Tous les athlètes participant aux JO de Paris 2024 en rêvent, la médaille d’or olympique représente le graal dans la carrière de la plupart des champions engagés aux Jeux. Mais lorsqu’ils remportent une épreuve, les athlètes ne repartent pas seulement avec une breloque : une dotation financière est également versée aux champions olympiques, dont la somme dépend du pays et de la discipline dans laquelle ils se produisent.
Le Comité international olympique (CIO) ne délivrant aucune prime aux médaillés, tout dépend de la politique mise en œuvre par les différents gouvernements et fédérations. Décrocher l'or, l'argent ou le bronze aux Jeux Olympiques permet aussi de recevoir de l'argent, de percevoir des primes, dont le montant est à la discrétion du pays qu'ils représentent. Car aucune règle ne régit vraiment ces primes, le Comité international olympique (CIO) ne prévoyant aucune récompense monétaire pour les médaillés. Le reste du montant repose donc sur la politique des pays participant aux Jeux Olympiques.
Les sportifs qui remportent une médaille aux Jeux olympiques de Paris reçoivent une prime plus ou moins élevée. Remporter une médaille d’or lors des Jeux olympiques ne signifie pas forcément faire fortune. En effet, une prime est souvent versée aux sportifs, mais ce montant varie d’un État à l’autre.
En plus de leur magnifique médaille sertie d'**un petit morceau de tour Eiffel**, les athlètes français qui parviennent à accéder à un podium olympique vont bénéficier d'une prime, dont le montant varie en fonction du métal glané. Une enveloppe est aussi attribuée aux membres de l'encadrement qui les ont accompagnés dans leur parcours jusqu'aux Jeux olympiques de Paris. À l'étranger, les athlètes médaillés reçoivent aussi plusieurs récompenses, financières mais aussi plus insolites.
La France compte déjà plusieurs médailles, dont l'or remporté par Antoine Dupont et l’équipe de France de rugby à 7. En France, en cas de médaille en relais ou dans une épreuve par équipe, chaque membre du collectif médaillé percevra la prime correspondant au métal obtenu, sans division entre coéquipiers. Un relais champion olympique rapportera donc 80 000 € à chacun de ses membres médaillés.
En France, pour les Jeux de Milan-Cortina, la dotation sera la même que pour les JO de Paris : 80 000 euros pour une médaille d'or, 40 000 euros pour l'argent et 20 000 euros pour le bronze. Des sommes en hausse par rapport aux Jeux d'hiver de Pékin et aux Jeux d'été de Tokyo, où chaque athlète pouvait prétendre à 65 000 euros pour l'or, 25 000 euros pour l'argent et 15 000 euros pour le bronze. Ce sont ces mêmes sommes, « versées par l'État sur les crédits inscrits au budget du ministère chargé des Sports », comme l'indique un arrêté paru au Journal officiel.
En France, les primes sont en augmentation par rapport aux précédents JO. La France, verse une prime de 80 000 euros à ses médaillés d’or. Une somme qui a augmenté par rapport aux jeux de Tokyo de 2021 où elle s’élevait à 65 000 euros. Les médaillés d’argent français se voient attribuer 40 000 euros, contre 25 000 euros au Japon. Les médaillés de bronze perçoivent 20 000 euros, alors qu’ils empochaient 15 000 euros en 2021.
Par ailleurs, "chaque sportif d'un collectif médaillé se voit attribuer la prime correspondant à son niveau de médaille". Par exemple, tous les membres du rugby à sept médaillés d'or vont toucher la prime de 80.000 euros. Antoine Dupont et ses coéquipiers recevront donc chacun la somme de 80 000 euros.
Aussi, certaines collectivités locales mettent la main à la poche, comme la métropole Aix-Marseille-Provence, qui attribue jusqu'à 10.000 euros en plus aux médaillés olympiques licenciés sur son territoire.
Il faut noter que depuis les JO 2024, un dispositif a été créé pour que les entraîneurs des athlètes médaillés perçoivent aussi une prime équivalente à celle de leur athlète, à se partager entre entraîneurs.

