Le coup d’envoi de la nouvelle saison de la NBA approche, et les salaires des joueurs continuent de susciter l'intérêt. Pour gagner gros dans le sport, mieux vaut évoluer sur les parquets de NBA. En moyenne, le salaire moyen en NBA est de 4,2 millions d’euros par saison.
Cet article propose un tour d’horizon complet des rémunérations dans la ligue afin de mieux comprendre comment sont répartis les millions sur les parquets américains. Il existe un écart important entre les revenus sur terrain d’un joueur débutant et des superstars de la ligue. Le salaire de ces derniers impressionne d’ailleurs plus d’un, avec des sommes qui dépassent les 50 M$.

Comment Fonctionnent les Salaires en NBA ?
Avant de parler de chiffres, il faut d’abord comprendre comment les salaires sont déterminés en NBA, car ils ne sont pas arbitraires. La NBA possède une convention collective (Collective Bargaining Agreement ou CBA) entre la ligue et l’union des joueurs (National Basketball Players Association).
Le CBA (Collective Bargaining Agreement) encadre les salaires en NBA avec un plafond salarial dit « soft ». Pour la saison 2025-2026, ce plafond est fixé à 154,647 millions de dollars, mais les équipes peuvent le dépasser dans certaines limites.
- Un plafond salarial ou salary cap.
- Des minimums et maximums de salaire.
- Selon son expérience, un joueur ne peut pas être payé en dessous ou au-dessus de certaines limites.
- Des exceptions et bonus. Ils offrent un peu de flexibilité dans la gestion des effectifs.
Chaque équipe doit aussi respecter un salaire minimum total de 139,182 millions de dollars par saison. Dépasser le plafond salarial ne signifie pas pouvoir dépenser librement.
Si les dépenses continuent d’augmenter, les franchises franchissent alors des seuils appelés « apron » : le premier est à 195,945 millions, le second à 207,824 millions. Le CBA inclut également des exceptions, comme les mid-level et bi-annual exceptions, permettant de recruter même hors plafond.
Dans certains cas exceptionnels, les équipes peuvent dépasser ce seuil, mais au-delà de 187,895 M$, elles risquent des pénalités financières, car elles franchissent la zone de la luxury tax. Cette dernière implique un taux de pénalité par dollar excédentaire. La luxury tax a été mise en place afin que les équipes les plus riches ne dominent pas le secteur en recrutant indéfiniment.
Il peut aussi arriver que les équipes dépassent la luxury tax. Elles entrent alors dans la zone apron. Le premier seuil est de 195,945 M$ contre 207,824 M$ pour le second seuil. Vous vous doutez bien que les sanctions dans les deux cas sont plus strictes.
Par exemple, les Boston Celtics ont dépassé le second apron, avec une masse salariale proche de 227 millions de dollars. Pour éviter des sanctions trop lourdes, ils ont dû transférer des joueurs afin de réduire leur masse salariale tout en conservant une certaine flexibilité dans leurs opérations futures.
Le Salaire Minimum en NBA
Comme dans tout autre domaine, le salaire minimum d’un joueur NBA est estimé selon le niveau d’ancienneté du basketteur. Plus un joueur cumule d’années d’expérience, plus son minimum salarial augmente. Pour la saison 2025-2026, ces montants varient entre environ 1,27 million de dollars pour un rookie et plus de 3,6 millions pour un vétéran avec dix ans ou plus d’expérience.
Cette progression reflète la volonté de la ligue de récompenser l’expérience tout en alignant ces seuils sur l’évolution globale du plafond salarial, qui a augmenté cette année à près de 155 millions de dollars.
En NBA, les contrats au salaire minimum sont généralement de courte durée, souvent un ou deux ans. Il est très rare de voir un joueur avec un peu d'expérience obtenir un contrat minimum de plus de deux ans, même si, en théorie, un contrat de cinq ans est possible sous certaines conditions (comme avec les droits Bird).
Pour les joueurs comptant au moins trois ans d’ancienneté, la NBA a mis en place une règle avantageuse : lorsqu’ils signent un contrat minimum d’un an, leur salaire réel est respecté, mais seul le montant correspondant à un joueur avec deux ans d’expérience est comptabilisé dans le salary cap. Pour la saison 2025-2026, cette somme est fixée à 2 296 274 $. Cela permet aux équipes de recruter des vétérans sans trop pénaliser leur gestion financière.
Quel est le Salaire d’un Rookie ?
Dans le jargon NBA, un rookie est tout simplement un joueur qui a été sélectionné lors de la Draft. En NBA, le salaire des rookies est encadré par une grille spécifique appelée échelle salariale des débutants. Mise en place en 1995, elle vise à éviter que des joueurs sans expérience puissent négocier des contrats plus élevés que ceux des vétérans établis.
