Qu'est-ce que la PSG Academy ? Un tremplin pour les jeunes talents

La PSG Academy représente la base du club et forme aujourd’hui dès le plus jeune âge les futurs joueurs et ambassadeurs de demain. Créée en 2005, la Paris Saint-Germain Academy symbolise le dévouement que porte le Paris Saint-Germain à la formation de jeunes joueurs sur les plans sportifs et éducatifs. Elle est ouverte à tous quelque soit le niveau.

L'internationalisation du PSG prend forme chaque jour un peu plus. Le club parisien s'installe à travers le globe grâce au programme « PSG Academy ». Ce sont des écoles de football, construites et équipées par le PSG, puis gérées par des éducateurs formés depuis Paris.

L’Academy est la base du Paris Saint-Germain. Certains joueurs repérés lors des Paris Saint-Germain Training Experience passent de l’Academy à l’Association pour peut-être intégrer le centre de formation. Chaque année l’ensemble des Academy du Paris Saint-Germain se donnent rendez-vous au cœur de la capitale pour prendre part à un évènement international : La Paris Saint-Germain Academy Cup. Football à Clairefontaine-En-Yvelines.

Avec plus de 10 000 inscrits, la Paris Saint-Germain Academy est la plus grande école de football en France. Avec le BabySoccer, les enfants peuvent commencer à s’essayer aux joies du football et vont pouvoir s’amuser dès l’âge de 3 ans* ( seulement pour les centres de Lille) 4 ans (pour les autres centres). En individuel ou en mini-groupe de 5 enfants maximum, profitez d’une heure de séance composée de plusieurs exercices choisis spécifiquement pour le développement de vos qualités.

Le respect et l’attitude des enfants et des parents est un point central du programme de l’Academy afin que tout le monde puisse prendre du plaisir et s’épanouir.

🆕🔴🔵 UNE AUTRE DIMENSION - Made In Paris : Saison 7 - Épisode 2

Une présence mondiale

Aujourd'hui, douze territoires, du Brésil à Bali, en passant par l'Angleterre ou l'Arabie Saoudite, bénéficient d'une de ces académies. La Paris Saint-Germain Academy accueille chaque année de plus en plus d’enfants en France et à travers le monde au sein de ses nombreuses écoles de football (France, USA, Brésil, Maroc, Canada, Egypte, Arabie Saoudite, Liban, Bali, Chine, Portugal). Elles y ont séduit près de 13 000 enfants (dont 3 000 en France).

« C'est le développement souhaité par le président Nasser Al-Khelaïfi dès son arrivée à Paris en 2011, confie Fabien Allègre, directeur du développement de la marque et du merchandising. A la base, c'était un moyen pour nous de déployer la marque, de conquérir ou reconquérir une certaine base de fans. L 'international est la véritable vitrine du club et de son développement ».

Fonctionnement et coûts

Désormais, ces académies prennent un sens plus sportif. Concrètement, cela ressemble à un club classique, associatif ou privé. Pour qu'un enfant puisse y entrer, il doit payer une adhésion. Un jeune new-yorkais doit ainsi débourser environ 450 euros pour un stage d'une semaine et un petit Libanais, une centaine d'euros par mois pour deux entraînements hebdomadaires.

Le PSG ne cache pas le côté business, mais « ne veut pas trop en faire » et souhaite « maîtriser sa croissance afin de conserver la promesse faite aux enfants : faire partie de la famille PSG et aller à fond sur la partie formation », précise Fabien Allègre.

Si des projets d'ouvertures existent (Shanghai ? Singapour ?), Paris prendra donc son temps. Le récent contrat marketing et la tournée estivale asiatique pourraient ouvrir la voie.

Objectifs et valeurs de la PSG Academy

Pour les enfants, de tous âges et de tous horizons sociaux, une année dans une « PSG Academy » permet de répondre à un slogan du club : rêver plus grand. Le 15 avril dernier, dix nations ont foulé les pelouses de Clairefontaine (Yvelines), au centre national du foot français, à l'occasion de la 4e « PSG Academy Cup ».