Des primes sont également attribuées aux entraîneurs et autres professionnels qui accompagnent les athlètes, en fonction "des missions et du degré de contribution à la performance du sportif médaillé, sur la base d'une grille". Il y a un plafond : "La totalité des sommes perçues par un même bénéficiaire membre de l'encadrement d'un sportif ne peut pas excéder la prime associée à la plus haute médaille à laquelle il a contribué (et si un entraîneur contribue à 3 médailles d'or, il aura au maximum 80.000 euros)", a précisé le ministère des Sports. Par ailleurs, "pour les membres de l'encadrement, les primes s'apprécient distinctement pour les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques".
Ces primes sont toutefois imposables. Depuis les Jeux de Tokyo (disputés en 2021), elles sont soumises à l'impôt sur le revenu, ce qui a relancé le débat autour du « net » réellement perçu par les athlètes. Un mécanisme spécifique permet toutefois, sous conditions et sur option, d'étaler l'imposition sur plusieurs années : pour Paris 2024, le dispositif décrit permettait un étalement sur quatre ans.
En plus des médailles, les athlètes concourant lors des Jeux de Paris 2024 peuvent également repartir avec une dotation financière, selon leur fédération.
Comparaison avec d'Autres Pays
Par rapport aux autres pays, c'est nettement moins que l'Italie, qui promet 180 000 euros à ses médaillés d'or, mais plus que l'Allemagne (30 000 € pour une médaille d'or), les États-Unis (37 500 $, environ 31 700 euros pour une médaille d'or), ou le Canada (environ 12 400 € pour une médaille d'or). Dans d'autres pays, les athlètes médaillées ne reçoivent absolument aucune prime. C'est notamment le cas en Norvège et en Suède.
Malgré son statut de pays organisateur, la France ne propose cependant pas les primes les plus élevées à ses athlètes. En Europe, l’Italie fait mieux et offre 180 000 euros à ses champions olympiques. Ailleurs dans le monde, certains pays asiatiques font carrément sauter la banque, à l’image d’Hongkong et des 700 000 euros de prime offerts aux médaillés d’or, une somme dont va profiter l’athlète Vivian Kong, titrée en escrime, catégorie épée féminine, samedi face à la Française Auriane Mallo-Breton.
Les sportifs étrangers reçoivent aussi des primes de leur pays... mais parfois également des récompenses plus insolites. Les athlètes sud-coréens médaillés se voient ainsi exemptés de service militaire. Celui-ci y est normalement obligatoire pour tous les hommes valides, appelés au moins 18 mois sous les drapeaux.
Un champion olympique polonais dans un sport individuel doit lui recevoir un diamant, une prime de 250.000 zlotys (58.000 euros), un appartement de deux pièces, un tableau et un bon pour les vacances. "Je voulais que nos athlètes (...) soient traités d'une manière spéciale, unique", a déclaré Radoslaw Piesiewicz, le président du Comité olympique polonais.
Les athlètes irakiens qualifiés aux JO-2024 ont eux reçu une parcelle de terre ainsi qu'un versement de quelque 6.600 euros, d'après le Comité olympique irakien. Ils bénéficieront aussi d'un traitement mensuel de 400.000 dinars (275 EUR) du gouvernement. L'haltérophile Ali Ammar Yasser a reçu une voiture et une parcelle après sa qualification. Le Comité lui a promis un million de dollars (916.000 EUR) s'il décrochait le bronze.
En revanche, certains pays ne proposent aucune récompense financière à leurs sportifs, comme la Suède et la Norvège, les forçant à se contenter des primes allouées par les fédérations internationales. World Athletics, l’instance régissant les compétitions d’athlétisme, offre par exemple 46 000 euros à chaque athlète titré dans la discipline.
Voici un tableau comparatif des primes offertes par différents pays pour une médaille d'or aux Jeux Olympiques :
| Pays | Prime pour une médaille d'or (en euros) |
|---|---|
| Hong Kong | 700 000 |
| Italie | 180 000 |
| France | 80 000 |
| Allemagne | 30 000 |
| États-Unis | 31 700 |
| Canada | 12 400 |
| Norvège | 0 |
| Suède | 0 |
PARIS 2024 - Toutes les MÉDAILLES de la délégation FRANÇAISE lors des Jeux Olympiques
En conclusion, bien que la France ait augmenté ses primes, elle reste dans la moyenne par rapport aux autres pays. Les récompenses varient considérablement, allant de primes importantes à des récompenses plus insolites, voire à l'absence de récompense financière.