La carrière de Juliette Faure est un exemple de persévérance et de talent. De ses débuts à Nîmes à son rôle actuel au Brest Bretagne Handball (BBH), elle a su franchir les étapes et s'imposer comme une joueuse clé.

Débuts et Formation à Besançon
Arrivée à Besançon en 2017, Juliette Faure, demi-centre nîmoise d’1,64 m, a rapidement gravi les échelons. Après une saison 2016/2017 à Pays d’Aix, elle a rejoint la capitale comtoise et le centre de formation dirigé par Sébastien Mizoule. « Juliette avait le profil que nous recherchions. Elle est puissante et prend assez vite les petits espaces. Elle sent le jeu et a le sens du but. »
Lors de sa première saison à Besançon, elle a brillé avec l’équipe réserve (N1), affolant les compteurs avec 128 buts marqués lors de l’exercice 2017/2018. Cet été, après quatre années de centre, elle est passée professionnelle.
Un Œil Attentif de Montpellier à Nîmes
Sébastien Mizoule a toujours gardé un œil sur les handballeuses croisées ou entraînées lorsqu’il officiait à Montpellier puis Nîmes, à l’image de Juliette Faure. « Je la connais depuis qu’elle a 12 ans. Je l’avais entraînée à Nîmes (il était adjoint de Christophe Chagnard). Elle avait joué son premier match avec l’équipe Une en 2016. Elle n’avait que 16 ans. » « C’était en Coupe de France, face à Besançon », précise-t-elle. Pour sa première saison avec Besançon, elle avait inscrit 128 buts avec l’équipe de N1.
Transfert au Brest Bretagne Handball (BBH)
Le Brest Bretagne Handball a annoncé la signature de Juliette Faure (23 ans) pour la saison 2023-2024. La demi-centre de Besançon, formée à l’ESBF, a rejoint ses nouvelles coéquipières en juillet, apportant une arme supplémentaire sur la base arrière à Pablo Morel.
Juliette Faure : « J’ai envie de repousser mes limites ». « Je suis forcément très heureuse de pouvoir jouer pour le BBH à partir de juillet. C’est une opportunité incroyable pour moi d’évoluer aux côtés des meilleures joueuses dans un tel club. J’ai hâte de pouvoir commencer cette nouvelle expérience.»
« J’ai passé 6 belles saisons à Besançon. C’est un très bon club formateur dans lequel j’ai beaucoup appris et progressé. Mais en tant que sportive de haut niveau, j’ai envie de repousser mes limites et de voir de quoi je suis capable. Donc oui, Brest est un nouveau challenge pour moi. C’est une étape de plus dans ma carrière et je suis prête à tout mettre en œuvre pour que ça se passe de la meilleure des manières.»
Pablo Morel (entraîneur) : « Je suis heureux d’accueillir Juliette au BBH. C’est une jeune joueuse qui, sur le poste de demi-centre, a déjà montré ses qualités à Besançon en LBE et dans le contexte européen. C’est un profil de meneuse de jeu qui saura mettre en évidence les qualités de notre base arrière et de nos pivots. C’est un recrutement qui va dans la logique installée par le club et qui consiste à faire émerger de jeunes Françaises à potentiel. Je ne doute pas un instant que Juliette apportera son plus à l’équipe pour faire la meilleure saison possible ».
Après Audrey Dembélé, officialisée au mois de décembre, le Brest Bretagne Handball retrouvera dans ses rangs la saison prochaine une autre Bisontine, en la personne de Juliette Faure (23 ans). La jeune demi-centre de l’ESBF a paraphé un contrat d’une saison avec le BBH et va donc traverser le pays d'est en ouest pour vivre une nouvelle aventure et passer un cap dans sa carrière. Vive et appréciant le jeu au près et la prise d’intervalles, Juliette offrira une solution supplémentaire et différente au staff brestois qui voit l’équipe 2023-2024 se dessiner petit à petit.
