Le RC Lens : Un Parcours Semé d'Embûches en Ligue 2 et le Retour Triomphal en Ligue 1

Le Racing Club de Lens, club populaire français, a connu des moments difficiles en Ligue 2 avant de retrouver sa place en Ligue 1. Avec 56 saisons de Ligue 1 à son actif, le RC Lens est un club historique du football français.

Les supporters du RC Lens sont souvent considérés comme les meilleurs de France, fidèles et nombreux malgré la taille de la ville. Lors de la saison de la remontée en 1991/1992, le RC Lens a reçu Marseille au stade Bollaert devant près de 51 000 spectateurs, remportant ce match mémorable 2-1.

Des Années Difficiles en Ligue 2

Après une décennie de galères et cinq saisons de suite en Ligue 2, le RC Lens retrouve enfin l’élite du football français : la Ligue 1 ! Pendant ce bail en Ligue 2, malgré le soutien indéfectible Lens ne faisait plus guère rêver.

En juin 2017, Lens touche du doigt son rêve de remonter, mais un but d’Amiens à la 95e minute de la dernière journée, le prive de la monéte. La saison suivante commence de la pire des façon pour le Racing qui enregistre sept défaites consécutives; Alain Casanova n’y résiste pas.

Seulement, Lens reste un club attrayant, par son histoire et son public, et repart de l’avant à l’été 2018. Les Sang et Or sont irréguliers, mais ils parviennent à décrocher une cinquième place inespérée synonyme de barrages vers la L1.

Au caractère, Lens ira s’imposer sur la pelouse du Paris FC puis celle de Troyes. Après un match nul, frustrant, sur sa pelouse (1-1), les Artésiens doivent marquer à Dijon. Mais le destin prend plaisir à tourmenter les esprits lensois, 11 ans après cette descente surprise en 2008 au moment où le club semblait s’imposer parmi les meilleurs de France.

La sentence est irrévocable, Lens ne montera pas (Défaite 3-1). Cette équipe de Lens nous a redonné la fierté d’être lensois durant les barrages. Les gens dans le bassin minier sont habitués à ce genre de souffrances.

On va sortir de là plus forts. On essaiera d’éviter les barrages l’an prochain et de monter en Ligue 1 directement, annonce déjà Joseph Oughourlian. Malgré une énième déception, ce Lens a montré du cœur.

En cette saison 2019/2020, sous la houlette de Philippe Montanier dans un premier temps, Lens retrouve les sommets de la Ligue 2. Les Nordistes sont solides jusqu’à la trève. Et comme une histoire déjà écrite à l’avance, les Lensois se prennent à nouveau les pieds dans le tapis.

La direction lensoise réagit vite et limoge Philippe Montanier alors que le club reste 3e. Il y avait un certain nombre de problèmes identifiés, explique Arnaud Pouille, directeur général, en conférence de presse. La dynamique était cassée, elle avait volé en éclats.

Il y avait une dynamique de faible performance depuis janvier avec trois contre-performances contre Grenoble (0-0), à Châteauroux (2-3) et la claque reçue à Bollaert contre Caen (1-4). L’énergie semblait avoir disparu. Ni lui ni Lens ne le savent encore, mais il reste deux petits matches à disputer. Le premier sera remporté, à nouveau sur la pelouse du Paris FC (2-0).

Sotoca ne craque pas et Lens s’impose (1-0) et prend la deuxième place du championnat à cette occasion. Cette fois, le destin n’aura pas la peau des Sang et Or.

La Montée en Ligue 1 Officialisée

Après une réunion à la Ligue de football professionnel (LFP) ce jeudi 30 avril 2020, la montée du RC Lens en Ligue 1 a été officialisée. C’est la Ligue de football professionnel (LFP) qui a tranché ce jeudi 30 avril 2020 à 17 h après une réunion de haute importance.

Le peuple lensois peut exulter. C’est officiel, le RC Lens est promu en Ligue 1. La LFP a suivi les recommandations de la Fédération française de Football qui proposait de figer les classements à la dernière journée jouée complètement.

