La Ligue du Centre de Football, officiellement connue sous le nom de Ligue Centre-Val de Loire de Football (LCVLF), est une institution clé dans l'organisation et le développement du football dans la région Centre-Val de Loire en France. Cet article explore l'histoire de la ligue, sa structure actuelle, ses principales compétitions, et son rôle dans la formation des jeunes talents.
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Histoire et Évolution de la Ligue
La ligue a été fondée en 1919 sous le nom de « Ligue de Beauce-Touraine de football association ». La même année, sa dénomination est étendue à « Ligue du Centre de football association »[3]. Progressivement, ce terme d'« association » servant à différencier la pratique des « autres football » disparaît. Le 5 juillet 1919, la Ligue de Beauce-Touraine est créée. Le 27 octobre 1919, la Ligue du Centre de Football Association lui succède.
Initialement, le territoire couvert par la ligue était bien plus vaste qu'aujourd'hui. La Ligue du Centre s’étend de Poitiers à Fontainebleau ou Montereau et de Dreux à Saint-Amand-Montrond. Le premier siège est placé à Tours[3]. Il n’y a encore aucun district départemental et son territoire n’a rien à voir avec celui actuel.
En 2016, conséquence de la réforme territoriale des régions, le ministère de la Jeunesse et des Sports impose à la FFF de calquer l'échelon des Ligues de football sur celle des nouvelles régions.
Logos de la Ligue
Les anciens logotypes de la Ligue ne sont pas connus. Le dernier de la Ligue du Centre représente les contours géographiques de la France métropolitaine avec un ballon en son Centre, le tout en bleu. En 2015, le logo de la nouvelle Ligue Centre-Val de Loire reprend la nomenclature nationale voulue par la FFF : un écu marqué « Ligue » en haut en blanc sur fond rouge puis, sur fond rayé en deux teintes de bleu, le coq de la FFF au-dessus de « Centre » puis « Val de Loire » et enfin « FFF ».

Structure et Organisation
La LCVLF qui a son siège à Orléans, compte six districts calqués sur les départements du Cher, d'Eure-et-Loir, d'Indre, d'Indre-et-Loire, du Loiret et de Loir-et-Cher. Ils sont les instances décentralisées de la Ligue. La LCVLF possède maintenant six districts calqués sur les départements du Cher, d'Eure-et-Loir, d'Indre, d'Indre-et-Loire, du Loiret et de Loir-et-Cher.
Le premier district départemental est celui de Beauce, créé en 1921 et qui s’étend de Dreux à Vendôme. Celui de Tours date de la même époque et va de Poitiers à Blois, de Bourgueil à Montrichard, en 1930 il devient District de Touraine. Le 11 février 1925, le District de l’Orléanais est créé et va de Romorantin à Montereau. Le 23 juillet 1930 nait le District du Berry qui se divise en 1938 avec la création du District du Cher. Le District du Loir-et-Cher ne voit le jour qu’en 1936, presque en même temps que le sous-district de la Vienne qui devient District peu après.
Division d’Honneur
À la fin des années 1920, la Division d’Honneur ne ressemble pas à sa version actuelle. Il y a des finales pour désigner le champion de DH. Un championnat unique à sept clubs est ensuite mis en place, puis des compétitions de trois à quatre groupes selon les saisons. Un championnat à six clubs comprenant les deux premiers de chaque district est organisé en 1929-1930. Les cinq premiers sont maintenus la saison suivante en compagnie de l’USPO Orléans, c’est le début de la Division d’Honneur « moderne ».
Dès 1931 le nombre de participants passe à huit clubs, puis à dix à partir de 1935-36. À partir de 1935, le champion est qualifié pour le Championnat de France amateur rencontrant les champions des autres Ligues régionales. La promotion en DH se fait d’abord dans les districts, une poule finale désigne le champion régional qui, pour accéder au niveau supérieur, doit encore jouer des barrages contre le dernier de DH.
Principales Compétitions
La principale compétition organisée par la Ligue est le championnat de National 3 qui donne le droit à son vainqueur de participer au championnat de National 2.
Les équipes réserves du Bourges Foot 18, de l'US Orléans et de LB Châteauroux sont en National 3, de même que le Chambray FC, le FC Montlouis, le FC Ouest Tourangeau, l'US Châteauneuf-sur-Loire, le Vierzon FC et l'USM Saran.
Institut du Football Régional de Châteauroux (IFR)
Créé par la Ligue du Centre en 1997 sur le domaine de la Fondation Blanche de Fontarce, l'Institut du Football Régional de Châteauroux (IFR) accueille le Pôle Espoirs Garçons, le Centre Interrégional de Formation (CIF) et les jeunes sous contrat de formation avec le club de la Berrichonne de Châteauroux. Centre technique régional à l'instar de son homologue de l'INF Clairefontaine, l'IFR dispose de trois terrains de football (dont un synthétique dernière génération), de trois aires de jeu, d'une structure de beach soccer et d'un gymnase contenant deux terrains de handball. En parallèle, le bâtiment d'hébergement affiche une capacité d'accueil de 116 lits.
