L'Histoire et l'Actualité du Club de Rugby de Montréal

Bien que le hockey et la crosse soient reconnus comme sports nationaux au Canada, l'histoire du rugby à Montréal demeure un récit méconnu, mais essentiel. Cet article explore le développement du rugby à Montréal, de ses racines à son essor actuel, tout en mettant en lumière les dynamiques linguistiques et culturelles qui ont façonné ce sport dans la ville.

Les Origines du Rugby à Montréal

Le 3 mars 1875, le journal The Gazette annonçait la première démonstration publique d'un nouveau jeu appelé "hockey". Cette activité était pratiquée par un petit groupe de jeunes gens, principalement des étudiants de l'Université McGill.

Cette partie se déroulant sur une patinoire intérieure pour la première fois, on décida d'utiliser un bloc de bois en remplacement de la balle de crosse. De plus, on avait introduit les buts de la crosse, à savoir deux bâtons fixés dans la glace d'une hauteur de six pieds et séparés l'un de l'autre de six pieds. Il n'y avait donc pas de filet, ni de barre transversale, et l'arbitre ainsi que les juges de but devaient décider si le but compté était valide ou non.

Une autre nouveauté était le jeu de passe arrière puisque l'on utilisait les règlements du rugby, où la passe avant est interdite. Finalement, on avait introduit une nouveauté par rapport aux autres jeux de balle et bâton britanniques connus jusque là, soit le bandy anglais, le hurling irlandais et le shinny écossais : aucun de ces jeux ne possédait un gardien de but. Utilisant les buts de la crosse, il devenait naturel d'utiliser aussi le gardien de but de crosse. Chaque équipe possédait neuf joueurs.

Ce fut à partir de ces débuts modestes que le hockey commença son entrée dans le monde canadien.

Parmi les noms cités par The Gazette, il faut retenir celui de James George Aylwin Creighton. Originaire de Halifax, il s'établit à Montréal en 1872 comme ingénieur. Selon un autre joueur de cette partie historique, Henry Joseph, c'est Creighton qui est à l'origine du hockey montréalais, car ce jeu est fort populaire à Halifax. À Ottawa, il forme une équipe composée de fonctionnaires fédéraux, appelée Rideau Rebels, dont les deux fils de Lord Stanley sont des joueurs.

Pour quelques historiens, Creighton a importé le hockey tel que joué à Halifax dans la métropole ; mais selon plusieurs autres, les deux formes étaient très différentes l'une de l'autre. Comme nous le verrons plus loin, c'est de la forme montréalaise que dérive le hockey d'aujourd'hui. Cependant, tous s'accordent pour dire que Creighton est vraiment le père du hockey, et qu'il devrait être élu au Temple de la Renommée du Hockey comme bâtisseur.

Le hockey ne sera le fait que d'un petit groupe de jeunes gens, mené par Creighton, jusqu'au début des années 1880. C'est alors que le hockey va prendre de l'expansion, principalement grâce au Carnaval de Montréal.

Le Carnaval de Montréal et l'Expansion du Hockey

Le Carnaval de Montréal, lancé par les clubs de raquettes anglophones pour promouvoir la ville, a joué un rôle crucial dans le développement du hockey. Entre 1883 et 1889, le tournoi de hockey organisé lors du carnaval a permis de structurer et de populariser ce sport.

Lors du premier tournoi, trois équipes furent présentes : l'Université McGill, les Victorias de Montréal et Québec. L'Université McGill sortit vainqueur du premier tournoi, et remporta alors le premier trophée jamais offert pour le hockey, dont le Musée McCord est aujourd'hui dépositaire. Ottawa remporta le second tournoi, alors que le Montreal Hockey Club, équipe affiliée à la Montreal Amateur Athletic Association, gagna difficilement le dernier tournoi.

En 1886, on relance un tournoi mais sur de nouvelles bases. Quatre équipes de Montréal (m.a.a.a., Victorias, McGill et Crystals) s'affrontent dans des rencontres tout au long de la saison, au lieu d'une semaine à l'intérieur du carnaval. Le gagnant affrontera en mars le gagnant entre Ottawa et Québec. Les Crystals gagneront contre Québec dans ce qui sera le prélude à l'organisation d'une ligue.

