Combien de Kilomètres un Joueur de Foot Parcourt-il Par Match ?

Les joueurs de football parcourent une dizaine de kilomètres par match. Une sacrée distance qui passe inaperçue, loin d’être considérée en priorité dans ce sport surmédiatisé du ballon rond. Et pourtant, la course à pied est un élément clé de la performance, même si elle reste souvent vécue comme une corvée.

Au-delà de la préparation physique, le football impose un effort de course à pied spécifique, mêlant endurance et intermittence. Cette dernière consiste à enchaîner des séquences explosives, à haute intensité, entrecoupées de temps de récupération. « Le football, c’est une discipline hyper complète en matière de course », affirme d’emblée Mourad, entraîneur au CSM Bonneuil Football.

Les joueurs entretiennent un rapport mitigé avec la course à pied, alors qu’au sein d’une même équipe, ils cumulent près de 10 km par match. Plus précisément, les chiffres de l’Observatoire du football CIES montrent que les défenseurs centraux sont ceux qui parcourent le moins de distance (9,2 km en moyenne), tandis que les milieux de terrain en couvrent le plus (10,6 km). L’étude souligne également que les joueurs courent davantage lorsque leur équipe a moins le ballon.

Peu importe le championnat, qu’il soit professionnel ou amateur, les écarts restent faibles et confirment une chose : la course à pied est intrinsèquement liée à ce sport collectif. Malgré ses bénéfices évidents, elle reste pourtant redoutée par les joueurs, tout de même conscients de son rôle crucial dans leur préparation.

Lorsque vous regardez un match de soccer, vous réalisez que les joueurs marchent beaucoup. En fait, ils marchent plus qu'ils ne courent! Tout être humain le moindrement en forme n'aura aucune difficulté à parcourir 7 à 10 kilomètres en 90 minutes en marchant d'un bon pas.

La moyenne de distance de déplacement d'un joueur pendant un match tourne autour de 10 kilomètres. Le pourcentage des efforts est sensiblement le même pour tous les joueurs, surtout ceux portés vers l'attaque. En gros, 85% de leur distance parcourue est à bas régime, 7% à intensité moyenne et 8% à pleine capacité.

Note intéressante, les gardiens de buts se déplacent beaucoup eux aussi. Ils courent rarement, mais doivent couvrir un grand territoire. En moyenne 5 km par match.

V Hulin #1 l'importance de la préparation physique

Préparation et Entraînement

Pendant les trêves, et notamment la plus longue, celle de l’été, les joueurs sont amenés à courir en autonomie plusieurs fois par semaine, en augmentant généralement les volumes au fil des semaines. Des sorties de course sont intégrées à leur programme, qu’ils peuvent suivre ou non, même s’il est fortement conseillé de respecter le calendrier afin d’arriver prêt à la reprise. « On leur demande de faire des efforts », poursuit Mourad, conscient que ce n’est pas une partie de plaisir pour tous.

Baptiste, joueur de R1 au club du Val Yerres Crosne AF, s’en accommode plutôt bien. « Souvent, je ne respecte pas vraiment le programme, je le fais un peu à ma manière. Mais j’essaie quand même de m’en inspirer, en faisant surtout du fractionné. » Cette liberté lui permet d’intégrer plus facilement la préparation à son rythme de vie de vacancier. Mais cette souplesse est relativement récente.

Aujourd’hui, les contenus de préparation ont évolué. Des exercices jugés plus efficaces permettent de développer ce que les entraîneurs appellent « l’endurance-capacité ». L’objectif : courir comme si l’on avait le ballon, mais sans ballon. Sur une semaine de travail, les joueurs peuvent ainsi courir presque tous les jours, entre 5 et 8 kilomètres.

François, entraîneur et joueur à la JAM, rejoint les propos de l’entraîneur du Val-de-Marne : « La prépa, ça demande beaucoup de course de fond pour préparer le cardio, mais c’est surtout très bien de diversifier avec du fractionné, du style ’10/10’ ou ’15/15’ ». Hugo, un joueur senior, abonde ce second point : « Souvent, on nous demande d’être à allure tranquille, avec des poussées sur de courtes durées, autour de 80 à 85 % de la VMA. »

Évidemment, la clé d’une préparation réussie, c’est la régularité. « Il est conseillé de ne jamais couper. Pour une bonne prépa au niveau amateur, il faut compter entre 3 semaines et 1 mois. Tu commences par du footing, puis tu introduis progressivement la puissance », résume Mourad. Le constat est clair : « Si tu fais un bon travail d’endurance au départ, tu peux ensuite entrer plus rapidement dans les autres domaines de la préparation athlétique. » Fractionné, travail d’appuis, renforcement musculaire, gainage… Une préparation complète permet aussi de limiter les blessures dès la reprise.

