Classement Mondial de Rugby Féminin : Tout ce que Vous Devez Savoir

Le classement mondial féminin de World Rugby est un système de classement des sélections nationales féminines de rugby à XV, calqué sur celui utilisé chez les hommes. Il est géré par World Rugby, l’instance dirigeante du rugby à XV dans le monde. L’objectif de ce classement est de comparer avec précision le niveau des équipes nationales féminines. Les nations membres à part entière de World Rugby figurent dans ce classement, qui repose sur les résultats des test-matchs. Comme on peut s’y attendre, les équipes les plus performantes occupent les premières places, la meilleure étant désignée comme « numéro 1 mondiale ».

Comment Fonctionne le Classement Mondial Féminin ?

Le classement mondial de World Rugby repose sur un système d'échange de points entre les équipes, directement influencé par les résultats des rencontres. À chaque match, ce qu'une équipe gagne, l'autre le perd.

Les points échangés dépendent de plusieurs critères :

  • L'issue du match.
  • L'écart de score.
  • La valeur respective des deux nations au moment de la rencontre.

Une pondération est appliquée en cas de match à domicile.

À noter que lors d'une finale de Coupe du monde, le nombre de points échangés est doublé pour refléter l'importance de l'événement.

Le classement prend en compte la valeur des équipes adverses et d’autres facteurs comme l’avantage de jouer à domicile pour calculer les points en jeu. Cela dépend aussi du score : une équipe qui gagne avec plus de 15 points d’écart marque plus de points qu’en cas de victoire serrée (exemple : 9-6). Le système fonctionne par échange de points : l’équipe gagnante voit sa note augmenter et l’équipe perdante voit la sienne baisser d’autant. Les résultats les plus récents et les matchs importants comptent davantage. Par exemple, les matchs de Coupe du Monde de Rugby coûtent deux fois plus de points. En dehors de ce tournoi, une équipe peut gagner au maximum 3 points, contre 6 pendant la Coupe du monde.

Historique du Classement Mondial Féminin

Le classement mondial féminin de World Rugby a été instauré pour la première fois en février 2016. Depuis, seules la Nouvelle-Zélande et l’Angleterre ont occupé la première place. La Nouvelle-Zélande a été la première équipe à s’emparer du rang de numéro 1 mondiale et a conservé cette position jusqu’en juin 2017, avant d’être détrônée par les Red Roses. Après neuf semaines en tête, l’Angleterre a cédé sa place aux Black Ferns, qui ont ensuite occupé sans discontinuer la première place pendant plus de trois ans. L’Angleterre a finalement retrouvé sa suprématie en novembre 2020 et ne l’a plus lâchée depuis. En octobre 2024, elle est devenue la première équipe - hommes et femmes confondus - à dépasser la barre des 97 points au classement.

L'équipe d'Angleterre, actuelle numéro 1 mondiale

Classement Mondial Féminin au 13 Janvier 2026

Voici le top 15 du classement mondial du rugby à XV féminin au 13 janvier 2026 :

Rang Équipe Points
1 Angleterre 98,09
2 Canada 91,53
3 Nouvelle-Zélande 89,85
4 France 83,60
5 Irlande 78,20
6 Écosse 77,39
7 Australie 75,46
8 États-Unis 72,90
9 Italie 72,37
10 Afrique du Sud 71,62
11 Japon 69,72
12 Pays de Galles 66,13
13 Fidji 63,98
14 Espagne 62,42
15 Samoa 59,72

Coupe du Monde Féminine de Rugby à XV

La Coupe du monde féminine de rugby à XV, officiellement appelée Coupe du monde de rugby depuis 2019, est une compétition internationale de rugby à XV. L'engouement public est sans précédent : en mars 2025, l'organisation annonce avoir vendu 275 000 billets, un record absolu dans l'histoire de la compétition.

Alors que l'Europe a organisé son premier tournoi international en 1988, l'histoire du mondial féminin trouve ses origines à Christchurch en 1990, quand la Nouvelle-Zélande organise le Women's World Rugby Festival, également appelé RugbyFest 1990, du 19 août au 1er septembre.

Le tournoi est disputé par quatre nations (Nouvelle-Zélande, les États-Unis, les Pays-Bas et l'Union soviétique) ainsi que plusieurs équipes de provinces locales (Canterbury, Auckland, Wellington) ou étrangères (Belfast, Nagoya, Tokyo). Le statut du tournoi est incertain, certaines fédérations nationales le considérant comme officiel, d'autres non.

C'est en Angleterre que nait l'initiative d'une Coupe du monde en catégorie féminine. Le projet est porté par quatre joueuses du Richmond FC : Susan Dorrington, Mary Forsyth, Alice Cooper et Deborah Griffin. Elle n'ont ni budget, ni soutiens et ont toutes un emploi à plein temps. Elles ne sont appuyées ni par la fédération anglaise ni par l'IRB (International Rugby Board, aujourd'hui World Rugby).

Pire, l'IRB va convoquer Deborah Griffin pour exprimer son mécontentement : l'organisme n'accepte pas l'utilisation de l'intitulé « Coupe du monde » et estime que le logo utilisé ressemble trop à celui de l'édition masculine qui est également en cours d'organisation en Angleterre.

En outre, l'IRB perçoit la compétition féminine comme une concurrente de l'édition masculine et avertit : la première ne doit pas impacter la seconde. Une inquiétude que Deborah Griffin ne comprendra jamais.