Le classement a donc été calculé selon le critère du ratio « nombre de points par matchs joués » à l’issue de la 28e journée pour les deux championnats. Le Conseil d’Administration a décidé d’adopter le principe de deux montées et deux descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2″, a expliqué Didier Quillot, directeur général de la LFP.

Actuel 2e de Domino’s Ligue 2, le RC Lens est donc propulsé à l’étage supérieur, en compagnie du FC Lorient. Amiens et Toulouse font le chemin inverse et intègrent la deuxième division.

Toute la journée, les supporters lensois s’en sont donnés à coeur joie sur les réseaux sociaux jusqu’à la libération avec le point presse de la Ligue. Le peuple Sang et Or attendait ce moment depuis longtemps même si de nombreux supporters auraient préféré arracher la montée sur le terrain et la fêter dans d’autres circonstances…

Quoi qu’il en soit, le RC Lens retrouvera l’OM, le PSG, l’OL, Saint-Etienne et évidemment le LOSC en Ligue 1 pour l’exercice 2020-2021. Le cauchemar est enfin terminé.

Le RC Lens évoluera en Ligue 1 la saison prochaine. « Le Conseil d’administration a décidé d’adopter le principe de 2 montées et 2 descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2. Il n’y aura pas de barrages.

Il y aura une Assemblée Générale de la LFP le 20 mai prochain pour arrêter les décisions définitives. Les classements, cela a été attribué selon un indice de performance et un critère du ratio « nombre de points/matches joués » à l’issue de la 28e journée. C’est la même règle adoptée par la FFF. » a indiqué le dirigeant d’une conférence de presse téléphonique.

La saison de Ligue 2 a donc été arrêté à l’issue de la 28e journée de Ligue 2. Le RC Lens accède à la Ligue 1 grâce à sa 2e place de Ligue 2 juste derrière Lorient, sacré champion de France de Ligue 2.

Via un communiqué, la LFP a explicité ses décisions. Le Conseil d’Administration rappelle l’objectif de démarrer la Ligue 1 et la Ligue 2 au plus tard les 22 et 23 août 2020.

Le succès des Sang et Or à Lorient (3-1) permet à Lens d’aborder les deux dernières journées du championnat en position très favorable pour la 2e place, synonyme de qualification directe pour la Ligue des champions, trois ans après son retour dans l’élite.

Les Sang et Or n’iront pas jusqu’à la remercier, cela ferait mauvais genre, et surtout, cela ne correspond pas à leurs valeurs, mais force est de reconnaître qu’elle aura compté pour la suite, d’une certaine façon.

L’apparition brutale du Covid-19 en 2020 a stoppé le cours normal de nos vies, et ce plusieurs mois durant, entraînant par la même occasion l’interruption définitive des championnats de football, lorsque le premier confinement a été décrété.

Le 9 mars 2020, quand il inscrit ce penalty qui offre la victoire et la deuxième place de Ligue 2 aux Sang et Or, Florian Sotoca ne mesure pas complètement la portée de son but. L’attaquant est encore loin de se douter qu’il offrira la montée en Ligue 1 à son équipe, après cinq années de galères, de tâtonnements, de doutes, de désillusions, de faillites.

L’actionnaire principal et président du Racing Club de Lens depuis 2018, Joseph Oughourlian, a remis le club sur les rails, mais la montée en Ligue 1 était indispensable pour assurer l’autonomie et la pérennité financière d’un club de cette dimension, les ressources étant plus importantes à l’étage supérieur.

La première étape de cette ascension vers les sommets prend fin le 30 avril 2020, quand la LFP a entériné la montée de Lens.

Le stade Bollaert va de nouveau enflammer les soirées de Ligue 1. Le RC Lens est officiellement de retour dans l’élite après l’annonce de la LFP ce jeudi après-midi.

La LFP a tranché : le RC Lens va retrouver la Ligue 1 cinq ans après l’avoir quittée. Une éternité pour un club historique du championnat de France. Les «Sang et Or» sont passés par tous les états ces cinq dernières années.