Le tournoi du Carnaval de Montréal inaugure donc l'organisation structurée du hockey, et popularisera le hockey tel que joué à Montréal, car il existe alors plusieurs formes de jeu. Mais le hockey a subi quelques changements, dont le plus grand sera le nombre de joueurs. En 1883, Québec se présente à Montréal avec seulement sept joueurs, forçant ainsi les autres équipes à enlever deux joueurs de leur formation.

Avec la tenue d'un nouveau genre de tournoi en 1886, on annonce la venue d'une organisation plus structurée, et la tenue de parties tout le long de la saison, non plus seulement des défis entre équipes en dehors du tournoi du Carnaval.

Les Premières Ligues Organisées

En décembre 1886, les équipes qui s'affrontaient la saison précédente décident de créer la première ligue qui confirmera un calendrier de parties, l'Amateur Hockey Association of Canada. Cinq équipes entreront dans cette ligue : Crystals, m.a.a.a., McGill, Victorias et Ottawa. Quelques autres quitteront et reviendront, d'autres se joindront pour quelques saisons. Mais régulièrement, il y a quatre équipes de Montréal, en plus des équipes d'Ottawa et de Québec.

En 1893, le Gouverneur-Général du Canada, Lord Stanley, veut récompenser le champion canadien par un trophée appelé : "Dominion Hockey Challenge Trophy". La ligue possède son propre trophée, le "Canadian Senior Amateur cup", mais ce nouveau trophée sera débattu entre les champions de ligue à travers le Canada. Comme l'équipe favorite du Gouverneur-Général, les Senators d'Ottawa, ont une bonne chance de remporter le championnat de l'a.h.a.c., la coupe Stanley sera décernée aux champions de cette ligue. Malheureusement, le m.a.a.a. remporte le championnat et la coupe.

La première partie disputée pour la conquête du fameux trophée ne se fera qu'à la saison suivante quand le champion de l'a.h.a.c., le m.a.a.a., affrontera le champion de l'Ontario Hockey Association, les Capitals d'Ottawa, le 22 mars 1894. L'équipe montréalaise l'emportera pour conserver à nouveau le trophée. Cependant, le trophée change de main la saison suivante, passant aux Victorias de Montréal, nouveaux champions de l'a.h.a.c.

Un règlement de Lord Stanley pour diriger les destinées du trophée stipule que l'équipe détentrice doit remettre le trophée au champion de sa ligue si cette équipe ne termine pas au premier rang. Ceci se produira en 1895, et se répétera en 1899. Même si le m.a.a.a. a défendu un défi durant la saison 1895 contre l'Université Queen's, il doit remettre le trophée aux Victorias.

La coupe Stanley est alors un trophée qui se dispute par des défis tout au long de la saison, ce qui explique pourquoi il y a deux gagnants dans une saison en quelques occasions. Seules les équipes championnes ont droit de défier l'équipe détentrice, mais en passant par deux délégués nommés par Lord Stanley pour la direction des défis. Il s'agit alors de deux personnes d'Ottawa, le journaliste Philipp Danksen Ross, et le shériff John Sweetland. Ces deux personnes doivent par la suite nommer leur successeur, ce qui se fait toujours, bien que la l.n.h. en soit le seul contestataire depuis 1926.

À compter de 1914, deux ligues seulement se disputaient la coupe Stanley, l'Association Nationale de Hockey, ancêtre de la l.n.h., et la Pacific Coast Hockey League des frères Lester et Frank Patrick. À la mort de la p.c.h.l. en 1926, la l.n.h. a hérité des joueurs de cette ligue et la possession incontestée de la coupe Stanley.

Rugby XV de Montréal: Un Club Moderne et Dynamique

Fondé en 2010, le Rugby XV de Montréal incarne la passion, le respect, l'envie et la convivialité. Ce club, qui propose du rugby à 15 et à 7, est dirigé par une équipe encadrante compétente et est devenu un club populaire à Montréal.

Bien que Montréal compte plusieurs clubs de rugby importants ouverts à l’international, le Rugby XV de Montréal fait partie des trois principaux clubs francophones avec le Parc Olympique Rugby (Parco) et le Rugby Club Montréal (RCM). Le club se distingue par son ambiance chaleureuse et son ouverture à tous les niveaux de joueurs.

Le club tente de se diversifier, en intégrant des personnes venues d’autres horizons. Barrière de la langue ou pas, la bonne ambiance reste le maître-mot.

Pour certains, rejoindre ce club est un moyen simple de se dépenser, pour d’autres, il est devenu un véritable repère.