Depuis, les montants sont strictement encadrés : les salaires dépendent du rang de sélection et sont liés au plafond salarial global. Plus un joueur est choisi tôt, plus son salaire est élevé, avec des montants quasi systématiquement négociés à 120 % de la base prévue.
Par exemple, Cooper Flagg, sélectionné en première position de la draft 2025, devrait toucher environ 13,8 millions de dollars dès sa saison rookie, avec un total estimé à 62,7 millions sur quatre ans. À l’inverse, Yanic Konan Niederhauser, choisi en 30e position, percevra environ 2,7 millions pour sa première année.
Les joueurs sélectionnés au second tour ne sont pas soumis à cette échelle. Leur contrat dépend des négociations avec les franchises et est souvent moins avantageux : rémunération plus faible, garanties limitées, et recours fréquent aux two-way contracts, qui leur permettent de jongler entre NBA et G League.
NBA Business : Le vrai revenu des joueurs
Contrats Rookies : Salaires Saison 2025-2026
Les joueurs sélectionnés au premier tour de la draft NBA signent des contrats standardisés appelés rookie scale contracts, d’une durée de 4 ans : les deux premières années sont garanties, et les deux suivantes sont des options d’équipe. Le montant du contrat dépend de la position à la draft et du salary cap en vigueur.
Pour la saison 2025-2026, les salaires des rookies sont les suivants :
- 1er choix : 62,73 Millions de dollars sur 4 ans
- 2e choix : 56,14 M$
- 3e choix : 50,44 M$
- 4e choix : 45,49 M$
- 5e choix : 41,21 M$
- 6e choix : 37,44 M$
- 7e choix : 34,19 M$
- 8e choix : 31,34 M$
- 9e choix : 28,82 M$
- 10e choix : 27,39 M$
- 15e choix : 22,51 M$
- 20e choix : 17,73 M$
- 25e choix : 15,31 M$
- 30e choix : 14,09 M$
Ces montants correspondent à 120 % de l’échelle salariale, car en pratique, la quasi-totalité des rookies signent pour 120 % de cette échelle, ce qui est le maximum autorisé.
Enfin, les joueurs non draftés peuvent signer des two-way contracts, leur permettant de partager leur temps entre la NBA et la G-League.
Focus sur Wemby: Pour sa troisième saison NBA (2025-2026), Victor Wembanyama percevra un salaire de 13 376 880 $ avec les San Antonio Spurs. Ce montant correspond à la grille salariale des rookies pour un premier choix de Draft. Son contrat de 4 ans est estimé à 55,1 millions de dollars, avec des augmentations progressives chaque saison. À noter que Wembanyama est actuellement le 133e joueur le mieux payé de la ligue, bien que son impact sur le jeu et sa popularité soient déjà immenses.
Le Salaire Maximum en NBA et Contrats Supermax
Tout comme avec le salaire minimum, le salaire maximum d’un joueur NBA dépend de l’expérience de celui-ci au sein de la ligue. Le plafond salarial fixé à 154 647 000 $ pour la saison 2025-2026 détermine le montant maximal qu’un joueur peut percevoir, selon son ancienneté en NBA.
Les revenus sont ensuite modifiés si le joueur procède à une re-signature avec sa franchise actuelle. Dans ce cas, la prolongation du contrat peut aller jusqu’à 5 ans. La hausse salariale annuelle avec la même franchise est alors de 8% contre 5% si le joueur décide de changer d’équipe.
Pour les joueurs vétérans d’au moins 10 ans d’ancienneté dans la ligue, la franchise peut proposer le contrat supermax. Celui-ci permet de garder les meilleurs éléments dans l’équipe grâce à un salaire supérieur au maximum standard. Les vedettes ont ainsi moins de chance de passer en free agency. Le joueur doit néanmoins avoir été élu MVP de la ligue, défenseur de l’année ou All-NBA afin de bénéficier d’un contrat supermax.
Le supermax contract, réservé aux vétérans ayant au moins 10 saisons et une reconnaissance individuelle (sélection All-NBA, titre de MVP ou de Défenseur de l’année), est un levier stratégique pour les franchises. Il leur permet de verrouiller leurs joueurs stars sur le long terme, évitant ainsi qu’ils partent en free agency.
Ce système, mis en place par la convention collective (CBA), vise à inciter les stars à rester fidèles à leur équipe d’origine en leur offrant un contrat plus long et plus lucratif.
Ce type de contrat reste rare, mais joue un rôle clé dans la stabilité des effectifs compétitifs.
