Histoire du Club de Rugby de Lormont

Le club de rugby de Lormont est bien plus qu'une simple équipe sportive ; c'est une institution locale, un symbole de fierté et de passion pour toute une communauté. Son histoire, riche en événements et en émotions, témoigne de l'engagement de ses joueurs, de ses dirigeants et de ses supporters.

Un Trophée Mérité pour la Saison 2005-2006

L’équipe première du Lormont-Cenon rugby a connu une saison exceptionnelle en 2005-2006, marquée par son retour en Fédérale 2. Cette performance remarquable a été récompensée par une deuxième place au challenge de l’offensive et du fair-play du Comité de Côte d’Argent.

Ce trophée prestigieux, parrainé par les sociétés Pernod, Midi-Olympique et Epsport en collaboration avec la Fédération Française de rugby, a été remis au capitaine de Lormont lors d'une cérémonie spéciale à la maison du rugby de Lormont. Laurent Julien, responsable des opérations nationales Pernod, était présent aux côtés du président du club, Michel Garmendia, du maire Jean Touzeau, du député honoraire Pierre Garmendia et du président du Comité de Côte d’Argent, Christian Bagatte.

Tous les joueurs de l’équipe première, les dirigeants du club, ainsi que les partenaires et amis du club, désormais connu sous le nom de Lormont Rugby Haut de Garonne, étaient également présents pour célébrer cet honneur. Comme le soulignait le président Michel Garmendia, ce trophée est amplement mérité pour cette saison 2005-2006, sportivement très riche, autour de cette équipe invaincue lors des dix dernières journées de championnat.

Ce trophée est également une récompense pour les dirigeants qui s’investissent sans relâche tout au long de la saison pour la réussite de toutes les équipes du club, sans oublier les entraîneurs, Christophe Calmel, Xavier Pierre, Eric Lucmaret et Benoît Lacave, qui ont su mener leur groupe à la victoire en poursuivant leur tâche, cette saison, au niveau supérieur. Tous les remerciements du club vont donc au Directeur de l’Intermarché d’Artigues près Bordeaux, Monsieur Dufoir, grand amateur de rugby et partenaire du club depuis quatre ans.

Tournoi Seven « Ciel et Marine »

Les rencontres de brassage ont permis de clarifier les valeurs des équipes, en vue des phases finales du tournoi. Puis la grande finale de ce Seven «ciel et marine» pouvait commencer entre deux belles équipes : Marmande et Sainte-Livrade. Malgré tous les efforts déployés, les locaux s'inclinaient dans cette rencontre et on pouvait lire sur leur visage toute leur déception.

Ces matches étaient dirigés par deux excellents arbitres : M. Challenge Brignoli. A l'heure des récompenses, on notait sur le podium la maman et le papa de Yann Robert, la maman de Jimmy Chabail et les représentants de la municipalité, Mme Marthe Geoffrey et M.

Voici les résultats du tournoi :

Trophée Seven « ciel et marine », Yann-Jimmy Challenge Brignoli
1. Marmande 1. Lormont
2. SSL 2. Alliance Séguran
3. Tournon 3. «Ciel et marine»
4. Libourne 4. SSL 2
5. Monflanquin, vainqueur Plate 5. Entente Gourdon-Souillac, vainqueur Plate
6. Lot Lémance 6. SSL 1
7. Barbarian 7. Libourne
8. RC Villeneuve 8.

Lormont : Une Nation de Rugby

LORMONT n'est pas moins qu'une nation. À chacune de ses batailles, une foule en liesse scande le nom de ses héros. Chaque dimanche, les mures des maisons lormontaises tremblent de la ferveur nationale. En guise de maître d'arme, nous avons ni plus ni moins que Achille. Achille, blessé à son tendon voue désormais sa vie au service des autres. Pour l'accompagner dans cette lourde tâche, André l'énervé lui est tout dévoué. À sa présidence, un individu d'une rare générosité et d'un charisme hors pairs, d'une richesse d'esprit et d'amour de son prochain rarissime... Monsieur G. Personne n'a jamais véritablement su son vrai nom.

Le Centenaire du Rugby à Bordeaux

Bordeaux a enfin un club de rugby centenaire. Cent ans à « apprendre des ritournelles » au ballon ovale, ça se fête ! Le projet était ambitieux, effrayant même. Qu'importe ! L'étonnant, c'est que d'emblée, pour brosser un siècle d'activité, ils ont trouvé le ton. Ils se débrouillent avec le pathos, ils tiennent le cap, et réussissent à tout raconter. C'est là la force des « postiers » : assumer et décliner l'héritage du regretté Fernand Rivière, grand animateur de la section, en 1912, qui, à la veille de la Grande Guerre, a su attirer la confiance et la confidence de son entourage proche, réunissant ainsi une foule de témoignages précieux de la magie unique du titre de champion de France de 3e série en 1920.

