Si l'on veut se rendre compte du rôle important que le sport et la récréation physique jouent dans la vie d'un grand nombre de Canadiens, il suffit de jeter un rapide coup d'œil dans les journaux, de regarder la télévision et de constater comment les consommateurs dépensent leur argent. Même si ce phénomène a atteint l'envergure que l'on sait, peu d'historiens canadiens ont essayé de l'analyser, de montrer sa croissance et son développement aussi bien que son rôle dans la vie des Canadiens.
C'est au moment où l'impact de l'urbanisation et de l'industrialisation s'est fait sentir pour la première fois au Canada que sont apparus les fondements idéologiques, les modes de comportement et les sports. Ils ont servi à fonder les loisirs urbains durant la deuxième partie du XIXe siècle. Ces changements se sont produits entre 1870 et 1890 ; ce fut l'éclosion de l'éducation physique organisée.
Nous n'avons pas choisi au hasard la ville de Montréal durant les années 1840 à 1895 ; il s'agit, en fait, d'un cas idéal permettant d'étudier le sport et la société canadienne. Signalons en premier lieu que Montréal fut la première ville canadienne à subir le choc de l'industrialisation. Mentionnons en deuxième lieu que Montréal a joué un rôle important dans l'organisation du sport au Canada. En dernier lieu, nous avons choisi la période de 1840 à 1895 parce qu'elle couvre les formes de récréation pré-industrielles jusqu'au début du sport de masse.
Les Débuts du Sport Organisé (1840-1870)
Il n'y a eu qu'une faible élite de la société montréalaise qui a pu bénéficier d'une éducation physique organisée avant 1840. C'est un groupe de marchands écossais qui a fondé le premier club : le Montréal Curling Club, en 1807.
Par ailleurs, des officiers de la garnison de Montréal et l'élite de cette ville ont fondé des clubs de chasse en 1829, de cricket en 1829, de tandem en 1837 et le racket club en 1839. Quand furent créés ces clubs, on a insisté sur l'aspect social des différentes activités. Il y eut des danses, des rencontres sociales qui permettaient à chacun de bien se comporter.
Durant l'hiver de 1840, un groupe de Montréalais se réunissait régulièrement pour des excursions en raquettes aux alentours de Montréal. Ces rencontres occasionnelles ont amené la formation du prestigieux club de raquetteurs le Montréal Snow Shoe Club. Ce club fut formé en 1843. C'est en 1842, soit une année plus tôt, que fut fondé le Olympic Athletic Club.
Ce club a organisé des rencontres de cricket, d'athlétisme et d'aviron. C'est aussi ce groupe qui organisa les Jeux olympiques de Montréal en 1844. Les membres de ces premiers clubs venaient des plus hautes classes de la société montréalaise. Plusieurs ethnies étaient représentées. Parmi les membres on reconnaissait des juges, des parlementaires, des avocats, des médecins et des hommes d'affaires ainsi que des officiers de la garnison.
Il y avait donc des rencontres sociales, qui attiraient l'élite, mais des activités sportives faisaient également partie de ce milieu qui reflétait dans une certaine mesure la vie aristocratique anglaise. C'est en constatant cette abondance d'activités sportives vers le début de la décennie 1840 que nous trouvons la première preuve de l'intérêt du public vis-à-vis des installations récréatives.
De fait, il y avait peu d'installations publiques ou privées à la disposition de ceux qui voulaient pratiquer des activités sportives durant leurs loisirs. On trouvait le Racket Club et le Garissons Cricket Grounds sur la rue Sherbrooke. Il y avait également la rivière pour le curling en hiver. Par ailleurs, on peut constater que des installations privées ont été à la disposition des riches durant tout le XIXe siècle. Pendant cette période, il n'y avait pas d'installation ouverte au public.
Il ne faut pas croire que les Montréalais se récréaient régulièrement. C'est plutôt de façon occasionnelle que l'on tenait des régates, que l'on faisait de l'athlétisme, de la chasse ou des randonnées en tandem. Trois activités seulement étaient pratiquées avec une certaine régularité : le curling, la raquette et le cricket.