Contrats Records
- Jayson Tatum a battu tous les records en 2024 avec une prolongation supermax de 5 ans pour 314 000 000 $, soit le contrat le plus élevé jamais signé en NBA.
- Shai Gilgeous-Alexander, de son côté, a décroché un deal impressionnant de 4 ans pour 285 000 000 $, devenant le joueur avec le salaire moyen annuel le plus élevé à ce jour (environ 71 250 000 $/an).
- LeBron James, après plus de deux décennies sur les parquets, détient désormais le record absolu en termes de gains cumulés en NBA, avec environ 581 000 000 $ garantis.
Il est donc en tête de liste des plus gros contrats de joueurs NBA.
Aperçu des Salaires des Meilleurs Joueurs NBA en 2025
Cette dernière saison NBA voit une explosion de chiffres au niveau du salaire des meilleurs joueurs. En effet, le top 10 touche plus de 50 M$ annuels sur le parquet, du jamais vu ! Stephen Curry (Golden State Warriors) domine le classement 2025-2026 avec un salaire de 59 606 817 $.
Une question peut titiller : où se trouve LeBron James dans la liste ? Eh bien, celui-ci se classe en 13e position, avec un salaire de 52,68 M$. Il reste néanmoins le joueur NBA le plus puissant financièrement grâce à ses revenus hors parquet.
Salaire Moyen d’un Joueur NBA Comparé aux Autres Ligues et Sports
On dit que les salaires moyens des joueurs NBA sont les plus élevés des ligues sportives nord-américaines, toutes disciplines confondues. Pour la saison 2024-2025, leur salaire moyen s’élève à près de 11,9 millions de dollars par an, loin devant leurs homologues du baseball (MLB - 5,16 millions), du hockey (NHL - 3,5 millions) ou du football américain (NFL - 2,7 millions).
Ce décalage s'explique en partie par la structure des effectifs (moins de joueurs par équipe en NBA) mais aussi par la nature des contrats : en NBA, la plupart des salaires sont entièrement garantis, même en cas de blessure ou de baisse de performance.
À l’inverse, en NFL notamment, de nombreux contrats ne le sont qu’en partie, ce qui réduit la sécurité financière des joueurs.
Si les joueurs NBA sont aussi bien rémunérés, c’est aussi parce qu’ils sont peu nombreux. Au total, ils sont 448 à se partager une enveloppe de 1,9 milliard d’euros. En NFL (football américain), il y a 3,3 milliards d’euros versés au total dans les salaires, mais 1684 joueurs !
Voici un tableau comparatif des salaires moyens dans les principales ligues sportives :
| Ligue | Sport | Salaire Moyen (USD) |
|---|---|---|
| NBA | Basket-ball | 11,9 millions |
| MLB | Baseball | 5,16 millions |
| NHL | Hockey sur glace | 3,5 millions |
| NFL | Football américain | 2,7 millions |
Fait intéressant : la NBA ne génère pas les plus gros revenus globaux. C’est la NFL qui arrive en tête avec 18 milliards de dollars annuels, contre 8,76 milliards pour la NBA. Pourtant, la NBA compense par une influence mondiale bien plus forte, notamment grâce à sa popularité croissante en Europe et en Asie, qui dope la valeur commerciale des joueurs et leur potentiel de revenus hors terrain.
Alors oui, les salaires NBA sont les plus élevés du sport professionnel nord-américain, mais dans un écosystème où la visibilité internationale et la structure des contrats comptent autant que les recettes totales.
Les Mascottes NBA, Elles Aussi Millionnaires ?
Même sans marquer de panier, certaines mascottes NBA gagnent mieux que des joueuses WNBA ou des arbitres professionnels. Si ces chiffres peuvent étonner, ils s’expliquent par la nature du travail : cascades physiques, shows à chaque match, apparitions dans des événements caritatifs ou marketing… Ces personnages sont de véritables ambassadeurs de leur franchise.
Voici quelques exemples de salaires de mascottes NBA :
- Rocky the Mountain Lion (Denver Nuggets) : 625 000 $ par an
- Harry the Hawk (Atlanta Hawks) : 600 000 $
- Benny the Bull (Chicago Bulls) : 400 000 $
- Go the Gorilla (Phoenix Suns) : 200 000 $
- Hugo the Hornet (Charlotte Hornets) : 100 000 $
À titre de comparaison, le salaire moyen d’une mascotte NBA est estimé à environ 60 000 $ par an, ce qui rend ces cas exceptionnels d’autant plus remarquables. Rocky, par exemple, est une légende à Denver et a même été intronisé au Mascot Hall of Fame.
Même si ces cas restent exceptionnels, ils montrent que dans l’écosystème NBA, le spectacle se joue aussi en dehors du parquet.