À l’entraînement, les footballeurs sont amenés à courir, mais principalement ballon au pied. Néanmoins, une partie de la séance peut être consacrée au fractionné (15/15, 30/30), sur des formats de 10 à 20 minutes. Le jeune entraîneur de la JAM en prévoit parfois entre le début et le milieu de séance : « Si la séance dure 2 heures, on va en faire à la 30e ou 40e minutes. »

Selon les situations, la course peut aussi remplir une autre fonction : celle d’occuper certains joueurs pendant que d’autres disputent des matchs amicaux. « On fait une mi-temps chacun et on complète par du fractionné autour du terrain », décrit Baptiste.

Certains entraîneurs portent un regard différent, faute parfois de bagage suffisant pour encadrer une préparation athlétique de manière adaptée. « C’est une science, précise Mourad. Et aujourd’hui, dans le monde amateur, les éducateurs n’ont pas toujours toutes les prérogatives. » Certains se contentent de faire travailler l’endurance. « Beaucoup de joueurs arrivent alors en match complètement grillés, sans rythme, parce qu’ils n’ont pas habitué leur corps à des efforts longs et variés », observe-t-il.

D’où l’importance de bien répartir le travail entre effort long et effort intermittent, deux sollicitations qui n’agissent pas de la même manière sur l’organisme. Concrètement, la saison peut débuter par une phase majoritairement axée sur le footing, sur une semaine et demie à deux semaines, souvent en période de préparation. Progressivement, le travail se rapproche ensuite d’efforts intermittents, intégrés aux séances de jeu classiques avec ballon, en demandant davantage de rythme aux joueurs.

Ces séances prennent la forme de formats bien connus : 30/30 (30 secondes d’effort, 30 de récupération), 30/15, puis, en affinant, du 15/15, du 10/10, du 10/20, voire du 5/25. « Le travail intermittent dépend aussi des résultats au test VMA, de la capacité à soutenir des efforts longs en utilisant l’oxygène », précise Mourad. L’objectif : adapter les charges et constituer des groupes de travail cohérents selon le profil et les capacités de chacun.

Le fractionné peut même, plus rarement, laisser place à un vrai footing. En autonomie, le plus souvent. « Pendant la saison, c’est mieux de rajouter un footing dans la semaine », estime Hugo. Baptiste partage cet avis, même s’il reconnaît que l’intégrer à son rythme d’entraînement n’est pas toujours évident. « Des fois, je vais faire un footing, mais c’est quand même assez rare. Je n’ai pas forcément l’envie, ni le temps d’aller courir en dehors. »

Parfois, le footing se fait en groupe. À Yerres, il arrive que les joueurs se retrouvent pour une sortie en forêt. Une pratique peu fréquente, qui dépend beaucoup des entraîneurs. Celui de Baptiste, par exemple, n’est pas un grand partisan de la course à pied. « De manière générale, mon coach n’aime pas trop nous faire courir.

Contrairement aux professionnels, l’endurance et la condition physique ne sont pas toujours optimales, vous devez donc - d'une manière ou d'une autre ! Intégrez des séances en petits groupes (5 contre 5 ou 7 contre 7) avec une intensité soutenue.

Tous s’accordent sur un point : une bonne préparation rend meilleur. François nuance toutefois : « Courir régulièrement permet d’améliorer les qualités dites “athlétiques”, mais pas d’être meilleur techniquement, que ce soit sur la passe ou la frappe. » Le bénéfice se situe ailleurs, dans la capacité à répéter des efforts longs et intenses. « Si tu cours plus que ton adversaire, que tu es plus performant, plus rapide, que tu attaques plus vite les espaces et que tu es capable de répéter ces efforts, tu deviens plus dangereux que lui », souligne Mourad.

Faire une bonne préparation, c’est donc se donner les moyens d’avoir une longueur d’avance. Baptiste et Hugo le constatent sur le terrain. « Souvent, je me prépare plutôt bien avant la reprise et je sens que j’ai un peu d’avance sur certains qui ne l’ont pas fait », confie le premier. Le second assure : « Quand je me prépare mal, je le ressens directement. Et à l’inverse, quand je reviens en forme, ça se sent. »

Mourad insiste : « En théorie, en étant prêt physiquement (en ayant plus couru et donc en étant plus endurant), tu te maintiens en forme, tu es plus apte à la compétition et tu limites davantage les douleurs musculaires. Les coachs peuvent le répéter à l’infini, expliquer par A + B que courir les rendra plus performants… rien n’y fait. Il est rarissime, voire impossible, de croiser un footeux qui prenne vraiment du plaisir à courir sans ballon. Que ce soit pour un footing ou du fractionné, l’envie reste limitée.