En hiver, des groupes de six à dix membres se rendaient en excursion en raquettes sur la montagne les mardis soirs ou le samedi après-midi à la campagne. Chaque semaine des rencontres de curling se tenaient sur la rivière aménagée en patinoire. C'est à l'occasion de ces dernières activités que se sont développés, pour la première fois, les modes de comportement propres au sport organisé.
Le club Thistle se joignit au club Montreal en 1842 tandis que le Caledonian en fit autant en 1850. Les clubs continuèrent à jouer leurs rencontres sur la rivière jusqu'en 1848. À cette date, le Montreal Club a déménagé à l'intérieur des hangars. On assista alors à l'inauguration des premières installations appartenant à un club sportif.
Ce nouvel intérêt que les clubs de curling montraient pour la récréation s'est manifesté par l'apparition des premières installations sportives commerciales. Une piscine fut ouverte en juin 1849 en face du marché Bonsecours. C'est la même année que des officiers de la garnison ouvrirent une école d'escrime. L'existence de ces clubs et de ces entreprises commerciales était une indication de l'intérêt grandissant des Montréalais pour la récréation.
Le club Montreal Lacrosse fut formé en 1856 ; ce qui suscita un nouvel intérêt pour le sport. Quatre ans plus tard, la ville pouvait se vanter de posséder six clubs de raquette, six de cricket et neuf de crosse.
La prolifération des clubs fut accompagnée d'une augmentation des installations spécialisées pour les sports ; le Montreal Cricket Grounds, le McGill College Grounds, le Montreal Lacrosse Grounds et l'ouverture d'un nouveau commerce, le Victoria Skating Rink (patinoire en 1862). Ces développements ne furent ni généraux, ni étendus. Les clubs, les installations commerciales et les terrains privés étaient situés dans le quartier à prédominance anglophone : le quartier Saint-Antoine. Cette tendance est demeurée constante jusqu'au début de 1890.
Vers 1860, on remarqua une augmentation du nombre des compétitions entre les clubs de cricket, de crosse et de raquette. Cependant, elles avaient lieu peu fréquemment. On pouvait se rendre compte d'une différence entre les clubs sportifs ayant une orientation sociale et ceux qui visaient avant tout la compétition.
L'élite sociale préférait les clubs Montreal Tandem et Hunt car ces clubs s'occupaient des sports que l'on peut pratiquer toute sa vie, pour lesquels l'âge et la prouesse physique n'étaient pas aussi importants que le statut social. Les clubs sportifs orientés vers la jeunesse attiraient leurs membres à partir d'un plus large éventail de la société. Cependant, cet éventail demeurait limité. On voyait sur les terrains de jeux les jeunes Molson et Allan auxquels s'ajoutaient des employés de banque, des ingénieurs et des étudiants de l'université. L'activité physique récréative était dans un état embryonnaire ; elle était limitée à un segment de la société montréalaise.
L'Essor du Sport Organisé (1870-1890)
Il est difficile de dire avec précision à quel moment le sport organisé a atteint un niveau de développement majeur. Cependant, nous avons la preuve que des changements se sont produits durant la décennie 1860. De nouveaux clubs furent créés : le Mechanics Lacrosse Club en 1861, le Erina Snow Show Club en 1863, ainsi que des équipes de High Schools. Soulignons qu'en 1869 une foule de citadins ont applaudi les courses de raquetteurs organisées par le Montreal Snow Shoe Club.
Non seulement y avait-il des transformations chez les participants et les spectateurs, mais la compétition elle-même ne visait plus le même but. Le premier championnat de crosse fut joué en 1 866 ; c'était le championnat du Canada. Pour la première fois en 1869, le club de raquetteurs Montreal Snow Shoe Club publia les résultats des victoires remportées durant la saison des courses.
Le résultat des compétitions devenait de plus en plus important.