« C'est une grosse expérience pour eux, s'exclame Ali, l'entraîneur de l'équipe égyptienne. Ils fréquentent des gamins de tous les pays, de culture différente et découvrent l'expérience européenne », renchérit Max, coach franco-américain de l'école de New York.

Installée aux quatre coins de la planète, la PSG Academy ne se voit pas pour autant comme une usine à détecter les champions de demain. Le programme lancé par le club de la capitale se veut surtout plus humain que jamais. « C'est comme un club de foot local. Vous vous inscrivez à la PSG Academy. On essaye d'avoir la transmission des mêmes valeurs, la même philosophie de jeu, mais adaptée selon les groupes. Mais ça reste avant tout du football plaisir. Le contenu est piloté en direct par notre directeur technique du centre de formation. On fait appel à des coaches qui sont régulièrement formés et évalués par des coaches officiels du PSG.»

Mais comment ne pas associer cette initiative sans repenser à cette fameuse déclaration du président Nasser Al-Khelaïfi ? Bien décidé à voir éclore le nouveau Messi à Paris, le dirigeant n'a toujours pas trouvé sa perle.

Une arme économique ?

« Objectivement, ce n'est pas l'objectif numéro 1. C'est du football plaisir, c'est ouvert à tous les niveaux. Si demain on est à même d'identifier le nouveau Messi bien évidemment que le circuit sera très court pour arriver en préformation. Mais ce n'est pas l'objectif premier.»

Le nouveau Messi, ce n'est donc pas encore pour demain au PSG, même si Laurent Blanc n'a pas été insensible lors de la session programmée à Doha. « J'en ai vu un ou deux qui manient bien le ballon.

Si la recherche de nouveaux talents n'est pas l'axe de travail prioritaire selon le club, l'académie rouge-et-bleu conserve malgré tout de sacrés avantages. Et pas que sportifs. « C'est aussi le moyen pour la marque pour se développer. L'Academy, surtout celles à l'international, c'est le moyen de créer avec notre club tout au long de l'année. Si vous avez 40 enfants comme ce matin qui vont revenir à l'école le lundi matin et qui vont parler de leur entraînement à la PSG Academy, ça permet à la marque de continuer à se développer», conclut Allègre.

La PSG Academy et les clubs amateurs

Educateur depuis 10 ans à l’école de foot du FCM Aubervilliers, Ilyes Ramdani a vu « au fil des années de plus en plus de gamins y prendre part sans qu’on sache vraiment comment se positionner par rapport à ça ». « Ce n’est pas forcément une concurrence pour les clubs amateurs dans le sens où le prix de la licence est plus élevé chez eux [200 euros l’année en moyenne dans un club classique vs 300-400 euros à l’Academy], analyse-t-il. Après, ils proposent une offre sympa avec des éducateurs formés par le club, sans parler de l’avantage du five qui permet de jouer toute l’année au sec. On voyait bien qu’il y avait une forme d’attractivité de la part des parents, et puis il y a le label PSG qui est un levier d’attraction majeur. »

Dans les faits, ce n’est pas le PSG à proprement parler qui gère les quelques 102 Academy ouvertes dans 14 pays à travers le monde. « On ne les ouvre pas en propre, confirme Nadia Benmockhtar. On s’associe avec un partenaire local, ça passe par un contrat de licence avec une société [en France avec les Urban Soccer] qui nous paye pour avoir accès à ce service [formations des entraîneurs et programmes d’entraînement livrés clé en main] et à l’image de marque du club. » « C’est plus la stratégie marketing du PSG qui est à l’œuvre là, pas la stratégie sportive, estime Ramdani. En revanche, là où c’est intéressant je trouve, c’est que ça a permis de rapprocher le PSG des quartiers populaires. »

