Gaël Monthurel a marqué l'histoire du handball français. Il a fait partie de cette génération qui a permis au handball français de passer sur le devant de la scène. Sous la houlette de l’emblématique Daniel Constantini, Gaël Monthurel et les « Barjots » ont notamment décroché la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 et le premier titre de champion du monde de l’histoire des Bleus en 1995.

Les Barjots célébrant leur victoire au Championnat du Monde de Handball en 1995. Crédit: Wikimedia Commons
Un nouveau défi à Épinal
Durant l’intersaison, l’ancien pivot international aux 247 sélections a mis le cap sur Épinal pour prendre en mains la section féminine du club. Fort de son expérience et d’une décennie de coaching à travers la France et au Qatar, il espère parvenir à hisser l’équipe fanion en D2 à moyen terme.
Gaël Monthurel, vous êtes arrivé le 10 août dernier à Épinal. Gaël Monthurel - J’ai décidé très vite de tenter l’aventure et je ne le regrette pas. Je suis très content de retrouver un banc et ce que j’ai vu jusqu’à maintenant me conforte dans mon choix, je suis vraiment très heureux et emballé par le projet. C’est très cohérent.
Les installations sont superbes et les conditions de travail vraiment très bonnes. Après une première expérience à Bergerac, vous revenez sur du handball féminin. C’était une volonté de votre part ? G. M. - Oui absolument, je « kiffe » travailler avec des filles.
Souvent issues de la formation du club, elles sont plus attachées et en général elles ne trichent pas sur le terrain, elles donnent tout ce qu’elles ont. Chez les garçons, on voit des équipes formatées, avec des costauds, une défense 0-6 et des schémas d’attaque similaires tandis que chez les filles on peut faire du 1-5, 4-2, 3-3. Au niveau professionnel c’est beaucoup plus enrichissant et financièrement ça coute beaucoup moins cher.
En tant que « Barjot » et avec votre CV long comme le bras, vous êtes attendu un peu comme le messie à Épinal. G. M. - Non. C’est logique d’attendre beaucoup de quelqu’un qui a un nom et un passé sportif comme le mien. J’ai fait partie de l’épopée des Barjots, j’ai un actif derrière, donc forcément j’ai envie d’amener quelque chose à Épinal, que quelque chose dont le club a besoin pour franchir un palier, notamment chez les filles. C’est une opportunité autant pour le club que pour moi.
Coordination de la filière féminine spinalienne
Votre mission est de coordonner la filière féminine spinalienne. G. M. - Avec Nicolas Soriano, mon bras droit, on va s’atteler au chantier de la formation. On a 4 jeunes en catégorie -16 ans qui sont au Pôle et on se projette déjà sur ces filles-là dans 4 ans.
Sur le recrutement, il va falloir nouer des partenariats solides avec les autres clubs du département voire de la région et permettre aux meilleures joueuses de venir renforcer nos rangs en N1 ou en N3. Pourquoi pas dans cette optique à terme rebaptiser le club « Vosges Epinal Handball » ?
Objectif ? G. M. - Cette saison l’objectif est de se maintenir. On a des moyens limités, un effectif court et un déficit au niveau physique. Mais les filles sont volontaires, elles ont accepté de s’entrainer 5 fois par semaine lors de la préparation, c’est un signal très positif.
A moyen terme, l’ambition est de monter une équipe capable de monter en D2 et de s’y maintenir avec une structure solide derrière. Faire partie des 30 meilleurs clubs français, ce serait déjà très bien. On est cernés par des clubs de D1 (Dijon, Besançon, Metz) mais il n’y a rien ensuite en D2.
G. M. - Chevigny et Montigny vont être nos adversaires directes pour le maintien et on les affronte lors des 1ère et 3ème journée, à domicile. On a ciblé ces deux matchs là, il faudra bien les négocier. Pour se maintenir il nous faudra 4, 5 voire 6 victoires.
Les 54 équipes de N1F ont été placées dans 9 poules de 6. Epinal figure dans la poule 7 avec Chevigny Saint-Sauveur, la JDA Dijon, l’ES Besançon, Palente Besançon et Montigny-lès-Metz. Les clubs se rencontrent en matches aller et retour.
À l’issue de cette première phase, les deux premiers de chaque poule sont qualifiés pour les playoffs qui se dérouleront en 3 poules de six équipes ; les 36 autres participeront aux playdowns qui se dérouleront en 6 poules de 6 équipes.