Il y eut encore plus de changements entre 1870 et 1880. On fut témoin de l'apparition de nouveaux sports, de la création de nouvelles structures et du développement d'attitudes publiques vis-à-vis de la récréation. Ces changements devaient influencer la façon de se récréer au-delà de 1900.
Ces changements étaient reliés directement aux processus d'urbanisation et d'industrialisation qui se produisirent vers 1 870. Ces transformations faisaient sentir leurs effets sur tous les aspects de la vie et de la façon de vivre. La construction a connu une augmentation alors que la population devenait de plus en plus dense. Ce phénomène se produisit surtout dans les quartiers à prédominance française à l'est du St Lawrence Main. Il y avait une augmentation des demandes pour des installations publiques et privées. C'est ce qui aida à promouvoir le mouvement vers les banlieues de Côte-Saint-Antoine, Saint-Jean-Baptiste, Hochelaga, Pointe-Saint-Charles et Saint-Henri.
Durant la même période, divers groupes firent campagne pour diminuer les heures de travail ; ils connurent des succès temporaires et limités. En 1872, le Saturday Half Holiday and Nine Hours Labour League a gagné des réductions temporaires des heures de travail. Dans la plupart des cas, on revint aux heures originales vers la fin de la décennie 1870. Le Dry Goods Store Clerk a supporté les Early Closing Movements de 1882 et 1888 tandis que le Saturday Holiday Movement est réapparu en 1885.
Si on fait abstraction de la nature temporaire de leur succès, il est probable que durant les décennies 1870 et 1880 un plus grand nombre de Montréalais ont vu diminuer leurs heures de travail.
De 1870 à 1887, on fut témoin d'une augmentation du nombre des clubs sportifs (42 à 141) (voir la figure 2). Cette augmentation toucha les équipes de crosse (15 à 45), de base-ball (6 à 21), et de hockey (0 à 18) (voir le tableau l).
Au même moment, de nouveaux clubs ont fait leur apparition : le Montreal Golf Club (1874), le Montreal Swimming Club (1876), le Montreal Bicycle Club (1878), le Lawn-Tennis et Yacht Club vers 1879. Le Hockey Club fut formé vers la fin de 1875. Il n'y a pas eu seulement des changements au point de vue du nombre des clubs ; leur nature elle-même a changé.
Les championnats sont apparus, comme les limites du temps, les officiels et les éliminatoires. L'histoire du sport de la crosse illustre clairement les changements qui ont eu lieu. Vers 1870, ce mode de fonctionnement fut remplacé par des joutes régulières et d'autres de championnat. En 1885, les cinq équipes principales de crosse, y compris deux équipes de Montréal, ont mis sur pied une série de joutes de championnat. En fait, c'était une ligue ayant son calendrier de joutes estivales. Le sport se donnait un comportement régulier. Au même moment, des pressions se firent pour fixer le nombre des joutes nécessaires au choix d'un champion. Finalement, le grand nombre de clubs amena la formation d'organismes locaux, provinciaux et nationaux. Ils avaient comme rôle de codifier les règles, de contrôler la compétition et le comportement des joueurs.
Il fallait faire une distinction très nette entre les sports visant la compétition et ceux qui visaient la sociabilité. Il y avait des zones grises entre les deux sortes de sport. Les clubs de yacht, de raquette et de golf ont rejoint ceux de chasse et de tandem en tant que sports pratiqués par l'élite. On considérait que la présence de jeunes gens ne pouvait aider la pratique de ces sports ; c'est pourquoi elle était considérée comme un embarras. Les participants à ces sports sociaux étaient attirés autant par le club house privé que par la compétition. Les clubs de curling et de raquette jouaient un rôle identique sauf qu'ils avaient à faire un recrutement à partir d'une base plus étendue. Ces clubs exclusifs formaient le centre de la vie sociale des classes élevées de la société montréalaise.
Durant cette période, ce sont les clubs sportifs de compétition qui ont permis la démocratisation du sport. Certains ne connurent pas de croissance significative durant la période 1870-1887 : le football (1 à 5), le cricket (6 à 8), et le cyclisme (0 à 1). Les participants à ces sports étaient presque exclusivement des anglophones du quartier Saint-Antoine. Il y avait beaucoup d'étudiants de High School, des employés de banque, des diplômés d'université. Ces clubs étaient uniquement anglophones.