Plaisir plus que performance à tout prix

« Il ne faut pas surestimer le rôle de la PSG Academy. C’est presque une coïncidence qu’il soit passé par là, embraye l’éducateur du 93. Le PSG a simplement recruté l’un des meilleurs joueurs du Red Star et il s’est avéré qu’il était aussi à l’Urban d’Aubervilliers via l’Academy. Mais en fait il y a une distance énorme entre le PSG et ça. Je ne suis pas convaincu que ce soit une passerelle avec le centre de formation. » Il n’y a d’ailleurs aucune sélection de niveau à l’entrée, ce qui prouve bien qu’on est plus sur une notion de plaisir que de performance à proprement parler. « En termes de performance, ça n’a rien à voir. La PSG Academy nous a souvent sollicités pour organiser des petits matchs amicaux vu qu’on est juste à côté, et très souvent ça se terminait avec 10-15 buts d’écart pour nos gamins. »

« L’idée c’est quand même de faire progresser individuellement et collectivement les enfants dans l’environnement dans lequel ils sont pour que, demain, ce soient des joueurs complets. Mais ils n’appartiennent pas au PSG et ils seront libres de signer dans n’importe quel centre de formation ensuite si jamais ils ont le niveau », précise Nadia Benmockhtar.

Au club, on assume parfaitement cette absence de retours sur investissement, au-delà du billet que leur rapportent ces partenariats internationaux. « Au Brésil, on a trois joueuses qui sont aujourd’hui régulièrement appelées en équipe de jeunes de la Seleçao, on est super contents pour elles, même si on sait qu’elles ne vont pas forcément signer au club plus tard », relate la responsable de la structure. Pareil chez les garçons : « Aux Etats-Unis on avait un gamin qui était super bon mais il avait neuf ans, on ne pouvait donc rien lui proposer [les règlements Fifa interdisent les transferts internationaux des mineurs], et deux après il a signé aux New York Red Bulls. »

« Si vous avez une pépite, signalez-la nous »

Mais attention, le PSG n’est pas plus couillon qu’un autre. « Bien sûr que si on a le prochain Neymar dans une Academy, on essaiera quand même de le garder à l’œil et d’essayer de le faire signer chez nous, sourit l’ancienne défenseuse. D’ailleurs les gens du centre nous le disent : " si vous avez une pépite, signalez-la nous ". Et là, soit le gamin a bientôt 18 ans (ou 16 ans s’il est européen) et on essaye de voir s’il veut signer chez nous, soit il est plus jeune et on ne peut rien faire. » Si ce n’est s’appuyer sur la qualité du travail fourni par les éducateurs de l’Academy pour convaincre les parents de poursuivre l’aventure avec le PSG. Ce qui n’est pas un argument au rabais.

Là encore, l’éducateur francilien se montre prudent. « Je ne pense pas que le PSG ait besoin de l’image de l’Academy pour convaincre aujourd’hui les meilleurs jeunes de les rejoindre. Ils ont une surface financière énorme, ils ont une image de marque, ça leur suffit amplement. » « Si on peut se servir de l’image de marque véhiculée par le PSG via notre structure c’est super, conclut Nadia Benmockhtar. Mais sans langue de bois, le but n’est vraiment pas de ne pas rater le prochain Mbappé.

PSG Academy Cup

Une académie a particulièrement brillé dans ce tournoi : celle de Rio de Janeiro, au Brésil, finaliste chez les moins de 13 ans face à la Floride du coach Wagneau Eloi (champion de France avec Lens en 1998), et vainqueur des moins de 11 ans.

L'an dernier, lorsque le Paris Saint-Germain avait fait escale au Maroc, à Marrakech, le club de la capitale avait déjà mis en avant sa PSG Academy. A l'époque, les stars parisiennes étaient venues assister à un entraînement des jeunes pousses en devenir avec quelques conseils tout prêts et des sourires à la pelle. Un changement de décor et de moyens pour les jeunes footballeurs en herbe depuis la prise de pouvoir des Qataris de QSI.

tags: #club #de #foot #psg #academy