En 2020, le RC Lens était encore en Ligue 2. En 2023, il vient de gagner son ticket pour la Ligue des champions. Retour sur ces saisons qui ont permis au Racing d’effectuer cette bascule historique. Les heures sombres semblent bien loin.

Ces maudites années 2010 où le Racing galérait en Ligue 2. Où l’euphorie du retour en Ligue 1 (2014-2015) avait à peine eu le temps de monter que lui succédait une rétrogradation, jusqu’à l’angoisse de 2017-2018, quand il fallut lutter pour ne pas plonger en National.

Franck Haise : L'Artisan de la Réussite

La ferveur de Bollaert est de retour dans l’élite, qui voit débarquer un jeune technicien nommé Franck Haise, passé de coach de la réserve à celui de l’équipe première en février 2020, après le limogeage de Philippe Montanier. Inconnu de l’élite, Franck Haise va vite apprendre à se faire connaître.

Aux côtés de Florent Ghisolfi, l’ancien directeur sportif (parti depuis chez Ineos), l’entraîneur artésien s’est toujours attaché à bâtir un effectif cohérent, que la gouvernance sportive du RC Lens a enrichi chaque année depuis 2021.

"La clé, c’est la stabilité, du projet et de ce qu’on est en train de mettre en place depuis 2017", confiait le directeur général du club Arnaud Pouille, en novembre 2022.

Le recrutement ciblé, intelligemment pensé, a permis à Lens de repérer le latéral Przemyslaw Frankowski aux Etats-Unis, de donner sa chance à Jonathan Clauss, alors en D2 allemande, à l’Arminia Bielefeld. Mais aussi d'attirer le Belge Loïs Openda, auteur de 19 buts cette saison, ou encore le capitaine Seko Fofana, un temps courtisé par le PSG en raison de ses incroyables performances réalisées lors de la saison 2021-2022. Tous sont arrivés ces trois dernières années, jouant un rôle majeur dans l’épopée lensoise.

L’identité de cette équipe s’est forgée autour de deux aspects chers à Franck Haise: la cohésion et la générosité. "C’est une équipe qui dégage beaucoup de force, de cohésion et d’enthousiasme", était bien obligé de reconnaître Christophe Galtier début janvier, après la défaite du PSG (1-3) à Bollaert.

Invincibles en Ligue 1 jusque-là, les Parisiens étaient tombés sur une formidable équipe lensoise. Il aura pourtant fallu des ressources considérables au club pour digérer les bouleversements opérés à l’automne avec les départs successifs de nombreux cadres, de Florent Ghisolfi à Laurent Bessière, l’ancien directeur de la performance.

Mais cela ne s’est jamais ressenti sur les résultats. "Il faut féliciter aussi les dirigeants qui font un travail remarquable. Ils font un travail de l’ombre. On pense souvent à des victoires contre Marseille ou Monaco, mais il ne faut pas oublier que lors de la trêve et du remue-ménage né des départs de personnes importantes, ces mecs-là ont pris des décisions fortes pour rassurer tout le monde", soulignait Jean-Louis Leca après la très importante victoire contre l’OM, le 6 mai dernier.

Un précieux succès qui s’inscrivait dans la lignée des récentes performances d’un club qui aura su se remettre d’aplomb après un mois de février plus compliqué, s’appuyant sur la force de son groupe, et les liens forts qui unissent les joueurs au sein de cette équipe, pour repartir de l’avant.

"L’ambition naît dans un vestiaire", estimait Arnaud Pouille en fin d’année dernière. Celle du RC Lens n’a plus de limites.

Si le titre paraît hors d’atteinte désormais, la Ligue des champions est à portée de main et semble ne plus pouvoir échapper à des Lensois qui ne l’ont plus disputé depuis la saison 2002-2003.

Les Défis Financiers et la DNCG

La DNCG a finalement rendu un verdict favorable, mardi soir, en autorisant le RC Lens à évoluer en Ligue 2 la saison prochaine.