Durant les décennies 1870 et 1880, il y eut une croissance significative des clubs de crosse (15 à 45), de base-ball (6 à 21) et de hockey (0 à 18) ; il est juste de considérer le hockey comme faisant partie du premier groupe alors que nous n'avons pas de preuve qu'il y ait eu des équipes en dehors du quartier Saint-Antoine. Le base-ball et la crosse se pratiquaient en des endroits dispersés à travers la ville (voir tableau 2), quoique la majorité des clubs étaient encore situés dans les quartiers à prédominance anglaise : Saint-Antoine, Saint-Laurent, Sainte-Anne et Pointe-Saint-Charles. Des clubs commençaient à apparaître à l'est de la ville.
Le changement le plus important se produisit quand les travailleurs de Sainte-Anne, de Saint-Henri et de Pointe-Saint-Charles formèrent des clubs.
Quand on considère le nombre des clubs, il y avait un facteur critique qui en affectait la croissance et en assurait la permanence. Nous pouvons constater sur le tableau 3 qu'il y avait peu de clubs permanents ; ceux qui l'étaient favorisaient des buts sociaux.
Cependant, à long terme, ce sont ces clubs qui ont influencé de façon significative le développement du sport.
Tous les clubs permanents possédaient des caractéristiques similaires : un chalet privé, des terrains, des membres qui ne jouaient pas, une forte composante sociale. Ils étaient pour la plupart situés dans le quartier Saint-Antoine. Les membres anglophones appartenaient à la communauté.
Aujourd'hui attractive, Trois-Rivières se veut aussi attirante pour les nouveaux arrivants qui s'installent au Québec. Parmi ses atouts majeurs figure le coût du logement. C'est ce qu'a constaté Anaïs Ledoux, une infirmière gestionnaire venue de Haute-Savoie à l'été 2019. « Pour le prix d'un petit appartement à Montréal, tu peux t'acheter une belle maison ici » et elle explique qu'elle a pu ainsi, dès les premiers mois de son installation, devenir propriétaire. Geoffroy Jouvin est d'ailleurs arrivé au Québec par le sport. Ce jeune joueur de football talentueux a en effet été recruté par l'Université du Québec à Trois-Rivières afin de renforcer son équipe de soccer des Patriotes.
Il a donc pu parallèlement suivre des études en Enseignement des langues secondes et devenir professeur d'anglais. Marié aujourd'hui à une championne de natation canadienne, ils ont deux enfants en bas âge. Pour eux, Trois-Rivières est « une grosse ville qui est en fait une petite ville ». Les gens n'y sont pas stressés, il n'y a pas de trafic routier pour aller au travail, tous les services y sont à quinze minutes et l'on y vit en toute sécurité.
Le campus de la capitale des Gaules propose également un échange académique avec l’université du Québec à Trois Rivières, au Canada. Une expérience enrichissante, que nous retrace en parallèle quatre étudiantes. Première partie de notre récit, avec Arianne Cloux et Chunxi He, canadiennes à ISCOM Lyon.
Arianne Cloux : D’origine canadienne et suisse, je suis présentement finissante au baccalauréat en communication sociale à l'Université du Québec à Trois-Rivières (équivalent Licence BAC+3), où j’ai évolué comme étudiante-athlète au sein de l’équipe de soccer (football). De nos jours, j’habite Montréal et l’année prochaine, je vais poursuivre mes études au master en études internationales à l’Université de Montréal. J’ai toujours pratiqué le sport (Soccer, basketball, ski, ultimate frisbee, rugby…) et, cela m’a amené à voyager beaucoup. Je fais aussi de la guitare sèche et du dessin à la pastel dans mes temps libres.