Hugo l’assume d’emblée : « Je le fais quand je n’ai pas le choix. » Baptiste, issu d’une famille de coureurs, nuance un peu : « J’ai un rapport un peu ambivalent à la course. J’y vais par moi-même, mais ce n’est pas non plus un plaisir. Je le fais surtout pour rester en forme. » Il constate lui-même qu’ils sont souvent moins nombreux quand ils courent en forêt qu’à l’entraînement classique. Tous deux s’accordent sur un point : « Ça râle à chaque fois », « ça rouspète » dès qu’il s’agit de courir.

La stratégie pour motiver les quelques joueurs un minimum ouverts à la course réside peut-être dans la confrontation au chronomètre ou entre eux. Baptiste se sent clairement plus stimulé lorsque tout le monde part ensemble à un rythme accessible, avant d’accélérer en fin de séance. « On se mesure un peu, c’est plaisant », avoue-t-il.

Pour faire face à leur aversion pour la course, les « challenger » reste la clé. « Je leur donne une distance à parcourir le plus vite possible pour leur montrer que s’ils n’arrivent pas à faire 5 km en 25 minutes, c’est qu’ils sont encore un peu loin du niveau attendu », illustre Mourad. Le dialogue joue également un rôle important : expliquer les raisons, montrer l’intérêt de l’exercice, voire rappeler le devoir à accomplir pour que le physique suive.

Mais, finalement, ce qui prime, ce sont les habitudes des coachs, qui ont naturellement évolué. « On essaie de faire de la prépa intégrée, avec beaucoup de ballon, parce que les gars en ont marre de courir sans ballon. » Les pratiques actuelles diffèrent donc de celles qu’ils suivaient lorsqu’ils étaient jeunes joueurs. « Les gars ne veulent pas courir.

L’impact de la course, que ce soit en préparation individuelle ou intégrée à l’entraînement, est réel. Et c’est tout le paradoxe : une pratique essentielle, souvent perçue comme une contrainte, voire utilisée comme punition, alors qu’elle pourrait être abordée comme un jeu.

Comparaison avec d'autres sports

Il est intéressant de comparer la distance parcourue au football avec celle d'autres sports d'équipe :

SportDistance moyenne parcourue
Football11,2 km
Hockey9 km
Basketball4,5 km
Tennis4,8 km
Football Américain2 km

Comme le montre ce tableau, les footballeurs parcourent une distance considérable par rapport à d'autres sports d'équipe. Cependant, il est essentiel de considérer l'intensité et les spécificités de chaque sport.

Futsal vs Football à 11

Les deux types de football se différencient sur de nombreux aspects et convergent sur d'autres, mais dans cet article, nous nous concentrerons sur l'aspect physique. Dans lequel court-on le plus ? Quel est le plus intense ? Quel est le plus exigeant physiquement ? Tout d'abord, si vous ne savez pas très bien ce qu'est le Futsal, nous vous recommandons de lire cet article.

Pour effectuer une analyse objective, nous utiliserons la technologie GPS d'OLIVER PRO et comparerons en détail les métriques clés entre les deux types de football. Pour découvrir les différences physiques et athlétiques entre le futsal et le football à 11, il ne suffit pas d'analyser simplement la distance parcourue.

En nous plongeant dans la distance parcourue, le football à 11 prend clairement l'avantage. Les principales raisons en sont les dimensions du terrain de jeu et la durée des matchs. Ici, nous devons également tenir compte du contexte, car en raison des dimensions du terrain, les vitesses maximales sont plus élevées en football à 11 (un joueur a besoin d'environ 40 mètres en ligne droite pour l'atteindre).

D'autre part, un pilier très important du Futsal est l'intensité. Le futsal implique davantage de transitions, ce qui signifie que les joueurs interagissent beaucoup plus avec le ballon. Cela est dû, par exemple, à la taille du terrain de jeu. Un exemple clair en est les coups de ballon : un joueur de football à 11 en 1° RFEF fait en moyenne 15 coups (avec des pics de 30 à 45), tandis qu'un joueur de première division de Futsal en fait en moyenne 30 (avec des pics de 60 à 65).

Comme c'est le cas avec le football féminin, le futsal ne reçoit souvent pas la même attention que le football masculin. Certains exemples incluent la professionnalisation, l'investissement, les rémunérations et aussi la technologie.

Les bons résultats des équipes nationales et le rapprochement du sport des gens grâce aux réseaux sociaux et à la télévision font que le futsal gagne de plus en plus en importance dans l'agenda des fans de sport. Sans aucun doute, c'est une réponse que chacun doit donner pour lui-même.

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