Le Pôle Espoirs Masculin de Châteauroux accueille les meilleurs espoirs régionaux (U14-U15). Ces jeunes âgés de 13 à 15 ans mènent à bien un triple projet : scolaire, citoyen et sportif dans le but d’entrer par la suite dans un centre de formation de club professionnel. Intégrer la structure d’élite n’est pas permis à tout le monde. En effet, les joueurs sont dans un premier temps repérés dans leur propre club par les Districts.
Le pôle espoir de Châteauroux s'impose comme la place forte de la pré-formation nationale, présentant des statistiques de réussite supérieures à celles de l'INF Clairefontaine. Lors des vingt premières années, 36 jeunes signent professionnels après être passés à l'IFR. À l'issue de la saison 2013-2014, 95 % des jeunes du pôle signent dans un centre de formation. En 2015, Châteauroux affiche le meilleur ratio de réussite en rapport avec le nombre de licenciés de sa région (Centre et Centre Ouest, soit dix départements et 4 000 joueurs)[9].
En février 2018, Franck Chaussidière, membre de la Direction technique nationale de la FFF en visite annuelle de la structure castelroussine, déclare : « Statistiquement, plus d’un joueur sur deux issu d’un pôle espoirs intègre ensuite un centre de formation de club professionnel.
Pôle Espoir Féminin de Tours
En 2012, le pôle espoir féminin de Tours voit le jour. Il est alors le sixième en France (8 en 2018), en comptant le Pôle France de l'INSEP. Il recrute des lycéennes du Centre-Ouest, d’Ile-de-France et des Dom-Tom (très peu). Son but est de « Former les filles de 16 à 18 ans à une pratique de haut-niveau. Les préparer à répondre aux exigences du football d’élite. Favoriser l’épanouissement des individus ».
Les joueuses peuvent suivre des études générales au Lycée Grandmont ou professionnelles au lycée Victor-Laloux, un atout du pôle de Tours. Elles sont véhiculés par bus spécialement réservé pour elles par le Pôle, entre le lycée-le stade-l'internat-la gare. Les meilleures conditions possibles sont mis en œuvre pour leur progression.
Au pôle, les filles ont un vestiaire réservé, une salle médicale où elles rencontrent docteur, kiné et podologue plusieurs fois par semaine. Un coordinateur médical, médecin à la retraite, les suit aussi individuellement et une diététicienne vient à leur rencontre directement à l’internat.
Présidents de la Ligue du Centre
- À partir de 1924, Maurice Duquesne préside la Ligue du Centre.
- En 1946, Pierre Martial prend la suite à la tête de l'entité régionale.
- En 1967, le vice-président André Brunet prend la succession et fera passer le siège de la Ligue du côté d'Orléans[4].
- En 1969-1970, Gilbert Cathelineau et Raymond Etellin, respectivement président des Districts du Loiret et du Loir-et-Cher, se succèdent à la tête de la Ligue du Centre[17],[18].
- En 1992, Christian Teinturier est élu président.
- En 2012, alors président du district du Loiret, Marc Debarbat remporte les élections face au président sortant[21].
- À 71 ans, Jacky Fortepaule prend la suite.
Directeurs Techniques Régionaux
- En 1964, Lucien Corn devient le premier Directeur technique régional de la Ligue du Centre.
- Roger Meerseman, auparavant entraîneur local à Bourges puis à l'AAJ Blois, est choisi pour le remplacer.
- En 1988, Guy Ferrier troque son poste de CTD du Loiret, où il croise son homologue en Eure-et-Loir, Bruno Bini, pour celui de CTR.
- Patrick Pion, conseiller départemental d'Indre-et-Loire pendant treize ans, devient alors responsable au niveau de la région.
- En 2010, Pion rejoint la Direction technique national[30]. Sébastien Imbert prend la succession dans ce rôle de DTR.
- Fin 2017, Jérôme Monot est nommé comme nouveau Directeur Technique Régional.
Événements Marquants
- En 2004, le Championnat d'Europe des moins de 17 ans a lieu en Région Centre.
- De même que l'Euro féminin des moins de 19 ans 2008.
- À la fin des années 1990, la Ligue du Centre est la première en France à lancer la formation d'éducateur sportif de football en apprentissage.
Adresse du Siège
Le siège de la LCVLF doit être situé sur le territoire de la Ligue et peut être transféré en tout lieu de cette ville ou de la même intercommunalité par simple décision du Comité de Direction. Le premier siège de la Ligue du Centre de football association est basé à Tours. Il passe ensuite à Châteauroux où il connaît trois adresses.
Informations Additionnelles
La Ligue du Centre est aussi la première à s'informatiser en 1997-1998.
Tableau Récapitulatif des Présidents de la Ligue
| Nom | Début de Mandat | Informations Complémentaires |
|---|---|---|
| Maurice Duquesne | 1924 | Porteur de projet pour le premier Championnat de France de football |
| Pierre Martial | 1946 | Succède à Maurice Duquesne |
| André Brunet | 1967 | Vice-président, transfère le siège à Orléans |
| Gilbert Cathelineau et Raymond Etellin | 1969-1970 | Présidents des Districts du Loiret et du Loir-et-Cher |
| Christian Teinturier | 1992 | Président visionnaire, mandat de 20 ans |
| Marc Debarbat | 2012 | Président du district du Loiret |
| Jacky Fortepaule | 2012 | Arbitre pendant 28 ans |