Chunxi He : Je m'appelle Chunxi He, j’ai 21 ans. Je viens de Chine et je suis une étudiante en Communication sociale à l'université du Québec (Trois-Rivières). Je suis sur le point de terminer mes études du premier cycle, et je suis actuellement en échange à ISCOM Lyon. Je suis une personne qui s'intéresse vivement aux médias et à la communication, cette curiosité me pousse à poursuivre mes études de master en médias, culture et société à l’Université de Glasgow l’automne prochain.
Arianne Cloux : Depuis mon tout jeune âge, je carbure aux défis. Je suis quelqu’un qui aime faire les choses différemment, sortir du moule. Au Québec, les opportunités pour partir à l’étranger ne sont pas les mêmes qu’en Europe, car il n’y a pas de programme international de bien défini, comme celui « Erasmus ». C’est donc plus rare que des étudiants partent à l’étranger.
De plus, j’adore échanger avec les gens pour découvrir les fondements de ce qui les animent et comprendre la réalité dans laquelle ils vivent. J’ai voyagé deux mois en Europe en « sac à dos » il y a quatre ans, mais je n’ai pu connaître qu’en surface la vie européenne. Visiter un nouvel établissement d’éducation et de nouvelles organisations me permet de me développer en tant qu’individu et d’échanger mes connaissances acquises avec les autres étudiants et professionnels. C’est pour cette raison que j’ai voulu effectuer la dernière session de mon baccalauréat (Licence BAC +3) en France à ISCOM Lyon.
Chunxi He : Depuis que j'ai commencé à apprendre le français, j'ai toujours rêvé de venir en France pour vivre et étudier pour une période. De plus, ma tante vit en France et en lui parlant, ma vision d’aller en France s'est approfondie.
ISCOM a été la première école à avoir un programme avec notre département, après la suspension des échanges académiques à cause de la pandémie. Avant cela, je ne pensais pas que je pourrais vraiment venir en France pour étudier. Lorsque j'ai appris qu'il s'agissait d'une école axée sur les études de communication, je n'ai pas voulu voir passer une telle occasion de perfectionnement personnel.
Arianne Cloux : Mon intégration s’est très bien passée ! J’ai trouvé les autres étudiants très ouverts d’esprit et faciles d’approche. De plus, M. Peotta et Mme. Marsolat nous ont très bien guidé tout au long du cheminement, avant et après notre arrivée.
Chunxi He : Les étudiants et les professeurs que j'ai rencontrés à l'école étaient très sympathiques et nous avons beaucoup communiqué sur les coutumes et la vie dans les différents pays. Un camarade de classe m'a aussi fait visiter Lyon. Je tiens également à remercier M. Peotta pour tout ce qu'il a fait pour m'aider à m'installer très rapidement dans ce nouveau lieu. Tout ce qui précède a considérablement réduit mon anxiété à l'idée de venir dans un pays inconnu, d'être exposée à une nouvelle culture et de rencontrer de nouvelles personnes.
Arianne Cloux : Oui certainement ! C’est très différent. Premièrement, je ne parle pas de ISCOM, car c’est une école privée, mais au Canada, nous payons généralement entre 300 et 400$ le cours, contrairement à la France où, pour les universités publiques, l’éducation est gratuite. Ensuite, tous nos cours durent 3 heures et suivent le même horaire toute la session. Au Canada, les professeurs sont obligés de nous faire parvenir un plan de cours mentionnant la planification de chaque cours pendant la session, à savoir ce qui va être abordé dans les cours, les travaux à remettre, ainsi que les examens avec une grille d’évaluation pour chaque remise.
C’est une des différences majeures. Les cours sont plus théoriques au Canada qu’en France aussi. Dans l’hexagone, les cours sont davantage axés sur la discussion en groupe et le travail d’équipe.
Chunxi He : Par rapport au mode d’enseignement, il existe en effet une grande différence à cet égard.
Tout d'abord, le nombre et la durée des cours. Au Canada, nous avons au maximum 5 cours par semestre, mais, chacun dure 3 heures et les horaires sont fixes, à savoir 15 heures de cours par semaine. Mais, il faut toujours du temps et des efforts pour faire tous les devoirs et réviser après les cours.