Le XV de Montréal a connu des périodes compliquées, toutes surmontées, porté par son éternelle devise : « Quoi qu’il arrive », symbole de courage et de persévérance.

Le collectif s’articule autour de deux équipes, 1 et 2, réparties par niveau. Marquées par plusieurs montées depuis 2022, elles évoluent respectivement en Provinciale 1, la deuxième division la plus élevée du Québec, et en Provinciale 1 réserve. Le club n’a rien lâché, gravi les échelons, et est à son meilleur niveau depuis sa création. Cette réussite n’est pas le fruit du hasard.

La saison principale à 15, qui se déroule de juin à août, est axée sur la compétition, mais « en conservant notre ADN et sans tomber dans ce côté élitiste, c’est essentiel », affirme Florian. En dehors de cette période, le club s’est lancé, il y a quelques années, dans le rugby à 7 qui se joue de septembre à novembre.

L’équipe souhaite continuer sur sa belle dynamique, « le but c’est de sécuriser la Provinciale 1, et de la solidifier », confie Florian. Le XV a de l’ambition et pense à créer une équipe de jeunes et de filles.

Le XV est un club solidaire qui n’abandonne jamais. La visibilité sur les réseaux est une clé du recrutement, et le rôle de Maxime a été décisif.

Le club tente de se diversifier, en intégrant des personnes venues d’autres horizons. Barrière de la langue ou pas, la bonne ambiance reste le maître-mot.

Pour certains, rejoindre ce club est un moyen simple de se dépenser, pour d’autres, il est devenu un véritable repère.

Le XV de Montréal a connu des périodes compliquées, toutes surmontées, porté par son éternelle devise : « Quoi qu’il arrive », symbole de courage et de persévérance.

Le collectif s’articule autour de deux équipes, 1 et 2, réparties par niveau. Marquées par plusieurs montées depuis 2022, elles évoluent respectivement en Provinciale 1, la deuxième division la plus élevée du Québec, et en Provinciale 1 réserve. Le club n’a rien lâché, gravi les échelons, et est à son meilleur niveau depuis sa création. Cette réussite n’est pas le fruit du hasard.

La saison principale à 15, qui se déroule de juin à août, est axée sur la compétition, mais « en conservant notre ADN et sans tomber dans ce côté élitiste, c’est essentiel », affirme Florian. En dehors de cette période, le club s’est lancé, il y a quelques années, dans le rugby à 7 qui se joue de septembre à novembre.

L’équipe souhaite continuer sur sa belle dynamique, « le but c’est de sécuriser la Provinciale 1, et de la solidifier », confie Florian. Le XV a de l’ambition et pense à créer une équipe de jeunes et de filles.

Le XV est un club solidaire qui n’abandonne jamais. La visibilité sur les réseaux est une clé du recrutement, et le rôle de Maxime a été décisif.

Néanmoins, le rugby reste marginal au Québec, avec des défis tels que le manque de financement et d'infrastructures adéquates. Malgré ces obstacles, le Rugby XV de Montréal continue de prospérer grâce à la passion et à l'engagement de ses membres.

Défis et Perspectives d'Avenir

Le hockey sur glace, le soccer, ou encore le basketball sont autant de sports plus populaires que le rugby au Québec. Le constat est sans appel : il n’y a aucun argent dans le rugby québécois.

C’est compliqué, on n’a pas de vestiaire, pas de club-house, pas de douches, seulement un petit cabanon avec le matériel. Si la période estivale reste gérable, l'hiver est un « massacre, tu payes une fortune pour un tiers de terrain à 70 joueurs. Tous les autres sont pris, il n'y a rien d’autre ».

Heureusement, le XV de Montréal peut s’appuyer sur le soutien de certains partenaires. Le club compte dans ses rangs des sponsors variés tels que des bars, une boulangerie ou encore des entreprises et indépendants dans le domaine médical. Malgré ces apports financiers, tout est réinjecté dans le matériel, vital pour le club, et les bénévoles passionnés ne touchent aucune rémunération.

Club Niveau Particularités
Rugby XV de Montréal Provinciale 1 et 1 réserve Club francophone, axé sur la convivialité et la formation des nouveaux joueurs
Parc Olympique Rugby (Parco) Inconnu Club francophone
Rugby Club Montréal (RCM) Inconnu Club francophone

tags: #club #de #rugby #montreal