Andrea Giani : De l'Allemagne à la Direction de l'Équipe de France de Volley-Ball

La Fédération Française de volley-ball a annoncé l'arrivée d'Andrea Giani en tant que nouveau sélectionneur des Bleus. Une légende du volley succède à une autre.

Andrea Giani en 2014 (Source: Wikimedia Commons)

Sélectionneur de l’équipe allemande depuis 2017, l’Italien Andrea Giani succède à Bernardinho. Nommé en avril 2021, Bernardinho a démissionné il y a une semaine pour raisons personnelles, huit mois seulement après sa prise de fonction.

Un Palmarès Impressionnant

Mais l’Italien de 51 ans a également brillé dans le costume d’entraîneur. On peut ajouter à ce palmarès sept sacres en Ligue mondiale entre 1991 et 2000, et deux Ligues des champions, en club avec Modène. Sélectionneur de la Slovénie, il a porté la jeune nation en finale de l’Euro en 2015, perdue contre...

La France remporte la Ligue des Nations de volley-ball en battant les Etats-Unis

Les Réactions à la Nomination

« Après avoir été l’un des meilleurs joueurs du monde, c’est aujourd’hui l’un des tout meilleurs entraîneurs, explique Eric Tanguy, président de la Fédération Française de volley. Nous nous étions d’ailleurs déjà intéressés à son profil lorsque nous cherchions un successeur à Laurent Tillie. Andrea Giani a l’habitude depuis qu’il s’est lancé dans la carrière d’entraîneur de coacher les plus grands joueurs, nous sommes très satisfaits qu’il ait accepté de relever le défi.

Objectifs Futurs

Les prochains objectifs de l’équipe de France seront la Ligue des Nations de mai à juillet 2022 et le championnat du monde, du 26 août au 11 septembre.

Qualification pour les JO 2020

L’équipe de France de volley-ball s’est qualifiée pour les Jeux olympiques 2020 de Tokyo en battant sèchement l’Allemagne (3-0) vendredi soir à Berlin, en finale du TQO. La France est qualifiée pour les JO 2020 !

L'équipe de France célébrant leur victoire aux JO 2020 (Source: Ouest-France)

Malgré les renoncements pour « raisons personnelle » (Stephen Boyer), malgré les absences sur blessures (Thibault Rossard, Trevor Clevenot), malgré les bobos (Julien Lyneel, Kévin Le Roux) qui ont limité la rotation, les hommes de Laurent Tillie ont surmonté tous les obstacles sur leur chemin vers le Japon.

Et comme souvent avec cette équipe de France, sa star Earvin Ngapeth a serré le jeu, pour donner le rythme. Il a également laissé son fils Kevin Tillie sur le banc, pour le faire rentrer dans les derniers moments de la rencontre. Des décisions identiques à celles qui avaient fait basculer une demi-finale contre la Slovénie jeudi.

A Tokyo cet été, la bande à Ngapeth voudra faire oublier la désillusion carioca, une élimination dès la phase de groupe alors qu'ils étaient arrivés au Brésil avec un titre de champion d'Europe en 2015 et une Ligue mondiale 2015.

Malgré la déception, on s'est remis en selle après trois mois. On avait tellement envie d'aller à Tokyo, ça semblait impossible avec tous les petites problèmes qu'on a eus.

TQO à Berlin : France vs Allemagne

Les Allemands, tombeurs avec autorité des Bulgares en demi-finale du Tournoi de Qualification Olympique, à Berlin, joueront la finale contre la France, ce vendredi (20 h 10). Choc des titans pour la finale du tournoi de qualification olympique de volley. Après un parcours renversant, la France va affronter l’Allemagne, autre équipe en forme dans ce tournoi. Un match historique tant la rivalité sportive entre les deux pays est présente.

Résultats Clés du Match

  • France - Allemagne : 25-20, 25-20, 25-23
  • Les Bleus, séduisants dans le jeu, ne sont plus qu'à un set des JO !
  • Ngapeth ! La France passe devant !

Constant Tchouassi en Allemagne

En quittant Mende pour Friedrichshafen, Constant Tchouassi a connu un changement de dimension. Il s’est retrouvé dans une grande institution, un club mythique et réputé dans toute l’Europe, qui se veut très compétitif.

Constant Tchouassi a été agréablement surpris par l’engouement et la popularité du volley en Allemagne. "La salle est toujours pleine et il y a beaucoup d’ambiance à chaque fois, décrit-il. On sent qu’il y a une vraie culture du sport."

Cédric Enard et le Berlin Recycling Volley

Jeudi dernier, chemise blanche arrosée de bière, Cédric Enard s’est élancé pour glisser dans le petit vestiaire visiteur, tout aussi houblonné, de la Zeppelin Halle de Friedrichshafen. Quelques minutes auparavant, ils venaient de conquérir ensemble le titre de champion d’Allemagne. Le onzième de l’histoire du Berlin Recycling Volley, le cinquième consécutif.

« C’était une saison difficile », glisse Cédric Enard. À cause du Covid bien sûr mais aussi, et surtout, à cause des blessures qui ont frappé son groupe.

Autant dire que les quatre défaites concédées lors de la saison régulière, la troisième place au classement au terme de celle-ci et l’élimination au stade des quarts de finale en Coupe d’Allemagne ont eu un certain retentissement outre-Rhin. « On commençait à rire de nous, surtout que Berlin est le club à abattre, se souvient le coach, qui a également mené son équipe en quart de finale de la Ligue des Champions face au finaliste italien Trento. Ça n’a pas été facile. On a traversé des moments difficiles, de doute. Mais tout le monde a toujours cru dans la capacité du groupe à aller au bout. Moi, tous les matins, je me lève en me disant que je veux être champion et que je veux tout gagner. Ce ne sont pas juste des paroles et il faut tout faire pour y arriver.

