Clément Marienval : Parcours d'un Rugbyman et l'Épopée du Stade Rochelais

Cet article retrace le parcours de Clément Marienval, ancien talonneur du Stade Rochelais, et revient sur l'épopée qui a permis au club de retrouver le Top 14. Nous explorerons les souvenirs marquants des joueurs et de l'encadrement de cette période exceptionnelle.

Un Contexte de Fin de Saison Exceptionnel

Pour parler du retour en Top 14 de La Rochelle, il est impossible de n’évoquer que la finale d’accession face à Agen. Car avant cette journée du 25 mai, il y eut d’abord une fin de saison régulière haletante, mais indissociable du succès final.

À trois jours du dernier match à domicile face à un Lou déjà promu, les Rochelais doivent faire un long déplacement à Carcassonne pour rejouer un match pourtant gagné quelques mois plus tôt, mais invalidé par la commission de discipline. Une situation burlesque, dont se souvient Clément Marienval (40 matchs entre 2011 et 2014), rare expérimenté du voyage.

« Le contexte de la fin de saison est dingue. Le staff avait plus misé sur ce dernier match à domicile. On ne sait pas trop pourquoi il y a ce match à rejouer, mais on part avec les jeunes, la moitié de l’équipe espoir, et trois minibus. Le déplacement est extraordinaire, on gagne là-bas avec le bonus après un match de dingue. »

TOP 14 - Interview sous X : Arthur Retière (Stade Rochelais)

Le Stage de Cohésion à Arcachon : Un Acte Fondateur

Cet état d’esprit est né quelques semaines plus tôt lors d’un stage de cohésion sur les bords de l’Atlantique, à Arcachon.

« La petite sortie bateau avait vite été décalée dans un bar, l’après-midi pêche s’était bien passée », se remémore avec amusement Thomas Soucaze, troisième ligne casqué (147 matchs, 2008-2014). Pour moi, c’est l’acte fondateur de notre fin de saison. On a pu se redécouvrir, acter le fait qu’on était tous une bande de potes avec l’envie de bien conclure l’histoire ensemble.

« C’est propre au rugby ce genre de moment, abonde Kevin Gourdon (221 matchs, 2012-2021). Tous les mecs seront d’accord : ce stage a été l’élément déclencheur de notre fin de saison. »

La Demi-Finale contre Pau : Un Moment Clé

Après deux demi-finales perdues au Hameau, dont la dernière en 2013 marquée par une féroce bagarre générale et trois cartons rouges distribués, les Rochelais font face à leur meilleur ennemi d’alors à Deflandre : la Section paloise.

Dans les vestiaires, le discours du mythique Patrice Collazo donne le ton : « Aujourd’hui c’est le feu de toute part. C’est de la violence. Sazy, Rassie (Van Vuuren), Jaco (Franck Jacob), matraquez-moi les mecs ! Défoncez-les maintenant! »

L’ancien pilier Christophe Lafoy (73 matchs, 2011-2014) se souvient : « Les discours de Patrice, c’était un peu à l’ancienne mais ça me plaisait. Avec moi, il savait aussi en jouer et ça fonctionnait. »

Mais face aux Palois, c’est surtout la magie de Levani Botia (201 matchs depuis 2014) qui illumine la rencontre. Celui qui avait quitté son boulot de gardien de prison pour signer comme joker médical à La Rochelle quelques semaines auparavant, inscrit deux essais sensationnels dans un style aux antipodes du guerrier troisième ligne redouté aujourd’hui de tous.

« Mon fils a récemment vu les images et m’a dit : « mais papa, comment ça se fait que tu allais si vite ? » Si le centre avait pris rendez-vous avec son destin et entraîné celui du Stade.

La Préparation Particulière de Fabien Fortassin

Le maître à jouer Fabien Fortassin (59 matchs, 2013-2016) se rappelle une préparation aux phases finales toute particulière avec des enjeux propres au buteur qu’il était : « Je détestais les ballons neufs. Je préférais quand ils étaient un peu « faits » et pendant deux semaines, je m’en suis rendu malade. La semaine de la demi-finale, je m’arrange pour utiliser le plus possible les ballons que nous avions reçus. Je tape sur le goudron avec pendant des heures, je demande aux intendants de les passer à la machine à laver ! »

La Finale d'Accession Contre Agen : Un Moment de Communion

Combien étaient-ils à Bordeaux ce dimanche 25 mai 2014 ? 15 000 ? 20 000 ? Les chiffres n’ont que peu d’importance face à la conscience collective. La seule chose que nous savons, car nous y étions, c’est qu’ils étaient beaucoup. Et qu’ils ont fait beaucoup de bruits pour encourager le Stade rochelais dans cette finale d’accession, sublimant ainsi le terme de transhumance.

Zeno Kieft (119 matchs, 2010-2021) qui a aussi connu les joies de la progression en Top 14, se souvient : « C’est le plus beau moment de ma carrière. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’ambiance au moment de sortir sur le terrain. Un choc. »

« À l’arrivée à Chaban, il y a un bruit assourdissant qui vient de l’extérieur, se rappelle le légendaire Romain Sazy. On avait l’impression qu’ils étaient avec nous dans le bus. »

La Nostalgie d'un Rugby d'Antan

Mais c’est surtout la nostalgie d’un certain rugby d’antan qui reste en mémoire une décennie plus tard.