En France, j'ai actuellement dix cours, mais, la durée de chaque cours est relativement courte et varie de 1,5 heures à 3 heures. Un semestre au Canada est généralement de 4 mois complet, mais en France, les cours durent 3 mois et sont suivis d’un stage.
Arianne Cloux : Les épiceries, magasins, pharmacie, banques… sont fermés le dimanche. Au Québec, à part lors de la pandémie de la COVID, tout est ouvert 7 jours sur 7. Autre chose, avec le réseau de transport en commun qui est assez incroyable à Lyon. Les clubs ferment à 6h du matin ici, au contraire du Canada où c’est 3h.
Nous ne payons pas l’eau dans les restaurants. Le taux de change est de 1.6$ pour un euro, donc par exemple, si quelque chose me coûte 10 euros, en vrai cela me coûte 16$. Le vin/alcool et le fromage ne coûtent absolument rien ici, par contre le beurre de cacahouète coûte très cher…
Chunxi He : Bien sûr ! La France est un pays où il fait bon vivre, et cela me donne envie d'y rester. Je pense que j'envisagerai de revenir en France après avoir terminé mes études de master. Et, j'essaie actuellement de prolonger mon visa français. Mais comme je n'ai pas encore fait de stage ou travaillé en France, je ne peux pas dire avec certitude si la façon de travailler me convient.
Arianne Cloux : Oui, j’ai eu l’occasion d’aller dans les Alpes, à Amsterdam et en Andalousie dans le sud de l’Espagne, c’était vraiment génial. Sinon, lors de mon dernier voyage en Europe, j’avais déjà visité plusieurs endroits, en France particulièrement, donc pour le moment, je n’ai pas encore beaucoup visité les alentours de Lyon. Je vais probablement aller à Annecy et Montpellier d’ici mon retour au Canada.
Chunxi He : Je sors généralement le week-end car j'ai des cours toute la semaine. Une camarade de classe m'a emmené voir quelques sites connus de Lyon, mais j’en suis toujours au stade de la découverte. Je suis également allée à Marseille, à Aix-en-Provence, à Martigues et à Ancelle pendant mes vacances, chacune ayant son propre style. Pour moi, la France entière est imprégnée d'histoire et de culture et c’est une chose que j’apprécie.
Cette compétition a été crée lors de la saison 2001-2002. Le Club Champion en titre est présentement l'équipe allemande FFC Frankfurt qui a batue en finale une équipe suédoise, le Umea IK . Cette année quelles sont vos prédictions ? J'avoue mon faible pour l' Olympique Lyonnais que j'avais déjà parlée auparavant. En 2008, l'équipe s' est rendue jusqu'à la demi-finale de la Coupe UEFA féminine, après avoir notamment éliminé le club anglais d'Arsenal. Mais comble de malchance , l'équipe de Lyon s'est faite éliminée par le club suédois Umeå IK (1-1 au match aller en et 0-0 au match retour ). Malgré cette élimination . l'équipe féminine de l'Olympique Lyonnais a terminée sa saison régulière au premier rang en France (Division 1 féminine ).


Le club a été fondé en 1968 sous le nom de Royal Sélect de Beauport et a porté les noms de Laser de Beauport, Laser de Québec et Royal-Sélect de Québec avant de déménager à Trois-Rivières en 2007. Il a conservé le nom de Trois-Rivières Attak jusqu'en 2010, date à laquelle il a été rebaptisé FC Trois-Rivières.
En 2016, l'équipe a été rebaptisée CS Trois-Rivières.
En 2022, le CS Trois-Rivières a été dissous et remplacé par le CFTR, une nouvelle organisation qui a pris le relais de l'équipe senior et des équipes juvéniles.
Tableau 1 - Le nombre de clubs sportifs à Montréal : 1840-1894
| Sport | 1840 | 1894 |
|---|---|---|
| Crosse | 0 | 45 |
| Baseball | 0 | 21 |
| Hockey | 0 | 18 |