Le Rugby Club Hérouvillais (RCH), fort de quarante années d’existence, a connu une ascension remarquable depuis le début des années 2000. Le club a fêté ses 50 ans en 2021, une année marquante pour le club parti de la MJC d’Hérouville en 1971. Effectivement, ce départ marque le début de l’histoire des noirs et blancs, couleurs emblématique du club, au stade Montmorency.
Mais où donc s'arrêtera le Rugby Club Hérouvillais ?
Cette année, le Rugby club hérouvillais fêtera la 40ème édition de ce tournoi pour les jeunes rugbymans. Venu de toute la France, les clubs sont accueillis au Domaine de Beauregard pour participer au plus grand tournoi d’école de rugby de la région. De nombreuses animations sont proposés pour les petits mais aussi pour les plus grands.

Un Parcours Exceptionnel
Auteur d'une ascension remarquable depuis le début des années 2000, il a remporté dimanche dernier à Lisieux le championnat de Normandie Honneur, la plus haute division régionale. Hérouville s'est ainsi ouvert les portes d'une montée historique en Fédérale 3. Contrairement à ce qu'il avait envisagé dans un premier temps, il devrait y répondre favorablement.
« Exceptionnel. » L’adjectif employé par l’entraîneur Stéphane Guillous colle bien à la progression du RC Hérouville depuis dix ans. Au début des années 2000, le club était au plus bas de la hiérarchie rugbystique. Il pointait en quatrième série régionale. Entre 2008 et 2011, il a franchi trois divisions. Aujourd’hui, il est sportivement qualifié pour la Fédérale 3, le premier niveau national. « On n’attendait pas autant », avance le président Philippe Gomont. Damien Cordier, troisième ligne auteur d’un essai contre Gravenchon se dit « bluffé ». L’autre entraîneur de l’équipe, Cyril Bitter, est pour sa part « surpris, évidemment ».
Revenu de très loin, Hérouville est désormais le seul club calvadosien à disposer d’un ticket pour la Fédérale 3. Les Vautours se sont offert le précieux sésame dimanche dernier à Lisieux, où se déroulaient toutes les finales des championnats normands. Sur leur lancée de la demi-finale, remportée 17-13 deux semaines plus tôt contre le grand favori Pont-Audemer, ils ont délivré une prestation sans fausse note.
« C’était le match le plus abouti de la saison, estime Cyril Bitter. Les joueurs n’ont pas passé beaucoup de temps à essayer de gérer. Le groupe a toujours attaqué, on a favorisé un jeu très mobile. On aurait pu marquer trois essais supplémentaires. » Déjà nettement en tête à la mi-temps (17-3), Hérouville a accentué son avantage en deuxième période. Cinq essais contre une pénalité, le suspense n’a jamais été à l’ordre du jour. « C’était phénoménal », assure Philippe Gomont.
Pour la première fois de son histoire, il trône en effet à la deuxième place du championnat Honneur, le plus haut niveau régional. Sacrés champions de Normandie au printemps dernier, les Vautours restent sur trois victoires en ce début de saison. Les résultats de l'équipe première reflètent le dynamisme de tout un club.
Le Collectif comme Clé de la Réussite
Après la demi-finale, le président du RCH envisageait de refuser la montée, si elle se présentait, en arguant d’infrastructures insuffisantes et d’un budget très limité. La performance de ses hommes l’a fait changer d’avis. « Je m’en remets à la décision des joueurs. Je suis prêt à les suivre. Ce n’était pas prévu mais il faut respecter la dynamique. » Le choix sera déterminé à tête reposée, mais dimanche soir, il laissait peu de place au doute. « Il y a encore un point d’interrogation mais il y a de fortes chances qu’on aille tenter le coup en Fédérale 3 », annonçait Cyril Bitter.
Hérouville découvrira un niveau de compétition bien différent de ceux qu’il a côtoyés jusqu’à présent. Il aura tout d’un Petit Poucet, lui qui n’a jamais, en quarante ans d’existence, évolué si haut.