Romain Sazy, qui a tout connu avec le Stade - la remontée, la progression du club et des infrastructures à vitesse grand V, les deux premiers titres majeurs en Champions Cup - est celui qui en parle le mieux. « C’était des années où il y avait beaucoup d’insouciance. Il y avait la pression de remonter, mais nous étions différents. »

Avant le Néo-Zélandais Jason Eaton, avant l’animal Will Skelton, il y avait un garçon comme Cobus Grobler (170 matchs, 2008-2015) en deuxième ligne.

Aujourd’hui professeur de mathématiques dans un lycée sud-africain près du Cap, l’un des chouchous de Deflandre a récemment retrouvé son ancien club lors des affrontements face aux Stormers en Champions Cup. Son témoignage met en lumière que dans la cité rochelaise, personne n’a oublié les exploits de la génération passée, preuve du travail extraordinaire réussi par le président Vincent Merling, et le directeur général Pierre Venayre, eux aussi anciens joueurs.

« J’ai été très touché en voyant la marque de respect d’un mec comme Greg Alldritt, qui est une personnalité immense du rugby français. Parfois, quand tu arrêtes le rugby, tu es juste un autre ex-rugbyman et les gens peuvent vite oublier. »

« Je crois que les Rochelais sont restés attachés à cette période et à cette génération », résume parfaitement une autre légende du club, Nicolas Djebaïli (307 matchs, 2001-2015). Dix ans après, la ferveur ne s’est jamais envolée, bien au contraire.

Joueur Matchs joués Période
Clément Marienval 40 2011-2014
Thomas Soucaze 147 2008-2014
Kevin Gourdon 221 2012-2021
Christophe Lafoy 73 2011-2014
Fabien Fortassin 59 2013-2016
Zeno Kieft 119 2010-2021
Romain Sazy - -
Cobus Grobler 170 2008-2015
Nicolas Djebaïli 307 2001-2015

Le Retour Triomphal à La Rochelle

Si la communion à Chaban fut longue et belle, le trajet du retour est iconique avec un embouteillage géant au péage entre Bordeaux et La Rochelle, un concert de klaxons à n’en plus finir et une excitation grande comme le monde de se retrouver le vite possible sur le vieux port.

Huit ans avant le titre de champion d’Europe en 2022, cette génération restera à jamais la première à descendre le Quai Duperré devant plus de 20 000 supporters.

« J’avais été surpris qu’on change de bus dès l’arrivée à La Rochelle pour un bus à impériale. Tout était prévu et je m’étais dit : «putain, ils ont eu confiance en nous». La victoire, on peut dire qu’on l’a bien fêté. »

« Arriver à La Rochelle et voir toute cette ville sur le port c’était un peu comme si on avait gagné la Coupe du monde. »

« On n’avait pas encore trop bu, on voulait rentrer très vite à La Rochelle mais ils annonçaient six kilomètres de bouchon au péage ! Moi je ne suis rentré à la maison que le jeudi matin (rires). J’ai passé un long moment en ville, j’allais dormir au marché en dessous des stands pour récupérer un peu avant d’y retourner. Le lendemain, il y avait un rendez-vous à la mairie à 15 heures et je crois qu’il en manquait déjà un ou deux. »

Après trois saisons de Pro D2, le Stade rochelais de Julien Audy et Sireli Bobo retrouve le Top 14 après sa victoire en finale d’accession contre Agen (31-22).

« J’étais en coloc avec Zeno (Kieft) et Jules (Le Bail) et je pense que nos copines ne nous ont pas vus pendant une semaine et demie ! Cette arrivée sur le port la nuit, on retrouvait les gens qu’on avait croisés au stade trois heures plus tôt. J’ai le souvenir qu’on traverse la foule, qu’on descend du bus devant la grosse horloge parce que la réception était en haut d’un restaurant mais il y avait la queue dans l’escalier parce que tout le monde voulait entrer.

La Vie Privée de Clémentine Sarlat

Début novembre, Clémentine Sarlat annonçait sa séparation avec Clément Marienval, son époux et le père de ses filles. Depuis, la journaliste sportive tente de reprendre le cours de sa vie et de trouver son rythme de mère célibataire.

Clémentine Sarlat a annoncé, ce lundi 7 novembre, en story sur son compte Instagram, sa séparation avec Clément Marienval, le père de ses trois filles.

En couple avec le rugbyman Clément Marienval depuis 2014, la jeune femme nageait dans le bonheur. Dans les colonnes du magazine GQ, la journaliste de France Télévisions faisait des confidences sur sa rencontre avec le sportif de haut niveau. Je l’ai suivi en retour pour voir ce qu’il me disait. Il ne devait pas savoir que je connaissais ses potes et je comptais lui mettre un bon taquet quand il allait essayer de me brancher et puis en fait. Il n’était pas du tout Don Juan. Il était très tranquille, on a commencé à discuter, à voir les amis en commun que l’on avait », a-t-elle fait savoir au magazine masculin.

Clémentine Sarlat et Clément Marienval annoncent leur mariage Après plus de sept ans de vie à deux, Clémentine Sarlat et Clément Marienval se sont dit « oui », le samedi 25 septembre 2021. La journaliste de France 2 a fait part de la bonne nouvelle à ses 69 000 abonnés sur son compte Instagram.

Pour ce faire, Clémentine Sarlat a partagé une vidéo dans laquelle le couple arrive à la mairie dans un vélo cargo. La jeune femme porte une longue robe blanche. En guise de coiffure, la journaliste de France 2 a opté pour un chignon, surplombé d’une couronne de fleurs. Son mari a joué la carte de la sobriété dans un costume gris. « 25 septembre 2021. 7 ans après, le cœur qui fait boom », a écrit la jolie blonde en légende de sa vidéo, partagée le dimanche 26 septembre 2021.

tags: #clement #marienval #rugby