Un Match Héroïque en Ligue des Champions
La sirène finale avait déjà retenti. Imperméable à la pression, Juliette Faure a converti son penalty face à la gardienne d'Esbjerg Amalia Milling et est partie dans une course folle vers ses coéquipières et un public breton en extase. La petite et méconnue demi-centre (1,64 m, 24 ans ; 6/6 au tir et 2 passes décisives) a été l'héroïne d'une fin d'après-midi renversante pour Brest, tombeur ce samedi de l'un des favoris de cette Ligue des champions (33-32) au bout d'un scénario ahurissant. Le BBH remporte sa troisième victoire en autant de journées.
Quand Juliette Faure tient la balle en main, à 7 minutes de la fin du match contre Esbjerg, elle rend respectivement 15 et 17 centimètres aux 2 défenseures chargées de sécuriser l’axe danois. L’espace qui sépare Line d’Heindahl commence à peine à s’agrandir que Faure a démarré. Prise de balle, trois pas et un bras balancé à pleine vitesse, avant l’impact avec la n°22, qui explose. Brest égalise, et Line sort en grimaçant. Cinq minutes plus tard, c’est Tranborg Mette qui souffre. LIRE AUSSI. Ligue des champions. Juliette Faure, de la dynamite dans les jambes, a fait éclater Esbjerg et sa défense. 6 buts, 4 dans les 10 dernières minutes, avec en prime celui de la victoire.
Sa coach, Raphaëlle Tervel, avait tout vu. Ce petit format originaire de Montpellier détonne, avec un profil créatif et explosif. Avec ses attributs, on lui a vite fait comprendre qu’elle ne pourrait pas faire comme tout le monde. Juliette Faure grandit avec Stine Oftedal comme modèle. La Norvégienne au premier pas destructeur fait 1,68 m, et domine son sport.
«Maintenant, chez les garçons, il y a Luc Steins, qui n’était pas encore arrivé quand j’étais jeune, raconte celle qui aura bientôt 25 ans. Le mec fait 30 cm de moins que ses arrières, et il fait des choses que personne ne sait faire.» Dans un handball plus rapide et prolifique, la Finistérienne compte trouver sa place. «On peut apporter des choses complètement différentes. Autre source d’inspiration : la nouvelle coéquipière, Anna Vyakhireva. «On s’amuse à dire que c’est la Messi du hand, mais c’est vrai! Quand tu vois des joueuses comme ça, tu te dis que la taille on s’en fout. Il suffit d’être intelligente, et jouer avec ses qualités.»
À Ludwigsburg, chez les vice-championnes en titre, Juliette Faure aura les mêmes ambitions, et ciblera les plus grandes. «On travaille ça à la vidéo.
Esbjerg, demi-finaliste des trois dernières éditions, a mené quasiment toute la partie, de la 3e à la 58e minute, et compté jusqu'à six longueurs d'avance (10-16, 23e). Le BBH n'aura été devant qu'en tout début (1-0, 1re) et en toute fin de match. Les Bretonnes ont plutôt bien contenu la superstar Henny Reistad, avec une défense haute, à l'occasion en individuelle stricte. La Norvégienne, qui avait claqué 25 buts lors des deux premières journées, a dû se contenter de 5 unités. Mais, en l'absence de l'arrière droite vedette Nora Mörk, qui a mis sa carrière en pause cette semaine, la demi-centre Michaela Möller a parfaitement pris le relais (8/10 au tir) et Brest n'a cessé de courir après le score (4-8, 10e).
Les joueuses de Raphaëlle Tervel manquaient de précision à la passe et au tir à l'image de Clarisse Mairot (1/6) et subissaient en défense (10-16, 23e ; 16-19 à la pause). À la reprise, elles ont cependant troublé leurs adversaires en déployant un dispositif étagé en « 1-5 » avec la star Anna Vyakhireva en poste avancé. Leur gardienne Katharina Filter a alors commencé son festival (15 arrêts à 35 %, dont 10 en seconde période).