La Famille au Cœur du Succès

La clé de ce succès, c'est la famille. Pas un vain mot chez les postiers. Il faut, pour essayer de percer le mystère, observer et écouter Jean Desbieys et Jacky Lechelle, fringants comme des jeunes hommes, souriants, distingués et habités de ce goût du travail bien fait, mémoires vivantes de l'ASPTT Bordeaux des années sixties. Sur leur terrain de jeu bordé de platanes, de nos jours stade Henri-Lequesne, ils ont essayé de pousser les limites de leur savoir-faire en mariant grâce, virilité et action.

« Un dimanche contre Lormont, la terreur de l'époque (1964) où jouait le redoutable pilier Milou, prêtre de son état, nous avons envoyé quelques chandelles censées illuminer le match, histoire de lui faire subir le baptême du feu, avant que la messe fût dite. Autant dire que l'adversaire du jour a bu le calice jusqu'à la lie », narre l'ancien pilier Jeannot Desbieys.

Un Coup de Cœur pour l'ASPTT

« Natif d'Angoulême, je suis arrivé de la région Parisienne où je travaillais aux PTT en 68 comme joueur (3e ligne) puis comme entraîneur en 1974, en dépit de quelques sollicitations de la part de Bègles et du Stade Bordelais. Mais mon coup de cœur penchait pour l'ASPTT. En 1970 nous avons créé l'école de rugby (120 enfants aujourd'hui). La formation des futurs rugbymen « postiers » était lancée », retrace Jacky Lechelle, moustache rieuse, une autre référence de l'époque. Tout fier de nous montrer la page Sports/Bordeaux de « Sud Ouest » datée du mercredi 11 mars 1987 dont l'article au titre très évocateur, signé par notre confrère Christian Grené, - actuellement retraité - était « fidèle au poste, au pied de Lechelle ».

L'ASPTT Bordeaux a mûri, sans pour autant oublier le grand enfant installé dans sa tête. Les années 80/90 en fédérale 3, « nous avons même flirté avec la F2 » rappelle l'ancien « pilar » Benoit Lereau, un enfant de Caudéran, le titre de vice-champion de France de 3e série (2010) : tout cela demeure en elle déjà comme un bloc de nostalgie pure. Rien de dérangeant. Pas de quoi déclencher l'alarme au club house d'Henri-Lequesne, là où une équipe dirigeante et technique laboure, depuis des années, un terreau fertile. Là aussi, les pères fêtards postiers sont passés maîtres dans l'art de dynamiter la routine.

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Les Défis en Fédérale 1

Les Lormontais ont tenté face à des Neversois invaincus cette saison. Courageux mais pris de vitesse, les Lormontais ont été dominés par Nevers, leader invaincu (15-36). Même s’ils ont livré une prestation solide et courageuse, les Lormontais sont revenu aux vestiaires avec zéro point. Ce n’était pas mérité en regard de l’investissement qu’ils avaient mis. « Ils se sont bien battus » relevait le président-délégué Michel Garmendia.

Depuis le début de l’aventure en Fédérale 1, l’histoire se répète. Lormont n’est pas ridicule mais n’arrive pas à bien ficeler un match, à trouver les solutions dans les moments cruciaux. Certes, devant Nevers, le XV coaché par le duo Torregaray - Yachvili s’est montré très actif dans le jeu, surtout au cours du deuxième acte. Mais ses difficultés à trouver le chemin de l’en-but une fois les décalages effectués trahissent un manque flagrant d’efficacité.

Des Moments Délicats

Hier, à Ladoumègue, les Lormontais savaient bien que ce qui se fait de mieux actuellement au plus haut niveau du rugby amateur français, à savoir, Nevers (avec Aix-en-Provence, poule 4), toujours invaincu, ne leur déroulerait pas le tapis rouge. Le club pourra toujours évoquer l’absence dans ses rangs de Labbé, Martin Herédia et de Marco Poggi, sélectionnés avec l’équipe d’Espagne pour affronter la Roumanie et du pilier Ricky Davies (retour au Pays de Galles) et l’affaiblissement de son rendement global causée aussi par l’éloignement du terrain de l’ouvreur-buteur Arthaud (lésion acromio-claviculaire) et du centre Cassan (déchirure aux ischio-jambiers). Mais le mal ne serait-il pas plus profond ?

Douze journées sans victoires, un long tunnel pour Laurent Ferrères et ses copains. « On traverse des moments délicats au club à tous les niveaux, mais rien n’est mort encore car on a des points à y aller chercher », promet l’arrière lormontais.

En attendant il faut survivre, il faut s’adapter aux circonstances du moment car il est très clair que le club du président Jean Louis Couturier a entamé un pénible chemin de croix. Les réceptions cruciales de Limoges, dimanche prochain et de Bobigny (5 avril) après le déplacement à Tulle (8 mars), sont désormais dans toutes les têtes.

« L’état d’esprit au sein de l’équipe est très sain, reprenait Laurent Ferrères. On va essayer de tout donner face à Limoges pour continuer à espérer. Personne n’a envie de baisser les armes.

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