En demi-finale face à Düren, après la claque reçue lors du premier match de la série (1-3). Le déclic. Le réveil avait sonné et Berlin s’est éveillé pour renverser la situation et éliminer le club de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (3-1, 3-1) au terme d’un duel acharné, puis de “ sweeper ” en finale Friedrichshafen (3-2, 3-0, 3-0), contre qui Cédric Enard et les siens s’étaient pourtant inclinés à deux reprises en saison régulière.

Pour effacer la désillusion et l’injustice ressentie l’an passée quand le club berlinois, vainqueur de la Coupe et incontestable premier en terminant invaincu d’une saison régulière complète, avait été privé du titre après l’annulation des play-offs à cause du Covid.

Focus sur la Saison Actuelle de Berlin

Et ce nouvel exercice a parfaitement débuté pour le coach champion de France avec le Tours VB en 2018, vainqueur de la Supercoupe d’Allemagne dimanche aux dépens de Francfort (3-0). Déjà son sixième trophée outre-Rhin, après les deux titres de champion donc, la Coupe d’Allemagne 2020 et les Supercoupes 2019 et 2020.

Avec la Ligue des champions aussi. Quart de finaliste la saison passée, la formation berlinoise espère y retourner cette année, en sortant d’une poule, à priori abordable, où ils retrouveront le Zenith Saint-Petersbourg de Grebennikov, les Serbes de Novi Sad et un club passé par les tours préliminaires.

La lassitude l’avait même gagné il y a quelques mois. Mais elle s’est définitivement envolée pour laisser place à une motivation intacte. « L’état d’esprit des mecs est super. Ceux présents l’an dernier veulent vivre une aventure plus positive avec plus d’énergie et les nouveaux arrivent plein d’ambitions et veulent montrer des choses dans ce grand club. Tu sens tout le monde nourrit de bonnes intentions. C’est rafraîchissant.

Andrea Giani aux Commandes des Bleus

Jeudi après-midi, dans un gymnase d'entraînement des faubourgs de Ljubljana, aux commandes des champions olympiques français, Andrea Giani semblait s'amuser autant que sa nouvelle équipe. À l'orée de son premier Mondial comme entraîneur principal - il était assistant de l'Italie en 2014 -, le sélectionneur des Bleus (52 ans), successeur au pied levé du Brésilien Bernardinho, démissionnaire en mars dernier, ne laisse transparaître aucun stress.

Ce vendredi, pourtant, il entre avec les Bleus dans la compétition lesté de la pancarte de favori, en Slovénie, là même où il a vécu sa première expérience de boss durant l'été 2015, et face à l'Allemagne, qu'il cornaquait depuis 2017 avant de répondre favorablement à la proposition de la Fédération française, contrainte de trouver rapidement un successeur, et pas un succédané, au Brésilien.

« Quand je me retrouve face à l'Italie, la Slovénie ou maintenant l'Allemagne, l'émotion s'efface une fois le match lancé, je suis concentré à 100 % sur mon équipe. Mais je suis bien placé pour savoir que l'Allemagne sera dangereuse. Malgré l'absence de Grozer (le pointu), elle possède de très bons serveurs et les jeunes joueurs que je connais bien continuent de se développer », répond celui qui a systématiquement remporté une médaille - argent avec la Slovénie face à la France en 2015, argent avec l'Allemagne à l'Euro 2017, or avec la France à la Ligue des nations en juillet dernier - lors de ses débuts à la tête des trois équipes nationales.

Son travail, désormais, est de faire des Bleus des champions du monde pour la première fois, avant de conserver leur titre olympique à la maison dans deux ans, en s'appuyant sur le logiciel italien des années 1990. « Cette équipe a quatorze joueurs capables de jouer à ce niveau, comme l'Italie de ces années-là. Mais cela implique beaucoup de sacrifices pour ceux qui joueront moins, il faut qu'ils soient prêts à cela et à aider l'équipe quand elle en a besoin », prêche l'entraîneur de Modène et d'Earvin Ngapeth.

Lorsque l'opportunité d'entraîner un candidat à l'or s'est présentée en mars, Giani a demandé à la Fédération allemande de le libérer d'un contrat pourtant renouvelé deux mois auparavant. « On a peu souvent l'occasion de passer un cap, alors il faut la saisir. La Fédération allemande l'a compris et ça s'est passé de manière très propre », glisse-t-il, ce qu'avait confirmé l'Allemagne à travers un communiqué louant le travail effectué par l'Italien depuis 2017.

Berlin et ses Bleus sont à nouveau rois d'Allemagne

Berlin, où évoluent Timothée Carle, Kevin Le Roux, Pierre Pujol et Samuele Tuia sous la direction de l'entraîneur Cédric Enard, a été sacré champion jeudi en dominant Friedrichshafen trois victoires à zéro.

C'est le cinquième titre de rang du BR Volleys, titré de 2016 à 2019 avant l'annulation de la saison passée en raison du Covid-19.

En finale, Friedrichshafen, où évolue un autre Français, Nicolas Maréchal (10 pts dont 3 aces jeudi), s'est complètement effondré après avoir perdu un match 1 renversant (2-3 : 25-18, 25-20, 21-25, 19-25, 17-19).

Les Bleus de Prusse auront été plutôt discrets pendant cette finale. Alors que Kevin Le Roux, blessé, n'a pas du tout pris part aux play-offs, Pierre Pujol et Timothée Carle sont restés sur le banc jeudi. Samuele Tuia a inscrit 9 points.

C'est la deuxième couronne de champion d'Allemagne pour Pujol (après 2018), Tuia et Enard (après 2019).

Pierre Pujol célébrant une victoire (Source: cev.eu)

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