Pour autant, les Hérouvillais entendent rester fidèles à leur ligne de conduite. Pas de véritable recrutement (vient qui veut, attiré par la perspective de jouer en Fédérale 3 et par la dynamique du club), pas de rémunération, mais un état d’esprit inchangé. La réussite hérouvillaise tient avant tout d’un collectif.
« On a des joueurs qui font la différence individuellement, qui apportent quelque chose à l’équipe, explique Damien Cordier. Mais s’il n’y avait que cela, on n’avancerait pas. Les coachs ont réussi à créer une dynamique, à créer un groupe. On est comme une grande famille. Cette dynamique permet de faire ces résultats. C’est un mélange de gens hors-normes et d’un état d’esprit général qui permet d’enchaîner les trophées. »
Hérouville n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Avant de découvrir la Fédérale 3, il disputera dimanche 13 mai les 32èmes de finale du championnat de France face à Dunkerque. Le Rugby Club Hérouvillais ne pouvait pas espérer fêter plus dignement ses quarante années d'existence.
19 oct. Quarante ans d’existence et une santé de fer ! Le Rugby Club Hérouvillais est dans la forme de sa vie au moment de fêter un bel anniversaire. Descendu au plus bas de la hiérarchie régionale il y a quelques années, en Promotion d’Honneur 4ème série, il évolue aujourd’hui en Honneur, juste en-dessous du niveau national.
Voilà 22 ans que le club de la banlieue caennaise attendait ce moment. « On a terminé champions de Normandie de Promotion d’Honneur la saison dernière, détaille Philippe Gomont, son président. Notre objectif initial était de monter afin de pouvoir lancer une deuxième équipe séniors. On a fait encore mieux. » En terminant premier, Hérouville s’est aussi offert le droit de participer au championnat de France, s’inclinant en seizième de finale contre Fresne.
Potentiel et Limites Structurelles
Le promu s’est vite adapté au niveau requis puisqu’après une défaite initiale contre Pont-Audemer, l’actuel leader, il a enchaîné par trois succès. « Il y a une certaine part de surprise, commente le co-entraîneur Stéphane Guillous, mais je savais qu’on avait l’effectif pour créer cette surprise. » Un peu juste en nombre la saison dernière, Hérouville s’est renforcé cet été au point de compter une centaine de joueurs chez les séniors. « Ce sont les joueurs qui sont venus vers nous », précise Stéphane Guillous. Ce dernier a fixé comme objectif de terminer dans les six premiers, pour goûter à nouveau aux phases finales.
Il ne doute pas du potentiel de son groupe, dont la combativité et l’état d’esprit sont les atouts majeurs. Ancien joueur en Fédérale 2, Stéphane Guillous voit même chez ses troupes le potentiel pour évoluer au niveau national. « Mais il ne faut pas brûler les étapes », tempère-t-il aussitôt.
L’ascension du club aux 250 licenciés ne pourra certainement pas prolonger ce rythme soutenu, au moins pour ce qui concerne l’équipe première. « On est au maximum de nos possibilités, confie Philippe Gomont. On n’a pas les moyens de viser la Fédérale 3. » Rejoindre le cinquième échelon national ferait changer le RCH de dimension, or son président est formel : « on n’a pas les finances et surtout les infrastructures pour cela ». Hérouville ne dispose que d’un terrain de rugby sur lequel une multitude d’équipes s’entraîne et joue.
De ce fait, les dirigeants hérouvillais ne tirent pas de plans sur la comète. L’objectif est de stabiliser en Honneur pour se laisser le temps de réfléchir et de « discuter avec la mairie autour d’un deuxième terrain ».
