvaise foi.

L’année suivante, en 1969-1970, c’est la montée en troisième série. L’équipe présente une solidité réelle pour aller plus loin sous la direction de Jean-Claude Couribaut. À l’issue de cette saison, le MFC décroche le titre de champion Armagnac-Bigorre 3e série. Nous sommes le 15 février 1970. nos protégés rencontrent Cazaubon (Gers). Score de 0 à 0 à la mi-temps. À la reprise deux blessés sont à déplorer chez les Pyrénéens tout particulièrement Roger Duran qui reçoit à la tête un coup de crampons. Une hospitalisation s’impose à Gabarret dans les Landes car il n’y a pas de médecins de garde à Cazaubon. Le jeu contre Cazaubon est lors handicapant pour les magnoacais qui gagnent cependant par 8 à 0. Maurice Abeillé marque un essai que Cazalès transforme, Jean-Claude Couribaut en marque un second et Magnoac se retrouve donc champion Armagnac-Bigorre avec une ouverture vers le championnat de France 3e série. Une confiance totale habite l’équipe et les nombreux supporters.

C’est aussi au cours de ces années-là que le club voit fleurir une équipe structurée de juniors. L’idée surgit en fait lors de la saison 1966-1967. Gérard Morère s’en souvient parfaitement.

Le 22 mars 1970 à Eauze, MFC bat Castets-des-Landes par 3 à 0. C’est à la 25e minute que le troisième ligne Bernard Saves marque un essai en faveur du Magnoac. Le match de 16e remporté, c’est à Idron que se joue la rencontre en huitièmes de finale le 5 avril. Les magnoacais affrontent alors les basques d’Hasparren et les battent par 19 à 9. Le score se décompose ainsi: quatre essais dont deux transformés ainsi qu’un drop pour le MFC tandis que la formation d’Hasparren se contente d’un essai et de deux drops. Précisons qu’à cette époque, l’essai permet d’afficher trois points au planchot.

Le match en quart de finale se déroule le 19 avril 1970 à Saverdun et là encore, le MFC ressort vainqueur face aux catalans de Ponteilla. Le score de 14 à 0 est sans appel pour les Catalans : trois essais de Jean Villeneuve, de Jean-Claude Couribau, de Maurice Abeillé. Un essai est transformé par Charles Dajas. Une pénalité est aussi marquée. Cette nouvelle victoire propulse le Magnoac en demi-finale face à Fleury d’Aude et là, les choses très sérieuses commencent.

«La demi-finale contre Fleury-d’Aude: tout Castelnau en parle» c’est ainsi que la “Dépêche du Midi” titre sa page sportive consacrée aux enjeux de la rencontre à venir. Sur ces admirables colonnes, le lecteur peut identifier aisément trois joueurs majeurs, interviewés dans leur labeur quotidien. De fait, il s’agit de la redoutable première ligne du moment. Le pilier gauche Paul Abadie, photographié à la descente de son inséparable tracteur, déclare: «la forme est là». Le talonneur Jean Villeneuve, son ami et voisin de Puntous, affirme que «ça va marcher» et qu’«il ne faut pas s’en faire». Et puis, le troisième personnage, à savoir le pilier droit Édouard Recurt, ne mâche pas ses mots: «ils vont passer à la moulinette ces A...

Tableau des Présidents du MFC

Période Président
Années d’après-guerre et 50s Joseph Baqué
1956-1957 René Despaux
1957-1958 André Débat
1959 Joseph Tarboulier
1963-1965 Jean Lamort
1965-1967 Jean de Bastard
1967-1985 Henri Cabos

Les Origines INCROYABLES du Rugby 🏉 (ft. @eronote) - HALC #08

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