Pour l'instant, en l'absence de nouveaux investisseurs, le RC Lens semble devoir composer avec les moyens du bord. Selon Daniel Percheron, les Sang et Or auraient réuni les 4 millions exigés par la DNCG grâce aux transferts de trois de ses anciens joueurs et aux pourcentages reçus en tant que club formateur : celui de Serge Aurier de Toulouse au PSG sur lequel Lens doit toucher 20% en vertu d'une clause à la revente (soit environ 2 millions d'euros) ; celui de Gaël Kakuta de Chelsea à Séville sur lequel le RCL aura droit à 1.5% grâce au "mécanisme de solidarité" mis en place par la FIFA (soit un peu plus de 50 000 euros) ; et celui enfin de Geoffrey Kondogbia de Monaco à l'Inter Milan.

Concernant ce dernier joueur, le club artésien va faire coup double. Lens devait déjà empocher 750 000 euros à la suite d'un jugement favorable du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne, concernant le précédent transfert de Kondogbia, en 2013, de Séville à Monaco. Ces deux clubs avaient tenté de contourner les règlements FIFA pour éviter de s'acquitter des 3% qui auraient dû revenir aux Sang et Or en tant que club formateur.

Mais Lens va aussi toucher un nouveau versement grâce au transfert du joueur conclu cette semaine entre Monaco et l'Inter pour un montant qui pourrait dépasser les 40 millions d'euros. Selon nos calculs, le club artésien récupérerait au moins 1.2 million sur cette transaction.

Pour doper ses recettes, Lens pourrait aussi vendre plusieurs joueurs dans les jours ou les semaines qui viennent. L'Equipe évoque ce mercredi les noms de Jean-Philippe Gbamin, Wylan Cyprien et Baptiste Guillaume.

Jusqu'ici les clubs acheteurs semblent avoir joué la montre et attendu que la DNCG décide du sort des Sang et Or pour formuler des offres. Avec l'assurance désormais d'évoluer en Ligue 2, le mercato lensois pourrait se décanter.

Côté dépenses, l'heure semble être aux économies drastiques. En mai, Gervais Martel évoquait un budget de 25/30 millions d'euros. Finalement, selon L'Equipe, le budget pour la prochaine saison serait plutôt de 10/12 millions. Du simple au double, c'est-à-dire bien plus que les coupes budgétaires effectuées entre 2012 et 2013 par le Crédit Agricole Nord de France, lorsque la banque avait le contrôle du club.

Daniel Percheron évoquait mardi soir, dans La Voix du Nord, une "masse salariale à la baisse". La DNCG a effectivement décidé - comme ces deux dernières saisons - d'encadrer cette masse sariale et a interdit le club de recruter "à titre onéreux" (pas de transferts payants).

Le défenseur Ludovic Baal - joueur le mieux payé cette saison (55 000 euros mensuels d'après L'Equipe) - est parti à Rennes, et d'autres pourraient suivre. Mais la compression de la masse salariale ne suffira pas à diviser les dépenses par deux.

Mardi soir, le RCL a également obtenu un petit coup de pouce de la ville de Lens, propriétaire du Stade Bollaert-Delelis. Comme nous l'annoncions lundi, le conseil municipal a accepté que le club rembourse 650 000 euros de loyer qu'il doit à la ville de manière fragmentée jusqu'en 2052.

Cette somme correspond à trois échéances de loyer qui ont été différées en raison des travaux réalisés dans le stade pour l'Euro-2016. Initialement, elle devait être intégralement versée entre mars 2016 et mars 2017. Concrètement, les Sang et Or auraient donc dû payer un total de 876 704,64 euros HT à la ville la saison prochaine (1 052 049,26 euros TTC). Finalement, ils ne verseront que 231 091,37 euros HT.

La diminution de charges est conséquente, mais elle reste insuffisante. Il faut donc s'attendre à ce que d'autres coupes budgétaires soient annoncées. Mais à quel niveau ?

Ligue 2: à Lens, des milliers de supporters fêtent la montée de leur club en Ligue 1 - 17/05

Tableau Récapitulatif des Réalisations du RC Lens

Compétition Nombre de fois
Champion de France de Ligue 1 2
Premier de Ligue 2 5
Finaliste de la Coupe de France 3
Vainqueur de la Coupe de la Ligue 1
Finaliste de la Coupe de la Ligue 1

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