Elles travaillent à leur projet au cours de réunions tenues le matin à 7 h, avant que chacune aille travailler. À la recherche de partenaires commerciaux, elles vont souvent se voir opposer que le rugby féminin est « un sport qui se joue mais pas un sport qui se regarde ». La quête de sponsors est un fiasco mais les quatre jeunes femmes n'en démordent pas : la coupe du monde aura lieu.

La ville hôte est Cardiff, tout simplement car la municipalité soutient l'organisation de l'évènement : elle organise une cérémonie d'ouverture, un banquet de clôture, et surtout met l'Arms Park à disposition pour les demies et la finale. Au bout du compte, douze nations répondent présent pour neuf jours de compétition. La France confirme sa participation quelques minutes avant le tirage au sort de la compétition, au mois de février.

La compétition génère un déficit de 36 000 £, dont 30 000 à payer à une agence de marketing qui n'a trouvé aucun sponsor. Mise sous pression médiatique, notamment par le Times qui parle de « responsabilité morale », la RFU va intervenir : elle informe l'agence marketing qu'elle ne sera pas payée et prend en charge les 6 000 £ restants.

La Coupe du monde de 1991 se déroule à Cardiff, au pays de Galles avec douze pays invités. Celle de 1994 se déroule à Édimbourg, en Écosse. Une sélection d’étudiantes écossaises est invitée à participer à la compétition pour pallier le forfait de l'équipe d'Espagne et garder le nombre de douze formations.

La Coupe du monde de 1998 est la première à être officiellement reconnue par la Fédération internationale de rugby (IRB). Elle se joue à Amsterdam, aux Pays-Bas. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition. La Coupe du monde de 2002 se déroule à Barcelone, en Espagne. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition. La Coupe du monde de 2006 se tient à Edmonton, au Canada. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition. La Coupe du monde de 2010 est organisée à Londres, en Angleterre. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition. La Coupe du monde de 2014 se déroule à Paris en France. La Coupe du monde de 2017 se déroule à Belfast en Irlande du Nord et à Dublin en république d'Irlande. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition.

Dans le cadre de la dixième édition, la Coupe du monde de rugby 2025 aura lieu du 22 août au 27 septembre 2025, en Angleterre. Le Canada, l'Angleterre, la France et la Nouvelle-Zélande sont directement qualifiés après avoir terminé parmi les quatre premiers lors de la Coupe du monde 2021. Les places restantes sont pourvues via le WXV et les compétitions régionales en 2024.

Le tirage au sort a lieu le 17 octobre 2024.

Le 24 juillet, John Mitchell dévoile les 32 Anglaises retenus pour la compétition. Le 4 août, Joanne Yapp annonce ses 32 joueuses retenues pour la compétition. L'équipe des États-Unis, dirigée par Sione Fukofuka (en), est la première sélection à dévoiler son groupe de joueuses retenus.

Le 1er août 2025, Ramsey Tomokino dévoile ses 32 joueuses retenues pour la compétition. Le 24 juillet, Kévin Rouet dévoile son groupe de 32 joueuses retenues. 21 d'entre elles ont participé à la Coupe du monde 2021. Tyson Beukeboom, Olivia DeMerchant et Karen Paquin sont sélectionnées pour leur quatrième Coupe du monde. Sophie de Goede effectue son retour après plus d'un an d'absence en raison d'une importante blessure à un genou.

Le 7 août, Bryan Easson annonce son groupe de 32 joueuses retenues pour la compétition. Blessée au genou lors de la dernière journée de la phase de poules, Elliann Clarke déclare forfait pour le reste de la compétition.

Le 11 août, Sean Lynn (en) dévoile ses 32 joueuses convoquées pour la Coupe du monde. Le 9 août, Sean Lynn (en) communique sa liste de 32 joueuses convoquées pour la compétition. Le 25 juillet, le sélectionneur néo-zélandais Allan Bunting (en) dévoile les 32 joueuses retenues ainsi qu'une joueuse en réserve Krystal Murray mais qui ne fait pas le voyage. Ruby Tui n'est pas inclue dans le groupe de joueuses sélectionnées tandis que 16 joueuses championnes du monde 2022 sont convoquées. Le 12 septembre, Amy du Plessis déclare forfait pour le reste de la compétition.

Le 11 août, les 32 joueuses irlandaises sélectionnées pour la compétition sont dévoilées par Scott Bemand. Le 28 juillet, Lesley McKenzie annonce son groupe de 32 joueuses convoqués. Le 11 août, l'encadrement espagnol dévoile les 32 joueuses sélectionnées pour la Coupe du monde. Le 2 août, l'encadrement de l'équipe de France annonce son groupe de 32 joueuses retenues. Manae Feleu et Marine Ménager sont co-capitaines. Le 9 août, Swys de Bruin (en) annonce son groupe de 32 joueuses sélectionnées pour la compétition. Le 28 juillet, l'équipe du Brésil dévoile ses 32 joueuses sélectionnées pour sa première participation à la Coupe du monde.

Le premier week-end de compétition cumule un audimat de 4,6 millions de téléspectateurs au Royaume-Uni, à comparer avec les 3,7 millions de téléspectateurs cumulés sur l'ensemble de l'édition 2021. Sur TF1, France-Italie rassemble 3,2 millions de téléspectateurs, le record de la chaine pour du rugby féminin. Ce record est battu lors du quart de finale face à l'Irlande qui comptabilise 3,4 millions de téléspectateurs. La finale se joue devant 81 885 spectateurs dans le stade de Twickenham, un record pour un match de rugby féminin.

Coupe du monde : quelle place pour le rugby féminin ? • FRANCE 24

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