Porté par Anna Vyakhireva (5 buts, 3 passes décisives) et Méline Nocandy (4/5 au tir), Brest est revenu à hauteur (21-21, 36e), mais chaque fois, des erreurs individuelles l'empêchaient de prendre l'avantage. Quand Reistad a redonné quatre longueurs d'avance à Esbjerg, l'affaire se présentait mal (26-30, 51e). Un temps mort de Tervel et une énorme série de quatre arrêts de Filter ont tout relancé (30-30, 55e). Alors que Brest se retrouvait en infériorité numérique après l'exclusion temporaire de Vyakhireva (59e), Faure, en un-contre-un, lui a redonné une première fois l'avantage à quarante secondes du terme (32-31, 60e). Elin Hansson a égalisé à 32-32, mais Coralie Lassource a arraché dans les ultimes secondes le penalty d'une invraisemblable victoire.
Brest reste coleader du très relevé groupe B en compagnie du champion en titre Györ, qui a dominé Kristiansand (27-22). Dimanche 6 octobre lors de la 4e journée, les Finistériennes défieront en Allemagne le finaliste de l'an passé, Ludwigsburg (ex-Bietigheim), avant de recevoir Györ le 13 octobre.
Style de Jeu et Inspirations
« Je dirais que je suis une guerrière, que je ne lâche jamais rien et que je me bats jusqu’au bout. J’aime jouer au près et trouver des relations fines avec les avants. Je suis altruiste dans le jeu et je dis souvent d’ailleurs que pour moi, faire marquer les autres est aussi plaisant que de marquer un but. J’ai un jeu de percussion avec beaucoup de duels et de prises d’intervalle. J’aime aussi monter les ballons donc je pense que je peux apporter ma vitesse sur le jeu de transition. »
Son style, proche de celui d’Alizée Frécon, permet de maintenir une certaine continuité. Dimanche dernier, à Paris (victoire 21-30) , elle a fait trembler les filets à quatre reprises et offert une balle de but. Lors du succès face à Brest (25-24) , elle avait également apporté sa pierre à l’édifice : un but et deux passes décisives. « Je prends autant de plaisir à donner une balle de but qu’à marquer ».
Tableau récapitulatif de la carrière de Juliette Faure
| Saison | Club | Buts |
|---|---|---|
| 2017/2018 | Besançon (N1) | 128 |
Le Retour de Raphaëlle Tervel à Besançon
Avec à la tête de l’armada brestoise qui brille aussi en Ligue des Champions, une certaine Raphaëlle Tervel : l'ex joueuse et coach emblématique des Bisontines affronte son club de cœur pour la première fois. C’est le grand retour de Raphaëlle Tervel, ce mercredi soir, au Palais des Sports de Besançon !
Depuis cet été, Raphaëlle Tervel est aux commandes de l'impressionnante armada brestoise : actuelle co-leader invaincue du championnat et 2e de son groupe de Ligue des Champions. Une armada brestoise bien imprégnée de Franche-Comté et d'ESBF cette saison... loading
Raphaëlle Tervel a tout simplement reconstitué, à Brest, la totalité ou presque de son staff bisontin entre 2015 et 2021... Avec Sandrine Mariot, sa complémentaire alter ego au poste d'entraîneure ou encore Fabien Vidal, le précieux analyste video. "Et il y a Roland Motte aussi, à la préparation mentale. Donc ça fait quatre dans le staff et deux joueuses, c'est sûr que c’est une belle part de l'effectif".
Les deux joueuses : c'est Clarisse Mairot (arrière gauche / demi-centre), 4e meilleure buteuse de la Ligue des Champions actuellement et qui vient aussi de fêter ses premières sélections officielles avec la grande équipe de France, quelques semaines seulement après avoir quitté son club formateur de l'ESBF. Brest : nouveau port d'attache également - pour la deuxième saison, là - de Juliette Faure (demi-centre), que Raphaëlle Tervel et Sandrine Mariot avaient recrutée au centre de formation de l'ESBF avant de la lancer en D1.