La Formation à Tout Âge
En parallèle aux équipes séniors (« on est le premier club de la région chez les séniors », souligne Philippe Gomont), le RCH poursuit son développement dans le secteur de la jeunesse. En grande difficulté au début des années 2000, au point qu’il lui fallait recourir à des ententes pour faire jouer ses enfants, l’école de rugby affiche aujourd’hui son dynamisme en alignant deux équipes dans chaque classe d’âge, à l’exception des cadets et des juniors. Le club peut espérer recueillir les fruits de ce travail pour alimenter demain l’équipe première. « La formation, c’est la base, expose Philippe Gomont. Il y a des clubs élitistes, ce n’est pas notre cas. Je ne pense pas que ça ait un vrai sens dans la région. L’idéal, c’est d’être issu de l’école de rugby, mais on accueille à tout âge. Au moins la moitié des séniors ont commencé à l’âge adulte. »
Sur les dix dernières années, le RHC est le club bas-normand à la plus forte progression, en termes d’effectif. L’ambiance, les résultats, le travail des bénévoles sont autant d’arguments qui expliquent ce succès. L’afflux de sportifs souvent issus d’autres disciplines collectives ou individuelles a poussé Stéphane Guillous à ouvrir un créneau réservé aux adultes débutants le mercredi (18h30-19h30). Un exemple de plus du dynamisme hérouvillais, dont les premiers effets se font déjà ressentir.

Parce que c’est un sport de contact, le rugby est intransigeant sur la non violence, le respect, la loyauté et la stricte application des règles. Durant la saison, le club de rugby organise également des stages d'initiations pour faire découvrir et partager la pratique du rugby au plus grand nombre. En 2019, le Rugby Club Hérouvillais a obtenu l'année dernière la labellisation 1 étoile FFR pour son école de rugby.
La jeunesse, l’envie de se dépasser et le plaisir de partager, c’est ce qui résume le mieux "la fête du rugby".
Participation à la Fête du Rugby
Ce week-end, c’était une période de migration pour l’école de rugby du RC Courbevoie qui participait à la 35e édition de la fête du rugby organisée par le club d’Hérouville (banlieue de Caen). Trois autocars ont été nécessaires pour amener les enfants des catégories U8,U10,U12 & U14 en Normandie.
Le matin nos 11 équipes (3 U14, 3 U12, 3 U10 et 2 U8) jouent les matchs de poule, l’après-midi est consacré aux phases finales (1/4,1/2 et finales) et aux matchs de classements. Toutes les équipes jouent à 7, sur des terrains adaptés à chaque catégorie d’âge.
L’après-midi, les équipes sont donc reparties selon les résultats du matin, ce qui permet à chaque équipe de jouer contre des adversaires de son niveau, et de jouer le même nombre de match que les finalistes. A ce petit jeu, les U12 ont sans doute été les meilleurs, qualifiant leurs 3 équipes pour les quarts de finales, puis deux en 1/2 finale avec donc une opposition fratricide ! en finale Courbevoie battra Versailles aux prolongations deux essais à un avec une équipe composée en majorité de 1ère année. Les U8 ont également gagné leur finale.
Au final toutes les équipes ont été récompensées, Courbevoie revient avec deux boucliers, mais pas avec le trophée de la ville d’Hérouville (classement général) qui revient à Versailles.
Retour en Fédérale 3
Fédérale 3. Hérouville - Marcq-en-Baroeul (dimanche, 15 h). Hérouville (à gauche) compte bien se maintenir en F3. Hérouville (à gauche) compte bien se maintenir en F3. Les Hérouvillais attendaient ça depuis plus d'un an. Éjecté de la Fédérale 3 au printemps 2013 aussi vite qu'il y était entré, le RCH a pris son mal en patience la saison dernière.
« On s'y préparait depuis notre relégation. Le but était de remonter et de capitaliser sur notre expérience acquise lors de notre première année en F3, explique Fabrice Royer, arrivé récemment à la présidence du club. On est monté avec la manière. Cette fois, on va clairement viser le maintien. En répétition le week-end dernier face à la réserve de Jersey « de niveau Fédérale 2 », les partenaires de Julien Coulombier ont chuté de peu (19-15) au terme d'une rencontre « très intéressante pour se mettre en confiance ». La vraie première, c'est pour dimanche (15 h) au stade Montmorency face aux Nordistes de Marcq-en-Baroeul, un gros client. « On a un calendrier compliqué pour commencer et ça risque d'être très musclé en terme de densité physique, estime le coach Gilles Le Hérissé. On va jouer pour gagner mais ça permettra aussi de travailler en prévision des matches entre guillemets plus importants. À nous d'aller chercher tous les points de bonus qui pourraient compter en fin de saison.
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