Passée de coach à tout faire à Besançon, au budget hors catégorie de BrestDe bonnes vieilles connaissances franc-comtoises donc, mais des moyens bien plus conséquents à Brest qui affiche encore cette saison le budget hors catégorie de 8,650 millions d'euros : soit près du double de Metz, le triple champion de France en titre... Et pas loin de quatre fois plus que le budget actuel de l'ESBF, où à son époque de coach bisontine, Raphaëlle Tervel devait notamment conduire elle-même les minibus et payer les factures d'hôtels pour les matchs à l'extérieur...
Toujours pas le genre de la maison, précise bien Raphaëlle Tervel, la Brestoise d'adoption aujourd'hui : "Non, non, au contraire, c'est super de vivre les deux expériences ! Parce qu'on a adoré l'aventure à Besançon, avec plutôt des jeunes qu'on voulait pousser le plus loin possible, où on voulait faire un maximum de gros coups. Donc c'était chouette d'avoir ce rôle un peu d’outsider. Et puis là, effectivement à Brest, on se retrouve avec une équipe où on a l'autre rôle, quoi. En tout cas, en championnat, on a le rôle du favori et c'est sympa aussi de jouer sur ce tableau-là" , savoure la Franc-Comtoise qui a signé un contrat de 3 ans avec le club breton (jusqu’en juin 2027) pour coacher son armada internationale, composée notamment d’une autre sacrée recrue cette saison : la Russe Anna Vyakhireva (arrière droite), considérée comme une des toutes meilleures handballeuses du monde !
Opposée à son club de coeur de Besançon pour la première fois de sa carrièreRaphaëlle Tervel ne fait toujours pas dans la langue de bois, non plus, quand on lui demande ce qu’elle ressent au moment d’affronter son club de coeur ce mercredi soir. Une grande première donc, dans sa carrière professionnelle pour celle qui a débuté à l’ESBF en 1996 comme ailière gauche, avant d’en devenir la capitaine jusqu’à son premier départ en 2006.
"Forcément, quand t’as passé au total 16 ans et demi de ta vie à Besançon, dans ce Palais des Sports, c'est sûr que le match va forcément avoir une saveur particulière. Après, la quelle, j'en sais rien. Ça va être complètement nouveau d'être contre Besançon et pas avec Besançon, après toutes ces années-là ! Donc on va voir comment ça va se passer. En tout cas, c'est sûr que ce sera pas un match comme un autre, ça c'est clair. Mais effectivement, c'est sûr qu'on va vouloir venir gagner les trois points avec Brest, ça c'est clair aussi. Les sentiments, ils seront avant le match et après le match : pendant le match, il n’y en aura pas en tout cas", conclut-elle dans un ultime sourire.
Au final, logique respectée : défaite (25-34) des Bisontines, un peu plus vaillantes en seconde période face au co-leader invincible de la D1/LBE.
Ambitions et Perspectives d'Avenir
« Individuellement, mes objectifs seront de progresser et d’acquérir de l’expérience et bien sûr pouvoir apporter au mieux mes compétences au service du collectif. D’un point de vue collectif, l’objectif principal est tout simplement de gagner des titres. »
Elle passera le Capeps la semaine prochaine. « Je suis en master 1 Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF). J’aimerais devenir enseignante d’EPS. C’est assez compliqué de concilier le handball à haut niveau et les études. Je tente le coup cette année. Je ne me mets pas trop de pression.
L’ESBF est dans une bonne série de succès Plutôt que de regarder l’adversaire, Juliette Faure braque le projecteur sur la série en cours de l’ESBF : « On avait bien défendu et ciblé les bonnes joueuses à prendre. C’est la première fois cette saison que nous nous arrivons à enchaîner une victoire à domicile puis à l’extérieur. Nous sommes dans une bonne dynamique. » D’autant plus que ces succès ont été enregistrés face au leader brestois et à Paris qui en a perdu sa place sur le podium.
FTC-Rail Cargo Hungaria 🆚️ Brest Bretagne Handball | HIGHLIGHTS | EHF Champions League Women 2025/26
